Le pouvoir des mots: 3 citations pour être forts

Je suis addict à pinterest, l’eau du bain devient parfois bien froide avant que j’arrive à lâcher le flux de jolies choses qui défilent devant moi. Humour, déco, style, pensées, dessin sont autant de tableaux qu’il me plait à alimenter. Cela crée rapidement une dépendance et me plonge dans un état semi méditatif, ma bulle d’inspiration. Voici trois citations qui m’ont beaucoup parlé, qui m’aident à rester forte lorsque je suis dans le creux de la vague et qui me rappellent qui je suis et ce que j’ai surmonté.

« Nothing is permanent in this wicked world, not even our troubles » (Charlie Chaplin) ou « Rien n’est permanent dans ce monde cruel, pas même nos problèmes ». Mon attention a été amenée à ce constat lorsque j’ai participé à la formation à la pleine conscience. La méditation nous enseigne à accepter les choses, les pensées, sans les juger et à les regarder passer comme des nuages (en résumé très vite fait). Au départ, j’ai trouvé que c’était un peu déprimant de penser que le bonheur, l’amour, la sérénité, n’étaient pas permanents, mais au fond la vie nous l’enseigne assez vite et ne pas l’accepter est ce qui peut nous mener à la révolte, l’amertume et la dépression. Mais si nous regardons les choses d’un autre angle (tout est une question de perspective dans la vie), on peut trouver le réconfort en songeant qu’il en va de même pour le négatif. Je suis de ceux qui ressentent que le négatif me reste chevillé au corps plus longtemps que le positif et bien sûr un gros chagrin, un deuil, une séparation ne peut toujours passé comme un nuage. Mais il nous appartient d’y travailler, d’accepter ce qui est mais d’accepter aussi de laisser cette douleur s’éloigner de nous. La vie est une alternance d’émotions dont ne persiste que le souvenir et qui colorent l’histoire de notre vie.

« Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été » (Albert Camus). Si ne ne suis pas entièrement d’accord avec la phrase de Nietzsche qui nous vend que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, j’ai pu personnellement constater que de chaque épreuve où j’avais l’impression que j’allais m’écrouler, que tout mes efforts étaient vain, j’ai pu retirer une force supplémentaire, un gain immatériel. Bien sûr cela parait bateau, mais contrairement à ce qui s’acquiert simplement avec l’âge, l’enseignement ou en famille, ce que nous faisons émerger des tréfonds de nous même, cette pulsion de vie qui nous pousse à continuer et à montrer à la vie qu’elle ne nous tuera pas, cet invincible été qui peut-être sera un jour à nouveau tempétueux a une couleur et une saveur inexplicables…celles des entrailles de notre âme. Et personne d’autre ne peut l’appréhender et c’est très dur à mettre en mot mais faire cette expérience de nos propres ressources donne du sens et de la valeur aux épreuves. Nous sommes plus forts que ce que nous voulons bien penser ou que ce que les autres nous l’ont dit. A lire sur le sujet « Tomber 7 fois, se relever 8 » de Philippe Labro, salvateur.

« Si l’on n’est pas sensible, on n’est jamais sublime » (Voltaire) , ceux qui sont comme moi sensibles aux ambiances, aux émotions, aux souvenirs, aux sensations, aux bruits, etc…comprendront et peut-être se consoleront dans la douleur en se disant que c’est le prix d’accéder à des dimensions de bonheur et de connaissance de nous mêmes que tout le monde ne peut pas nécessairement appréhender. Là encore, acceptons nous comme nous sommes et ne faisons pas de la sensibilité une faiblesse ou une excuse, mais une qualité qui a ses défauts ou un défaut aux merveilleux avantages si nous l’apprivoisons au lieu de nous blâmer.