Anxiété

L’anxiété est une vieille compagne de route pour moi. Dès l’enfance, je l’ai sentie planer, comme une mauvaise fée qui se serait penchée sur mon berceau. Elle circule dans la famille et parmi les belles choses qui m’ont été léguées, elle figure avec sa moche dégaine et m’a souvent gâché de beaux moments, voire des relations. Elle me susurre à l’oreille des croyances vénéneuses déguisées en vérité. Des mensonges qui me conduisent à me sous estimer, à me faire endosser la casquette de metteuse en scène de scénarii catastrophe et à éviter toutes sortes de dangers imaginaires. Elle s’est déjà manifestée sans que je m’y attende, un matin d’été au réveil. Elle s’invite lorsque je tiens à quelqu’un ou quelque chose que j’ai peur de perdre. Comme je crains de la voir surgir, je la provoque parfois et elle ne manque pas d’apparaitre avec son cortège de pensées paralysantes et dévalorisantes. J’aimerais penser que je l’ai vaincue pour de bon, mais d’outre tombe elle me commande de ne pas être si présomptueuse. Et pourtant, je finis toujours par gagner. Bien sûr j’y perds des plumes, bien sûr certaines cicatrices sont douloureuses, mais je ne renie pas les apprentissages que je tire de ces croisades. Cette année, avec le confinement, j’ai eu l’occasion de beaucoup réfléchir et de me sentir « alignée », pleinement consciente de qui je suis, de ce que je veux et de comment y parvenir. Puis, le monde extérieur, un monde extérieur aux apparences trompeuses et chargé d’une menace nouvelle, a rouvert ses portes et tout cela a vacillé à nouveau. Une nuit, ma vieille ennemie m’a rendu visite. J’ai senti la chambre tourner à nouveau. J’ai eu la tentation de fuir, de me reconfiner en moi-même. Et puis je me suis levée. J’avais à faire, quelqu’un avait besoin de moi et je me devais d’honorer mon engagement envers cette personne et envers moi-même. Envers la femme que je suis devenue, envers la professionnelle fiable et solide que je suis. Depuis, le chemin se poursuit et plus de visite surprise. Pourtant, rien n’est plus facile qu’avant. Pourtant ma tanière est confortable et me fait de l’œil. Mais j’ai décidé de grandir encore, d’éclore un peu plus chaque jour, de prendre le risque de tomber en sachant que j’ai les épaules pour me relever (et surtout les jambes) et que, si je tends la main, il y a fort à parier que quelqu’un la saisira.

Belgique, 29 juillet 2020

5 août 2019

Les pierres et leur stabilité, qui résistent au poids des ans et au poids des badaux

La façon dont ces chefs d’oeuvre s’imposent à qui laisse son regard effleurer le panorama. Il est tout de suite capturé, captivé, privé de toute volonté de quitter l’endroit et la vue

Le murmure des cigales, une conversation au loin, le scintillement des lumières, les oliviers à mes pieds

Tout n’est que douceur et raffinement. Tout se délie et se détend à l’intérieur de moi

La sensation d’être exactement là où je suis supposée être pénètre les pores de ma peau. L’air que je respire et la sensation de plénitude se fraient un chemin et entrent sans frapper au coeur même de mon âme

La vulgarité du quotidien n’existe plus et il ne reste à mes sens qu’à se gaver de la beauté et de la grâce d’être présente

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Pensione Bencistà, una serata d’estate perfetta…

Réflexions et rêves (dé)confinés

Dans une semaine, nous arriverons à la date du 8 juin. Tout le monde espère voir rouvrir le secteur Horeca et avec lui la possibilité de revoir nos amis, nos familles… On parle aussi de réouverture de frontières et de vacances à l’étranger. On a de plus en plus de mal à être dans le présent, on attend l’étape suivante. Pour ma part, je regarde aussi beaucoup dans le rétroviseur. Je vois les sacrifices, les bénéfices collatéraux aussi. J’espère que tout cela n’aura pas été vain. Qu’on ne va pas voir l’épidémie et les comportements égoïstes et destructeurs reflamber. Je suis cependant réaliste. Les gens qui nous dirigent n’ont pas changé et c’est plus que jamais à nous, en choisissant ce que nous faisons de notre temps et de notre argent, d’impulser un changement. Les habitudes acquises durant cette période résisteront elles à la peur de la récession, aux vieux automatismes…trop tôt pour le dire.

J’ai assez bien vécu cette période. Je n’aime pas la foule et je suis de nature introvertie. Cela ne signifie pas que je suis extrêmement timide, mais que je me ressource plutôt dans mon monde intérieur que dans le monde extérieur. J’ai toujours eu besoin de moments de solitude, de descendre au plus profond de moi. J’ai sans cesse des pensées qui fusent et de nombreux centres d’intérêt. Je regarde un film, qui m’emmène sur wikipedia pour chercher des infos, qui vont me donner envie de lire tel roman, de me plonger dans l’histoire d’un pays, d’une langue ou d’un savoir faire. Ainsi, je ne m’ennuie jamais. J’aime apprendre tout simplement et grâce à internet les ressources sont accessibles et illimitées. J’ai également besoin de contact avec la nature et de me dépenser physiquement. Cela m’aide à ordonner mes pensées et à ressentir calme et bien être. Ca aussi c’était permis donc je suis restée très détendue et en forme.

Je pourrais faire une longue liste ce que qui ne m’a pas manqué durant ces deux derniers mois :

  • Les réveils à 7h du matin
  • Les embouteillages
  • Les magasins
  • Le stress
  • Le manque de sommeil
  • Le bruit des voitures
  • La recherche d’une place de parking…

J’ai même vu plein de choses qui m’ont fait plaisir :

  • Les petites choses de la nature, car j’avais le temps de me promener
  • Les producteurs locaux qui avaient beaucoup de travail et ont sans doute fidélisé des clients
  • Les villes qui aménagent enfin de vrais espaces pour les cyclistes…il y avait toujours des objections mais quand on veut/doit, on peut…
  • Les attentions et les petits mots échangés sur messenger, par sms, par téléphone…
  • La créativité
  • La bienveillance générale des gens. Nous avons pris le temps de nous soucier des autres, vraiment.
  • Les applaudissements et les concerts de trompette de ma jeune voisine les soirs à 20h
  • Les initiatives d’entraide, même entre inconnus
  • Les prises de conscience qu’il est possible de vivre autrement

Bien sûr, le temps passant, certaines choses m’ont beaucoup manqué et me manquent toujours…

N’avoir pas vu ma filleule et beaucoup de mes amis durant deux mois et on n’est pas encore au bout. Ne pas pouvoir toucher cette enfant de 3 ans quand je la reverrai, alors que je l’avais dans les bras une fois par semaine.

Un restaurant ou juste un bar en plein air…c’est sans doute lié au besoin de sociabiliser aussi. Cela me manque beaucoup plus que les magasins. J’ai envie qu’on cuisine pour moi ! Et de manger avec des gens. Heureusement on a pu le refaire depuis 15 jours avec des personnes bien précises (4 max et toujours les mêmes en Belgique) et j’allais au travail une fois par semaine où je mangeais souvent avec un ou deux collègues de permanence en même temps que moi.

Un cinéma ! Je pense que si on rouvre à des séances en limitant le nombre de personnes, je ne bouderai pas mon plaisir d’y aller, même seule. Netflix c’est bien, mais j’aime trop l’atmosphère des salles obscures.

La possibilité de faire des répétitions avec mes partenaires. Nous entamons un projet que nous espérons porter sur scène en novembre. Quoi qu’il en soit, même s’il est reporté, nous sommes dans les starting blocks…mais chacun chez soi avec son texte et sur messenger.

Passer la frontière avec les Pays-Bas…c’est probablement l’un des aspects les plus étranges de tout ceci. Les frontaliers de tous pays se reconnaitront sans doute. J’ai juste envie d’aller me promener et boire un verre dans mes coins habituels, à 5-6km de chez moi, mais dans un autre pays.

Toutes ces choses ont trait à l’être et non à l’avoir. Je pense que c’est pareil pour beaucoup de monde. Même si j’ai déchanté chez décathlon, entre ruptures de stock et impossibilité d’essayer (plus le système de tailles de décathlons qui ne ressemble à rien d’autre et le fait qu’il ne restait quasi que du xs-mais qui rentre dedans- et du xxl), je manque de matériel et vais devoir ramener le peu que j’ai acheté.

Au final, à l’avenir, personnellement, je voudrais que, malgré le déconfinement, certaines choses ne changent plus et que d’autres changent urgemment.

Je voudrais travailler moins, arrêter de vendre mon temps pour de l’argent comme disent certains convaincus. Je voudrais conserver la possibilité de télétravailler de temps en temps une demi journée (c’est dur avec mon boulot) pour tout ce qui est administratif. Je voudrais ne plus perdre mon temps en faisant inutilement des magasins, en casant trop de choses dans mes weekends ou mes soirées. Voir mes amis peut-être moins parfois mais mieux. Je voudrais continuer à prendre le temps de faire du sport, mais m’autoriser aussi à ce que certains jours ce ne soit que 30 minutes à la maison plutôt que rien du tout ou l’épuisement. Je voudrais ne pas abandonner cette créativité et passer moins de temps devant la télé pour continuer à écrire, lire et faire des projets dans ma tête.

Pour le monde en général, j’espère aussi tellement de choses. Là aussi, comme beaucoup, mais pas toujours comme nos dirigeants et ceux qui ne pensent qu’à bâtir des empires. Financer le rail et non l’aérien. Produire en Europe. Consommer local. Pouvoir continuer le télétravail pour ceux qui le veulent et le peuvent, afin de désengorger les villes. On aurait ainsi une meilleure qualité d’air et ceux qui doivent se déplacer perdraient moins de temps. Tellement, tellement de choses encore…

Et vous ? Avez-vous changé vos habitudes ? Lesquelles ? Etes-vous introverti ou vous ressourcez vous dans l’énergie des contacts sociaux ? Que rêvez vous pour la suite ?

 

Message à moi-même 🙂

 

Journal de (dé)confinement 10: du 18 au 24 mai

Dixième journal de confinement, peut-être le dernier, qui sait… Lorsque j’ai commencé en mars, je ne sais pas si je me disais que cela pouvait durer si longtemps. Je ne sais même pas si nous sommes toujours en confinement. Les magasins ont ouvert, certaines classes aussi. A mon boulot, nous nous sommes équipés et je vais y aller plus souvent, un peu au compte gouttes. Nous y allons quand c’est vraiment nécessaire et sommes priés de ne pas nous attarder et de continuer à faire chez nous ce qui peut l’être. Cela me convient. Il fallait réamorcer une phase plus active en ce qui concerne le travail, mais y être la moitié du temps et gérer le reste depuis chez moi me convient. Je ne suis pas fatiguée et j’ai une belle peau. Je me suis pesée, je n’ai pas maigri (encore que, je me suis pesée le premier jour de mes règles, ce qui n’est pas très juste envers moi-même) mais mon corps a changé, je le sens dans mes vêtements et je le vois. Je pourrais carrément vivre sur ce rythme à long terme…

En dehors de ça, j’ai profité de mes parents, de leur jardin et du bois et de la campagne derrière chez eux. Je suis allée courir et marcher et ça m’a fait du bien de retrouver ces endroits familiers et pourtant interdits durant deux mois, de troquer les bords du fleuve asphaltés contre les bois, les champs et leurs sentiers pleins d’aspérités, le relief un peu plus changeant. Ca a été dur, j’ai dû raccourcir mes foulées, chercher mon souffle, ma cheville se plaint un peu…

Je ne suis pas retournée dans les magasins, je suis toujours confinée psychologiquement. Les pulsions d’achat ont disparu, pour peu qu’il en restait. Il faudrait que j’aille chez décathlon ou dans un magasin de sport, mes chaussures sont usées.

Je réfléchis beaucoup sur les habitudes que je veux garder, que je veux changer, mais je pense écrire un article entier là-dessus pour creuser le sujet. Je ne sais pas si ce journal de confinement est le dernier ou non. J’ai envie d’écrire sur d’autres choses, sous d’autres formats, même si inévitablement on y reviendra, c’est notre quotidien.

Cette semaine, je me suis sentie plutôt bien. Il y a eu un jour férié dont j’ai bien profité. Un vendredi où je me suis autorisée à ne répondre qu’en cas d’urgence et à différer des tâches, un samedi à ne pas faire grand-chose, à part aller courir un 7km plus vite que jamais. Merci les sentiers et les côtes, lorsque je retrouve le plat, tout me semble plus facile.

Il y a eu une pédicure que j’attendais depuis une semaine. En fait depuis plus que cela, mais elle ne pouvait pas travailler. Mes pieds ont repris forme humaine eux qui sont maltraités dans mes chaussures de sport et que je néglige trop souvent. J’espérais un massage, je m’en faisais une joie, ma pédicure prodigue des drainages lymphatiques merveilleux, mais le coronavirus m’en a privé. Drainer la lymphe peut déclencher des symptômes lorsqu’on est porteur d’un virus. Malheur, il ruine mon bonheur de la semaine celui-là.

Cette semaine, j’ai beaucoup lu. Vite, allègrement, au jardin, dans mon lit, dans mon bain, sur mon sofa. La lecture m’a toujours été d’un grand secours, me sauvant de l’ennui, de l’angoisse, de la solitude, de la tristesse… Ici je suis dans le plaisir pur de la lecture, je m’en donne à cœur joie.

Il y a eu des expérimentations culinaires, un art qui n’est pas du tout mon art de prédilection. Le temps et l’envie de manger mieux et d’apprendre à me servir des protéines végétales au service de ma santé et de ma forme me poussent à tenter des choses et j’y trouve une certaine satisfaction.

Cette semaine, on parle beaucoup des vacances dans la presse. De la Grande Bretagne qui va imposer une quarantaine. Mais aussi de pays comme l’Espagne et l’Italie qui ne prévoient pas cette mesure et invitent les touristes. La première vague n’est pas encore tarie…je me demande comment un tel risque peut-être pris à partir de la mi juin. Nous ne pouvons pas revoir nos proches (4 maximum en Belgique, même si je pense que 80% de la population triche) avant le 8 juin, mais nous pourrions partir à l’étranger une semaine ou deux plus tard… Alors qu’apparemment des dizaines de personnes ont été contaminées en Allemagne début mai au cours d’un service religieux…un seul service. Je me demande si tout cela est bien vrai. Tant d’efforts et de privations pour rouvrir tout d’un coup ? Pour ma part, je vais laisser passer juin et juillet avant d’envisager quoi que ce soit. Un peu de temps à la côte belge ou hollandaise. Ou ce fameux voyage en Italie, mais j’en doute. Pour le moment, vivant seule, je ne suis pas censée monter en voiture avec qui que ce soit… Il va nous falloir rester calme, car une tempête d’incohérences s’annonce.

Courage, ne vous précipitez pas, faites le bilan, notez ce que vous avez appris et ce que vous ne voulez plus, avant que tout reprenne, j’en ai bien peur, comme avant…

Journal de Confinement 9: du 11 au 17 mai

Cette semaine, la Belgique a rouvert ses magasins. Cette semaine il y a donc eu des files de fous dès lundi matin devant des enseignes telles qu’Ikea, Primark et Action…. Tout cela m’a fait revenir en tête la « Foule Sentimentale » d’Alain Souchon…

Oh la la la vie en rose
Le rose qu’on nous propose
D’avoir les quantités d’choses
Qui donnent envie d’autre chose
Aïe, on nous fait croire
Que le bonheur c’est d’avoir
De l’avoir plein nos armoires

Cette semaine, je ne suis allée dans aucun magasin. Je suis déjà dans une transition depuis un moment comme vous le savez. Je n’ai pas eu de mal à ne pas m’acheter de vêtements et les grandes enseignes ne me font plus rêver. Bien sûr j’ai quand même craqué durant cette période de confinement. Pour des livres essentiellement. Et pour une tablette reconditionnée après avoir poussé mon vieil ipod au bout de ses limites…

Cette semaine, j’ai pu constater les bienfaits du sport sur mon corps. Sans doute une combinaison de plusieurs choses. L’augmentation de l’entrainement par intervalles à haute intensité. Les sorties plus longues pour l’endurance. L’alimentation globalement très saine et surtout la possibilité offerte par le confinement d’écouter vraiment son corps. De manger la juste quantité au juste moment. De ne pas vivre des fringales émotionnelles ou de fatigue.

Cette semaine, et le sujet est délicat, j’ai ressenti de la colère face à la saga de la tentative désespérée de sauvetage de Brussels airlines (qui appartient désormais à Luftansa) par l’Etat Belge. Mes excuses aux éventuels employés de cette compagnie qui passeraient par ici. Je parle d’un endroit où je ne suis peut-être pas légitime puisque mon salaire a été préservé puisque je fais partie d’un secteur dit « essentiels »… Mais cela me désespère de voir l’argent qu’on est prêt à investir pour sauver une industrie polluante et non essentielle, alors même que l’auto entreprenariat, l’emploi local et le monde de la culture (des milliers et des milliers d’emplois donc nous profitons tous) sont laissés à l’abandon… Je rêve tellement que l’Etat investisse ces millions dans la culture, dans le rail également. Pour que nous puissions voyager sans détruire la planète…

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Heureusement, après cette semaine, il y a eu un weekend.

Un samedi consacré à une fête des mères décalée sur la terrasse familiale. Un brunch généreux de chez Tea Late dégusté sous un soleil généreux. Nous avons mangé le salé à midi et le sucré à 16h et il en restait. J’ai encore déjeuné le lendemain matin d’un savoureux yaourt cassis avec du granola aux pépites de chocolat et une datte en bonus. Entre les rounds salé et sucré, une balade dans la bois, à écouter les oiseaux. Et à travers champs aussi, à observer les rapaces qui planent en profitant des courants sans un battement d’ailes…

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Un dimanche de retrouvailles avec C., mon amie de toute une vie. Qui vit à 7km de chez moi et que je n’avais plus vue depuis deux bons mois. Nous avons le droit de nous promener dans la nature en respectant la distanciation sociale. Nous explorons un coin que nous ne connaissions pas au bord de la rivière, une petite enclave préservée où s’ébattent les nouvelles familles de cygnes, de canards, d’oies, de poules d’eau et de bernaches. Je ne me lasse pas de ces moments passés à observer la nature…

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Demain, nous serons encore un peu plus déconfinés. Des enfants vont reprendre le chemin de l’école. Je vais aller plus souvent physiquement au travail. Des précautions seront prises, mais des contacts doivent être repris… Ce qui est fou avec cette maladie, c’est cette suspicion autour de notre propre corps, de ses vibrations, des irrégularités de la respiration… Ce questionnement, ce doute de soi-même lorsqu’on sort d’un magasin… Est-ce que vous l’avez aussi ? Je me sens bien. Mais je ne suis pas sûre de ne pas être porteuse. Je prends toutes les précautions. J’espère que vous aussi, j’espère que cela suffira. Pour que puisse renaître une saine insouciance en ce qui concerne les contacts humains et que nous puissions nous soucier sérieusement de tout le reste.

Je vous souhaite une belle semaine. Profitez des petites choses. Voyez vos proches si vous le pouvez. Ne les touchez pas. Aimez-les autrement. Et surtout, prenez soin de vous.

 

Journal de (dé)Confinement 8: du 4 au 10 mai

Cette semaine il y a eu

Beaucoup de vidéos de Marina Rollman regardées…j’adore !

Beaucoup de sport en live avec 80 000 personnes !

Des orteils en sang après avoir couru 1h30, lentement, mais surement…

Du beau temps et une autorisation de revoir des proches, très peu, à partir de dimanche. Un respect à la lettre des consignes et une visite à mes parents dimanche. Une fête des mères dehors sous la pluie et sans cadeau. La réflexion que je dois être parmi les 1% de Belges stupides qui respectent tout à la lettre. Et qui se sont vus samedi…sous le soleil. Mais bon, j’étais contente quand même..

Une nouvelle obsession pour l’histoire de l’indépendance de l’Irlande suite au visionnage d’une série…tant d’obsessions, oui tant ! Quelqu’un a-t-il un roman irlandais à me conseiller ?

Des questions tant de questions…des articles lus, beaucoup…qui ne s’arrêtent sur aucune vérité incontestable ? Et que nous reste-t-il quand on ne peut se fier ni à Dieu, ni à la science ? L’argent ou l’art… Alors je regarde de jolies images, je lis, je colorie, je me languis…

C’est long, je ressens régulièrement une petite oppression au niveau du plexus solaire…celle que je ne ressentais avant que rarement, lorsque je passais exceptionnellement une journée sans mettre le nez dehors. Ce n’est pas de l’angoisse, c’est ce que je ne peux extérioriser physiquement, vocalement, socialement…

Ce qui est dur c’est de ne pas pouvoir planifier, échelonner, organiser, compter et décompter, se projeter…Vivre dans le présent n’est pas un acquis, c’est une pratique quotidienne.

Heureusement pour moi pas de mauvaise compagnie, un salaire toujours là, des messages tous les jours, un lieu de vie agréable, même si loin d’être idéal pour un confinement, une personnalité qui se prête à la solitude et un ennui qui ne me gagne jamais…

Et maintenant, l’ouverture des magasins, la reprise du travail et la relance de l’économie pour beaucoup de gens…et se demander quels seront les chiffres dans deux semaines…

Mais d’ici là, d’autres livres, des après-midi au jardin, des repas partagés, des courses au bord de l’eau, des mots doux échangés…on n’est pas si mal finalement…

Journal de confinement 7: du 27 avril au 3 mai

Cette semaine il y a eu…

Des anniversaires. Nous sommes beaucoup à être nés en avril dans ma famille… Celui de ma grand-mère, fêté depuis l’autre côté d’une vitre de sa maison de repos. Nous avons pu constater que pour elle aussi, la vie continuait. Celui de mon papa, arrivé à l’âge de la pension et qui termine sa carrière de bien étrange manière, lui qui n’a jamais chômé un seul jour.

De nouvelles cartes coloriées et envoyée à ma famille et mes amis, qui les reçoivent au compte goutte et m’envoient à leur tour de gentils messages.

Des larmes qui m’ont surprise alors que je me suis fait sévèrement réprimander par la police car je traversais à trois mètres d’un passage pour piétons. Ils avaient raison sur le fond, ils m’ont vue de loin. Cependant l’endroit était désert, j’étais seule et je me suis vraiment sentie agressée par leur ton (ils étaient masqués au début je n’ai pas compris ce qu’ils voulaient) et je dois être plus à fleur de peau que je ne l’imagine. Je respecte tellement les règles et j’ai si peu d’interactions que me faire ainsi crier dessus a fait déborder mes émotions…

De la lecture, l’après midi avec Yuval Noah Harari et le soir avec Jonathan Coe, en anglais.

Moins de soleil et de la pluie, ça a fait du bien à mes allergies et à la terre.

Des heures passées à faire du soutien téléphonique, un média si compliqué pour moi qui choisirais naturellement l’écriture ou le contact direct, impossibles actuellement… De la reconnaissance à certains moments, une cruelle impuissance à d’autres…

Du plaisir retrouvé à la course où j’ai pu recourir un peu plus longtemps à une reprise et plus court mais aussi plus rapide que jamais une autre fois. Cela fait du bien au moral.

Des bébés bernaches, 3, les premiers de la saison.

Un weekend de trois jours qui m’a fait du bien.

Un apéritif messenger avec mes amies de l’université.

La rédaction du centième article de mon blog.

Une balade avec deux amies et leurs chiens, en respectant les mesures de distanciation sociale. Presque 10 kms à parler en épiant les moindres frémissements de la nature.

Une diminution de la pression dans les hôpitaux…mais beaucoup de questions à la veille de la première étape du déconfinement.

Et vous, comment vivez vous à l’époque du coronavirus?

Mystical Terrarium no. 2 by Joy Laforme
J’adore ces illustrations de Joy Laforme… tellement dans l’air du temps 🙂

100!

Bonjour à tous,

Ceci est le centième article que je publie sur mon blog et l’occasion pour moi de faire un peu le bilan. J’ai créé mon blog le 10 décembre 2016 et j’ai publié mon cinquantième article le 23/03/19. Il m’a donc fallu deux ans et plus de 4 mois pour écrire mes 50 premiers articles et « seulement » un an et un peu plus d’un mois pour écrire les 50 suivants.

Comme lors de mon article pour les 50, voici quelques chiffres et repères que j’ai relevés :

Pour la suite, je me vois bien continuer sur ma lancée. Je façonne peu à peu ce blog à mon image. Il est aussi mon partenaire de réflexion, mes annales, l’endroit où je peux aller rechercher mes souvenirs, une sélection de mes meilleurs moments, un espace où je prends le temps de me recentrer régulièrement sur ce qui m’est essentiel et que je ne dois pas perdre de vue.

J’aimerais publier davantage de contenu créatif, simplement pour le plaisir de jouer avec la langue, de me vider l’esprit. J’envisage aussi des articles best of, pour me replonger dans ma bibliothèque, ma cinémathèque. Je remarque que ces articles, en plus d’être amusants à écrire sont souvent appréciés.

Enfin, le lâcher prise est pour moi un ouvrage sans cesse à remettre sur le métier, donc je vais poursuivre et me laisser porter par l’inspiration du moment.

Si vous avez lu ceci jusqu’au bout et qu’il vous arrive de passer sur mon blog et de vous y attarder, je vous en remercie. Cela me fait toujours plaisir de voir que des personnes sont passées sur mon blog, reviennent, s’abonnent et « likent » mes articles. Merci aussi à ceux et celles qui me laissent un commentaire à l’occasion. Cela m’intéresse toujours de pouvoir échanger, de savoir comment vous avez atterri sur mon blog, quels articles vous ont plus. Venez-vous ici pour les bilans culturels, pour les articles sur l’écologie, simplement par curiosité ?

N’hésitez pas à me faire un retour…

Je vous reviens bientôt avec de nouveaux articles…

Constance

Christian Schloe - Set Your Heart Free
Illustration de Christian Schloe, j’adore cet artiste…

 

Discover: Ouvert

Sur wordpress il existe une page qui reprend les meilleurs articles et les sujets tendances du moment, sélectionnés par une équipe d’éditeurs. Ils se chargent également de stimuler la création et, depuis le mois d’avril, ont lancé un challenge. Cette page s’appelle Discover. Chaque jour, un mot est posté et il faut écrire autour ou à propos de ce mot. Des pistes sont données si on préfère un point de départ plus précis. J’ai décidé, avec 20 jours de retard et à ma manière d’y participer. Je vais sans doute les prendre dans l’ordre mais peut-être pas tous ni tous les jours. Le premier « Blague », ne m’inspirait pas. Je commence donc par le deuxième. Il s’agit de « Ouvert ». Si vous souhaitez vous y essayer, je vous mets ci-dessous la liste des phrases d’inspiration (en anglais), ainsi que mon texte. Je pense que ça peut-être sympa comme petit moment d’écriture ou d’entrainement à l’écriture, sans prétention. Si vous souhaitez le faire, n’hésitez pas à reprendre ce challenge.

Need more ideas? Not sure what to write around Open?

  • Describe a memorable experience in a wide-open space: a desert hike, a picnic, an old-school train station…
  • Tell us about a store, restaurant, or public venue that’s currently closed, and that you can’t wait to see reopen.
  • Write a haiku (or several) in which “open” is the final word.
  • Share a story about a time when you or someone you know acted with open-mindedness and curiosity.
  • Post a photo that invokes a feeling of openness (for you, at least) and tell us when, where, and why you took it.

A 6 ou 7 kilomètres de chez moi se trouve un petit village aux rues pavées irrégulièrement et peuplé de maisonnettes blanches. Pas que, mais ce sont mes préférées. Actuellement, les façades de pas mal d’entre elles sont fleuries par des glycines et autres grimpantes. Dans ce village se trouve un restaurant et ce restaurant dispose d’une terrasse. Cette terrasse ne donne pas sur la rue, mais sur le fleuve et jouxte l’entrée d’une réserve naturelle. Il m’arrive d’y aller boire un verre après une balade dans la réserve, d’y déguster un hamburger végétarien le midi ou d’y prendre l’apéro le soir avec des tapas. Cette terrasse est en bois, en contrebas du restaurant. Le personnel doit monter deux fois un petit escalier pour arriver en cuisine et se décarcasse toujours en restant sympathique. Lorsque j’y vais, je dis que je suis en vacances. C’est mon endroit de sérénité. Celui où je peux regarder le soleil se coucher et transformer la bière en or. J’y suis doublement en vacances car je dois passer la frontière pour y arriver. Cet endroit se trouve en effet aux Pays-Bas. J’y ai beaucoup pensé ces jours-ci,car depuis deux ou trois ans, j’ai pris l’habitude d’aller y manger avec mes parents à l’occasion de mon anniversaire et, à l’heure où j’écris, le 20 avril, j’aurais donc dû y aller hier. Alors lorsque nous pourrons sortir du confinement, c’est là que j’aurai envie d’aller. Il me faudra sans doute patienter, car il faudra également que rouvre la frontière. Et alors, j’irai fouler à nouveau les sentiers de la réserve, je prendrai le temps de regarder à 360 degrés autour de moi, de rafraichir les images que j’en ai, de les actualiser en fonction de la saison, puis j’irai m’installer à cette terrasse, si le temps le permet, et je m’offrirai un bon repas, près de chez moi, mais en vacances.

Journal de confinement 5: du 13 au 19 avril

Lundi 13 avril

Dix à 15 degrés de moins et ça va tout de suite mieux. On se demandait si le beau temps allait chasser le Covid, mais non, c’est le froid qu’il nous faut. Les gens sont à nouveau terrés chez eux et à part les vrais sportifs et les gens qui vivent en appart, pas de rassemblements en vue. C’est triste de craindre le beau temps.

Déplacement professionnel indispensable.

Dépôt d’une jolie carte coloriée, d’une lettre et de photos à la maison de repos de ma marraine. Il n’y a toujours aucun cas là bas. Les résidents ne sont pas confinés en chambre et j’espère que prendre ses repas en collectivité l’aide à tenir.

Nouvelle activité créative, je m’en prends au « rendez-vous d’Essendilène » de Frison-Roche. Je l’embellis plus que je ne le saccage finalement… Cela pourrait devenir le support de mes prochains petits mots à des amis…

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Je fais la connaissance avec l’adorable bébé cocker de mon amie S. lors de ma promenade quotidienne. Cette adorable boule de poils n’a que faire de la distanciation sociale et se permet  même de me faire pipi dessus. Mon indulgence naturelle envers les animaux est décuplée car c’est ma première marque d’affection physique depuis un mois.

Lecture dans un bon bain, je fais connaissance avec Edgar Allan Poe en ce moment. Etonnant et terrifiant.

Enfin, je craque et commande un livre de dessins de Johanna Basford. Je n’arrive pas à savoir si c’est bien de soutenir les artistes et certaines enseignes (bon ici c’est la Fnac, pas top, mais pas amazon non plus) ou si c’est un manque de respect envers les services postaux. En même temps, les livraisons se font sans contact et cela permet à certains de ne pas perdre leur emploi…

Mardi 14 avril

Je n’ai pas eu l’envie de sortir aujourd’hui et je ne me suis pas forcée. Je pense que c’est le premier jour où je ne mets pas le nez dehors. J’ai accepté cette pesanteur. J’ai travaillé et vaqué à mes petites routines quotidiennes.

J’ai mis un nom sur ces insectes que je vois partout se reproduire en se moment. Ce sont des gendarmes. J’ai l’impression que ça se calme, mais ils grouillaient par paires sur les sentiers de campagnes et au bord de l’eau. Je remarque beaucoup plus de détails qu’avant, je pense aussi que le comportement des animaux change. Les oies pondent en bord de Meuse et du coup elles deviennent agressives. Je vais devoir me méfier, mais je me réjouis d’observer les oisons et canetons.

Tee hee. Because they can! : funny
Les avez-vous croisés vous aussi?

Mercredi 15 avril

« Grosse journée ». Travail, balade au bord de l’eau, réunion théâtre en vidéoconférence. Je prends des nouvelles de mes proches et tout va bien.

Le conseil national de sécurité annonce la réouverture des jardineries, la prolongation du confinement jusqu’au 3 mai et, plus surprenant, l’organisation de visites sur rendez-vous dans les maisons de repos. Pour une personne attitrée par sénior. Ce sera donc mon père qui pourra aller voir ma marraine (sa maman). Je ne sais pas comment cette nouvelle  va être reçue dans les maisons de repos où le personnel est déjà sous pression et fait tout son possible pour ne pas contaminer les résidents. C’est à double tranchant, mais il est vrai que mourir de solitude, ça arrive aussi…chez les personnes âgées, on appelle cela le « syndrome de glissement »…

Jeudi 16 avril

Cela devient dur de travailler. La charge physique et les heures prestées sont moindres, mais beaucoup moins d’opportunités de débriefer avec mes collègues et la charge mentale est bien là. Cet énervement me poursuit même durant mon jogging qui n’est pas fameux à nouveau.

Vendredi 17 avril

C’est le jour des coooooouuuuuuurses. Voilà où on en est, heureux de faire ce qui est habituellement la corvée hebdomadaire. Il me faut de la salade et des fruits. Je sens que mon énergie est en baisse. Je ne prends probablement pas assez l’air (team pas de jardin/balcon/terrasse) et ma masse musculaire doit avoir fondu étant donné que je fais essentiellement du cardio et plus de renfo.

Je passe à la pharmacie : vitamine D et complexe énergisant. J’avais peur de me faire gourmander car ce n’est pas essentiel, mais l’employée est charmante et prend le temps de me conseiller.

De retour encore un peu de travail, de l’avancement dans mon jeu Hogwarts Mistery (je me fais un peu de peine) et à 18h, je décide de me brancher sur le live de 18h sur la chaine de Sissy et Mua. Je suis motivée, ça se passe bien puis…youtube plante…enfin je ne sais pas ce qu’il s’est passé mais en tout cas le live a buggé pour tout le monde. Apparemment il a repris ensuite mais j’étais déjà sous la douche. Dommage, à refaire ! Demain peut-être…

Koh Lanta…les vrais savent…TF1 se moque de nous…

Samedi 18 avril

Je m’éveille avec une raideur à la nuque…super… je vois que mon meilleur ami (qui vit en Allemagne et que je vois extrêmement rarement) m’a appelée…mais je dormais encore.

On sonne à la porte, le facteur dépose un colis…bizarre je n’ai rien commandé…ah mais demain c’est mon anniversaire. Ca vient de chez Sebio…quelqu’un a pensé à moi…savon d’alep, gel douche, hydrolat à la rose…j’ai quelques idées en tête, mais je ne suis pas sûre. Finalement les anniversaires en confinement c’est pas si mal ! Je ne m’y attendais absolument pas  et la personne doit bien me connaitre…

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Je rappelle mon ami et nous discutons durant 15 minutes. Il sait que mon anniversaire est demain mais y pense déjà aujourd’hui et craint d’oublier demain.

Le temps est orageux aujourd’hui…à 16h il fait déjà sombre…je mets Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé, ça va bien avec le temps.

18h c’est reparti pour une séance de sport en vidéo !

J’étais à côté de la plaque quant au cadeau…les « coupables » bienfaitrices se sont « dénoncées » car elles avaient eu le message disant que le colis avait été livré…elles pensaient qu’il y aurait un mot, mais rien…

Dimanche 19 avril

C’est mon anniversaire. Petits et grands plaisirs du jour :

  • Les messages de mes amis au fil de la journée, même ceux qui sont loin et que je n’ai parfois pas vu depuis des mois ou des années… et je ne suis pas sur facebook donc pas de rappel, je suis vraiment chanceuse
  • Me laver les cheveux et me maquiller un peu, mettre un joli haut.
  • Mon amie S qui est venue en bas de chez moi avec sa chienne (elle vit à 1km) et m’a acheté le fameux Merveilleux que je m’étais promise de déguster.

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  • Dégustation devant Love Wedding Repeat sur netflix, j’étais curieuse de découvrir Jack Farthing et Eleanor Tomlinson hors de Poldark et c’était assez amusant.

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  • Changer mes draps et savourer d’avance le plaisir que j’aurai à m’y glisser ce soir.
  • La libraire de ma rue qui me livre en personne un roman de la part de mes amies
  • Une balade alors que le soleil se décide à sortir, vers 18h. Les glycines prennent lentement le relais des cerisiers du japon pour nous émerveiller. Les ancolies fleurissent au bord du ravel et forment un liseré violet sur les berges du fleuve. Les oies couvent dans les fourrés. Un couple de cygnes également…maman couve au fond d’une allée et papa monte la garde. La police a même mis une barrière pour empêcher les badauds d’aller les déranger.

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  • Le message vidéo de C., l’amie de toute une vie
  • Le rituel petit concert de 20h
  • La découverte d’un montage photo qui me fait beaucoup rire dans ma boite aux lettres, accompagné d’une carte et de petites attentions. J’ai les meilleurs amis du monde.
  • La lecture sur le canapé, ça y est, je me replonge dans « Sapiens »…je reprends dès le début en fait.
  • Une bougie parfumée et un épisode de Barnaby dans une ambiance austenienne pendant que je termine la rédaction et l’illustration de cet article…

Une semaine qui se termine bien, même s’il n’y a pas eu que du plaisir et que je pense beaucoup à qui n’a pas ma chance. Je me questionne également sur tous les drames qui se déroulaient dans le monde avant l’apparition du Covid, qui ont tué et tueront plus que le covid et qui sont désormais éclipsés dans les médias…

Et vous, comment s’est passée votre semaine ? Pouvez-vous toujours sortir ? Quels sont vos petits plaisirs ?