Une belle journée: slowlife à Liège (et alentours)

Bonsoir, me revoici avec un article un peu différent, qui ne parlera peut-être pas à mes chers lecteurs abonnés, mais davantage aux personnes que je connais et à mes compatriotes s’il y en a qui me lisent.

J’aime ces journées de congé que je peux m’octroyer en semaine. J’aime aussi quand je n’ai pas d’horaire fixe et que je peux me laisser porter. Hier, j’ai décidé de mettre tout de même le réveil pour ne pas trainer trop et la voir me filer entre les doigts. Slow mais pas trop et finalement une belle journée bien remplie mais sans stress, sans exigence de rentabilité, sans rendez-vous à absolument honorer.

Et puis je m’éveille et il fait frais. J’avais tellement hâte de ressortir ma garde robe d’automne. Aujourd’hui j’ai osé, traitez moi de rabat joie si vous voulez, mais l’automne est ma saison préférée. A moi les collants, les derbies et les couleurs qui me vont au teint.

Me voilà partie pour la ville de Liège, sous le soleil qui se fait peu à peu une place. Lui aussi a choisi cette journée. L’occasion de profiter un peu de la ville en dehors du travail, de visiter quelques adresses connues, d’en repérer de nouvelles à tester. Direction Wattitude, un magasin qu’on ne présente plus aux liégeois et que je conseille à tous les visiteurs qui veulent découvrir les créations d’artistes wallons et les soutenir. Aujourd’hui cependant, je n’achète pas pour moi, mais pour gâter une amie. Passage ensuite chez Mahalo, la boutique de cosmétiques éthiques. Eponge de konjac pour masser délicatement ma peau, en affiner le grain et la nettoyer (testée et approuvée), savon produit localement dont j’entends parler depuis un moment et qui remplacera mon « Michelle, ma belle » de chez Lush et, enfin, achat inattendu d’un bain de bouche sans alcool (ceux de la grande distribution sont atroces pour moi) dont il suffit de diluer 3 gouttes dans un verre d’eau. Verdict dans les prochains jours…

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Ensuite pause chez Tea Late avant de repartir. Je suis assoiffée et il est presque midi, je ne vais pas m’attarder, mais je soutiens modestement cet endroit poétique et investi avec un cœur énorme par les jeunes propriétaires. Ils ont du mal à survivre car la rue est en travaux depuis des mois. Je vous le conseille. En plus, il y avait un coin de terrasse au soleil et un jeune matou peu farouche m’a tenu compagnie. Que demander de plus… C’est sûr, cet automne sera l’occasion de goûter les merveilles promises par la carte et de lire en sirotant un thé dans une ambiance surannée. Si vous ne connaissez pas, quelques mots clé : Alice au Pays des Merveilles, lunchs, brunchs, thé, pâtisserie homemade, terrasse, récup, vintage, éco responsable, zéro déchet et local… Je continue ou vous êtes convaincus ?

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Mon date chez Tea Late 🙂

Le temps de récupérer les passes Odyssée (opération subsidiée par le service Théâtre de la Province qui permet de profiter de 6 spectacles pour 10 euros) sur lequel figure mon prochain spectacle, et me voici en route pour un Vegaburger au soleil avec ma maman au bord de l’eau à l’aon’t bat eetcafé. Une tuerie pour moins de 12 euros : épicé comme il faut, copieux et il se tient (ne se désagrège par quand on essaie de le couper ou d’y mettre les dents). Moment 5 étoiles, impression d’être repartie en vacances.

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La meilleure des terrasses (photo de leur site)

Après une balade, vient le temps des courses car « ce qui est fait n’est plus à faire ». Premier raisin blanc de la saison pour le goûter, en attendant le retour du muscat tant attendu (eh oui certains attendent le beaujolais, moi j’attends le raisin). Dans un élan de courage et d’énergie, je décide de sortir courir dans la campagne entre Meuse et Canal. Aujourd’hui est une bonne journée aussi pour mes jambes, elles impriment une cadence honorable et régulière. Je me sens déliée, c’est facile, à deux secondes de mon record sur 5 kilomètres. Je me sens bien, je bats le bitume avec une régularité qui me met dans un état quasi méditatif et l’endorphine se libère. Au retour, un bon bain et me voici pour une soirée en tête à tête avec moi-même, avec l’écriture, avec la lecture, avec un weekend encore à savourer.

Je suis reconnaissante pour cette journée, pour l’énergie, pour avoir un corps qui ne se blesse jamais. Je suis heureuse que mes efforts pour laisser le stress à sa juste place paient, heureuse de vivre la plupart du temps comme je l’entends, heureuse d’être à l’aube de l’automne… Et vous, avez-vous passé une belle journée ? Pouvez-vous lister 3 choses qui vous ont fait du bien, qui vous motivent ou qui vous rendent heureux ? Faites l’exercice d’y réfléchir et répétez le souvent, cela alimentera les circuits neuronaux du bien-être…

Bon weekend à tous et toutes !

C.

Voyage en Italie (2): Ode à la Toscane

Mon histoire avec la Toscane commence il y a déjà 16 ans, mais c’est comme si c’était hier. J’ai la chance de pouvoir y passer 9 mois, d’y effectuer ma quatrième année d’université. A Florence. Il serait cliché de dire que ce fut la plus belle année de ma vie, mais je mentirais si je disais que je n’y ai pas vécu des émotions uniques et inégalées. Je n’en garde aucun mauvais souvenir, même si je suppose que j’ai vécu des moments difficiles. Ils ont été dilués dans le bonheur bu à la tasse et le temps a fait le reste.  Ce fut pour moi comme un saut dans le vide, une expérience de liberté délicieuse et parfois vertigineuse. Pourtant j’étais sereine, je ne me souviens pas avoir ressenti d’angoisse. Par contre je me rappelle très bien avoir pleuré toutes les larmes de mon corps lorsqu’il a fallu repartir. Qu’il a été déchirant de quitter cette ville, ce pays, ces personnes magnifiques que j’avais rencontrées, cette parenthèse qui m’a changée et surtout révélée à moi-même sur bien des plans. J’en suis revenue parlant une nouvelle langue, avec des amis aux quatre coins de l’Europe et même du monde, décidée à me lancer dans le théâtre alors que je n’osais pas et me promettant que je ne perdrais jamais de vue l’idée qu’il faut toujours avoir une vision large et ouverte de la vie et que celle que je mènerais ne serait pas ordinaire.

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Piazza Santa Croce depuis les marches de l’église

J’ai parfois failli à cette promesse. Le travail a succédé aux études et la routine qu’il impose, même si on a la chance d’en faire un qu’on aime, émousse bien souvent la petite flamme qui brûle en moi, en nous. Les vicissitudes de la vie, les épreuves, les moments durs aussi… Les promesses d’amitiés éternelles sont elles aussi difficiles à tenir, mais je garde une place pour chacune de ces personnes dans ma mémoire. J’ai la chance d’être encore en contact avec plusieurs d’entre eux et je sais que je me dois un voyage au Canada pour revoir une personne avec qui j’ai beaucoup partagé. J’ai beaucoup voyagé par la suite pour voir ces amis et je suis retournée religieusement à Florence chaque année jusqu’à 2011. Puis la vie a fait que je m’en suis tenue éloignée durant 8 ans. Ce n’est que cet été que j’y suis retournée, pour la deuxième étape de mon roadtrip. Je trépignais surtout depuis que j’avais lu « retour à Montechiarro », sublime roman de Vincent Engel dont j’ai parlé ici et .

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La pension du Bonheur

Je ne peux décrire ce que j’ai ressenti en arrivant sur place, à la pension Bencistà (littéralement pension « on y est bien »), un bijou d’endroit lové parmi les cyprès et les oliviers sur la douce pente des collines menant à Fiesole. De là, vue sur la ville. J’ai immédiatement ressenti un bien-être d’une intensité surprenante, une vague de sérénité et de gratitude, un ancrage nouveau et pourtant familier. Je ne pratique par le yoga, mais je dirais que tout était aligné pour que je me sente bien. J’ai tout reconnu, comme si j’effleurais après longtemps le visage d’un être cher qui n’aurait pas pris une ride. Le bruit des cigales avec en arrière fond la musique d’un violon, l’unique lumière reflétée par la pierre médiévale et le marbre de Carrare, le vent et le soleil qui cogne sur ma peau. J’étais rentrée chez moi. Ce qui est merveilleux avec Florence, ce n’est pas seulement la ville, les pavés, l’ombre des Médicis et le raffinement, c’est aussi cet écrin de collines dans lequel elle se loge. Il est impossible de chercher à trouver le meilleur angle de vue sur l’une ou les autres sans se retrouver rapidement étourdi et pris de vertige. Je me suis demandée comment j’avais pu me priver de cela pendant tant d’années et pourtant cela a certainement rendu les retrouvailles encore plus belles.

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Vue sur San Miniato depuis le Forte Belvedere

Je ne vous ferai pas le guide touristique de Florence. C’est une ville qui recèle tant de merveilles. Pour ma part, j’ai fait la guide pour mon père et me suis également promenée seule. J’ai visité Santa Croce et me suis rappelée d’une multitude de bonnes soirées passées assise avec des amis sur les bancs de sa place. Je suis retournée au Forte Belvedere, un lieu magique pour moi, sur les hauteurs (attention ça monte) où se tiennent des expositions temporaires. J’ai eu le plaisir de jouir d’un Palazzo Vecchio libéré d’échafaudages. Je ne l’avais jamais trouvé si beau. Enfin, j’ai revu une amie très chère et fait la connaissance de son mari et de sa petite fille. Je me suis offerte un moment dans le jacuzzi de la pension ainsi qu’un massage. Après des mois d’économies, j’ai décidé que je méritais le meilleur et je me le suis concédé. Aujourd’hui, je ne rêve que d’une chose : retourner à la Pensione Bencistà et me gaver à nouveau d’art, d’histoire, de beauté et de douceur de vivre. Retrouver cette petite chambre occupée cinq nuits, un coin de paradis tendu de draps blancs, où il suffisait d’ouvrir une fenêtre pour mettre les pieds dans un petit jardin avec vue sur Santa Maria del Fiore. A bientôt ma belle Florence, à jamais dans mon cœur.

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Les bonnes adresses :

  • Pour dormir, la Pensione Bencistà : une découverte inattendue sur booking, un signe du destin, ce n’est pas un hôtel mais une demeure datant du 14° siècle convertie en pension familiale depuis 5 générations. Les prix ne sont pas prohibitifs et je suis tombée amoureuse de l’endroit, on s’y sent comme à la maison, un lieu de vie plus qu’un lieu de passage.
  • Pour manger des pâtes à midi à deux pas du cœur historique : Salsamenteria de Ciompi , généreux, simple, authentique et délicieux.
  • Pour manger le midi et le soir : Trattoria ZaZa
  • A Fiesole (petit village sur les hauteurs, facilement accessible en bus et d’où la vue est à couper le souffle) : Buca delle fate , mes papilles me réclament encore les gnocchis melon gorgonzola.
  • Pour se faire plaisir/jouer aux américains : un verre chez Tosca & Nino, la petite terrasse de la Rinascente. Vue sur les toits de Florence, plongée sur la piazza Repubblica, le dôme, Orsanmichele et le forte del Belvedere.

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Voyage en Italie (1): Verona

Après la Croatie, maintenant l’Italie. L’été à thématique généalogique. Première étape du périple, la Vénétie de mon grand-père. Plus précisément Vérone où il passa une partie de son enfance, où je m’en vais à la rencontre de bribes d’histoire familiale, de souvenirs et d’êtres humains que je ne connais pas et qui me sont pourtant proches, par le sang, par l’histoire ou par le nom. Rouler 12h30 pour y arriver exténuée. Il fait chaud, très très chaud. 8 ans que je ne viens pas en Italie. 8 ans sans ce pays qui me coule dans les veines, dans lequel  j’ai vécu. A peine passée la frontière suisse s’installe le chaos. Ca me rebute autant que cela m’est soudain familier. Il y a toujours chez moi, la fille du nord, un coin de cœur en jachère, un brin de désorganisation dans l’âme, de la place pour les imprévus, les ralentissements, les risques. Redécouvrir les rives de l’Adige et son étrange couleur verte/grise. Marcher sur les remparts de l’ancienne ville fortifiée, déambuler au milieu des décors d’Aïda que l’on va bientôt installer pour quelques soirées dans les arènes emblématiques de la ville où ont lieu chaque été des opéras en plein air. La Piazza Bra juste en face et ses maisons colorées. Puis la piazza delle Erbe reliée par un étroit passage à la majestueuse Piazza dei  Signori, surplombée par la Torre dei Lamberti. Y découvrir une statue de Dante, l’ami toscan que je ne pensais retrouver que quelques jours plus tard. Retrouver des cousins et des oncles, quelques uns. On nous en promet plus, mais il fallait prévenir. En attendant, virée improvisée sur le lac de Garde dans une voiture conduite par un homme de 89 ans, petite frayeur grisante. Faire connaissance avec des gens qui portent le même nom que moi, alors que nous ne sommes plus que 4 ici au nord. Emotion. La pizza…comment font-ils pour lui donner ce goût ? De retour tard dans la nuit heureuse. Le lendemain montée au Castel San Pietro grâce au funiculaire remis à neuf. Vue panoramique et promenade outre Adige. Merci Vérone et à bientôt j’espère. Ce voyage commence bien.

Quelques recommandations :

  • Prévoir deux jours pour visiter Vérone, voire trois si vous souhaitez entrer dans les musées et églises
  • Restaurant : Osteria de Monte Baldo un vrai bon plan économique où prendre un repas ou un apéritif, dans le quartier de la piazza dei Signori.
  • Glace : la gelateria Savoia qui se trouve via Roma, à proximité de la Piazza Bra. Une maison familiale qui existe depuis 1939 où vous pourrez emporter un cornet en admirant les gâteaux glacés et réalisations plus fines des artisans glaciers
  • Le funiculaire et un dîner à la terrasse panoramique Re Teodorico, les prix sont un chouïa plus élevés, mais restent néanmoins plus que corrects, faut-il rappeler que le rapport qualité prix de la nourriture en Italie doit être le meilleur d’Europe occidentale ?
  • Le ponte Scaligero (beaucoup de bâtiments portent le nom de Scaliger, dérivé de la famille Della Scala qui régna sur Vérone durant 125 ans, aux 13° et 14° siècle) et le Castelvecchio
  • la Piazza Bra, Piazza delle Erbe, Piazza dei Signori
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Vue sur l’Adige et l’arrière du Duomo depuis la terrasse du Re Teodorico
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Dante sur la Piazza dei Signori, à l’arrière la Loggia del Consiglio
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La Torre dei Lamberti vue de la piazza delle Erbe

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Le Ponte Scaligero, construit entre 1354 et 1356

 

Carte postale de Bruges

Matin d’hiver – le train vers la mer – la bruine dans le ciel flamand – les pavés luisants – effluves de chocolat dans les narines – poésie nordique – encore la bruine – marcher, flâner, se laisser aller au hasard des ruelles qui voient défiler le monde – la magie des illuminations sur le Markt – Beffroi des libertés –  les bateaux chargés de touristes bravant l’humidité, leur voyage de l’année – marcher encore marcher – souper et dormir sur un bateau – la chambre blanc or bois, cocon sur les flots – souvenirs de sorties scolaires – parures rubis et or sur les façades – les cygnes qui règnent sur le Minnewater – jardins secrets – le béguinage apaisant – encore des lumières – se réveiller sur le canal – parenthèse atypique – battre le pavé – se réchauffer avec un doux breuvage lacté – se retourner et encore s’émerveiller – souvenirs et chaud au cœur – reprendre la direction de la gare – voyager avec des yeux d’enfant…

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Adresses pour une escapade brugeoise de qualité :

  • le Boat hotel de barge : un hôtel sur une ancienne barge à 5 min à pieds de la gare, 5 min du Minnewater et 15 min du Beffroi, c’est charmant, le personnel est absolument adorable et parle français. La literie est très bonne et le petit déjeuner est compris. Je vous conseille également leur restaurant. Un sans faute pour ma part.
  • L’espresso bar I love Coffee : à 200 mètres du Markt, une chouette adresse, déco industrielle lounge, un vertigineux choix de latte aromatisés, mais aussi des thés et des limonades maison. Un vrai coffee bar davantage fréquenté par les habitués que par les touristes, ce qui est malheureusement difficile à trouver dans l’hyper centre.
  • Olleke : attention les geeks craquage en vue, petite boutique (mais en ligne je vois qu’on peut commander) pour les fans de Harry Potter principalement, mais aussi du Seigneur des anneaux, les Animaux Fantastiques, Star Wars et Stanger Things. Produits dérivés, papeterie, figurines pop… J’ai craqué sur un pins du vif d’or et je suis une Potterhead comblée.
  • La féérie de Noël dans ce magasin, filiale d’un producteur allemand de décorations de Noël. Je pense que je n’en ai jamais vu de plus beau : décorations, calendriers de l’avent, horloges, maisons de poupées, etc… Le tout apparemment fait main, en bois, en verre et en métal. Les prix sont un peu élevés forcément, mais rien que pour le plaisir des yeux ça vaut le détour et pour (vous) faire un cadeau qui ne soit pas « made in china », la bonne adresse.
  • Une adresse que je n’ai pas testée, mais dont j’ai admiré plusieurs fois le lustre magistral, les ouvriers au travail et les délices exposés, Le Merveilleux qui, comme son nom l’indique propose cette pâtisserie à base de meringue dans des variations que je n’aurais pu imaginer. Pour ma prochaine visite sans doute, cela faisait rêver en tout cas…

Mes bonnes adresses à Valencia

Après les deux articles – l’un sur son atmosphère, l’autre sur son intérêt touristique- qui m’ont été inspirés par Valence, en voici un troisième qui reprend quelques bonnes adresses que j’ai pu tester.

Pour manger :

  • Vivir sin dormir: situé sur le paseo maritimo à quelques enjambées du port, voici une bonne adresse pas cher où se restaurer lors d’une journée à la plage. Vous y trouverez toutes sortes de pains toastés, tapas et autres spécialités, le tout pour un prix raisonnable. Nous avons essayé une salade (qui ressemble à une salade niçoise mais je ne me souviens pas si elle était qualifiée comme telle sur le menu) qui était généreuse, fraîche et bien assaisonnée.
  • Si vous poursuivez le long de la mer, suffisamment jusqu’à arriver à la plage de la Patacona, vous découvrirez ce qui est le coup de cœur de cet article, à savoir la Mas Bonita , un écrin cosy, un régal pour les papilles et pour les yeux. Ils possèdent aussi une adresse dans le quartier de la Russafa. J’ai été conquise par la déco blanche et bleue azur, la salle est assez grande (mais à la haute saison il vaut sans doute mieux réserver). A l’arrière, la terrasse (ou patio) a des allures de jardin secret. A l’avant on peut aussi bien sûr s’installer au soleil et en été, ils ouvrent également un bar sur la plage avec transats et cocktails. L’offre va du brunch aux gateaux qui sont spectaculaires et n’ont rien à envier aux pâtisseries anglaises, je vous conseille un petit tour sur leur instagram pour vous convaincre…
  • Les ruelles et petites places du centre ville regorgent d’endroit sympas, cependant il n’est pas toujours facile de se faire une place au soleil. En été, on préfèrera l’ombre, mais en mars, désireuse de profiter de chaque rayon, c’est chez Blanquita, sur une petite place à deux pas du mercado central, que j’ai trouvé mon bonheur. Personnel sympathique et décontracté, on mange simple, bien et pour une somme très modique. Pas le plus bel endroit de Valence, mais parfait pour une heure au soleil un peu en dehors de la frénésie urbaine.
  • Enfin, une adresse qui est dans tous les guides touristiques et qui vaut le détour, l’horchateria de Santa Catalina, lieu historique ou essayer la boisson traditionnelle l’horchata (lait de tubercules de suchet ou chufa) ou, si vous préférez un bon chocolat chaud à l’ancienne (bien épais et légèrement amer) dans lequel vous pourrez plonger des fartons, churros ou autres spécialités locales. Affolement du taux de glycémie à prévoir. Le lieu est aussi intéressant pour son architecture et semble ouvert tous les jours jusqu’assez tard (22h en mars, sans doute plus tard en été). A voir…

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Pour faire du shopping : le bonheur c’est que les magasins ouvrent très tard en Espagne, tout comme certains lieux touristiques tels que la cité des arts et des sciences. Parfait pour rentabiliser sa journée, que vous mangiez vers 19 h comme dans le nord ou à 22h à l’heure ibérique. Possible donc de caler une visite ou une séance shopping en soirée. Attention cependant à la fermeture de l’après-midi, beaucoup de boutiques (pas les grandes enseignes ou les centres commerciaux, mais plutôt les petites enseignes des quartiers comme Russafa ou El Carmen) font une coupure entre 14h et 17h plus ou moins… Je n’ai pas fait beaucoup de shopping et peu dans les plus petits quartiers, mais notre hôtel était proche du centre commercial El Saler, ce qui m’a permis de faire quelques achats. Lors de mon prochain voyage, j’espère découvrir davantage les créateurs locaux. A retenir :

  • Ale Hop : il y en a absolument partout et on y trouve de tout, il faut se retenir pour ne pas faire des achats compulsifs et inutiles, mais pour un souvenir ou si vous avez besoin de trousses et de matériel scolaire/papeterie, vous trouverez votre bonheur… Eventails, trousses à messages, carnets, pins, jeux pour enfants, serviettes de place, le tout décliné dans des imprimés variés et sympas…
  • Parfois : accessoires et bijoux. C’est aussi une chaine, donc les prix sont modiques et ce n’est pas disponible chez nous. Une bonne adresse pour (se) faire plaisir sans risque de croiser tous les jours quelqu’un avec la même paire de boucles.
  • Oysho : bien connu en France aussi et dispo à la livraison en Belgique. J’avais découvert cette marque lors de mes premiers séjours en Espagne. Belles matières, lingerie simple et féminine, articles de sport…ça vaut la peine d’y faire un tour car les prix espagnols sont de 5 à 10€ inférieurs aux prix pratiqués à l’étranger.
  • Violeta by Mango : pour les grandes tailles, c’est la petite sœur de Mango. Jolies coupes, jolies matières mettant en valeur la silhouette dans l’esprit élégant de Mango. Possibilité de commander depuis l’étranger. Prix moyens, également un peu inférieurs si on fait son shopping directement en Espagne.
  • Le magasin de Cecilia Plaza (C/Roteros 14 bajo, 46 003 Valencia, www.ceciliaplaza.com), une découverte plus locale, faite lors d’une balade en soirée dans le joli quartier d’El Carmen. Cecilia est illustratrice et nous avons été accueillies à la boutique par son mari qui s’est montré charmant. Elle s’inspire beaucoup de la nature et de vues urbaines oniriques. Certains diront que c’est enfantin, mais c’est surtout très poétique et joyeux. Dommage qu’il soit difficile d’emporter en avion de grandes reproductions, j’aurais volontiers craqué…

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