Les petits gestes écolos estivaux (4)

Bonjour à tous et à toutes,

J’ai eu la chance de passer une semaine en Croatie il y a dix jours. En observant les habitudes des personnes sur place et mes propres nouvelles résolutions, j’ai eu envie d’écrire un petit article compilant les efforts plus ou moins grands que nous pouvons faire pour être des estivants et des vacanciers un peu plus responsables. Tout de suite, voici ma petite liste :

  • Tout d’abord, il n’est pas obligatoire de partir en vacances et la vie vaut la peine d’être vécue même si on n’a pas l’envie/le temps/les moyens de partir en vacances. Ceci méritait d’être dit car j’ai parfois l’impression (et même vécu) que lorsqu’on dit aux gens qu’on ne part pas, ils nous regardent avec un peu de commisération comme si on leur annonçait qu’on était atteint d’une maladie grave. Ne pas partir peut aussi être un choix et c’est sans nul doute un choix très éco responsable. Découvrir les jolies choses autour de nous dans un rayon de 100km (rayon à déterminer) peut être un challenge sympathique…
  • Privilégier les transports en commun ou la voiture. J’ai moi-même pris l’avion pour aller en Croatie, je voyageais avec ma maman qui ne supporte plus les longs trajets en voiture. Cependant, avec les vols low cost (qui ne paient le prix juste ni au personnel ni à la planète d’ailleurs), on oublie souvent que certaines destinations sont tout à fait praticables en voiture et/ou en train (même si l’offre est bien insuffisante pour concurrencer l’avion malheureusement). Je pourrais aller en Croatie en voiture une prochaine fois, je vais en Italie en voiture cet été et je suis allée au Danemark l’an dernier en voiture. J’aimerais beaucoup faire l’Angleterre comme ça et j’ai un peu honte quand je pense que, dans le passé, j’ai pris l’avion pour aller dans des endroits comme Berlin ou Marseille (je vis en Belgique). Aujourd’hui, je ne ferais clairement plus les mêmes choix.
  • Emportez vos sacs réutilisables. On m’a dit que la consommation d’emballages plastiques était la plus dramatique dans les pays plus lointains et moins « développés ». Naïvement, je pensais qu’en Europe, l’effort était global. J’ai bien déchanté en Croatie, pays tout à fait développé. Ils emballent tout dans du plastique et ne comprennent pas que l’on refuse. En tout et pour tout, j’ai vu une dame au supermarché sortir son propre sac en tissu. Je me revois ici il y a quelques années. Donnons l’exemple et soyons des touristes qui n’en rajoutent pas en en tout cas. J’avais un sac avec moi et ma maman aussi, cela nous a suffi et nous avons relevé ce challenge.
  • Dans la même veine, investissez dans une gourde. J’avais mis 30 euros dans une gourde en inox qui maintient le liquide frais durant 24h et c’était un bonheur de boire de l’eau fraiche après des km de marche en plein soleil ou lorsqu’on est dans une voiture surchauffée. La mienne est une chilly et je vois aussi beaucoup de qwetch. Ca évite aussi de payer des consommations et de s’arrêter pour chercher un magasin. Je suis assez fière de ne pas avoir acheté une seule bouteille en plastique durant ces vacances.
  • Toujours en parlant de boissons, refusez les pailles en plastique. Attention, exercice périlleux puisqu’il faut souvent y penser au moment de commander. A glisser dans son sac ou à avoir chez soi lors des barbecues, soirées cocktails et autres : les pailles en bambou ou en inox. Accompagnées de leur petit goupillon de nettoyage (souvent vendu avec), elles feront parfaitement l’affaire et comme les enfants réclament souvent des pailles, c’est une bonne façon de les sensibiliser.
  • Utiliser de la crème solaire bio. Je ne l’ai pas encore fait car j’ai un spray à terminer, mais c’est le next step. Ca évite de se tartiner la peau de perturbateurs endocriniens et autres joyeusetés et ça évite de les évacuer dans la mer, les rivières ou la douche pour qu’ensuite on finisse par les boire ou manger des poissons qui en ont consommé.
  • Après les pailles, investissez dans de la vaisselle en bambou (ou alternative) pour les repas sur la terrasse ou les barbecues. Si vous n’avez pas envie de faire courir de risques au service en porcelaine reçu lors de votre mariage, ce n’est pas une raison pour remplir un sac poubelle de plastique à usage unique à chaque réception.

Voilà, ce sont les idées qui me sont venues en tête lors de la préparation de cet article. Je suis sûre qu’il y a beaucoup de choses à dire encore, mais c’est déjà pas mal. Si vous en avez d’autres, n’hésitez pas à en parler dans les commentaires. N’hésitez pas non plus à partager ou liker cet article et à parler de ces initiatives autour de vous. Sensibiliser les autres, c’est aussi faire une part du travail.

Dans quelques jours, l’été commencera officiellement. Beaucoup d’entre vous s’en réjouissent (pour ma part, ce n’est pas la saison que je préfère) et je nous le souhaite à tous détendu, serein et propice aux beaux projets.

Si vous voulez (re)lire mes précédents articles sur les gestes écolos, voici les liens:

Petits gestes écolos 1

Les gestes écolos (2)

Les gestes écolos 3: électricité et menstruations

 

Bilan culturel de mai

Le mois de mai se termine et c’est donc le moment de faire mon bilan mensuel. J’espérais avoir une lecture à chroniquer, mais je n’ai toujours pas fini « Duma Key ». C’est une brique (plus de 800 pages) et je n’arrive pas à lire longtemps le soir car je suis déjà très fatiguée quand je vais au lit. Cependant, je n’abandonne pas, je m’envole pour une semaine de vacances demain et je sais donc que j’aurai sa peau prochainement.

J’ai été voir un film au cinéma, il s’agit des «Crevettes pailletées », un film français (rare) avec un acteur belge en premier rôle (Nicolas Gob) et une floppée d’acteurs pas très connus. Le pitch : un champion de natation (Gob) se voit contraint d’entraiter une équipe de waterpolo gay après avoir eu des propos homophobes à la télévision (en réalité il a traité de « pd » un journaliste gay sous le coup de la colère après une mauvaise performance). C’est une comédie, mais pas que. Bien sûr on rit face à la confrontation entre le champion et les « crevettes », mais on s’émeut aussi devant les vies, les combats et les blessures de ces hommes. Certaines scènes sont violentes et on verse une petite larme d’émotion à la fin. Un film sympathique que je recommande.

Pour le reste, je n’ai fait que regarder des séries :

  • La saison 6 de « Morse » est arrivée le dimanche soir sur France 3. Il n’y a que 4 épisodes à savourer. J’aime toujours autant cette série rétro et mélancolique. Celle-ci (de saison) est particulièrement triste cependant. Plus qu’un épisode…
  • J’ai commencé à regarder « Tiny House nation » sur Netflix. Ce sont des épisodes de 40 minutes où deux experts aident des personnes à terminer leur projet de mini maison et trouvent des solutions pour rentabiliser l’espace. J’adore !!! Cela se passe aux Etats-Unis et je n’ai encore regardé que deux épisodes, mais c’est tellement inspirant, je rêve clairement de ça si je ne trouve pas la petite maison (déjà construite) de mes rêves.
Résultat de recherche d'images pour "tiny house nation"
fameuse déjà celle-ci, je me contenterai de plus petit 🙂
  • J’ai commencé à regarder une série anglaise complètement déjantée. Attention, il faut aimer quand c’est légèrement grotesque quand même. Ca s’appelle « Cuckoo » et ça raconte la vie chamboulée d’une famille d’anglais moyens lorsque leur fille revient d’une année sabbatique avec dans sa valise un mari américain complètement illuminé et baba cool qui se fait appeler Cuckoo. La première saison a eu un tel succès qu’elle a été reconduite, alors que deux des acteurs principaux (la fille et le fameux Cuckoo, joué par l’hilarant Andy Samberg) ne s’étaient engagés que pour une année. Les scénaristes ont donc dû s’adapter et les remplacer. Taylor Lautner (Twilight, oui je sais) a notamment rejoint la distribution. Je suis dans la troisième saison et en fait, cette série vaut surtout le coup pour le personnage du père de famille (Greg Davies) qui est extrêmement drôle dans le rôle du mec au bout de sa vie qui voudrait juste la paix mais qui est aussi très tenté de rester un mec cool pour faire plaisir à sa femme et sa fille. J’ai terminé la saison 3, il y en a 5 et je dois me retenir de ne pas tout binger.

Voilà, c’est tout pour ce mois de mai. Pas grand-chose me direz-vous. J’ai également continué à regarder au compte goutte mes favoris « The Affair », « Poldark » et « Outlander » dont j’ai déjà parlé mais que j’essaie de ne pas regarder d’une traite. J’aimerais en avoir encore pour l’automne, surtout les deux dernières. Je sais également que vont bientôt sortir les nouvelles saisons de « casa de papel », « Dark » et « Stranger Things », je vais avoir de quoi faire.

Et vous, quelles sont vos séries préférées du moment ? Aimez-vous binge watcher ou, comme moi, essayez vous de résister pour faire durer le plaisir ?

Pitié pour la nation…

Il y a quelques années, une amie qui voyageait aux USA m’a envoyé une carte postale sur laquelle figurait un poème inspiré de Khalil Gibran. Je l’ai affiché sur mon frigo et il n’a pas bougé depuis. Comme beaucoup, j’ai voté ce weekend. Mon pays s’avère aujourd’hui pratiquement ingouvernable et un raz de marée inquiétant va venir grossir les rangs du parlement européen. Je ne me livrerai pas à une analyse, je n’ai pas les compétences nécessaires, ni l’énergie. L’art et les mots sont une de mes plus grandes sources de réconfort. Je vous partage juste ce poème, suivi de ma traduction personnelle car je n’ai pas pu en trouver une sur le web… Bonne lecture !

« PITY THE NATION »
(After Khalil Gibran)

Pity the nation whose people are sheep

And whose shepherds mislead them

Pity the nation whose leaders are liars

Whose sages are silenced

And whose bigots haunt the airwaves

Pity the nation that raises not its voice

Except to praise conquerors

And acclaim the bully as hero

And aims to rule the world

By force and by torture

Pity the nation that knows

No other language but its own

And no other culture but its own

Pity the nation whose breath is money

And sleeps the sleep of the too well fed

Pity the nation Oh pity the people

Who allow their rights to erode

And their freedoms to be washed away

My country, tears of thee

Sweet land of liberty!

 

“PITIE POUR LA NATION”

(d’après Khalil Gibran)

Pitié pour la nation dont les habitants sont des moutons

Et dont les bergers font fausse route

Pitié pour la nation dont les dirigeants sont des menteurs

Dont les sages sont réduits au silence

Et où les bigots hantent les ondes

Pitié pour la nation qui n’élève pas la voix

Sauf pour louer les conquérants

Et acclamer les brutes comme des héros

Et qui souhaite diriger le monde

Par la force et la torture

Pitié pour la nation qui ne connait

Aucune autre langue que la sienne

Et aucune autre culture que la sienne

Pitié pour la nation

Dont le souffle est l’argent

Et qui dort du sommeil de ceux qui ont trop bien mangé

Pitié pour la nation Oh pitié pour le peuple

Qui laisse ses droits s’éroder

Et ses libertés s’effacer

 

Lawrence Ferlinghetti

ready to frame!

Les petits plaisirs (mai 2019)

Bonjour à tous, ici le printemps peine à se faire une place. Les soirées s’allongent sans qu’il me soit possible d’aller marcher après le souper, chose que j’adore faire à cette période. Les semaines de travail s’enchainent et la charge mentale s’alourdit, forte du temps qui s’est écoulé depuis mon dernier break. C’est pourquoi je me suis dit qu’il serait bon ce weekend de rédiger un petit article sans prétention qui se concentre sur les petits plaisirs, les capsules qui permettent de voir le bon côté des choses lorsque la fatigue est là et que le soleil se fait désirer. Voici dont ce qui m’a mis le baume au cœur récemment :

Their faces are perfect reactions to the words. Morse = sadness. Thursday = anger and frustration, and concern, too.

 

  • Le cadeau fait main par une amie talentueuse et être touchée par le temps investi pour me faire plaisir. Merci à toi qui te reconnaîtras.
  • Ma maman qui m’annonce que le rosier que j’ai acheté et planté chez mes parents il y a quelques années arbore pas moins de 39 boutons. J’adore les roses et je me réjouis d’admirer cette plante extraordinaire.
  • Le retour de l’Inspecteur Morse le dimanche soir sur France 3 (hashtag old lady inside)
  • Ma filleule de deux ans qui crie « marraine » et me saute dans les bras dès que j’arrive. Je l’aime tant !
  • Manger en pleine conscience et plus lentement depuis quelques semaines. Se sentir plus légère.
  • Une bonne nouvelle financière qui va aider à la concrétisation de mon envie à moyen terme d’avoir mon propre jardin pour y voir fleurir un autre rosier.
  • La perspective de partir d’ici 15 jours pour un voyage que je me dis que je dois faire depuis siiiii longtemps. J’espère que le soleil y sera…

 

 

Dream

Voilà ce qui m’est venu à l’esprit et ça fait du bien. La vie est quand même clémente avec moi finalement. Et vous, quels sont les jolies choses, petites ou non, qui vous égaient au quotidien ? Partagez-les en commentaire si ça vous tente. Faites l’exercice quoi qu’il en soit, c’est bon pour la santé mentale !

Bilan culturel d’avril

Nous sommes déjà le 12 mai, il est donc plus que l’heure pour moi de faire mon bilan culturel du mois d’avril. Comme je le disais dans mon article précédent, j’ai été très occupée ce mois. J’ai passé du temps avec des amis et j’avais pas mal d’engagements en soirée avec ma troupe de théâtre, sans parler des représentations.

Au niveau lecture, je n’ai rien à déclarer pour avril. J’ai commencé à lire « Duma Key » de Stephen King, mais j’avance très lentement sans encore avoir d’avis tranché. Je ne sais pas si ça me plait ou non. J’imagine que je vais tout de même parvenir à le lire avant la fin mai.

Je suis allée au théâtre voir Hamlet, avec Thomas Mustin (plus connu sous son nom de scène musical Mustii) dans le rôle titre. C’était une production de l’atelier théâtre Jean Vilar. J’ai un avis mitigé sur cette adaptation. Le texte n’était pas intégral et il était entrecoupé de moments musicaux, en anglais pour la plupart.

Mustii sera Hamlet au Jean Vilar (Ottignies-Louvain-la ...

Les plus :

  • De bons musiciens et de bons chanteurs et des morceaux qui me plaisaient, il y avait même du Bowie
  • Thomas Mustin est une bête de scène
  • La scénographie modulable et pivotante
  • Les monologues essentiels préservés
  • L’histoire reste compréhensible
  • On ne s’ennuie pas du tout

Les moins :

  • Je n’ai pas compris cette « revisite » de l’œuvre, c’était joli et bien fichu mais sans réel plus.
  • Pas compris le pourquoi des choix musicaux…c’était à mon goût mais je n’ai pas saisi si c’était destiné à apporter un plus ou à remplacer des morceaux de texte « coupés au montage »
  • Je ne comprenais pas bien Ophélie et un autre comédien, Polonius je pense
  • L’apparition d’un personnage au parler plus vulgaire qui croire la route d’Hamlet
  • Avec les coupures et les effets, on y perd en émotion. Hamlet était touchant, mais juste quand l’émotion affleurait, il y avait souvent quelque chose, un mouvement, un intermède, qui venait casser le moment.

Au final, j’ai passé un bon moment, même si j’ai eu l’impression d’assister à un exercice de style. Le texte  été en partie expurgé des considérations politiques pour se centrer sur la quête de sens d’Hamlet, sa révolte intemporelle face à la déception que sont les adultes, son tumulte intérieur entre désir de vengeance et tentation de choisir la mort. Cependant, l’émotion manquait, il aurait suffi de pas grand-chose pourtant.

Niveau séries, j’ai regardé deux deuxièmes saisons :

  • Celle d’ « Outlander », dont j’avais déjà parlé ici. La première partie de la saison m’a ennuyée car elle avait lieu en France et ce n’était plus la même ambiance. Heureusement, Jamie et Claire sont ensuite rentés en Ecosse et j’ai beaucoup aimé, même s’il y avait beaucoup de scènes de bagarre.
  • Celle d’ « Ennemi Public » , série belge de la RTBF, que j’ai bien préférée à « la Trève ». La première saison clôturait une intrigue (des meurtres d’enfants dans une petite ville des Ardennes) et en laissait une autre ouverte (la disparition vingt ans plus tôt de la sœur de l’inspectrice Chloé Müller). C’est avec plaisir que j’ai retrouvé Angelo Bison, hypnotique, qui campe un assassin d’enfants en quête de rédemption et accueilli dans un monastère. L’intérêt de la série tient en bonne partie dans son interprétation, on se surprend à avoir de l’empathie pour lui, à croire en son changement, mais je n’en dis pas plus… A ses côtés, Stéphanie Blanchoud (Chloé Müller), Jean-Jacques Rausin (Michaël Charlier), Clément Manuel (frère Lucas), Pauline Etienne (Jessica Müller, adulte) et la jeune Fantine Harduin, entre autres… Une série qui donne l’occasion à des comédiens belges de tourner en Belgique et de jeter des ponts entre théâtre et télévision/cinéma. De plus, le suspense est réellement bien mené et on est vraiment tenus en haleine par la nouvelle intrigue, tout en suivant la vie des habitants de la communauté qui fait face aux conséquences de la première saison… A voir !

Résultat de recherche d'images pour

Enfin, sur netflix, j’ai regardé un stand up de Ricky Gervais intitulé « Humanity ». J’ai découvert cet acteur archiconnu outre manche dans la série « After Life », chroniquée ici. J’ai adoré ce spectacle humoristique qui traite de la question « peut-on rire de tout ? » de façon intelligente et drôle. Le comédien y parle aussi de son non désir d’enfants et de son amour pour les animaux. Il y a là tout ce que j’aime, c’est audacieux, engagé, grinçant, extrêmement second degré et cynique. Bien loin de l’humour gras et misogyne des humoristes quinquas français que je ne supporte pas. Je vous recommande chaudement ce spectacle décomplexé et intelligent. Il est très bien sous-titré et lorsqu’on comprend bien l’anglais on saisit également quelques jeux de mots bien fichus.

Voilà, c’est tout pour ce mois d’avril. Je reviens en mai avec de la lecture j’espère, ça me manque. Et vous, qu’avez-vous découvert ? Quelque chose vous donne envie ?

 

Avril…

J’ai eu du mal à me poser pour écrire ces dernières semaines, du mal à trouver un sommeil réparateur, la procrastination m’a rendu visite. Aujourd’hui, je savoure cette pause du premier mai et j’en profite pour me refaire un peu le film du mois écoulé. Avril…

Avril, le mois du renouveau, le mois des magnolias, le mois des agneaux dans les prairies, le mois des premières salades en terrasse, un de mes mois préférés…

En avril, j’ai travaillé pas mal même si j’ai eu des jours off. J’ai senti que le dernier break était loin, j’ai eu envie de m’arrêter, mais sans vraiment pouvoir freiner. J’ai rêvé de travailler moins, de vivre encore plus simplement. De quitter le bruit de la ville, d’une tiny house avec un carré de verdure, d’assister aux éclosions printanières depuis ma fenêtre, de thés en pyjama, assise le matin au soleil sur un seuil qui serait à moi. De quitter un peu plus la frénésie du monde, de m’extraire des drames qui résonnent dans mes oreilles. Patience, un jour, bientôt peut-être…

design styles that are popular in modern homes. In reality, practitioners blend different elements from several decorating styles . #roomdesigntiles

En avril, j’ai fêté mon anniversaire, comme chaque année, avec mes amis et avec ma famille. J’ai pris congé ce jour là, il faisait beau, je portais ma nouvelle robe achetée à Lille, je me suis trouvée belle. J’étais bien, j’ai accueilli sereinement ce nouveau chiffre. L’âge est une telle question d’état d’esprit. Et de santé bien sûr, mais la santé j’ai la chance de l’avoir. Se sentir en équilibre, ici et maintenant, ne pas se mettre d’échéances et de pression chiffrée. Avant tel âge avoir fait ceci, à tel âge ne plus pouvoir se permettre cela. Bullshit les amis. On n’a qu’une vie ! Un midi en terrasse à siroter la première Amstel Radler citron de l’année, une soirée pizza entre amis à l’appartement, un restaurant avec mes parents, en bonne santé eux aussi, que demander de mieux ?

En avril, je suis montée sur scène. J’ai joué, j’ai crié, je me suis révoltée et j’ai mangé. J’ai porté avec des femmes magnifiques un texte féministe qui prône l’acceptation de soi et l’amour de son corps, notre seul et unique vaisseau sur cette terre. J’ai débattu, j’ai souri, je me suis passionnée. J’ai ressenti une immense fatigue, mais de celles qu’on apprécie car elles sont le reliquat de moments où l’on est pleinement mobilisés en faveur de ce en quoi nous croyons.

Image about quotes in My uploads by Yoni on We Heart It

Bonne fête du travail à tous. Je vous souhaite d’en faire un qui vous plait. D’y donner le meilleur de vous même  et de ne pas compter vos heures si c’est par passion. De ne pas travailler du tout si c’est votre choix. Ou d’avoir la force et la possibilité de vous ménager une vie qui vous ressemble à côté si vous êtes obligés d’en subir un qui ne vous plait pas. On a toujours un peu le choix…

 

Mes inspirations minimalistes

C’est enfin le printemps, la saison des traditionnels nettoyages, bien que je n’aie jamais vraiment compris pourquoi le nettoyage avait besoin d’une saison. C’est tout de même le moment où on peut avoir envie de trier sa garde robe, son garde manger, ouvrir grand les fenêtres (et les nettoyer). Vient aussi l’envie de s’acheter de nouvelles choses, déco, vêtements. Comme depuis l’été dernier, je tiens bon face à ces pulsions. J’ai acheté quelques pièces aux soldes (3 chemises, deux tee shirts à manches longues qui en remplaçaient deux autres poste pour poste comme on dit en sport, ainsi qu’une veste que j’ai portée tout l’hiver), je me suis aussi offert une robe made in France à Lille. Beaucoup moins que ce que j’achetais d’habitude, même si j’aurais pu laisser certaines choses en rayon. En revanche, je continue à me délester peu à peu de ce que je ne porte plus, de ce qui n’est plus à mon goût, trop petit, ce que je garde parce que je l’ai payé « cher » et que j’ai du mal à m’en défaire. Pour ces articles là (ceux sur lesquels j’aimerais essayer de gagner quelques euros), j’ai créé un compte Vinted et je dois expédier ma première commande demain (satisfaction). Petit sentiment de satisfaction. Le reste, je donne à des copines ou à Oxfam/Terre qui vendront en seconde main à petit prix ou recycleront. Ce qui reste dur c’est de se séparer de vêtements « sentimentaux ». Je sais que les gourous tels Marie Kondo sont intraitables avec ce genre d’articles, mais je ne suis pas là pour souffrir J .

En écrivant cet article, en plus de raconter ma vie, je voulais vous partager quelques motivations/inspirations qui m’aident à réduire ma consommation et à désencombrer :

  • Sans entrer dans des détails chiffrés, alors qu’avant il me restait souvent un peu de sous en fin de mois mais pas grand-chose, cela fait maintenant un bon moment que j’épargne un cinquième voire un quart de mon salaire chaque mois. Bien sûr, j’évite aussi de manger à l’extérieur le midi et je ne suis pas partie au cours de cette période. Mais il va sans dire qu’arrêter de fréquenter les magasins contribue grandement à ces économies. J’ai pu m’offrir sans remords cette robe qui me faisait envie à Lille et je sais que cet argent me rendra plus heureuse converti en vacances en Toscane qu’en tops H&M
  • Trier souvent permet de mieux se rendre compte de ce que l’on possède et de mieux acheter. Je me rends ainsi compte que j’ai parfois tendance à acheter plusieurs articles qui se ressemblent ou qu’il y a des choses que j’ai acheté car c’était un coup de tête mais qui ne s’accordent pas avec grand-chose et donc sont très peu portés. J’oublie trop souvent ce que j’ai et j’aimerais me créer un style plus cohérent.

Tonya Smith's Portland Home Is Full Of Vintage Vibes | Glitter Guideimage

  • Le documentaire « The minimalists » (https://www.theminimalists.com/) sur netflix. Ce film est à avoir absolument. Il a été écrit par deux amis qui, vers la trentaine, ont quitté des jobs hyper bien rémunérés car ils se sont rendu compte qu’ils n’étaient pas épanouis et que ce n’était pas ainsi qu’ils voulaient passer le temps qui leur est donné sur terre. Rétropédalage complet, ils ont écrit des livres, réduit drastiquement leurs possessions et font des tournées pour parler de leur nouveau mode de vie qui les rend tellement plus heureux.
  • Le blog Vivre avec moins et la chaine youtube qui y est associée. Cette chaine est tenue par une jeune Québécoise, Vicky, qui, après s’être endettée en surconsommant, a pris un virage drastique et adopté un mode de vie très frugal pour rembourser ses dettes. Une des choses que j’aime moins ici est justement que cela parle beaucoup d’argent puisque c’était le but premier de Vicky. A présent, ses dettes sont remboursées et elle continue, mais elle met également en avant la consommation plus responsable, la réduction des déchets et la santé donc ça devient plus intéressant, même si sa motivation économique se ressent toujours. J’aime aussi l’idée qu’avec acheter moins et trier, c’est tout un rapport au temps et au sens de la vie qui est interrogé, en tout cas pour moi.
  • Enfin, sur instagram, youtube et pinterest, on ne compte plus les images et conseils inspirants. Une chose que j’adore personnellement est de regarder des vidéos de personnes qui font du tri, c’est un petit plaisir qui m’apaise et me motive. Tout est toujours plus beau et satisfaisant après…

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Et vous, est-ce que cette thématique vous parle ? Etes-vous en transition ou cela vous semble-t-il fou de vouloir moins ? Et quels sont vos inspirations, bons plans et conseils ?

Mes autres articles sur le même sujet:

Less is more: le minimalisme

Less is more: le bilan

Les choses que j’ai cessé (ou que je tente de cesser) de surconsommer

Ecologie et minimalisme: pourquoi ces efforts?