Bilan culturel de mars

Entre deux journaux de confinement, voici mon bilan du mois de mars. Sans surprise, je n’ai pas pu aller au cinéma ni au théâtre avant le coup d’arrêt asséné par le virus et j’essaie de limiter ma consommation de netflix. J’y arrive plutôt bien puisque je travaille encore et que je me consacre à d’autres activités pour lesquelles je n’ai pas le temps habituellement.

Par contre, je suis bonne cliente de youtube, plateforme sur laquelle je regarde chaque jour de semaine un épisode de Secrets d’Histoire. Je ne vais pas ici en refaire la liste, mais c’est devenu mon petit rituel quand je fais des pauses. Je le regarde en 5 ou 6 fois 15 minutes et je termine souvent vers 19h après le sport et avant une séance netflix ou de la lecture. Tout cela me donne envie de visiter beaucoup de chateaux.

Au niveau des séries, j’ai :

  • Regardé la 4° saison d’Outlander. Je suis assez mitigée. Sans en dire trop pour ceux qui souhaitent regarder, les saisons que j’ai préférées sont la 1 et la 3 car elles se passaient en Ecosse. Cela reste néanmoins un très bon divertissement et il n’est pas inintéressant de voir comment est dépeint le nouveau monde à la fin du XVIII ° siècle
Jamie Fraser Quotes - MagicalQuote
Il y a pire que d’être confinée avec Jamie Fraser…
  • J’ai retrouvé Barnaby le dimanche sur France 3, mon moment doudou avant de recommencer la semaine.

J’ai terminé « Rendez-vous avec le crime » de Julia Chapman. Il s’agit du premier tome d’une série de romans policiers assez légers qui se déroulent dans les montagnes du Yorkshire. On est bien loin de mes thrillers de Lars Kepler et c’est sans prétention, mais j’aime aussi un bon récit et l’aspect série qui nous plonge peu à peu au cœur d’une communauté fictive so British. Contrairement à la série Agatha Raisin dont la lecture m’avait déçue, je pense que je lirai d’autres tomes des détectives du Yorshire, c’est parfait pour les vacances notamment ou pour se détendre au coin du feu.

Les Détectives du Yorkshire - Tome 1 : Rendez-vous avec le crime ...

De mémoire, j’ai regardé deux longs métrages qui étaient sur mon disque dur (enregistré de la télé) depuis plusieurs mois :

  • Whiplash de Damien Chazelle (qui a ensuite réalisé  « Lalaland ») qui nous donne à voir la relation entre un jeune batteur hyper ambitieux et le chef d’orcheste de son conservatoire. Chef d’orchestre aux méthodes peu orthodoxes qui n’hésite pas à harceler, diminuer et même je dirais torturer ses étudiants. J’ai absolument adoré ce film, j’étais tenue en haleine comme devant un thriller. Les deux comédiens sont absolument fantastiques et ont été nommés aux Oscars. La musique tient également un rôle prépondérant et les séquences sont éblouissantes. Le jeune comédien est batteur dans la vraie vie et je ne suis moi-même pas musicienne mais j’y croyais à fond, même si j’imagine qu’il a été doublé pour certaines séquences. C’est un film d’apprentissage qui parle de passion et des limites à franchir…ou pas… Je vous le recommande chaudement.

Whiplash » : duel de mâles au sein d'un orchestre

  • Suite Française de Saul Dibb. Cela se passe durant la deuxième guerre mondiale. Je l’avais enregistré surtout parce que Michelle Williams, Kristin Scott Thomas et Matthias Schoenaerts figuraient au générique et que je les apprécie beaucoup. J’ai eu le plaisir de découvrir que Ruth Wilson (« Luther » et « The Affair ») et Lambert Wilson jouaient notamment dans cette adaptation d’un roman autobiographique d’Irène Némirovsky. L’histoire est celle d’une jeune femme qui vit avec son austère belle-mère en attendant que son mari revienne du front. Durant l’occupation, elles se retrouvent obligées d’héberger un jeune officier Allemand par lequel la jeune femme se sent rapidement attirée. J’ai beaucoup aimé ce film. Les personnages y vivent une belle évolution, surtout la détestable belle-mère qui révèle son cœur. C’est aussi une histoire d’amour tragique et il met en évidence la zone grise entre le bien et le mal alors qu’on se prend de sympathie pour un Allemand raffiné et contraint de faire la guerre tandis que la délation sévit entre les habitants du villages…
Suite française
Matthias Schoenaerts, plus hilarant que jamais  😉

Enfin, au rayon culture, comme je l’ai relaté dans mon dernier article, j’ai eu l’occasion de visiter le Speelklok Museum d’Utrecht ainsi que l’Hortus Botanicus d’Amsterdam.

Et voilà, c’est tout pour ce mois de mars. Et vous ? Comment résistez-vous à la tentation de passer trop de temps devant netflix ? Faites-vous des découvertes intéressantes ? Qui sont vos compagnons fictifs de confinement ?

Le top de 2019: séries, films, littérature…

Bonjour,

Me voici de retour comme l’an dernier avec mon top de l’année. Entre les Golden Globes et les Oscars, je vais décerner mes propres prix. Le jury est composé de moi-même et de ma subjectivité. C’est très dur pour moi de faire un classement et j’ai vraiment aimé beaucoup de choses, mais je vais essayer de m’en tenir à mes coups de cœurs, à ce que je recommanderais vraiment à un ami. Je vous mets ici le lien vers mon article de l’an dernier.

Commençons par les livres. Cette année, j’ai répertorié 18 livres lus. En tout cas, j’en ai chroniqué 18 sur éclats d’âme. Voici mes favoris :

  • La dystopie poétique « Station Eleven » d’Emily Saint John Mandel. Un coup de cœur inattendu et absolu qui m’a captivée et que je vous recommande à tous.
  • La saga d’Elena Ferrante« l’amie prodigieuse » que j’ai lue durant des mois. J’ai particulièrement adoré le deuxième tome qui traite de l’adolescence des protagonistes. A présent, j’aimerais beaucoup découvrir la série dérivée.
  • Autre saga, celle de Jeffrey Archer « Chroniques des Clifton ». J’ai déjà lu trois tomes et il y en a 7. Autre pays, même thème, l’amitié. C’est ici plus solaire et l’écriture est sans doute moins belle, mais c’est passionnant et cela se passe en Angleterre. J’adore suivre les personnages sur plusieurs décennies.
  • « Les derniers jours de nos pères » de Joël Dicker, que je n’attendais pas dans ce style. Une lecture extrêmement émouvante sur fond de deuxième guerre mondiale. Ca se lit vite et vaut vraiment la peine.
  • Au rayon des découvertes, j’épingle également « le monde selon Garp » de John Irving et « Duma Key » de Stephen King, des briques dont je n’ai pas su quoi penser au début, mais qui sont de vrais tours de force narratifs.

Passons à présent au cinéma. J’ai recensé 26 longs métrages vus cette année. Pour les films de l’année (certains datent mais bon), je retiens :

  • « The Favoutite » de Yorgos Lanthimos, film en costume décalé et brillant avec un trio d’actrices au top.
  • L’émouvant « Green Book » avec Viggo Mortensen
  • Le biopic de sir Elton John « Rocketman » qui a valu un Golden Globe à Taron Eggerton. La musique, le rythme, l’émotion, les costumes, tout y est !
  • L’enquête « Knives out » son scénario vertigineux et le jeu millimétré d’une belle brochette de stars.
  • Le drame de netflix « Marriage Story », brillamment défendu par Adam Driver et Scarlett Johansson.
  • J’ai également beaucoup aimé « Once upon a time in Hollywood », « Testament of Youth”, “New York Melody” et me replonger dans les Harry Potter ou les films tires de l’oeuvre de Tolkien m’a procuré un plaisir toujours intact.

Enfin, au niveau des séries, catégorie la plus prolifique avec 29 ( !!!) séries regardées en tout ou en partie, voici le top :

  • Au rayon des polars, j’épingle la galloise « Hinterland », « Conversations with a killer : the Ted Bundy tapes », la belge « Ennemi public » (saison 2), l’indétrônable « Morse », le gros coup de cœur anglais « The Victim » (s’il fallait n’en retenir qu’une) et l’équipe féminine d’ « Unbelievable » qui traque un violeur en série.
  • « After Life », le bijou cynique de Ricky Gervais sur le deuil. J’attends avec impatience la saison deux !
  • « The Affair » dont j’ai bouclé les 4 saisons, la dernière est attendue. Un bijou d’intelligence et de complexité relationnelle dans les décors magnifique des côtes américaines. Cette série vaut la peine ne serait-ce que pour son format original d’épisodes scindés qui nous font vivre les mêmes évènements du point de vue de personnages différents.
  • La craquante équipe de « Stranger Things », ma dose estivale de nostalgie et de régression. Dark avec ce qu’il faut d’humour.
  • « Dead to me », une comédie cruelle sur le deuil, le délit de fuite (oui oui) et l’amitié.
  • « Home for Christmas », la série de Noël norvégienne qui dépoussière le genre.
  • Enfin, le top du top, que je ne me remets pas vraiment d’avoir terminé, j’ai nommé « Poldark » bien sûr. Les mots me manquent pour dire mon amour à ce period drama sis en Cornouailles. Tout est au top dans cette série. Personnages, intrigues, décors, guerre, romance, amitiés, courage…

Voilà, ça a été dur de choisir et d’ailleurs cela se voit, j’ai été incapable de n’en sélectionner que 3 ou 5 par catégories comme je l’aurais voulu. Certains sont à mon sens des chefs d’œuvre et d’autres sont bien sûr des coups de cœurs plus personnels ou simplement des produits un peu hors du commun dont l’audace mérite d’être soulignée. J’ai tenté de mettre à chaque fois le lien vers le bilan culturel correspondant au mois où je les ai chroniqués si cela vous intéresse.

Et vous, que retenez vous de 2019 ? Avez-vous des coups de cœurs similaires aux miens ? Ou au contraire des choses que j’aurais manquées ? Vous ai-je donné envie de lire ou regarder quelque chose ?

A bientôt pour des articles autres que culturel ou liés à la période de Noël et à la nouvelle année. Les journées rallongent, le soleil est souvent présent et j’espère passer plus de temps dans des aventures à l’extérieur lors des prochaines semaines.

explore.

 

Bilan culturel de décembre

Bonjour,

Le mois de décembre a été comme je l’aime, tranquille et propice aux longues soirées à bouquiner et se reposer sur le canapé. J’ai donc eu l’occasion de me repaitre de séries. Voici le bilan de ce dernier mois.

Niveau cinéma :

  • Je me suis replongée dans les Harry Potter et j’ai décidé que je ne grandirais jamais. J’ai regardé La chambre des secrets, Le prisonnier d’Azkaban, la Coupe de Feu et l’Ordre du Phoenix. Plaisir sans cesse renouvelé. J’attends un peu avant de regarder les trois derniers, beaucoup plus sombres. Je me demande même si je ne vais pas d’abord relire les deux derniers romans.
  • Lors de ma soirée pyjama régressive, nous avons regardé A Star is born avec Lady Gaga et Bradley Cooper. Un beau film, mais si triste. La musique est évidemment somptueuse et les acteurs méritent amplement les honneurs qui leur ont été faits.
  • Je suis allée au cinéma voir A couteaux tirés/ Knives out, le film choral de cette fin d’année. Si vous l’avez manqué, il s’agit d’une histoire de meurtre dans le manoir d’une grande famille. Un classique « whodunnit » à première vue, mais en fait, ça décoiffe. Le scénario est signé Rian Johnson, qui réalise également le film. C’est absolument dingue, ça démarre en diesel, mais ensuite ça s’emballe et on ne sait ni ou ni quand ça va s’arrêter. Impressionnant !

Résultat de recherche d'images pour "knives out"

  • J’ai regardé le film netflix Extremely wicked, shockingly evil and vile avec Zac Efron et Lily Collins. Ce film aborde l’affaire Ted Bundy, que je connais déjà très bien. La particularité ici est que l’histoire n’est pas racontée du point de vue de Bundy, de la police ou de ses victimes, mais de celui de la femme qui a partagé sa vie durant des années (et vivait même un conte de fées avec lui). Elle a écrit un livre pour s’en sortir et ce film s’en inspire. J’espère qu’écrire ce livre l’aura aidée à s’en sortir. En tout cas, j’ai beaucoup aimé ce film.
  • Enfin, le 31, pour bien s’ambiancer, j’ai regardé le film dont tout le monde parle Marriage Story. Un film nommé aux Golden Globes (et peut-être aux Oscars), mais qui a la particularité d’être produit par Netflix et ne bénéficie pas d’une sortie en salles. Je trouve ça un peu triste, même en étant une adepte de netflix. La plateforme prend les cinéphiles en otage et j’aime avoir le choix de le voir en salles. Bref, le film est excellent, ça m’a fait penser aux Noces Rebelles (Revolutionary Road) avec Kate Winslet et Leonardo di Caprio. Ici, ce sont les impeccables Scarlett Johansson et Adam Driver qui campent un couple d’artistes en pleine séparation. Ils veulent faire les choses bien, mais sont tiraillés entre leurs rancoeurs, l’intérêt de leur fils et leurs aspirations personnelles qui ancrent l’un à New York et appellent l’autre à Los Angeles. Ce film est une histoire banale, ça pourrait être la vôtre ou la mienne, elle montre qu’une rupture amoureuse n’est pas une coupure mais qu’elle est faite d’allers retours et d’ascenseurs émotionnels, que le couple est à la fois le lieu où l’on donne le meilleur de soi-même et le pire, que de bonnes personnes peuvent faire des choses affreuses, que les avocats sont loin de toujours aider, mais qu’avec le temps, on peut aussi réussir sa rupture mieux que son mariage. En cela, le film, même s’il est triste (plus émouvant que triste, bittesrweet comme diraient les anglo saxons), ne finit pas dramatiquement comme les noces rebelles. A voir, que vous ayez fait ce type d’expérience ou non.

Au rayon series:

  • J’ai regardé la mini-série (8 épisodes) Unbelievable sur Netflix. Cette série se base sur des faits réels et nous propose deux arcs narratifs simultanés. On suit à la fois une jeune fille au parcours difficile accusée d’avoir faussement déclaré qu’elle a été violée et un tandem d’inspectrice d’un état voisin (cela se passe aux USA) qui se lance à la poursuite d’un violeur en série très méticuleux. J’ai adoré cette série, l’interprétation de la jeune Kaitlyn Dever dans le rôle de Marie Adler est bouleversante. Le personnage est d’ailleurs extrêmement bien écrit et illustre bien la difficulté de nos sociétés à accepter qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise victime de viol.
  • Encore sur Netflix, j’ai regardé une mini série de Noël norvégienne atypique Home for Christmas. Comme dans tout film de Noël qui se respecte, nous avons une héroïne célibataire et jolie. Elle en a marre de la pression familiale et ment en disant qu’elle s’est trouvée un mec et viendra avec lui au réveillon. On peut imaginer la suite…mais non. Ici, virage au 21° siècle et, enfin, une production qui parvient à nous réconforter, nous faire rire et modernise totalement le concept. Oui car, Johanne va s’inscrire sur un site de rencontre et faire des rencontres et ce ne sera pas toujours glamour. Je ne vous spoile pas la fin. Les personnages secondaires sont adorables et on en retire même quelques leçons de vie apaisantes et empouvoirantes. Le tout dans une petite ville norvégienne enneigée (et pour une fois, ça ne fait pas du tout fake) et illuminée comme il se doit. J’espère une suite à cette série et j’ai ouï dire qu’il y en aurait une…dans un an bien sûr !

Résultat de recherche d'images pour "hjem til jul home for christmas"

  • J’ai regardé la 5° saison de Luther. J’ai de nouveau apprécié, mais malheureusement elle était très courte et comme j’avais regardé les 4 premières saisons il y a déjà longtemps, je n’ai pas raccroché comme auparavant. C’est l’ennui de ces séries qui mettent des années à sortir et dont les saisons sont très courtes, il faudrait presque les regarder une seconde fois.
  • Enfin, j’ai terminé Poldark. Je suis donc en deuil. J’ai fait durer le plaisir au maximum, mais cette cinquième et dernière saison ne faisait que 8 épisodes. Je ne sais pas ce que je pourrais dire sur cette série que je n’ai déjà dit. J’ai adoré tout du début à la fin et cela restera probablement une de mes séries préférées. Je ne sais pas si je vais lui trouver un équivalent. Mon espoir réside dans le fait que certains romans n’ont pas encore été adaptés et des rumeurs disent que d’ici quelques années, il pourrait y avoir une suite. Mais qui sait si les acteurs seront toujours disponibles ? Je n’imagine pas un autre Ross et une autre Demelza…

Résultat de recherche d'images pour "poldark"

Résultat de recherche d'images pour "poldark"

Résultat de recherche d'images pour "poldark"

Je me suis lancée dans la lecture de plusieurs romans :

  • Solstice d’hiver de Rosamunde Pilcher. Ce livre vient d’une boite à livre et il avait l’air d’une parfaite lecture de saison. Effectivement, c’est un peu l’équivalent littéraire d’un téléfilm de Noël. Mais si mettre un film de Noël dans mon salon en vaquant à mes occupations me plait, je dois dire que lire un film de Noël n’est pas aussi satisfaisant. J’en suis venue à bout, mais c’était vraiment très mièvre et pas du tout réaliste. Pas étonnant puisque Rosamunde Pilcher est qualifiée sur internet d’autrice de romans « sentimentaux ». Bref, c’est bon pour une fois. J
  • J’ai lu les trois premiers tomes des Chroniques des Clifton de Jeffrey Archer qui suit le destin de deux enfants nés sous des étoiles bien différentes en 1920 à Bristol. C’est assez prenant et ça se lit vite. Les intrigues se nouent et se dénouent souvent un peu facilement, mais je ne boude jamais mon plaisir face à une saga familiale anglaise qui accompagne l’histoire et l’Histoire tout au long du 20° siècle. A la fin du troisième livre, je suis arrivée en 1957 et je sais qu’il y a encore au moins 4 tomes. Ce sera pour 2020 donc !

Enfin, au théâtre, je suis allée voir Linda Vista de Tracy Letts (qui est aussi l’auteur de la pièce qui a inspiré le film « Un été à Osage County »). Il s’agit d’une pièce californienne de 2h40. C’est assez long mais je ne me suis absolument pas ennuyée. Les acteurs étaient très bons, la scénographie modulable était très astucieuse et même si l’histoire ne me marquera pas durant des mois, j’ai été captivée par le spectacle.

Voilà, c’est tout pour ce mois de décembre. C’est déjà pas mal. Je m’aperçois que j’ai quand-même beaucoup regardé la télévision. De prochains articles arrivent et notamment mon top de l’année.

J’espère que vous aussi vous avez profité du mois de décembre pour lire et regarder de bons films au coin du feu. J’ai une cheminée mais je me chauffe au gaz, alors je mets souvent ma télé sur une playlist feu de bois ou une ambiance de la chaine youtube New Bliss et ça fait l’affaire.

Encore une fois bonne année et à bientôt pour de nouveaux articles.

Bilan culturel de novembre

C’est calée bien au chaud dans mon divan et habillée du sweat molletonné que j’ai cousu cet été que je m’attèle à la rédaction de ce bilan. A la télévision, un plaisir coupable : le film de Noël de l’après-midi. A ma droite le sapin scintillant et parfumé de bonnes épices de Noël achetées au marché de Noël d’Aix la Chapelle. So Hyggelig ! Savez-vous qu’en Ecosse, il y a aussi un mot pour cette atmosphère ? C’est le « Colsie ».

Colsie - like the Scottish hygge. The habit of embracing ...

Durant ce mois de novembre, j’ai regardé avec beaucoup de plaisir la trilogie du « Hobbit » de Peter Jackson. J’ai retrouvé avec plaisir Gandalf, Galadriel et Legolas. Martin Freeman est parfait en Bilbon et mon seul regret est ne n’avoir vu au cinéma que le premier des trois films car ça vaut vraiment le coup de le voir sur grand écran. Je crois que France Télévision va rediffuser les trois épisodes du Seigneur des Anneaux et je pense que je vais craquer.

J’ai aussi regardé « Le temps qui reste » de François Ozon avec Melvil Poupaud, un acteur que je trouve absolument fascinant. Le film est très mélancolique et un peu bizarre par moment, mais je ne regrette pas de l’avoir regardé. On y rencontre également la grande Jeanne Moreau et ses scènes avec Melvil Poupaud (qui joue son petit fils) sont pour moi les plus belles du film.

Enfin, j’ai vu « New York Melody » un film de John Carney avec Keira Knightley et Mark Ruffalo. Comme son nom l’idique, il y est question de musique. C’est l’histoire de la rencontre entre une jeune musicienne au cœur fraichement brisé (par Adam Levine, de Maroon 5) et un producteur à la ramasse en plein divorce. J’ai adoré ce film, c’est une petite pépite pleine de créativité, un hymne à la résilience et à l’amitié. Pour autant il évite l’écueil du mélo gnangnan et pour une fois n’est pas axé sur une histoire d’amour. Mention spéciale à la garde robe de Keira Knightley, quel style…

Keira Knightley Scoopneck Sweater | Boyfriend jeans ...

En novembre, j’ai joué dans une pièce de théâtre et je suis aussi allée en voir une. Il s’agit de « Pourquoi Jessica a-t-elle quitté Brandon ? », une enquête inventive et atypique qui, comme son nom de l’indique pas, narre l’expérience de Brandon Bryant, un lanceur d’alerte américain qui menait des assassinats ciblés en Irak pour l’United States Air Force. La pièce est ce qu’on appelle une conférence gesticulée et j’ai appris beaucoup de choses et passé une bonne soirée même si cela ne rend pas nécessairement foi en l’humanité. A voir dans un théâtre près de chez vous.

Au rayon séries, j’ai regardé la cinquième saison de « Peaky Blinders » dont j’ai déjà parlé plusieurs fois. La famille Shelby a perdu de son unité mais le magnétisme est toujours là, même si j’ai souvent du mal à m’y retrouver dans les guerres et que le nombre de morts est vertigineux. Je pense tout de même regarder la suite car l’infiltration de Tommy en politique promet de belles intrigues.

Enfin, au niveau littérature, j’ai lu « Le chasseur de lapins » de ma valeur sûre en matière de polars, Lars Kepler. Cet opus réunit Joona Linna et Saga Bauer, ce qui n’arrive pas à chaque fois et j’ai pris énormément de plaisir à retrouver mes personnages favoris dans cette intrigue à nouveau parfaitement ficelée et horrifiante à souhait.

J’ai également lu un court roman de Joyce Carol Oates, « Zombi ». C’est le troisième ouvrage de cette auteure que je lis (après « Reflets en eau trouble » et « Blonde ») et le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est surprenant. Il s’agit ici d’un récit à la première personne d’un tueur psychopathe. Si je salue la maitrise du style et l’audace de l’écrivaine, je dois dire que ce livre m’a mise mal à l’aise tout du long. Sans doute était-ce l’effet escompté. On est face à un personnage monstrueux et rien dans son histoire ne permet de comprendre comment il s’est développé ainsi. Souvent, lorsqu’on explore l’enfance des tueurs en série, on dégage des racines au mal. Pas ici et ça fait froid dans le dos.

Enfin, ce 30 novembre, j’ai eu la chance d’aller écouter Nancy Huston qui était invitée à s’exprimer par le magasine Imagine. Cette conférence m’a donné envie de relire ses livres (chronique de « Reflets dans un œil d’homme »ici) et de découvrir ceux que je n’ai pas encore lus. Elle mériterait sans doute un article à elle seule. Madame Huston répondait aux questions d’une délégation de Youth for Climate, ce qui lui a permis d’évoquer son parcours et ses engagements en faveur de l’écologie et de la cause féministe. A l’issue de cette conférence, je me sentais apaisée et admirative. Quelle classe ! Avez-vous déjà lu des ouvrages de Nancy Huston ? Si oui lesquels et quels sont vos coups de cœur ?

Voilà, c’est tout pour ce mois de novembre. J’espère que vous pouvez aussi profiter des soirées à rallonge pour lire et regarder de jolies choses dans une ambiance chaleureuse et réconfortante.

Pin by Rana Mahmoud on Desktop Wallpaper | Pinterest ...

 

Bilan culturel d’octobre

Bonjour à tou-te-s,

Je cours après le temps d’écrire en ce moment. J’accumule du retard, mais je constate avec bonheur que tous les jours d’anciens articles sont lus. Je vous remercie donc chers lecteurs, que vous soyez abonnés ou non. Je prends toujours autant plaisir à créer et rédiger le contenu que vous lisez et je pense que je le ferais même sans être lue, mais c’est sûr que ça motive ! N’hésitez pas à commenter et à me dire quels articles vous préférez. J’ai l’impression que ceux qui concernent l’écologie et le slowliving vous plaisent. Aujourd’hui, on se retrouve pour mon bilan culturel d’octobre, mais à l’approche des fêtes, je prévois également des billets sur la consommation responsable et l’écologie. A suivre donc…

En octobre, j’ai retrouvé une de mes séries anglaises chouchous, Les enquêtes de Vera. Cette saison, la neuvième, ne fait que 4 épisodes, donc je la savoure. Le personnage de Vera, vieille fille au look de paysanne fait toujours mouche avec son intelligence et sa bienveillance qui surprennent derrière son air bourru.

Je suis restée en Angleterre et j’ai poursuivi les aventures ou plutôt les mésaventures de la famille Shelby dans Peaky Blinders. A l’heure où j’écris, j’ai terminé la saison 5 et j’en parlerai en novembre. Je me demande tout de même à combien de flingues sur la tempe ou le front Tommy Shelby pourra survivre. Rien à voir, mais la musique de la série est tout simplement dingue, je pourrais écouter les épisodes les yeux fermés et ça vaudrait toujours la peine.

Je n’ai pas quitté le Royaume-Uni, mais j’ai rejoint l’Ecosse pour regarder, à la télévision cette fois, une autre série de la BBC « The Victim ». J’avais été quelque peu déçue par « The Bay », le mois dernier, mais « The Victim » a été une claque. Peut-être pas du niveau de Broadchurch, mais j’ai adoré cette série et je la recommande chaudement. L’histoire est originale. Ici point de meurtre, en tout cas au temps présent de la série. Les personnages principaux sont :

– une mère (à l’antipathie brillamment jouée par Kelly Mac Donald) qui a perdu son fils, assassiné des années plus tôt par un adolescent à peine plus âgé

– un jeune père de famille qui se fait tabasser et laisser pour mort sans raison apparente un soir d’Halloween.

Ces deux personnes, qui ne se sont jamais rencontrées, se retrouvent lors du même procès lorsque la première est accusée d’avoir provoqué et poussé à l’agression du second en révélant sur les réseaux sociaux qu’il était en fait le responsable de la mort de son enfant. L’adolescent coupable avait à l’époque reconnu les faits et retrouvé la liberté quelques années plus tard sous une nouvelle identité censée lui permettre de prendre un nouveau départ. Nul ne sait ce qu’il est devenu et Anna considère cela comme une injustice.

Cette série est un vrai suspense (Anna va-t-elle être condamnée ? Qui a agressé Craig ? Craig et Eddie J. Turner sont-ils la même personne ? et si ce n’est pas lui, où est-il ?), mais pose surtout intelligemment des questions nécessaires qui créent le malaise et pousseront chacun à se faire sa propre opinion : à quoi sert la justice ? à punir ? à réparer ? à protéger ? dans quel(s) cas a-t-on ou n’a-t-on pas droit à une seconde chance et qui peut en décider ? qui est la vraie victime du procès ?

Je ne spoile rien, mais vous aurez compris que j’ai été plus qu’emballée. Si vous l’avez vue, qu’en avez-vous pensé ?

Résultat de recherche d'images pour "the victim""

Côté cinéma, je suis redescendue en Angleterre et je suis allée voir Downton Abbey. J’ai savouré avec un grand plaisir mes retrouvailles avec le château, le personnel et la famille Crawley. Les scénaristes ont une nouvelle fois mis Dame Maggie Smith à l’honneur avec quelques répliques qui ne m’ont pas déçue, mais également des moments d’émotion. Certains trouvent que ce film est l’équivalent d’un Christmas Special, mais j’ai tout de même trouvé que c’était davantage que ça. J’ai aimé la dimension comique très présente et je trouve que c’est une belle conclusion pour la série. A noter que le film est visible sans avoir vu la série. On est sans doute un peu perdu au début évidemment, mais il suffit de se renseigner un peu. Par contre, attention, le film spoile la série bien entendu…

Résultat de recherche d'images pour "downton abbey movie tom""
Un peu de bonheur pour Tom et Thomas, deux de mes personnages favoris!

Côté littérature, j’ai changé de pays pour me rendre en Italie avec le court roman de Niccolo Ammaniti « Moi et toi ». Ammaniti est l’un des romanciers italiens contemporains les plus lus et il a récemment été le scénariste de la série « Il miracolo » (le miracle), chroniquée ici. Ce court roman parle de Lorenzo, un jeune adolescent doté d’une personnalité particulière et qui a du mal à s’intégrer. Pour se soustraire aux tracas de ses parents, il s’invente un groupe d’amis et une invitation à une semaine aux sports d’hiver. Le but : se ménager une semaine de tranquillité totale avec livres et jeux vidéos dans la cave de son immeuble. C’était sans compter sur le débarquement d’une demi-sœur quelque peu perturbée et avec laquelle il n’a jamais vécu. Ce roman se lit hyper vite et il est rempli d’humour et de sensibilité. J’ai été conquise et je le recommande, c’est un beau texte très touchant sur l’adolescence et l’amour.

Enfin, en octobre, j’ai eu l’occasion d’aller plusieurs fois à Bruxelles pour des activités diverses et variées, mais je pense rédiger un jour un article complet sur les adresses et activités insolites que j’ai pu découvrir dans cette capitale que j’aime de plus en plus.

D’ici là, je vous souhaite de bonnes lectures et de bons visionnages. Si vous avez des suggestions de livres pour cette saison, je suis preneuse. J’ai envie de lire des récits qui se passent dans des ambiances hivernales.

Bilan culturel de septembre

Bonjour à tous, me voici enfin avec le bilan de ce que j’ai regardé, vu et lu en septembre. Il y a beaucoup de choses et je ne m’étendrai pas sur tout, mais davantage sur mes éventuels coups de cœur.

Une fois n’est pas coutume, commençons par la lecture. Je suis enfin venue à bout de Blonde de Joyce Carol Oates. C’est le deuxième roman de Oates que je lis après « Reflets en eau trouble » (chroniqué ici). C’est un livre très long (1100 pages quand-même) mais prenant sur la vie de Marylin Monroe ou plutôt de Norma Jean Baker. L’auteure précise au début que son roman ne se veut pas une biographie. En fait, elle nous immerge complètement dans la psyché de Marylin, au plus près de ses sentiments, de son discours intérieur ponctué de « oh ». J’ai aimé cette lecture et j’ai appris beaucoup de choses. Cependant c’était très dur et touchant, je ne savais pas à quel point cette femme avait souffert. On y découvre, derrière l’icône, une enfant abandonnée qui a toujours désespérément cherché à être aimée. Aimée pour ce qu’elle est mais incapable de trouver qui elle est et donc toujours en train d’essayer de plaire, en quête de consolation et finalement d’une vie très simple. Un très beau livre mais il faut être bien accroché et prêt à y investir du temps.

J’ai ensuite lu Les derniers jours de nos pères de Joël Dicker. Pour rappel, Joël Dicker est l’auteur suisse du best-seller (mérité) La vérité sur l’affaire Harry Québert. Ce livre est très différent et parle d’un pan de la seconde guerre mondiale que je ne connaissais pas et qui n’a apparemment été rendu public que des décennies après la fin de la guerre. On y suit le quotidien d’hommes et d’une femme français ou franco-anglais qui s’engagent pour l’Angleterre et suivent une formation top secrète qu’ils doivent taire à leur famille pour être ensuite envoyés en France et mener des opérations de sabotage contre l’occupant et préparer le terrain pour le débarquement en Normandie en organisant et équipant les réseaux de résistance. Je n’en dis pas plus. J’ai été profondément émue par ce livre. Les personnages sont beaux, remplis d’idéaux et cela parle de grands sentiments, d’amour, d’amitié et de fraternité. Il y a du suspense aussi puisque c’est la guerre et qu’il y a des missions secrètes. Attention cependant, sortez les mouchoirs. Mais lisez-le tout de même, c’est un beau livre.

Résultat de recherche d'images pour "les derniers jours de nos pères"

Au niveau cinéma, je suis allée voir Deux moi  de  Cédric Klapisch qui filme deux solitaires dans le Paris contemporains. Ces jeunes gens cherchent leur place et ne la trouvent pas sur les réseaux sociaux. J’ai lu que ce film était présenté comme un plaidoyer pour les vraies rencontres et je trouve que c’est vrai. On rit, on pleure, on s’attache à ces personnages, des voisins qui ne se connaissent pas. Une autre chose qui m’a plu dans ce film c’est la représentation de la thérapie. Les deux personnages se retrouvent chacun chez le psy. Pas le même. Deux psys très différents. Au début, j’ai eu peur que ça tombe dans le cliché. Le cliché du psy qui ne dit rien (François Berléand) et le cliché de la psychanalyste allumée et imbue d’elle-même (Camille Cottin). Heureusement, il n’en n’est rien. Ce film donne une idée réaliste du travail thérapeutique et je lui dis merci. Les séances sont de mieux en mieux  et montrent que dans la vie tout prend du temps et demande de l’investissement.  Que rien n’est magique et que le temps entre les séances est aussi important. J’ai adoré ce film, son humour, ses personnages, ses valeurs. Cela faisait longtemps que je n’avais pas autant aimé un film français. Un sourire m’en reste accroché aux lèvres.

Résultat de recherche d'images pour "deux moi"

Le second film que j’ai regardé est un film avec Romain Duris, l’acteur fétiche de Klapisch, ici sans Klapisch. Il s’agit d’Une nouvelle amie de François Ozon. Ce film, où Duris côtoie Anaïs Demoustier parle de non binarité sexuelle et de changement de sexe. En gros, après le décès de sa meilleure amie, une femme s’aperçoit que le mari de cette dernière a pris l’habitude de s’habiller en femme. Autour de ce secret se tisse une relation ambiguë entre eux. Autant le dire, je n’ai pas vraiment aimé ce film qui frise parfois le grotesque. Cela aurait pu être intéressant, mais ça va trop vite et le réalisateur veut selon moi y raconter trop de choses. Si vous voulez voir un film sur le sujet, je vous conseille plutôt les magnifiques Laurence Anyways du prodigieux Xavier Dolan Avec Melvil Poupaud ou Danish Girl avec Eddie Redmayne et Alicia Vikander. Deux films absolument époustouflants. Je n’ai pas vu Girl  de Lukas Dhont mais il est sur ma wish list. Je remarque en écrivant que ces films parlent tout d’une transition homme – femme. Connaissez vous des films qui parlent de la transition à l’inverse ?

Niveau séries enfin, j’en ai vu 4 :

  • La troisième saison de 13 reasons why qui a de nouveau été prenante mais douloureuse. J’ai aimé l’idée que la série s’attèle ici à voir la face cachée des bourreaux et comment on en arrive à devenir un salaud. Cela remettait un peu de nuance. Cependant, les personnages restent assez stéréotypés. Bryce veut changer mais ça a même l’air trop facile. Et puis comment une classe peut-elle vraiment cumuler autant de malheurs. Ces ados portent littéralement le poids du monde sur leurs épaules et raisonnent comme des gens de 40 ans. On annonce une saison 4 où Clay va enfin aller en thérapie. Je me réjouis tout de même de voir si ça lui arrachera un sourire.
  • J’ai vu The Bay à la télévision. Une série écossaire avec Morven Christie (vue dans Grantchester) qui parle de disparition de deux adolescents dans une petite ville côtière. Cette série a été comparée à Broadchurch et, comme vous le savez, je suis fan de ce genre de séries. Cependant…ce n’est pas Broadchurch. La barre a été mise haut c’est vrai, mais j’ai trouvé que cela manquait de suspense. Personnellement, j’avais bien vu la fin venir, mais c’est peut-être mon habitude de ce genre de scénarios qui fait que… Une bonne série, mais pas la meilleure.
  • Dead to Me une série Netflix avec Christina Applegate et Linda Cardellini, qui est une de mes chouchoux. On est sur un format de comédie à propos d’un sujet dramatique : le deuil d’une épouse qui perd son mari dans un accident de voiture avec délit de fuite. J’ai adoré cette série et les deux actrices. La veuve n’est pas des plus sympathiques et cela rend la série intéressante. Sa nouvelle amie est louche, mais on s’y attache. Le suspense est là, les rires aussi même si ça parle de mort, de colère et de mensonge. Un très bon moment.
  • Enfin, j’ai regardé une autre production netflix, Criminal. C’est une série en 4 fois 3 épisodes, chaque bloc d’épisodes étant indépendant. On suit 4 équipes d’enquêteurs (Espagne, Allemagne, France et Royaume-Uni) dans leur travail en salle d’interrogatoire. Les histoires sont variées, les stratégies aussi, mais ça ne révolutionne pas le genre. Comme il y a très peu d’épisodes et que les suspects/témoins changent à chaque fois, on n’a pas vraiment le temps de s’en imprégner. Si vous aimez les épisodes avec interrogatoires à suspense, mon must reste l’indétrônable (oui je sais je me répète) Line of Duty.

Voilà, c’est tout pour ce mois de septembre, il va déjà me falloir rédiger pour octobre. Et vous, qu’avez-vous vu ? Vous ai-je donné envie de voir ou lire quelque chose ici ou dans les derniers mois ?

 

Bilan culturel (tardif) d’août

Comme dit précédemment, le mois d’août a été un mois de vacances. Fait de voyages, de sorties et de temps passé en famille et avec des êtres chers. Mais bien entendu, qui dit vacances dit lecture au jardin, siestes littéraires, soirées netflix jusqu’à passé minuit, cinéma et visites. Bref, ce bilan sera fructueux et j’ai été ravie de pouvoir passer tant de temps à lire et de retourner au cinéma. L’atmosphère des salles obscures m’avaient manqué.

Commençons d’ailleurs par l’écho des salles obscures. Je suis allée voir deux films très différents. Tout d’abord Yesterday. Dans ce film feel good, il est question d’un jeune homme qui tente de percer dans la musique et qui, alors qu’il est sur le point d’abandonner, fait un accident et se réveille du coma qui s’ensuit dans un monde qui n’a pas connu les Beatles. La suite, vous l’imaginez. C’est effectivement une jolie comédie romantique. On y retrouve Lily James et le moins connu Himesh Patel. C’est frais, original, la musique était forcément à mon goût. Il y a Ed Sheeran aussi qui joue son propre rôle. C’est réalisé par Danny Boyle (qui ne craint pas l’écclectisme, après « Trainspotting » et « Slumdog Millionnaire » notamment) et scénarisé par Richard Curtis (« Good Morning England », « 4Mariages et un enterrement » et « Love Actually). Le film est agréable, même s’il n’arrive pas au genou des autres scénarios de Curtis et du délire de Slumdog Millionnaire. A voir tout de même, pour se réchauffer le cœur et écouter les Beatles encore et encore.

Résultat de recherche d'images pour "yesterday movie"

Dans un tout autre genre, je suis allée voir Once Upon a Time in Hollywood de Quentin Tarantino. Le film est long, mais je ne me suis pas ennuyée, j’ai même passé un bon moment. Cependant, on se demande pendant longtemps (et même encore maintenant en fait) où Tarantino voulait en venir en mettant en parallèle (et réécrivant) l’histoire de la Famille de Charles Manson  et de l’assassinat de Sharon Tate avec celle d’une star sur le déclin (Di Caprio) et de sa doublure (Pitt) dans le Hollywood des années 60. Au final, je crois qu’il a voulu se faire plaisir, rendre hommage à une époque et prendre son pied avec ses acteurs. Di Caprio est très drôle en acteur dépressif geignard et que dire de Brad Pitt, dans un rôle qui m’a rappelé celui qu’il tenait dans « Burn After Reading » et qui m’avait fait pleurer de rire. Et la violence me direz-vous ? Ceux qui ne l’aiment pas (mais iront ils voir Tarantino ?) seront soulagés car il y en a finalement peu et ceux qui l’aiment se régaleront durant les 15 dernières minutes hilarantes mais auront sans doute un goût de trop peu. Je n’en dis pas plus. Avez-vous vu le film ? Aimez-vous Tarantino ? Je sais que c’est un réalisateur qui divise et pour ma part, je suis loin d’avoir tout vu, mais j’arrive à le prendre au 36° degré donc j’aime bien.

Enfin, à la télévision, j’ai eu l’occasion de regarder « Testament of Youth » (mémoires de jeunesse), un film de James Kent avec Alicia Vikander dans le rôle principal, Kit Harington et Taron Egerton dans des seconds rôles. Il date de 2014, avant que tous trois deviennent des stars. Ce film est un film biographique basé sur les mémoires rédigées tout au long de sa vie par Vera Brittain, une écrivaine, pacifiste et féministe britannique. Je ne connaissais pas du tout Vera Brittain, une jeune femme qui s’est battue pour pouvoir faire des études avant de les abandonner pour devenir infirmière durant la première guerre mondiale. C’est un très beau film, mais il est aussi très triste et certaines scènes dans les hôpitaux sont dures à regarder. Néanmoins, je l’ai beaucoup aimé et cela m’a donné envie de lire les mémoires de Vera Brittain. Connaissez-vous le personnage et en avez-vous lu quelque chose ?

Résultat de recherche d'images pour "testament of youth"

Au niveau tourisme, j’en ai parlé ici et , mais je suis allée en Italie cet été. J’ai visité Vérone et je suis retournée à Florence, que je connais très bien. Je me suis fait plaisir en visitant à nouveau la Basilique de Santa Croce, un de mes endroits favoris sur terre. On y trouve notamment les tombeaux de Machiavel et Michelange et de superbes tableaux. Il y a également un cloître où était exposé un parcours retraçant les évènements de 1966 lors de la crue de l’Arno. La Basilique, proche du fleuve, avait été inondée et la population et des étudiants venus du monde entier s’étaient mobilisés pour sauver ses trésors. Je ne suis pas religieuse mais je suis fascinée par les chefs d’œuvre que la religion a inspirés aux hommes et je trouve un certain apaisement à fréquenter les églises.

Niveau lectures, j’ai terminé le cycle de l’ « amie prodigieuse »d’Elena Ferrante, avec « l’histoire de l’enfant perdue », toujours en Italien. Que dire ? J’ai été captivée par cette saga qui conte une histoire intime et nationale à la fois et ravie de réussir à la lire en italien sans difficulté. Je l’ai lu en Italie pour être dans l’ambiance et j’ai à nouveau passé un bon moment, même si la vie d’Elena et Lila n’est vraiment ni facile ni drôle. Cette amitié est parfois proche de la rage et n’est pas solaire, mais c’est ce lien particulier qui fait l’essence de l’histoire, la façon dont elles se construisent l’une face à l’autre, l’une avec l’autre et l’une contre l’autre. Elena m’a souvent énervée car je l’ai trouvée égoïste et mauvaise mère, mais aurais-je aussi mal jugé un personnage masculin ? A d’autres moments, j’ai eu de l’empathie pour elle et je resterai curieuse de savoir à quoi aurait ressemblé l’histoire si elle avait été contée par Lila…

Enfin, au rayon séries, j’ai regardé la troisème saison de la Casa de Papel qui a fait le job sans plus surprendre. J’ai bien aimé retrouver Berlin dans les flashbacks et Nairobi est devenue mon personnage préféré. Par contre, Tokyo est insupportable, tout ce qui arrive est toujours de sa faute. De même, Raquel ne sert pas à grand-chose. Mais bon, on veut du divertissement et il est clair qu’on en a.

J’ai également commencé une série dont j’entendais souvent parler (en bien). Il s’agit de Peaky Blinders qui suit une famille mafieuse dans le Birmingham d’après la première guerre. Je n’adore pas, car les histoires de gangsters c’est pas mon trip et bien souvent je ne comprends pas leurs embrouilles de chevaux et paris sportifs. Néanmoins, les personnages sont intéressants et ce qui me fait rester ce sont les intrigues familiales et aussi l’hypnotique Cillian Murphy, qui se fait casser la gueule en permanence mais qui n’abandonne jamais. Si vous aimez les histoires de clans, les atmosphères noires de début de siècle, les écorchés vifs (au propre comme au figuré) et la baston, cette série est faite pour vous…

Résultat de recherche d'images pour "peaky blinders"

 

Voilà, c’est tout pour ce bilan du mois d’août qui s’est fait attendre. Et vous qu’avez-vous lu/vu/visité de bon ?