Visiter Valencia, Espagne

A la découverte de Valencia

Ce mois de mars, je suis allée à Valence, ou Valencia, en Espagne, pour la troisième fois. C’est une ville que je commence à connaitre et que j’ai découverte grâce à une magnifique rencontre, une amitié née lors de mes années italiennes.

Valence est la troisième ville d’Espagne après Madrid et Barcelone. Autour de moi, je ne connais pas grand monde qui y soit allé et j’en fais la publicité. Pour moi cette ville est fantastique, elle m’a inspiré mon article sur l’émotion du sud et elle a mille choses à offrir. Elle est maritime et n’est pas engorgée de touriste. Elle est située à 300 km plus ou moins au sud de Barcelone et fait face aux îles Baléares. Culture, nature, modernité, tradition, chacun peut y trouver son compte.

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A ne pas manquer selon moi :

  • Une promenade sans les Jardin del Turia : le fleuve Turia a été détourné suite à une importante crue en 1957. Son lit, surplombé de ponts datant d’époques différentes, a fait place à 7 km de promenades, de palmeraies, fontaines, terrains de sports, aires de jeux… Un véritable poumon dans la ville et un régal pour les yeux que ce soit vu d’en haut ou d’en bas. L’ancienne embouchure du fleuve est désormais occupée par la Ciudad de las Artes y las Ciencias.
  • La Ciudad de las artes y las ciencias précisément. Quoi qu’est-ce ? Un complexe culturel et muséal projeté par Santiago Calatrava et Felix Candela. Je vous laisse checker cela sur wikipedia. Toujours est il que c’est très impressionnant, c’est blanc, inspiré par la mer et quand cela se découpe sur un ciel bleu sans nuages (ou avec d’ailleurs), c’est un vrai ravissement pour les yeux. Je vous conseille vivement la visite del’Oneanografic, qui est l’un des plus grands aquariums d’Europe et est juste magnifique. Il n’y a pas que des poissons, mais aussi des oiseaux, des papillons, etc…répartis par biotopes. Le tout accompagné de musique douce et de lumières tamisées pour un effet zen garanti. J’aurais jamais cru autant aimer les méduses. Attention, c’est près de 30 euros pour un adulte..

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  • Le Mercat Central pour les amateurs d’architecture du début du siècle et une vraie ambiance du sud parmi les étals de fruits, de poissons frais, etc…
  • Le bioparc : c’est un zoo mais en mieux ! Tout d’abord, ils ont cherché à abolir les barrières visuelles entre le public et les animaux. En fait, il y a très peu de barrières/clôtures visibles, ils misent pour la sécurité sur les plans d’eau, les vitres, la pierre ou les différences de niveau : vous verrez les chimpanzés et les girafes depuis un passage, une espèce de corniche, qui les surplombe. Je ne sais pas si les animaux voient la différence, mais moi en tout cas je me suis davantage sentie en immersion. De base, je n’aime pas trop les zoos et je suis contre l’instrumentalisation des animaux, mais le Bioparc fait partie d’un programme de préservation de la faune africaine. Pour chaque espèce, ils expliquent si elle est en danger ou pas, le pourquoi de ce danger et comment ils participent au programme de sauvegarde. A voir absolument, je pense que si je vivais à Valence, je prendrais un abonnement.
  • L’albufera : je n’y suis pas allée cette fois-ci, mais j’aimerais beaucoup y retourner. Il s’agit d’une réserve naturelle au sud de Valence, une lagune. On peut s’y promener et y faire un tour en bateau. Au coucher du soleil, cela devient magique. Avec le bus touristique de Valence, plusieurs formules sont proposées pour s’y rendre, moyennant un supplément.
  • Le centre historique : plaza de la Virgen, les beaux bâtiments du quartier des banques, la vue sur la ville si vous osez gravir la tour du Micalet à la Cathédrale Santa Maria, la Lonja de la Seda, la estacion del Norte et son style art déco rococo (je vous conseille d’entrer admirer les détails), la poste sur la Plaça del Ajuntament (entrez également)…

Je vais m’arrêter ici dans mon plaidoyer pour cette ville que, pour ma part, je préfère largement à Barcelone. Dans un prochain article, je répertorierai mes bonnes adresses sur place, en ville et à la plage. Si vous passez par ici et que vous aimez Valence et/ou avez de bonnes adresses, n’hésitez pas à me les laisser dans les commentaires…

Bilan culturel d’avril

Me voici de retour pour un bilan printanier. Il est plus léger que le précédent, notamment parce que nous avons eu de beaux jours qui m’ont éloignée des écrans, mais aussi parce que j’ai eu des weekends off (voyage et réception d’amis) qui ne m’ont pas laissé le temps de « consommer ». Cependant, je dois dire que le peu que j’ai regardé était de qualité.

J’ai dévoré la seconde partie de « La casa de papel », toujours en espagnol sous titré. Cette seconde partie a fait la part belle aux histoires plus personnelles qui ont amené les protagonistes à effectuer ce braquage. On a moins vu les otages et c’est un peu dommage. Je trouve que la série aurait davantage pu exploiter cette forme de résistance, les scénaristes ont préféré se concentrer sur la lutte police/braqueurs. Bien sûr le syndrome de Stockholm est évoqué et on souffre pour cette pauvre Ariadna, mais la seule figure d’opposition qui reste est un Arturo Roman de plus en plus caricatural et c’est pour moi la petite faiblesse du produit. J’ai tout de même adoré la série, les questions qu’elle pose, son côté militant. Les policiers ne sont pas de mauvais bougres, mais on a envie de chanter « Bella Ciao » avec Denver, Moscou et les autres… On annonce une saison 3, ce qui me laisse dubitative, mais j’ai quand même envie de savoir ce qu’ils sont devenus et d’en savoir plus sur le lien qui unit Berlin et le Professeur, ainsi que sur le passé de Tokyo. Ce personnage, qui tient la narration et est donc central, m’est apparu comme une salope égoïste la majorité du temps. J’aurais besoin de savoir comment elle en est arrivée là.

J’ai aussi regardé la cinquième (déjà) série d’ « Endeavour » (« les enquêtes de Morse » en français). Pour ceux qui l’ignorent, cette série anglaise, dont l’action se déroule dans l’Oxford des années 60, est le prequel d’une autre célèbre série anglaise qui a fait les beaux jours de la chaine ITV (pour une fois que ce n’est pas la BBC) de 1987 à 2000. Endeavour (que l’on peut traduire par « effort ») est en réalité le prénom que cache honteusement l’Inspecteur Morse, célibataire mélomane et cruciverbiste acharné. La série originale a également fait l’objet d’un autre spin off, « Lewis », qui suivait, dans les années 2000, les aventures de Lewis, autre fois sergent de Morse et qui formait avec lui un tandem complémentaire. Pourquoi regarder ces séries et plus particulièrement « Endeavour » :

  • Pour la complexité de leurs personnages, l’évolution y est explorée davantage en profondeur et sur la longueur, ce qui me plait. Pas de rebondissements comme dans les séries américaines, mais davantage d’introspection et de fêlures.
  • Les duos de flics anglais sont toujours intéressants et complexes
  • Pour la reconstitution de l’époque : les codes sociaux, l’esthétique, les luttes sociales des années 60.
  • Pour la beauté d’Oxford et la musique de Barrington Pheloung qui a composé le générique de Morse et Endeavour en utilisant du code Morse pour intro
  • Pour les personnages féminins, peu nombreux, mais touchants et progressistes telle la douce Joan qui cherche à s’affranchir de son père trop protecteur (l’Inspecteur Thursday) et la jeune recrue Shirley Trewlove qui brille par son esprit et son professionnalisme mais est confrontée au sexisme de certains

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« Nos plus belles années » (1973) de Sidney Pollack. Je regarde trop rarement des classiques ou simplement des films plus anciens. Celui-ci m’a captivée et touchée. Les tempéraments bien dessinés des protagonistes, tiraillés entre leur amour, les ambitions artistiques de l’un et le militantisme ardent de l’autre…et Robert Redford était vraiment magnifique.

Documentaire « embrace » de Taryn Brumfit. A voir absolument. C’est un film réalisé par une photographe australienne. C’est beau, touchant, féministe, body positive et ça ouvre les yeux une fois de plus en nous encourage à nous accepter et à concentrer notre énergie sur des choses tellement plus importantes que notre aspect.

J’ai également lu plusieurs pièces de théâtre car je suis en recherche de notre nouveau projet, mais je n’ai pas encore eu de coup de cœur. Je n’en parle pas ici car personnellement je ne lis du théâtre qu’en vue de trouver un texte à mettre en scène. S’il s’agit juste de profiter d’un moment de lecture, je préfèrerai souvent un roman ou un ouvrage de référence.