Eclats d’âme en vrac

Je suis indignée par ce qu’il se passe en Russie, où l’on emprisonne un homme que l’on a cherché à empoisonner, sous des prétextes fallacieux, parce qu’il dénonce un régime totalitaire.

Je suis admirative de ce même homme, Alexeï Navalny, qui mène un combat désintéressé, plus grand que sa propre vie.

Je suis blasée de savoir qu’un engin s’est posé sur Mars et je me demande ce que l’argent  et les connaissances investis dans ce projet auraient pu changer à la pandémie mondiale et au réchauffement climatique…

Je suis réconfortée lorsque j’apprends que deux des plus grands milliardaires sud-coréens ont décidé de faire donc de la moitié de leur fortune afin que de l’aide sociale puisse être apportée aux plus démunis de leur pays

Je suis remplie d’un amour que la pandémie m’empêche de donner et partager

Je suis bizarrement énergisée par cet amour, cette énergie et cet enfermement sans doute

Je suis reconnaissante, chaque jour en lisant la presse, d’être née dans un pays d’Europe et dans une bonne famille. J’ai sans doute plus de change que 90% des gens sur cette planète.

Je suis impatiente d’être vaccinée. On nous le promettait pour mars ce vaccin, mais je désespère.

Je suis estomaquée de lire notre ancienne ministre de la santé qui s’en prend sur twitter à une psychiatre se disant heureuse d’être vaccinée et d’entrevoir de futures libertés. Mal lui en a pris à elle et sa morale mal placée.

Je suis révoltée par le sort des Ouïghours, esclavagisés en Chine au vu et au su de tout le monde. Révoltée face à l’inertie des gouvernements occidentaux. Révoltée par les multinationales qui profitent de cet esclavage moderne, cet anachronisme qui ne devrait pas exister. Révoltée de voir à quel point nous dépendons de la Chine financièrement parlant et de comment l’argent justifie tout. Pour plus d’infos je vous conseille de suivre le député européen Raphaël Glucksmann.

Je suis heureuse de gagner suffisamment bien ma vie que pour pouvoir actuellement travailler à 4/5° temps. Heureuse aussi d’être capable de résister aux sirènes de la consommation et de privilégier l’être à l’avoir.

Je suis frustrée car j’ai envie de danser, de serrer dans mes bras, d’embrasser.

Je suis stimulée par de riches conversations avec de belles personnes.

Je suis inspirée par mes lectures, par le printemps qui arrive.

Je suis plus que jamais attentive au petits plaisirs que je m’efforce de repérer et de reconnaitre comme tels.

Je suis fatiguée par cette société qui célèbre la liberté d’expression en même temps qu’elle flique de plus en plus la pensée, à l’affut du moindre faux pas adolescent ou de la moindre minorité offensée. Prête à condamner sans donner la possibilité de s’amender. Prête à interdire le débat. Prête à crier partout à l’appropriation culturelle. Vraiment fatiguée.

Je suis tout aussi excitée qu’effrayée par un futur déconfinement. Incroyablement excitée de revivre tant de belles choses, pas mal effrayée de ressortir d’une bulle un peu trop confortable.

Je suis libérée par cet acte d’écrire tant de sentiments, violents ou non qui me traversent parfois en une journée comme tant d’autres.

Dans le bois derrière chez mes parents, 20 février 2021…

Mes routines pour tirer le meilleur parti du confinement

Nous ne sommes pas en confinement strict ici en Belgique, mais comme partout ailleurs, les possibilités de loisirs sont réduites. Moi qui allais à la salle de sport, pratiquais le théâtre et avais acheté un abonnement pour la saison, tout cela est tombé à l’eau. En novembre, j’ai un peu accusé le coup, puis j’ai refait surface en décembre et je dois dire que j’ai maintenant mis en place des routines qui m’apportent bien être et satisfaction en plus de m’emmener vers des objectifs qui me sont chers. Je ne me sens pas inactive et je consacre du temps à des choses qui auraient été relayées au second plan (voire aux oubliettes) si nous n’avions pas connu  cet hiver de restrictions. Cela m’aide vraiment à avoir un bon moral et patienter. Voici donc les choses que j’ai mises en place pour tenir :

  • Pour le sport, je n’ai pas eu trop le courage d’aller courir durant les semaines les plus froides. Par contre, je me suis mise au sport dans mon salon comme beaucoup. Deux paires d’haltères, un tapis confortable, une paire de lests sont mon matériel. Concernant les entrainements, j’ai pris un abonnement à trainsweateat, l’application créée par Sissy Mua, une youtubeuse fitness que je suis depuis des années et qui a proposé durant tout le confinement et occasionnellement ensuite des séances live gratuites sur instagram et youtube. C’était incroyablement motivant et nous étions jusque 80 000 en simultané. Je garde de bons souvenirs de ces entrainement collectifs durant le confinement du printemps. Vous pouvez en retrouver beaucoup gratuitement sur youtube. Pour la suite, j’ai souscrit un abonnement à son application qui est extrêmement complète et qualitative, il y en a pour tous les goûts, sans oublier le volet cuisine et nutrition. Les programmes sont complets, basés sur l’entrainement court à haute intensité et le renforcement musculaire global au poids du corps ou avec charges légères. Et ça marche. Il y a des programmes traditionnels, mais aussi un programme de danse, un de yoga et même un pour les futures mamans. Je suis actuellement dans le programme Cardio X qui dure 8 semaines avec 5 entrainements par semaine d’une quarantaine de minutes (dont une séance de mobilité qui fait toujours beaucoup de bien) et j’ai la sensation d’être plutôt en forme et de progresser. Je me réjouis de la suite, même si je vais bien entendu ré intégrer de l’activité en extérieur avec le retour des beaux jours.
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  • Je fais de l’espagnol avec Babbel. J’ai voulu tester duolingo récemment, mais je n’ai pas été convaincue. Babbel est une application complète qui varie les méthodes pour nous aider à mémoriser tout en intégrant des concepts grammaticaux essentiels de manière digeste. L’application est très complète et ergonomique, en tout cas pour l’espagnol. J’arrive à la fin de mon abonnement et après plusieurs abonnements de 3 mois je pense avoir fait le tour. Je vais poursuivre avec un bouquin de grammaire je pense car un petit récapitulatif me sera nécessaire, notamment en ce qui concerne la concordance des temps qui n’est pas du tout la même qu’en français. J’y ai consacré plus ou moins 20 minutes par jour 3 ou 4 fois par semaine globalement durant cet hiver (mais je n’étais pas débutante du coup).
  • J’ai dû arrêter le théâtre et mon spectacle a été annulé, mais quelle idée lumineuse j’ai eue de m’inscrire justement cette année à un cours de guitare. D’abord, j’ai vraiment bien accroché avec l’instrument et avec mon professeur. Ensuite, j’ai pratiqué beaucoup plus régulièrement grâce au confinement. Je me suis entrainée tous les jours entre 20 et 30 minutes durant la plupart des semaines jusqu’ici et cela devient de plus en plus fluide. Comme ce sont des cours individuels et qu’ils suivent le régime scolaire, j’ai pu continuer malgré les mesures qui fluctuaient. Je suis loin de jouer des morceaux, mais si on pense que j’apprends le solfège en parallèle, je suis assez contente d’où j’en suis. J’arrive à lire les notes assez aisément et mes doigts commencent à bien se repérer sur le manche sans que j’aie à les regarder.
Couple goals 🙂
  • J’ai aussi essayé de nouvelles choses en exploitant ce qui était permis même si ce n’était pas ma tasse de thé au départ. Ainsi, même si les salles de sport et les blocs d’escalades étaient fermés, j’ai tout de même fait du sport. Je suis allée à la piscine. J’en profite pour bosser ma technique et je suis étonnée de la courtoisie et du sourire des gens, heureux de sortir du quotidien dans une ambiance démasquée so 2019. Hier je suis aussi retournée dans une mercerie qui propose des ateliers coutures, il y avait deux places disponibles et j’ai réservé pour la soirée. J’ai ainsi donné vie à une robe qui désespérait chez moi à l’état de patron découpé et épinglé. Quelle satisfaction. Encore une fois, coudre est la chose que je me dis toujours que je vais faire sans jamais prendre le temps. Et ça fait du bien, même si nous n’étions que 3, de passer une soirée hors de mon canapé et en bonne compagnie. De plus, cela me demande tellement de concentration que cela me vide bien la tête. J’envisage maintenant de m’inscrire à des balades en langues étrangères puisque les tables de conversation sont suspendues.

Enfin me direz-vous, comment est-ce que j’arrive à faire tout cela ? Eh bien tout d’abord, je vis seule, ce qui me laisse libre d’organiser mon temps. Ceci dit, c’est aussi un piège. Je pourrais le passer à ne rien faire, mais je suis quelqu’un de nature assez disciplinée et je fonctionne par défis dans la vie. J’ai toujours l’un ou l’autre objectif sur le feu. De plus, depuis 2016, faire du sport plusieurs fois par semaine est entré dans ma routine. Je ne me sens pas bien si je passe trop de temps sans en faire. Et j’ai constamment besoin de me stimuler intellectuellement aussi et d’agrémenter ce que je connais d’une pincée d’inconnu.

Comme beaucoup de monde, je fonctionne avec des to do lists, mais j’ai aussi commencé à utiliser des habits trackers, traqueurs d’habitudes. Sur pinterest on en trouve des milliers et en plus d’être jolis, c’est très satisfaisant à remplir. Le but n’est pas de tout faire tous les jours, mais ça aide à maintenir le cap et à ne pas laisser passer trop de temps entre deux séances de sport ou de révisions par exemple. Ci-dessous-vous trouverez ceux que j’ai utilisés pour janvier et février. Celui de février est une pure création de ma part et celui de janvier est issu du carnet détox des éditions heureux détours que je recommande chaudement et que je remplis chaque semaine.

Comme on n’est pas encore sortis de cette situation ni de l’hiver, je compte poursuivre sur ma lancée. Je me réjouis déjà de créer mon habit tracker de mars. Je vais aussi commencer un journal de saison, aussi des éditions heureux détours, je vous en reparlerai sans doute.

Joyeux Noël…mais ça veut dire quoi en fait?

Joyeux Noël à tous, plus ou moins croyants, plus ou moins confinés, plus ou moins esseulés… J’ai toujours aimé la période de Noël et j’en ai déjà parlé ici. La veille et le jour de Noël sont traditionnellement calmes pour moi, j’ai une petite famille et tous ne sont pas aussi fans que moi des traditions, des lumières, des sapins et des rediffusions de classiques. Cependant, ils font un effort.

Cette année, le confinement (en Belgique chaque foyer ne peut voir qu’une personne et les personnes seules peuvent avoir deux contacts) n’a pas changé grand-chose pour moi en ce qui concerne le jour de Noël. C’est tout l’Avent qui m’a manqué. Mais que signifie Noël pour une non croyante telle que moi et pourquoi y suis-je si attachée ? Je ne peux l’expliquer rationnellement, je pense que ma nature introvertie fait de cette période où l’on profite de son intérieur et où on le pare de mille lumières me convient parfaitement. J’aime le thé, j’aime le chocolat chaud, j’aime les polars, j’aime les contes, j’aime le bruit de mon poële, j’aime le kitsch de Noël. Sans doute suis-je encore bien connectée avec la fascination enfantine éprouvée devant le sapin, les devantures enchanteresses des magasins, les vitrines des cafés et boutiques décorées à la main par des artistes. J’ai au fond du cœur l’espoir l’espoir de m’éveiller dans une ambiance feutrée, signe qu’il a neigé. Regarder et lire des histoires réconfortantes, prendre le temps d’écrire des cartes de vœux, dire des mots doux. J’aime à me promener dans les villages à la nuit tombée et admirer la façon dont certains transforment à coups de leds leurs maisons/jardins en tableaux lumineux. J’aime me rendre au cinéma, enfiler gants et bonnet pour aller ensuite boire un verre dans un café en ville avec des amis.

Point de tout cela cette année et j’ai eu du mal à entrer dans la période. Je me force d’habitude à attendre le 1 décembre pour faire mon sapin. Cette année, je n’avais pas le feu sacré en moi, mais je l’ai fait quand même et heureusement. J’ai plus que jamais besoin de magie, même si je suis la seule à en profiter. Les flammes dansantes, le scintillement, le feutre doré me réchauffent l’âme. Un Noël minimaliste mais réussi. Une maman qui se donne à fond aux fourneaux pour un menu 100 végétarien et qui fait la part belle au circuit court. Un bon jeu de société (mais pourquoi ne joue-t-on pas pendant l’année ?), une balade dans les bois pour prendre un peu de soleil sur la rétine et de l’air frais et vivifiant, des câlins félins, une lecture réconfortante sans prise de tête. Je pense que c’est cela Noël pour moi, un retranchement vers l’intérieur qui permet d’envoyer de l’amour à l’extérieur, des traditions réconfortantes et une lucarne d’où mon enfant intérieur me fait coucou et me dit de ne pas la perdre de vue.

Cette année, c’est tout au long de l’année que, beaucoup privée de tout, j’ai reçu de l’amour à la pelle. Par messages, lettres, vidéos, câlins virtuels ou réels (lorsque cela était permis ou raisonnable), d’amis, de collègues, d’enfants, d’adultes, de la famille ou d’inconnus. J’ai été touchée en plein cœur à de multiples reprises et je me sens le cœur gonflé. Cela a rendu le second confinement d’autant plus dur. Je crains un peu les mois qui arrivent, car ils n’auront pas Noël et seront long. Et mon cœur est si plein. Mais dans deux jours, on commence à vacciner ici. Serait-ce donc cela notre cadeau de Noël. Espérons le…

Je vous souhaite à tous un Joyeux Noël, quoi que cela puisse signifier pour vous…

Anxiété

L’anxiété est une vieille compagne de route pour moi. Dès l’enfance, je l’ai sentie planer, comme une mauvaise fée qui se serait penchée sur mon berceau. Elle circule dans la famille et parmi les belles choses qui m’ont été léguées, elle figure avec sa moche dégaine et m’a souvent gâché de beaux moments, voire des relations. Elle me susurre à l’oreille des croyances vénéneuses déguisées en vérité. Des mensonges qui me conduisent à me sous estimer, à me faire endosser la casquette de metteuse en scène de scénarii catastrophe et à éviter toutes sortes de dangers imaginaires. Elle s’est déjà manifestée sans que je m’y attende, un matin d’été au réveil. Elle s’invite lorsque je tiens à quelqu’un ou quelque chose que j’ai peur de perdre. Comme je crains de la voir surgir, je la provoque parfois et elle ne manque pas d’apparaitre avec son cortège de pensées paralysantes et dévalorisantes. J’aimerais penser que je l’ai vaincue pour de bon, mais d’outre tombe elle me commande de ne pas être si présomptueuse. Et pourtant, je finis toujours par gagner. Bien sûr j’y perds des plumes, bien sûr certaines cicatrices sont douloureuses, mais je ne renie pas les apprentissages que je tire de ces croisades. Cette année, avec le confinement, j’ai eu l’occasion de beaucoup réfléchir et de me sentir « alignée », pleinement consciente de qui je suis, de ce que je veux et de comment y parvenir. Puis, le monde extérieur, un monde extérieur aux apparences trompeuses et chargé d’une menace nouvelle, a rouvert ses portes et tout cela a vacillé à nouveau. Une nuit, ma vieille ennemie m’a rendu visite. J’ai senti la chambre tourner à nouveau. J’ai eu la tentation de fuir, de me reconfiner en moi-même. Et puis je me suis levée. J’avais à faire, quelqu’un avait besoin de moi et je me devais d’honorer mon engagement envers cette personne et envers moi-même. Envers la femme que je suis devenue, envers la professionnelle fiable et solide que je suis. Depuis, le chemin se poursuit et plus de visite surprise. Pourtant, rien n’est plus facile qu’avant. Pourtant ma tanière est confortable et me fait de l’œil. Mais j’ai décidé de grandir encore, d’éclore un peu plus chaque jour, de prendre le risque de tomber en sachant que j’ai les épaules pour me relever (et surtout les jambes) et que, si je tends la main, il y a fort à parier que quelqu’un la saisira.

Belgique, 29 juillet 2020

Réflexions et rêves (dé)confinés

Dans une semaine, nous arriverons à la date du 8 juin. Tout le monde espère voir rouvrir le secteur Horeca et avec lui la possibilité de revoir nos amis, nos familles… On parle aussi de réouverture de frontières et de vacances à l’étranger. On a de plus en plus de mal à être dans le présent, on attend l’étape suivante. Pour ma part, je regarde aussi beaucoup dans le rétroviseur. Je vois les sacrifices, les bénéfices collatéraux aussi. J’espère que tout cela n’aura pas été vain. Qu’on ne va pas voir l’épidémie et les comportements égoïstes et destructeurs reflamber. Je suis cependant réaliste. Les gens qui nous dirigent n’ont pas changé et c’est plus que jamais à nous, en choisissant ce que nous faisons de notre temps et de notre argent, d’impulser un changement. Les habitudes acquises durant cette période résisteront elles à la peur de la récession, aux vieux automatismes…trop tôt pour le dire.

J’ai assez bien vécu cette période. Je n’aime pas la foule et je suis de nature introvertie. Cela ne signifie pas que je suis extrêmement timide, mais que je me ressource plutôt dans mon monde intérieur que dans le monde extérieur. J’ai toujours eu besoin de moments de solitude, de descendre au plus profond de moi. J’ai sans cesse des pensées qui fusent et de nombreux centres d’intérêt. Je regarde un film, qui m’emmène sur wikipedia pour chercher des infos, qui vont me donner envie de lire tel roman, de me plonger dans l’histoire d’un pays, d’une langue ou d’un savoir faire. Ainsi, je ne m’ennuie jamais. J’aime apprendre tout simplement et grâce à internet les ressources sont accessibles et illimitées. J’ai également besoin de contact avec la nature et de me dépenser physiquement. Cela m’aide à ordonner mes pensées et à ressentir calme et bien être. Ca aussi c’était permis donc je suis restée très détendue et en forme.

Je pourrais faire une longue liste ce que qui ne m’a pas manqué durant ces deux derniers mois :

  • Les réveils à 7h du matin
  • Les embouteillages
  • Les magasins
  • Le stress
  • Le manque de sommeil
  • Le bruit des voitures
  • La recherche d’une place de parking…

J’ai même vu plein de choses qui m’ont fait plaisir :

  • Les petites choses de la nature, car j’avais le temps de me promener
  • Les producteurs locaux qui avaient beaucoup de travail et ont sans doute fidélisé des clients
  • Les villes qui aménagent enfin de vrais espaces pour les cyclistes…il y avait toujours des objections mais quand on veut/doit, on peut…
  • Les attentions et les petits mots échangés sur messenger, par sms, par téléphone…
  • La créativité
  • La bienveillance générale des gens. Nous avons pris le temps de nous soucier des autres, vraiment.
  • Les applaudissements et les concerts de trompette de ma jeune voisine les soirs à 20h
  • Les initiatives d’entraide, même entre inconnus
  • Les prises de conscience qu’il est possible de vivre autrement

Bien sûr, le temps passant, certaines choses m’ont beaucoup manqué et me manquent toujours…

N’avoir pas vu ma filleule et beaucoup de mes amis durant deux mois et on n’est pas encore au bout. Ne pas pouvoir toucher cette enfant de 3 ans quand je la reverrai, alors que je l’avais dans les bras une fois par semaine.

Un restaurant ou juste un bar en plein air…c’est sans doute lié au besoin de sociabiliser aussi. Cela me manque beaucoup plus que les magasins. J’ai envie qu’on cuisine pour moi ! Et de manger avec des gens. Heureusement on a pu le refaire depuis 15 jours avec des personnes bien précises (4 max et toujours les mêmes en Belgique) et j’allais au travail une fois par semaine où je mangeais souvent avec un ou deux collègues de permanence en même temps que moi.

Un cinéma ! Je pense que si on rouvre à des séances en limitant le nombre de personnes, je ne bouderai pas mon plaisir d’y aller, même seule. Netflix c’est bien, mais j’aime trop l’atmosphère des salles obscures.

La possibilité de faire des répétitions avec mes partenaires. Nous entamons un projet que nous espérons porter sur scène en novembre. Quoi qu’il en soit, même s’il est reporté, nous sommes dans les starting blocks…mais chacun chez soi avec son texte et sur messenger.

Passer la frontière avec les Pays-Bas…c’est probablement l’un des aspects les plus étranges de tout ceci. Les frontaliers de tous pays se reconnaitront sans doute. J’ai juste envie d’aller me promener et boire un verre dans mes coins habituels, à 5-6km de chez moi, mais dans un autre pays.

Toutes ces choses ont trait à l’être et non à l’avoir. Je pense que c’est pareil pour beaucoup de monde. Même si j’ai déchanté chez décathlon, entre ruptures de stock et impossibilité d’essayer (plus le système de tailles de décathlons qui ne ressemble à rien d’autre et le fait qu’il ne restait quasi que du xs-mais qui rentre dedans- et du xxl), je manque de matériel et vais devoir ramener le peu que j’ai acheté.

Au final, à l’avenir, personnellement, je voudrais que, malgré le déconfinement, certaines choses ne changent plus et que d’autres changent urgemment.

Je voudrais travailler moins, arrêter de vendre mon temps pour de l’argent comme disent certains convaincus. Je voudrais conserver la possibilité de télétravailler de temps en temps une demi journée (c’est dur avec mon boulot) pour tout ce qui est administratif. Je voudrais ne plus perdre mon temps en faisant inutilement des magasins, en casant trop de choses dans mes weekends ou mes soirées. Voir mes amis peut-être moins parfois mais mieux. Je voudrais continuer à prendre le temps de faire du sport, mais m’autoriser aussi à ce que certains jours ce ne soit que 30 minutes à la maison plutôt que rien du tout ou l’épuisement. Je voudrais ne pas abandonner cette créativité et passer moins de temps devant la télé pour continuer à écrire, lire et faire des projets dans ma tête.

Pour le monde en général, j’espère aussi tellement de choses. Là aussi, comme beaucoup, mais pas toujours comme nos dirigeants et ceux qui ne pensent qu’à bâtir des empires. Financer le rail et non l’aérien. Produire en Europe. Consommer local. Pouvoir continuer le télétravail pour ceux qui le veulent et le peuvent, afin de désengorger les villes. On aurait ainsi une meilleure qualité d’air et ceux qui doivent se déplacer perdraient moins de temps. Tellement, tellement de choses encore…

Et vous ? Avez-vous changé vos habitudes ? Lesquelles ? Etes-vous introverti ou vous ressourcez vous dans l’énergie des contacts sociaux ? Que rêvez vous pour la suite ?

 

Message à moi-même 🙂

 

Journal de (dé)confinement 10: du 18 au 24 mai

Dixième journal de confinement, peut-être le dernier, qui sait… Lorsque j’ai commencé en mars, je ne sais pas si je me disais que cela pouvait durer si longtemps. Je ne sais même pas si nous sommes toujours en confinement. Les magasins ont ouvert, certaines classes aussi. A mon boulot, nous nous sommes équipés et je vais y aller plus souvent, un peu au compte gouttes. Nous y allons quand c’est vraiment nécessaire et sommes priés de ne pas nous attarder et de continuer à faire chez nous ce qui peut l’être. Cela me convient. Il fallait réamorcer une phase plus active en ce qui concerne le travail, mais y être la moitié du temps et gérer le reste depuis chez moi me convient. Je ne suis pas fatiguée et j’ai une belle peau. Je me suis pesée, je n’ai pas maigri (encore que, je me suis pesée le premier jour de mes règles, ce qui n’est pas très juste envers moi-même) mais mon corps a changé, je le sens dans mes vêtements et je le vois. Je pourrais carrément vivre sur ce rythme à long terme…

En dehors de ça, j’ai profité de mes parents, de leur jardin et du bois et de la campagne derrière chez eux. Je suis allée courir et marcher et ça m’a fait du bien de retrouver ces endroits familiers et pourtant interdits durant deux mois, de troquer les bords du fleuve asphaltés contre les bois, les champs et leurs sentiers pleins d’aspérités, le relief un peu plus changeant. Ca a été dur, j’ai dû raccourcir mes foulées, chercher mon souffle, ma cheville se plaint un peu…

Je ne suis pas retournée dans les magasins, je suis toujours confinée psychologiquement. Les pulsions d’achat ont disparu, pour peu qu’il en restait. Il faudrait que j’aille chez décathlon ou dans un magasin de sport, mes chaussures sont usées.

Je réfléchis beaucoup sur les habitudes que je veux garder, que je veux changer, mais je pense écrire un article entier là-dessus pour creuser le sujet. Je ne sais pas si ce journal de confinement est le dernier ou non. J’ai envie d’écrire sur d’autres choses, sous d’autres formats, même si inévitablement on y reviendra, c’est notre quotidien.

Cette semaine, je me suis sentie plutôt bien. Il y a eu un jour férié dont j’ai bien profité. Un vendredi où je me suis autorisée à ne répondre qu’en cas d’urgence et à différer des tâches, un samedi à ne pas faire grand-chose, à part aller courir un 7km plus vite que jamais. Merci les sentiers et les côtes, lorsque je retrouve le plat, tout me semble plus facile.

Il y a eu une pédicure que j’attendais depuis une semaine. En fait depuis plus que cela, mais elle ne pouvait pas travailler. Mes pieds ont repris forme humaine eux qui sont maltraités dans mes chaussures de sport et que je néglige trop souvent. J’espérais un massage, je m’en faisais une joie, ma pédicure prodigue des drainages lymphatiques merveilleux, mais le coronavirus m’en a privé. Drainer la lymphe peut déclencher des symptômes lorsqu’on est porteur d’un virus. Malheur, il ruine mon bonheur de la semaine celui-là.

Cette semaine, j’ai beaucoup lu. Vite, allègrement, au jardin, dans mon lit, dans mon bain, sur mon sofa. La lecture m’a toujours été d’un grand secours, me sauvant de l’ennui, de l’angoisse, de la solitude, de la tristesse… Ici je suis dans le plaisir pur de la lecture, je m’en donne à cœur joie.

Il y a eu des expérimentations culinaires, un art qui n’est pas du tout mon art de prédilection. Le temps et l’envie de manger mieux et d’apprendre à me servir des protéines végétales au service de ma santé et de ma forme me poussent à tenter des choses et j’y trouve une certaine satisfaction.

Cette semaine, on parle beaucoup des vacances dans la presse. De la Grande Bretagne qui va imposer une quarantaine. Mais aussi de pays comme l’Espagne et l’Italie qui ne prévoient pas cette mesure et invitent les touristes. La première vague n’est pas encore tarie…je me demande comment un tel risque peut-être pris à partir de la mi juin. Nous ne pouvons pas revoir nos proches (4 maximum en Belgique, même si je pense que 80% de la population triche) avant le 8 juin, mais nous pourrions partir à l’étranger une semaine ou deux plus tard… Alors qu’apparemment des dizaines de personnes ont été contaminées en Allemagne début mai au cours d’un service religieux…un seul service. Je me demande si tout cela est bien vrai. Tant d’efforts et de privations pour rouvrir tout d’un coup ? Pour ma part, je vais laisser passer juin et juillet avant d’envisager quoi que ce soit. Un peu de temps à la côte belge ou hollandaise. Ou ce fameux voyage en Italie, mais j’en doute. Pour le moment, vivant seule, je ne suis pas censée monter en voiture avec qui que ce soit… Il va nous falloir rester calme, car une tempête d’incohérences s’annonce.

Courage, ne vous précipitez pas, faites le bilan, notez ce que vous avez appris et ce que vous ne voulez plus, avant que tout reprenne, j’en ai bien peur, comme avant…

Journal de Confinement 9: du 11 au 17 mai

Cette semaine, la Belgique a rouvert ses magasins. Cette semaine il y a donc eu des files de fous dès lundi matin devant des enseignes telles qu’Ikea, Primark et Action…. Tout cela m’a fait revenir en tête la « Foule Sentimentale » d’Alain Souchon…

Oh la la la vie en rose
Le rose qu’on nous propose
D’avoir les quantités d’choses
Qui donnent envie d’autre chose
Aïe, on nous fait croire
Que le bonheur c’est d’avoir
De l’avoir plein nos armoires

Cette semaine, je ne suis allée dans aucun magasin. Je suis déjà dans une transition depuis un moment comme vous le savez. Je n’ai pas eu de mal à ne pas m’acheter de vêtements et les grandes enseignes ne me font plus rêver. Bien sûr j’ai quand même craqué durant cette période de confinement. Pour des livres essentiellement. Et pour une tablette reconditionnée après avoir poussé mon vieil ipod au bout de ses limites…

Cette semaine, j’ai pu constater les bienfaits du sport sur mon corps. Sans doute une combinaison de plusieurs choses. L’augmentation de l’entrainement par intervalles à haute intensité. Les sorties plus longues pour l’endurance. L’alimentation globalement très saine et surtout la possibilité offerte par le confinement d’écouter vraiment son corps. De manger la juste quantité au juste moment. De ne pas vivre des fringales émotionnelles ou de fatigue.

Cette semaine, et le sujet est délicat, j’ai ressenti de la colère face à la saga de la tentative désespérée de sauvetage de Brussels airlines (qui appartient désormais à Luftansa) par l’Etat Belge. Mes excuses aux éventuels employés de cette compagnie qui passeraient par ici. Je parle d’un endroit où je ne suis peut-être pas légitime puisque mon salaire a été préservé puisque je fais partie d’un secteur dit « essentiels »… Mais cela me désespère de voir l’argent qu’on est prêt à investir pour sauver une industrie polluante et non essentielle, alors même que l’auto entreprenariat, l’emploi local et le monde de la culture (des milliers et des milliers d’emplois donc nous profitons tous) sont laissés à l’abandon… Je rêve tellement que l’Etat investisse ces millions dans la culture, dans le rail également. Pour que nous puissions voyager sans détruire la planète…

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Heureusement, après cette semaine, il y a eu un weekend.

Un samedi consacré à une fête des mères décalée sur la terrasse familiale. Un brunch généreux de chez Tea Late dégusté sous un soleil généreux. Nous avons mangé le salé à midi et le sucré à 16h et il en restait. J’ai encore déjeuné le lendemain matin d’un savoureux yaourt cassis avec du granola aux pépites de chocolat et une datte en bonus. Entre les rounds salé et sucré, une balade dans la bois, à écouter les oiseaux. Et à travers champs aussi, à observer les rapaces qui planent en profitant des courants sans un battement d’ailes…

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Un dimanche de retrouvailles avec C., mon amie de toute une vie. Qui vit à 7km de chez moi et que je n’avais plus vue depuis deux bons mois. Nous avons le droit de nous promener dans la nature en respectant la distanciation sociale. Nous explorons un coin que nous ne connaissions pas au bord de la rivière, une petite enclave préservée où s’ébattent les nouvelles familles de cygnes, de canards, d’oies, de poules d’eau et de bernaches. Je ne me lasse pas de ces moments passés à observer la nature…

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Demain, nous serons encore un peu plus déconfinés. Des enfants vont reprendre le chemin de l’école. Je vais aller plus souvent physiquement au travail. Des précautions seront prises, mais des contacts doivent être repris… Ce qui est fou avec cette maladie, c’est cette suspicion autour de notre propre corps, de ses vibrations, des irrégularités de la respiration… Ce questionnement, ce doute de soi-même lorsqu’on sort d’un magasin… Est-ce que vous l’avez aussi ? Je me sens bien. Mais je ne suis pas sûre de ne pas être porteuse. Je prends toutes les précautions. J’espère que vous aussi, j’espère que cela suffira. Pour que puisse renaître une saine insouciance en ce qui concerne les contacts humains et que nous puissions nous soucier sérieusement de tout le reste.

Je vous souhaite une belle semaine. Profitez des petites choses. Voyez vos proches si vous le pouvez. Ne les touchez pas. Aimez-les autrement. Et surtout, prenez soin de vous.

 

Journal de (dé)Confinement 8: du 4 au 10 mai

Cette semaine il y a eu

Beaucoup de vidéos de Marina Rollman regardées…j’adore !

Beaucoup de sport en live avec 80 000 personnes !

Des orteils en sang après avoir couru 1h30, lentement, mais surement…

Du beau temps et une autorisation de revoir des proches, très peu, à partir de dimanche. Un respect à la lettre des consignes et une visite à mes parents dimanche. Une fête des mères dehors sous la pluie et sans cadeau. La réflexion que je dois être parmi les 1% de Belges stupides qui respectent tout à la lettre. Et qui se sont vus samedi…sous le soleil. Mais bon, j’étais contente quand même..

Une nouvelle obsession pour l’histoire de l’indépendance de l’Irlande suite au visionnage d’une série…tant d’obsessions, oui tant ! Quelqu’un a-t-il un roman irlandais à me conseiller ?

Des questions tant de questions…des articles lus, beaucoup…qui ne s’arrêtent sur aucune vérité incontestable ? Et que nous reste-t-il quand on ne peut se fier ni à Dieu, ni à la science ? L’argent ou l’art… Alors je regarde de jolies images, je lis, je colorie, je me languis…

C’est long, je ressens régulièrement une petite oppression au niveau du plexus solaire…celle que je ne ressentais avant que rarement, lorsque je passais exceptionnellement une journée sans mettre le nez dehors. Ce n’est pas de l’angoisse, c’est ce que je ne peux extérioriser physiquement, vocalement, socialement…

Ce qui est dur c’est de ne pas pouvoir planifier, échelonner, organiser, compter et décompter, se projeter…Vivre dans le présent n’est pas un acquis, c’est une pratique quotidienne.

Heureusement pour moi pas de mauvaise compagnie, un salaire toujours là, des messages tous les jours, un lieu de vie agréable, même si loin d’être idéal pour un confinement, une personnalité qui se prête à la solitude et un ennui qui ne me gagne jamais…

Et maintenant, l’ouverture des magasins, la reprise du travail et la relance de l’économie pour beaucoup de gens…et se demander quels seront les chiffres dans deux semaines…

Mais d’ici là, d’autres livres, des après-midi au jardin, des repas partagés, des courses au bord de l’eau, des mots doux échangés…on n’est pas si mal finalement…

Journal de confinement 7: du 27 avril au 3 mai

Cette semaine il y a eu…

Des anniversaires. Nous sommes beaucoup à être nés en avril dans ma famille… Celui de ma grand-mère, fêté depuis l’autre côté d’une vitre de sa maison de repos. Nous avons pu constater que pour elle aussi, la vie continuait. Celui de mon papa, arrivé à l’âge de la pension et qui termine sa carrière de bien étrange manière, lui qui n’a jamais chômé un seul jour.

De nouvelles cartes coloriées et envoyée à ma famille et mes amis, qui les reçoivent au compte goutte et m’envoient à leur tour de gentils messages.

Des larmes qui m’ont surprise alors que je me suis fait sévèrement réprimander par la police car je traversais à trois mètres d’un passage pour piétons. Ils avaient raison sur le fond, ils m’ont vue de loin. Cependant l’endroit était désert, j’étais seule et je me suis vraiment sentie agressée par leur ton (ils étaient masqués au début je n’ai pas compris ce qu’ils voulaient) et je dois être plus à fleur de peau que je ne l’imagine. Je respecte tellement les règles et j’ai si peu d’interactions que me faire ainsi crier dessus a fait déborder mes émotions…

De la lecture, l’après midi avec Yuval Noah Harari et le soir avec Jonathan Coe, en anglais.

Moins de soleil et de la pluie, ça a fait du bien à mes allergies et à la terre.

Des heures passées à faire du soutien téléphonique, un média si compliqué pour moi qui choisirais naturellement l’écriture ou le contact direct, impossibles actuellement… De la reconnaissance à certains moments, une cruelle impuissance à d’autres…

Du plaisir retrouvé à la course où j’ai pu recourir un peu plus longtemps à une reprise et plus court mais aussi plus rapide que jamais une autre fois. Cela fait du bien au moral.

Des bébés bernaches, 3, les premiers de la saison.

Un weekend de trois jours qui m’a fait du bien.

Un apéritif messenger avec mes amies de l’université.

La rédaction du centième article de mon blog.

Une balade avec deux amies et leurs chiens, en respectant les mesures de distanciation sociale. Presque 10 kms à parler en épiant les moindres frémissements de la nature.

Une diminution de la pression dans les hôpitaux…mais beaucoup de questions à la veille de la première étape du déconfinement.

Et vous, comment vivez vous à l’époque du coronavirus?

Mystical Terrarium no. 2 by Joy Laforme
J’adore ces illustrations de Joy Laforme… tellement dans l’air du temps 🙂

Journal de confinement 6: du 20 au 26 avril

Il n’y a plus de jours, plus de semaines. Le temps passe vite malgré tout. Je ne m’ennuie pas, je m’ennuie des autres un peu ça oui.

Cette semaine, il y a eu…

Des cartes d’anniversaire dans ma boite aux lettres, pour faire durer le plaisir.

Deux après-midi de travail au service. J’ai pris le temps de prendre en photo la glycine, les roses, d’autres fleurs dont j’ignore le nom dans le jardin. Il m’est revenu récemment une vieille envie de suivre une formation de naturaliste…

Une série terminée, j’ai fait trainer mais ça y est, j’ai tout vu de « The Good Place »

Moins de ras le bol que la semaine dernière au niveau du travail, même s’il reste profondément dénaturé par le télé travail…

Des pensées, des questions ? Nous ne revivrons pas comme avant longtemps, je n’ose pas dire jamais. Pas que je souhaite la remise en marche de cette société à toute vitesse, qui grouille, qui broie les individus, qui brusque et qui détruit la planète… Cette vie là peut changer. Mais qu’en est-il des rapports humains. Comment ferons-nous de nouvelles connaissances ? Quelles seront les nouvelles façons de se saluer ? Nos sourires et nos grimaces seront-ils durablement dissimulés derrière des masques ? Danserons-nous ensemble sans courir nous laver les mains ? On va bientôt permettre aux familles de se revoir…mais comment ? Et à titre personnel, qu’oserais-je ? Irai-je voir ma filleule ? Prendrai-je ma mère dans mes bras ? Quand aurai-je un masque qui me permettra d’entrer dans le salon de ma grand-mère sans aucune crainte de la mettre en danger ?

La fin de ma lecture du recueil d’Edgar Allan Poe et ma reprise (enfin) de « Sapiens ».

De petites avancées dans mon MOOC « Introduction à l’histoire contemporaine ».

Des séances de sport en appartement, à suer avec les lives de Sissy Mua.

Des joggings également, pas fameux. Je ne sais pas pourquoi ? Mon cycle, le manque de mouvement général (quand on vit dans trois pièces, on ne se dépense pas beaucoup), les allergies ? Patience… Une séance de mobilité/étirements qui fait du bien…

Du coloriage toujours, mais un peu moins…

Du temps passé sur ce maudit jeu « Mystère à Poudlard », je suis en deuxième année et je vais bientôt pouvoir jouer au Quidditch, voilà ma vie sociale fictive.

un bon résumé de moi 🙂

Des moments musicaux à ma fenêtre, des sourires échangés avec mes voisins, des applaudissements, des cris qui résonnent dans la ville…tous les soirs vers 20h.

Un cadeau d’anniversaire, celui de ma filleule qui a eu 3 ans le 30 mars, parce que je ne sais pas quand je la reverrai. Ca va renouveler un peu son stock de livres…

Du temps passé à observer les petits coins de nature autour de chez moi, à guetter les premières éclosions et les nouvelles floraisons… A profiter du calme de l’eau…

Un weekend consacré principalement à la lecture, presque sans écrans.

Du soleil, beaucoup de soleil, mais il parait que demain c’est fini… J’accueillerai volontiers la pluie: les sols, les allergiques et la santé publique en ont besoin…