Journal de Confinement 9: du 11 au 17 mai

Cette semaine, la Belgique a rouvert ses magasins. Cette semaine il y a donc eu des files de fous dès lundi matin devant des enseignes telles qu’Ikea, Primark et Action…. Tout cela m’a fait revenir en tête la « Foule Sentimentale » d’Alain Souchon…

Oh la la la vie en rose
Le rose qu’on nous propose
D’avoir les quantités d’choses
Qui donnent envie d’autre chose
Aïe, on nous fait croire
Que le bonheur c’est d’avoir
De l’avoir plein nos armoires

Cette semaine, je ne suis allée dans aucun magasin. Je suis déjà dans une transition depuis un moment comme vous le savez. Je n’ai pas eu de mal à ne pas m’acheter de vêtements et les grandes enseignes ne me font plus rêver. Bien sûr j’ai quand même craqué durant cette période de confinement. Pour des livres essentiellement. Et pour une tablette reconditionnée après avoir poussé mon vieil ipod au bout de ses limites…

Cette semaine, j’ai pu constater les bienfaits du sport sur mon corps. Sans doute une combinaison de plusieurs choses. L’augmentation de l’entrainement par intervalles à haute intensité. Les sorties plus longues pour l’endurance. L’alimentation globalement très saine et surtout la possibilité offerte par le confinement d’écouter vraiment son corps. De manger la juste quantité au juste moment. De ne pas vivre des fringales émotionnelles ou de fatigue.

Cette semaine, et le sujet est délicat, j’ai ressenti de la colère face à la saga de la tentative désespérée de sauvetage de Brussels airlines (qui appartient désormais à Luftansa) par l’Etat Belge. Mes excuses aux éventuels employés de cette compagnie qui passeraient par ici. Je parle d’un endroit où je ne suis peut-être pas légitime puisque mon salaire a été préservé puisque je fais partie d’un secteur dit « essentiels »… Mais cela me désespère de voir l’argent qu’on est prêt à investir pour sauver une industrie polluante et non essentielle, alors même que l’auto entreprenariat, l’emploi local et le monde de la culture (des milliers et des milliers d’emplois donc nous profitons tous) sont laissés à l’abandon… Je rêve tellement que l’Etat investisse ces millions dans la culture, dans le rail également. Pour que nous puissions voyager sans détruire la planète…

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Heureusement, après cette semaine, il y a eu un weekend.

Un samedi consacré à une fête des mères décalée sur la terrasse familiale. Un brunch généreux de chez Tea Late dégusté sous un soleil généreux. Nous avons mangé le salé à midi et le sucré à 16h et il en restait. J’ai encore déjeuné le lendemain matin d’un savoureux yaourt cassis avec du granola aux pépites de chocolat et une datte en bonus. Entre les rounds salé et sucré, une balade dans la bois, à écouter les oiseaux. Et à travers champs aussi, à observer les rapaces qui planent en profitant des courants sans un battement d’ailes…

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Un dimanche de retrouvailles avec C., mon amie de toute une vie. Qui vit à 7km de chez moi et que je n’avais plus vue depuis deux bons mois. Nous avons le droit de nous promener dans la nature en respectant la distanciation sociale. Nous explorons un coin que nous ne connaissions pas au bord de la rivière, une petite enclave préservée où s’ébattent les nouvelles familles de cygnes, de canards, d’oies, de poules d’eau et de bernaches. Je ne me lasse pas de ces moments passés à observer la nature…

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Demain, nous serons encore un peu plus déconfinés. Des enfants vont reprendre le chemin de l’école. Je vais aller plus souvent physiquement au travail. Des précautions seront prises, mais des contacts doivent être repris… Ce qui est fou avec cette maladie, c’est cette suspicion autour de notre propre corps, de ses vibrations, des irrégularités de la respiration… Ce questionnement, ce doute de soi-même lorsqu’on sort d’un magasin… Est-ce que vous l’avez aussi ? Je me sens bien. Mais je ne suis pas sûre de ne pas être porteuse. Je prends toutes les précautions. J’espère que vous aussi, j’espère que cela suffira. Pour que puisse renaître une saine insouciance en ce qui concerne les contacts humains et que nous puissions nous soucier sérieusement de tout le reste.

Je vous souhaite une belle semaine. Profitez des petites choses. Voyez vos proches si vous le pouvez. Ne les touchez pas. Aimez-les autrement. Et surtout, prenez soin de vous.

 

Bilan culturel d’avril

Je vous retrouve aujourd’hui pour dresser mon bilan culturel d’avril. Sans surprise, il n’y aura ni musée, ni pièce de théâtre, ni film récemment diffusé dans des salles désormais plus obscures que jamais. J’ai hâte et peur de savoir ce qui va être mis en place pour la reprise de la culture, grande oubliée des aides liées au confinement et toujours dans le flou total quant à des conditions de reprise. La santé avant tout, mais j’ai hâte de pouvoir retourner au théâtre et au cinéma. S’ils doivent rouvrir avec des petites jauges, j’y serai, masquée et désinfectée s’il le faut, pour les soutenir.

Je suis en cours de lecture de deux livres actuellement (oui, un pour les après-midi et l’autre dans mon lit le soir) et je n’en ai terminé deux en avril, un classique et un contemporain.

Je me suis tout d’abord lancée dans un recueil de nouvelles plus ou moins longues d’Edgar Allan Poe, intitulé « Le Chat Noir et autres histoires ». Il s’agit du deuxième volume d’une série de trois publié par les éditions Gallmeister, spécialisées dans la littérature américaine (Etats-Unis). Tout d’abord, je dois reconnaitre que dans ma tête Poe était Britannique…j’ignore pourquoi ce biais ethnocentré. Il a toujours été présent dans ma carte du monde (mal situé cependant) littéraire. Cité dans d’autres livres, dans des séries (The Following notamment, où le tueur en série est un spécialiste de l’auteur), des articles… J’avais l’idée d’un auteur ténébreux et d’une littérature inquiétante et je n’ai pas été détrompée par ce recueil ni par la biographie de Poe lue sur wikipedia. J’y ai appris que :

  • Ses parents sont morts alors qu’il était petit. Allan est le nom de sa famille adoptive. Il avait un frère et une sœur qui n’ont pas fait de vieux os
  • A 26 ans il a épousé sa cousine, âgée alors de 13 ans. Il l’a chérie toute sa vie sans qu’on sache si leur union avait été consommée. La jeune femme est décédée à 24 ans.
  • Poe est mort 3 ans plus tard, à l’âge de 40 ans. Sur les portraits, il a l’air d’en avoir 20 de plus.
  • Beaucoup de personnes de sa famille ont connu des maladies graves et en sont mortes. Son père était alcoolique et Edgar aussi.
  • On ignore les causes de sa mort, il a connu des épisodes de grande dépression (et des rumeurs de folie) et il consommait beaucoup d’alcool et de substances variées.
  • Il est considéré comme le précurseur du roman policier, de la science fiction et du fantastique.
  • Il a vécu une partie de sa vie en Angleterre, d’où ma confusion peut-être
Edgar Allan Poe Festival Schedule, Riverhead: Oct. 31- Nov. 2 ...
Tout un programme…

Ca donne envie hein ! Alors je n’ai jamais trop accroché aux nouvelles et aux recueils, c’est comme les courts métrages. Mais ici, je dois dire que j’ai tout dévoré. Enfin, cela m’a pris du temps tout de même car les récits sont extrêmement denses, truffés de références (mais j’ai abandonné au bout d’un temps les notes de bas de pages qui me ralentissaient et que je ne maitrisais de toute façon pas tant elles sont pointues et obscures même pour l’éditeur). On distingue clairement les prémisses du Sherlock Holmes et du Watson de Sir Arthur Conan Doyle. Certaines nouvelles font peur, insinuent le malaise et ne m’ont en tout cas pas laissée indifférente. La langue est très recherchée (bravo aux traducteurs également, l’un des premiers a été Baudelaire, ce qui n’est pas étonnant vu son goût du morbide). Certains contes (étiquetés comme sadiques, cruels, horrifiques dans la table des matières) se terminent bien et d’autres très mal. Les personnages sont soit de fins déducteurs soit de pauvres âmes s’aventurant aux confins de la folie. J’ai beaucoup aimé le meurtre de Marie Rouget où le détective amateur (et d’une perspicacité presque surhumaine) s’attache à démonter l’un après l’autre les raccourcis et les présomptions hasardeuses publiées dans la presse. Il dissipe par là peu à peu le voile opaque qui entoure le crime et invite le lecteur à ne pas s’engouffrer dans des hypothèses fondées uniquement sur la probabilité. J’ai trouvé qu’à l’époque où règnent les fake news et les contre vérités dans la presse de l’immédiateté, ce texte était d’une pertinence et d’une modernité surprenantes.

Le Chat noir et autres histoires - Edgar Allan Poe - éditions ...

J’ai également lu « la disparition de Stephanie Mailer » de Joël Dicker. C’est le troisième livre de lui que je lis après le tour de force de « la vérité sur l’affaire Harry Québert » et, dans un style tout autre « les derniers jours de nos pères » qui avait été un coup de cœur. Ici, Dicker repart sur le roman policier. J’ai dévoré le livre en trois jours, c’est un véritable « page turner ». Je lui ai cependant trouvé quelques défaut, c’est à mon sens le moins bon des trois que j’ai lus.

Les + :

  • Une intrigue menée au cordeau et dont on ne voit pas les ficelles
  • L’ambiance, le point fort de l’auteur qui, bien que Suisse, parvient une nouvelle fois à nous immerger complètement dans l’atmonsphère de New York et du New Jersey. On a envie de mettre sa plus belle robe et d’aller à un garden party face à l’Atlantique.
  • Le rythme toujours soutenu
  • La double temporalité, comme dans la Vérité sur l’affaire Harry Québert, qui nous fait voyager entre le présent et 20 ans auparavant.

Les moins :

  • Chaque chapitre est écrit du point de vue d’un personnage. Certains sont récurrents, mais tout de même 8 points de vue différents, ça fait beaucoup. En plus des deux époques, on s’y perd et c’est laborieux à certains moments. Et encore, je l’ai lu d’une traite. On ne sait pas pourquoi on a le point de vue de certains personnages et pas d’autres…
  • Le caractère très caricatural de certains personnages. C’est vraiment le point faible pour moi. Il y a des personnages très bien construits, notamment les policiers, mais certains autres sont vraiment grossiers et pas du tout creusés. La maitresse vraiment atroce sans qu’on sache pourquoi, le critique littéraire imbu de lui, l’ex flic complètement hallucinant. Je trouve vraiment que c’est très inégal et manque de subtilité. C’est ce qui m’a le plus déçue et surprise car il ne m’avait pas du tout habituée à cela.
  • Des moments extrêmement convenus, des répliques aussi… Cela va sans doute de pair avec le point précédent.
  • La fin m’a aussi laissée dubitative, mais c’est sans doute une question de personne.

En résumé, un très bon moment qui change les idées et nous emporte complètement. Une architecture à nouveau remarquable, mais un style que je ne comprends pas toujours, à se demander si l’ensemble du livre a finalement été écrit par la même personne, entre réalisme et farce. A vous de juger. Je sais que beaucoup de gens ont lu ces romans, je serais vraiment curieuse d’avoir vos avis. J’ai « Le livre des Baltimore » sur ma PAL donc je reviendrai surement bientôt vous en parler.

Concernant, les films, j’ai regardé « Love Wedding Repeat » sur netflix, le jour de mon anniversaire. C’est une sympathique comédie, pleine de quiproquos durant un mariage qui se passe à Rome. C’est un bon divertissement et j’ai apprécié retrouver des acteurs anglais que j’apprécie tels Freida Pinto (« slumdog millionaire »), Eleanor Tomlinson et Jack Farthing (dans un rapport avec avec des caractères bien différents de ceux qui ont été les leurs durant les 5 saisons de Poldark). Tout ça m’a donné envie d’assister à un beau mariage et d’aller en Italie, mais aucun des deux n’est au programme.

Bande-annonce du film Netflix "LOVE WEDDING REPEAT" (2020)

J’ai aussi regardé « Réparer les vivants » qui trainait sur mon disque dur depuis des lustres. C’est un film de Katell Quillévéré, basé sur le roman éponyme de Maylis de Kerangal. Ce film est très beau et m’a fait verser des larmes. Il s’agit d’un film qui parle du don d’organe. On y suit en parallèle le parcours de Simon, 17 ans, victime d’un accident de la route, et de Claire, 50 ans, en attente d’un cœur. C’est d’ailleurs avant tout une histoire de cœur lumineuse. Car c’est lui le centre de l’histoire, le cœur de Simon, la décision de ses parents de le donner. L’équipe médicale qui accompagne cette démarche et prend soin du cœur et des coeurs. Et enfin l’histoire de Claire, qui ne sait plus si elle doit y croire, boostée par ses deux garçons adultes qui veulent désespérément que leur mère vive. Une tranche de vie, triste et pleine d’espoir à la fois. Je suis fière d’avoir fait la démarche de m’enregistrer officiellement comme donneuse d’organe auprès de ma commune. En Belgique la démarche est très simple, il suffit d’aller signer un papier à la commune. Cela enlève à vos proches le poids de devoir se positionner en cas d’accident, même si bien sûr j’espère faire de vieux os avec mon vieux cœur.

Le film de la semaine] Réparer les vivants, discrètement ...
D’accord avec tout ça…

Enfin, j’ai regardé trois séries, en tout cas j’ai terminé des saisons de ces séries ou la série entière. Je n’aime pas binger lorsque je trouve une série que j’aime. Je dilue et j’en regarde souvent plusieurs en parallèle. J’ai mes petits rituels, les comédies lorsque je mange et les séries historiques en soirée, ce genre de chose.

J’ai terminé, enfin, « The Good Place » et ça a été dur d’en faire le deuil. Ironique pour une série qui parle de vie après la mort. J’ai adoré le développement des personnages, l’humour, les références à la pop culture, mais aussi à la philosophie. C’est à la fois très farfelu, coloré et joyeux, mais extrêmement profond puisque sont questionnés notre finitude et nos aptitudes au changement et à vivre la meilleure vie que nous pouvons. A consommer sans modération !

The Good Place saison 4 : un aperçu de l'ultime saison

J’ai aussi regardé la quatrième saison d’Outlander qui a enfin débarqué sur netflix. Je n’ai rien de particulier à en dire. Je regrette un peu que l’histoire se déroule désormais aux Etats Unis, mais je reste fan de la romance, de l’accent écossais et des paysages.

Enfin, j’ai consacré une grande partie de mon mois d’avril à ingérer les trois saisons de « The Last Kingdom », une série au casting international qui se passe au moment des guerres entre Saxons (pour l’unification de l’Angleterre) et les Vikings danois qui tentent d’envahir l’île. J’en ai entendu et lu du bon, notamment au niveau du respect de l’histoire. Je faisais des allers retours entre netflix et wikipedia où j’en ai appris sur la situation de la Grande Bretagne au 9° siècle. Le héro est un jeune saxon, Uhtred, qui, alors qu’il est enfant, est arraché à la cité dont il est l’héritier par les Vikings. Il est élevé par eux et possède donc une double culture. Pour les Vikings il est un Saxon et pour les Saxons, il est un Viking. Les intrigues et trahisons sont complexes. C’est violent. Beaucoup de personnages meurent et c’est parfois difficile à regarder. J’ai aimé suivre cette série qui m’a appris beaucoup de choses, mais parfois c’était trop. Trop de retournement d’alliances, trop de morts. Les hommes sont vaniteux et se trahissent. C’est difficile de s’attacher aux personnages je pense simplement parce que la vie à l’époque n’avait pas la même valeur que maintenant. Cela m’a fait relativiser la violence du monde actuel. A l’époque, la vie ne tenait vraiment qu’à un fil. La mort pouvait venir de l’envahisseur, d’un ami qui avait prêté une double allégeance, d’un marché ou de l’ambition de monter sur le trône. Néanmoins, il faut reconnaitre que la série est assez addictive, les acteurs sont charismatiques et il y a même des personnages féminins d’envergure…à voir si c’est vraiment historiquement crédible où si ça vise à rallier les audiences féminines. Une chose m’a dérangée par rapport à Alexander Dreymon, l’acteur allemand qui joue Uthred, c’est sa manière de parler. Il emploie un phrasé et un accent assez particuliers, ne parlant ni comme les Saxons, ni comme les Vikings. Cela n’a rien à voir avec un accent allemand non plus. J’ai trouvé cela exagéré, même si je suppose que c’est voulu, qu’on lui demande de jouer ainsi. J’imagine que c’est une façon de souligner qu’il n’appartient à aucune terre et aucun roi, mais parfois c’est fatigant. J’ai lu pas mal de théories à ce sujet mais aucune venant de lui ou de l’équipe. Avez-vous vu cette série et entendu cette troublante manière de parler ?

Reposted from @arselingsarmy - SEASON 3👑 | Alfred and Uhtred ...
Le roi Alfred of Wessex et Uhtred

Voilà, c’est tout pour le mois d’avril. J’espère que certains auront eu le courage de lire cet article jusqu’au bout, il faut croire que je suis inspirée en ce moment et que j’ai un peu plus de temps pour écrire. Et vous qu’avez-vous regardé/lu ? Connaissez-vous les séries/films/livres que j’évoque ?

Bilan culturel de mars

Entre deux journaux de confinement, voici mon bilan du mois de mars. Sans surprise, je n’ai pas pu aller au cinéma ni au théâtre avant le coup d’arrêt asséné par le virus et j’essaie de limiter ma consommation de netflix. J’y arrive plutôt bien puisque je travaille encore et que je me consacre à d’autres activités pour lesquelles je n’ai pas le temps habituellement.

Par contre, je suis bonne cliente de youtube, plateforme sur laquelle je regarde chaque jour de semaine un épisode de Secrets d’Histoire. Je ne vais pas ici en refaire la liste, mais c’est devenu mon petit rituel quand je fais des pauses. Je le regarde en 5 ou 6 fois 15 minutes et je termine souvent vers 19h après le sport et avant une séance netflix ou de la lecture. Tout cela me donne envie de visiter beaucoup de chateaux.

Au niveau des séries, j’ai :

  • Regardé la 4° saison d’Outlander. Je suis assez mitigée. Sans en dire trop pour ceux qui souhaitent regarder, les saisons que j’ai préférées sont la 1 et la 3 car elles se passaient en Ecosse. Cela reste néanmoins un très bon divertissement et il n’est pas inintéressant de voir comment est dépeint le nouveau monde à la fin du XVIII ° siècle
Jamie Fraser Quotes - MagicalQuote
Il y a pire que d’être confinée avec Jamie Fraser…
  • J’ai retrouvé Barnaby le dimanche sur France 3, mon moment doudou avant de recommencer la semaine.

J’ai terminé « Rendez-vous avec le crime » de Julia Chapman. Il s’agit du premier tome d’une série de romans policiers assez légers qui se déroulent dans les montagnes du Yorkshire. On est bien loin de mes thrillers de Lars Kepler et c’est sans prétention, mais j’aime aussi un bon récit et l’aspect série qui nous plonge peu à peu au cœur d’une communauté fictive so British. Contrairement à la série Agatha Raisin dont la lecture m’avait déçue, je pense que je lirai d’autres tomes des détectives du Yorshire, c’est parfait pour les vacances notamment ou pour se détendre au coin du feu.

Les Détectives du Yorkshire - Tome 1 : Rendez-vous avec le crime ...

De mémoire, j’ai regardé deux longs métrages qui étaient sur mon disque dur (enregistré de la télé) depuis plusieurs mois :

  • Whiplash de Damien Chazelle (qui a ensuite réalisé  « Lalaland ») qui nous donne à voir la relation entre un jeune batteur hyper ambitieux et le chef d’orcheste de son conservatoire. Chef d’orchestre aux méthodes peu orthodoxes qui n’hésite pas à harceler, diminuer et même je dirais torturer ses étudiants. J’ai absolument adoré ce film, j’étais tenue en haleine comme devant un thriller. Les deux comédiens sont absolument fantastiques et ont été nommés aux Oscars. La musique tient également un rôle prépondérant et les séquences sont éblouissantes. Le jeune comédien est batteur dans la vraie vie et je ne suis moi-même pas musicienne mais j’y croyais à fond, même si j’imagine qu’il a été doublé pour certaines séquences. C’est un film d’apprentissage qui parle de passion et des limites à franchir…ou pas… Je vous le recommande chaudement.

Whiplash » : duel de mâles au sein d'un orchestre

  • Suite Française de Saul Dibb. Cela se passe durant la deuxième guerre mondiale. Je l’avais enregistré surtout parce que Michelle Williams, Kristin Scott Thomas et Matthias Schoenaerts figuraient au générique et que je les apprécie beaucoup. J’ai eu le plaisir de découvrir que Ruth Wilson (« Luther » et « The Affair ») et Lambert Wilson jouaient notamment dans cette adaptation d’un roman autobiographique d’Irène Némirovsky. L’histoire est celle d’une jeune femme qui vit avec son austère belle-mère en attendant que son mari revienne du front. Durant l’occupation, elles se retrouvent obligées d’héberger un jeune officier Allemand par lequel la jeune femme se sent rapidement attirée. J’ai beaucoup aimé ce film. Les personnages y vivent une belle évolution, surtout la détestable belle-mère qui révèle son cœur. C’est aussi une histoire d’amour tragique et il met en évidence la zone grise entre le bien et le mal alors qu’on se prend de sympathie pour un Allemand raffiné et contraint de faire la guerre tandis que la délation sévit entre les habitants du villages…
Suite française
Matthias Schoenaerts, plus hilarant que jamais  😉

Enfin, au rayon culture, comme je l’ai relaté dans mon dernier article, j’ai eu l’occasion de visiter le Speelklok Museum d’Utrecht ainsi que l’Hortus Botanicus d’Amsterdam.

Et voilà, c’est tout pour ce mois de mars. Et vous ? Comment résistez-vous à la tentation de passer trop de temps devant netflix ? Faites-vous des découvertes intéressantes ? Qui sont vos compagnons fictifs de confinement ?

Weekend à Utrecht et Amsterdam

Le weekend avant le confinement, je suis partie à Utrecht et Amsterdam. A ce moment-là, on ne pensait pas encore au confinement, on appliquait juste les gestes barrière. C’est ce weekend-là que l’épidémie a vraiment explosé en Italie et c’est depuis ma chambre d’hôtel que j’ai suivi la décision de confiner le nord du pays. Je précise cela pour dire que je n’ai pas été imprudente au regard des informations et recommandations qui nous étaient communiquées. Ce voyage était prévu depuis deux ou trois mois et je l’aurais annulé sans hésiter si je m’étais aperçue que je mettais quiconque en danger.

J’avais réservé pour un hôtel à Utrecht qui se situe à 30min d’Asmterdam et qui nous permettait de rester à Utrecht le vendredi après-midi, puis de profiter d’une pleine journée à Amsterdam en prenant le train puisque nous avions déjà fait deux heures trente de route et donc le plus gros du trajet. Nous avons pris cette décision car les prix des hotels à Amsterdam sont tout bonnement exorbitants, j’en ai fait l’expérience il y a deux ans. Je ne recherche pas le luxe et ne suis pas prête à mettre 200 euros par personne pour une chambre standard. Amsterdam est victime de son succès et est toute petite par rapport à d’autres « stars » telles que Paris, Rome, Londres ou même Copenhague et la loi de l’offre et de la demande permet aux marchands de sommeil de vivre confortablement. Je vous recommande donc chaudement de réserver un appartement ou une chambre aux alentours de la ville et d’y accéder en train, c’est très confortable et je n’ai pas regretté mon choix d’aller à l’hôtel Hunfeld où, en plus, nous avons été upgradées. Notre chambre était grande, confortable et silencieuse là où, pour le même prix, nous avions bénéficié de 8m² à Amsterdam il y a deux ans.

Mais trève de considérations sanitaires et économiques, je vais vous présenter ici les points forts de ce weekend où nous avons malheureusement dû composer avec la pluie. Voici mes coups de cœur :

Utrecht

Le Speelklok Museum, une surprise inattendue nichée dans une église désacralisée toute repeinte de blanc. L’endroit se targue d’être le Musée le plus amusantes Pays-Bas et nous y avons effectivement passé un excellent moment qui nous a fait voyager dans le temps… Il s’agit d’un musée d’instruments de musique mécaniques, c’est-à-dire tout ce qui pouvait (et peut toujours) produire de la musique et même des décors animés sans musiciens. Cela va des pendules aux imposants orgues de foire en passant par les boites à musique et les carillons. C’est très poétique et ça m’a rappelé les musiques qu’on entend sur les foires et toute une série de films et de musiques de la belle époque. Il faut absolument faire la visite guidée, comprise dans le prix (et c’est pas donné, 14,5 euros) car la guide actionne les machines qui peuvent encore l’être pour le plus grands plaisir des grands et des petits (il y avait deux petits enfants et ils ont été extrêmement sages et captivés). Un excellent moment et un lieu insolite.

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Le parcours Lumen, une série d’installations lumineuses disséminées dans les recoins d’Utrecht, dans un tunnel, sous des ponts, à l’entrée des églises… Tous les soirs, des endroits en apparence anodins prennent vie… Je pense que des visites guidées sont possibles et bien sûr avec un smartphone de pointe (chose dont je ne dispose pas), c’est aussi très facile. A l’ancienne, j’avais repéré les endroits sur mon ipod à l’hôtel et les avais reportés manuellement sur le plan de la ville. Rien de tel qu’un bon jeu de piste, que le plaisir de trouver après avoir galéré un peu. Bon, on n’a pas tout trouvé et on a trouvé une installation qui n’était pas allumé, mais c’était une agréable promenade, l’idéal pour digérer avant d’aller se calfeutrer au chaud dans notre chambre d’hôtel.

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La gare d’Utrecht est également à voir, elle est moderne et étonnante avec son forum surplombé d’un toit d’alvéoles vitrées. En face, un gigantesque centre commercial ultra moderne, dans lequel je ne suis évidemment pas entrée, préférant flâner dans les cafés et jolies boutiques conceptuelles du centre ville.

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Pour manger, nous avons craqué sur wagamama le samedi au retour d’Amsterdam, une valeur sûre.

Le jour où nous sommes arrivées, nous avons opté pour un Italien le pizza klub, situé le long du canal. C’était délicieux et le serveur était extrêmement drôle et sympathique.

Notre hôtel ne disposant pas de salle à manger (seul un système de petit déjeuner basique qu’on nous dépose devant la porte est proposé mais ils conseillent eux-mêmes d’opter pour un petit déjeuner à l’extérieur), nous sommes allées manger chez Jozef le dimanche avant de repartir. Le lieu est magnifique, à la fois cosy, ancien et industriel. J’ai adoré l’atmosphère et nous avons très bien mangé. Cependant, pour moi qui avais envie de sucré, à part un yaourt aux fruits, il n’y avait pas vraiment d’option petit déjeuner et j’ai opté pour une tarte aux pommes…

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Amsterdam

J’ai déjà parlé de mon amour pour les jardins botaniques dans cet article sur Copenhague. Arrivées à Amsterdam, nous avons pris le métro pour deux arrêts afin de gagner du temps pour nous rendre à l’Hortus Botanicus. Ce n’est pas encore la belle saison, mais les plantes à bulbes sont déjà en fleurs. Nous avons néanmoins profité d’un déjeuner dans l’orangerie, baignée de soleil à cette heure là. Ensuite, la serre des trois climats où l’on passe de l’atmosphère étouffante de forêt tropicale à la chaleur sèche dans laquelle nous en apprenons davantage sur la survie des cactus et plantes grasses. L’hortus est également connu pour sa palmeraie où trônent quelques spécimens centenaires.

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Nous marchons ensuite le long des canaux jusqu’à la plaine des musées. Nous faisons un crochet par le Vondelpark et je trouve enfin les zevenlandenhuizen , une série de sept maisons construites chacune selon le style d’un pays d’Europe par l’architecte Tjeerd Kuypers. Un projet étonnant, amusant et assez réussi, niché dans une rue amstellodamoise typique à première vue.

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Nous poursuivons jusqu’au quartier du Jordaan et plus spécifiquemenent le carré formé par les negen straatjes et leurs jolis cafés, boutiques vintages, ateliers de créateurs et jolis étalages en tous genres…bijoux, jouets en bois, vêtements, design… Je m’offre une paire de boucles d’oreilles en souvenir et nous partageons une pause gourmande chez Pompadour où il est difficile de choisir parmi les mille plaisirs qui s’offrent à nous…

Malheureusement, la journée est passée vite, tout ferme à 18h et il commence à pleuviner… Nous prenons néanmoins notre temps sur le chemin du retour pour la gare, en profitant pour épier les jolis intérieurs néérlandais désormais baignés par des lumières artificielles étudiées qui se reflètent sur le miroir des canaux…

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Une belle journée et sans aucun doute un au revoir et non un adieu…

Et vous, avez-vous déjà visité Amsterdam et Utrecht ? Si oui quels sont vos endroits favoris et vos éventuels bons plans ?

Bilan culturel de février

Bonsoir/bonjour,

Voici le bilan mensuel de ce que j’ai lu/vu en ce mois de février !

Je n’ai pas terminé de roman ce mois-ci. Ce qui ne veut pas dire que je n’ai pas lu, bien au contraire. J’ai simplement lu pas mal de pièces de théâtre car je participe au choix de nos futurs projets. Ce n’est pas facile car nous voudrions travailler un répertoire plus léger, mais sans tomber dans l’anecdotique ou dans le boulevard. Les gens veulent souvent rire au théâtre, mais c’est tellement dur de trouver de bons textes. Ce qui fait qu’on se dirige souvent vers des pièces dramatiques et engagées. Mais de temps en temps, c’est agréable d’avoir l’opportunité de faire rire. A suivre.

Je suis allée voir une adaptation de 1984  de Georges Orwell au théâtre. Le metteur en scène avait réussi conserver l’histoire et sa mélancolie tout en la saupoudrant d’humour. La violence en était absente et j’ai malgré tout trouvé que l’œuvre avait été respectée même si je l’ai lue il y a sans doute 15 ans. Une lecture nécessaire qui est, je l’espère, toujours au programme dans les écoles.

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petite capture du film 1984, je vous invite à taper 1984 dans google image pour admirer l’iconographie consacrée à l’oeuvre

J’ai vu l’exposition Monet : The immersive experience, dont je vous parle ici, et qui est toujours d’actualité à Bruxelles. Je vous la recommande.

J’ai regardé un documentaire sur Winston Churchill ainsi qu’un numéro d’Envoyé Spécial sur la seconde main. J’ai beaucoup aimé les deux, instructif pour l’un et inspirant/motivant pour l’autre.

Enfin, j’ai regardé trois séries qui m’ont divertie sans pour autant que j’aie un coup de cœur :

  • « Glacé », une série française sur netflix. J’avoue que j’ai du mal avec les séries françaises et le cinéma français, ou plutôt que je préfère les contenus anglo-saxons. Malheureusement, cette série ne m’a pas fait changer d’avis. J’ai trouvé plusieurs personnages énervants et l’intrigue est rapidement devenue prévisible. Les inspecteurs tirent presque tout de suite les bons fils et on ne comprend pas pourquoi il leur faut 6 épisodes pour conclure.
  • « The sinner » sur netflix. J’ai regardé la saison 1 (avec Jessica Biel) et la saison 2 et pour le coup, les intrigues sont ici extrêmement inattendues. On sait dès le premier épisode qui a commis le meurtre et cette personne est même immédiatement placée en détention. Tout l’intérêt réside dans la ténacité d’un enquêteur (Bill Pullman) à la personnalité très spéciale qui s’attache à comprendre ce qui les a poussés à commettre l’irréparable. A voir.
  • Enfin, celle que j’ai préférée est « Intimidation/the stranger », l’adaptation d’un roman de Harlan Coben. C’est la deuxième collaboration de l’auteur avec netflix, il y avait déjà eu « Safe ». J’ai bien aimé cette série qui se passe dans une banlieue anglaise et dont le scénario est très bien ficelé. L’acteur principal est Richard Armitage qui incarnait Thorin Oakenshield dans la trilogie du Hobbit. J’ai toujours de la tendresse pour le casting des sagas tirées des romans de J.K. Rowling et de Tolkien. La policière est Siobhan Finneran, vue dans Downton Abbey et Happy Valley, deux valeurs sûres également.

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Voilà, c’est tout pour ce mois-ci. Je reviens en mars avec des lectures et d’autres visites culturelles puisque j’ai passé le weekend dernier aux Pays-Bas.

Bon mois de mars à vous et n’hésitez pas à partager vos coups de cœur du moment. Si vous souhaitez voir les prochains bilans, n’hésitez pas à suivre mon blog et à aimer les articles que vous préférez. Cela fait toujours plaisir d’avoir un retour sur le contenu proposé même si le plaisir premier reste d’utiliser cet espace pour déplier et écrire mes pensées et découvertes.

« Monet: The Immersive Experience » à Bruxelles

Bonjour,

Ce vendredi 14 février, je suis allée à Bruxelles rejoindre une amie pour une journée à tester de bons endroits, visiter une expo et flâner dans les rues de notre capitale. J’aime toujours autant me promener dans Bruxelles, cette fois-ci je l’ai traversée à pieds puisque ma journée à commencé à Saint-Gilles (arrivée à Bruxelles Midi) et s’est terminée à Sainte-Catherine (retour depuis la Gare Centrale)

Pour midi, nous avons mangé dans un endroit appelé « Hinterland ». L’endroit se définit pompeusement comme un refuge urbain. On y mange sainement. Tout est préparé sur place. J’ai trouvé le personnel charmant. J’ai dû attendre mon amie et on m’a donné une table dès qu’on a pu alors que je n’avais encore commandé qu’un jus d’orange et qu’il y avait du monde. Nous avons mangé de succulents Buddha bowls qui étaient savoureux et ont coûté 13€. Il y avait de l’avocat, de la patate douce, du quinoa, des champignons et d’autres légumes… Un excellent choix, j’en salive encore. Je vous recommande chaudement l’endroit.

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Exemples de présentation: photo pas de moi

 

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La jolie déco bois clair, simplicité et brique apparente…

Concernant l’exposition, nous avons jeté notre dévolu sur l’expo Monet The Immersive Experience à la Galerie Horta (entrée par la place du Marché aux Herbes). On y est accueilli avec un vert de thé dans une ambiance très jardin de Giverny avant de pénétrer dans la salle principale où l’expérience se déroule. Ils évitent de laisser entrer un flot trop grand de personnes pour pouvoir en profiter. On se retrouve dans une salle ovale où pendant 35 minutes (mais on peut le regarder tant de fois qu’on veut) on assiste à une projection à 360° + sur le sol (lorsqu’on était dans les jardins de Giverny, des poissons se promenaient à nos pieds) d’ambiances et de tableaux de l’artiste. Certaines scènes étaient animées et les transitions étaient opérées par des effets tout en douceur. La bande son était très harmonieuse, composée par un musicien belge. Pour s’asseoir, j’ai déploré qu’il n’y ait que deux fauteuils, pour le reste il fallait se contenter de bancs, parfois placés contre des colonnes (il y en a quelques unes donc ça cache certains angles et ça vaut vraiment la peine d’assister au spectacle plusieurs fois en changeant de point de vue car on découvre chaque fois des détails qu’on avait manqués). J’ai été impressionnée par le travail que cela a dû demander de placer et pointer les projecteurs (je ne les ai pas comptés mais ils étaient nombreux) au millimètre près pour que ce soit nickel. L’ »expérience », c’est principalement cela. Il y a dans une galerie derrière la salle une série de reproductions ainsi que des petits parcours pédagogiques qui nous en apprennent davantage sur les voyages de Monet, l’utilisation des couleurs et la technique impressionniste. Enfin, nous avons terminé la visite par une expérience de 10 minutes en réalité virtuelle. Il ne faut pas avoir peur du ridicule (quand on voit les autres avec leur masque sur la tête tourner sur eux-mêmes en ayant l’air de planer en poussant de petits cris béats on a compris ce qui risquait de nous arriver) car cela vaut vraiment la peine. Je suis sans doute une des rares personnes qui n’avait pas encore testé la réalité virtuelle et je comprends que cela puisse rendre addict. C’était tellement agréable de se laisser porter (on est assis, le parcours « avance » pour nous si je puis dire) à Giverny, dans un bateau sur la Tamise, puis de se retrouver projeté à l’intérieur des tableaux du maitre. Je me sentais si légère, comme si je flottais. Pour conclure, je vous recommande l’ensemble de l’expérience. J’ai adoré et surtout j’ai trouvé cela extrêmement détendant, beau et apaisant. On se laisse bercer, tout est fait pour qu’on ne pense plus du tout au monde extérieur et sur moi ça a marché. Je referais volontiers une expo de ce genre, celle sur Bruegel peut-être. Le seul bémol, comme souvent, c’est le prix. 14,5 euros  pour un adulte en semaine. On reste tant qu’on veut, mais au-delà d’une heure quart une heure et demie on a franchement fait le tour. De plus, la petite partie en réalité virtuelle est facturée 2€ en supplément. Je suis bien consciente que ce n’est pas le genre d’activité accessible à tout le monde, surtout si on y va en famille (même s’il y a un ticket combiné). Mais ça vaut la peine si on veut se faire plaisir et savourer une œuvre autrement que dans une galerie.

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Nous avons terminé la journée en mangeant au Café de Markten, un centre communautaire flamand qui propose une cuisine de saison, locale, avec beaucoup d’options végétariennes et véganes. Les portions sont copieuses et nous avons opté pour 4 petits plats à partager dont le yaourt au chutney de mangue qui était une vraie tuerie.

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Le cadre cantine chic du Café de Markten

En retournant à la gare, nous avons croisé quelques installations du festival Bright qui se tenait ce weekend là. J’ai entendu par la suite qu’à cause de la tempête Dennis, beaucoup d’activités avaient dû être annulées. J’en aurais volontiers profité, mais il était l’heure de reprendre le train, mon agenda ne me permettant pas de passer la nuit à Bruxelles.

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La Grand Place, photo floue de moi…
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Les jolis poissons volants du Mont des Arts, flous toujours 😦

J’ai déjà hâte d’y planifier une future visite. Et vous, connaissez-vous Bruxelles ? Y avez-vous de bonnes adresses ?

Si vous souhaitez lire mon article précédent sur Bruxelles, c’est ici

PS: Je sais il me faut un nouvel appareil photo…

Bilan culturel de janvier

En ce jour de tempête, je profite d’un dimanche calme (je ne suis sortie que pour aller rendre visite à ma grand-mère et ça fait du bien une journée à la maison) pour rédiger mon bilan culturel de janvier. Ce soir, je lirai au lit l’Auberge de la Jamaïque qui est une lecture parfaite pour ce genre de météo venteuse et inquiétante. J’en parlerai surement dans le bilan de février.

En janvier donc, j’ai lu pas mal. J’ai lu du théâtre notamment car je suis en prospection pour de nouveaux projets. J’ai également lu un roman en Italien. Je l’avais acheté cet été dans une librairie-cafétaria  à Aoste. Ce roman a reçu des prix en Italie et il a été traduit en français. Il s’agit de « Les huit montagnes » de Paolo Cognetti. Ce roman est une histoire d’amitié entre le protagoniste, qui découvre les joies (et les difficultés) de la montagne en quittant Milan pour les vacances avec ses parents et y retrouve chaque année Bruno, qui aspire à vivre en altitude. Cette histoire m’a beaucoup touchée et donné une furieuse envie de repartir bientôt à l’assaut des alpages. L’auteur a lui-même quitté une vie citadine pour aller vivre en montagne et devenir un « nouveau montagnard » comme il y a des nouveaux ruraux. Je vous le recommande chaudement.

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Je suis allée voir deux pièces de théâtre sur la scène professionnelle. L’une que j’ai beaucoup aimée et l’autre qui m’a mise en colère. Je commence par cette dernière. Il s’agit d’une mise en scène du classique « Un tramway nommé désir » de Tennessee Williams par Salvatore Calcagno. Il faut savoir que j’adore ce texte, j’ai eu l’opportunité de le lire, d’en travailler certaines scènes et de voir le film mythique avec Vivien Leigh et Marlon Brando. C’est un théâtre qui nécessite beaucoup de naturel et de sincérité et j’ai assisté à une mise en scène très vaniteuse, pleine d’effets et d’ajouts à la limite du grotesque. Les acteurs étaient poseurs et ne suscitaient pas l’empathie alors que le texte est magnifique. Je pense que ce n’est pas une question de talent d’acteur mais de direction d’acteurs. Bref,  j’ai été très déçue. Je me réjouissais tellement de voir ce texte sur scène…

J’ai également vu « Scapin 68 » mis en scène par Thierry Debroux. Il s’agit du texte intégral des « Fourberies de Scapin » de Molière ambiancé en mai 68. En soi, si le théâtre de Molière fascine toujours c’est parce qu’il est intemporel. L’amour, les serviteurs qui se jouent des maitres, les parents confrontés à la rebellion de leurs enfants, cela parle toujours. Et cette mise en scène a ici fonctionné à merveille. Elle était extrêmement péchue et dynamique, les acteurs se mouvant tels des acrobates dans une scénographie sur plusieurs étages avec trapes et tiroirs. Le rôle principal de Scapin est défendu avec brio par Othmane Moumen . La pièce tourne déjà depuis un moment donc je ne sais pas si vous (en tout cas les belges) aurez l’occasion de la voir, mais si elle se présente et que vous avez envie de passer un bon moment et de rire sans voir le temps passer, ne la manquez pas.

J’ai regardé deux polars nordiques. J’en regarde tellement que je commence à saisir des mots en suédois, je me demande si c’est grave 🙂 .

J’ai d’abord regardé la série suédoise Quicksand (8 épisodes) qui, sur une double temporalité (le présent de la détention de la protagoniste et les flashbacks de l’année avant) cherche à percer le mystère qui entoure une fusillade dans un lycée. Maïa est elle complice de son petit ami ou victime ? Et surtout, comment ce couple apparemment parfait et envié de tous en est-il arrivé là ? Cette série m’a plu, sans être transcendante.

J’ai également regardé Deadwind (12 épisodes), une série finlandaise cette fois ci. Une enquêtrice en deuil et au caractère pas facile fait ici la paire avec un jeune enquêteur au passé mystérieux pour élucider le meurtre d’une jeune femme à la suite d’une soirée d’entreprise. J’ai beaucoup aimé cette série, même si elle tirait un peu en longueur. Le tandem de policiers est assez charismatique, même si elle était énervante (il y a souvent des personnages comme ça dans les séries policières). L’enquête explore beaucoup de pistes et ouvre également de nouvelles énigmes au fil des épisodes. Complot d’entreprise, chantage politique, trafic de stupéfiants, révélation d’abus…sur quel fil tirer pour dérouler la vérité ? Au final le scénario est très bien ficelé et je recommande vivement cette série qui est longtemps restée sur ma liste avant que je me décide.

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Voilà, c’est tout pour ce mois-ci, même si j’ai le sentiment d’oublier quelque chose… cela me reviendra peut-être. Il est vrai aussi que j’ai eu beaucoup d’obligations ce mois de janvier. Il a été fatigant physiquement et émotionnellement, ce qui explique que j’ai eu moins de temps que les mois précédents.

Et vous, avec quoi avez-vous commencé l’année ? Avez-vous également une grande envie d’hiberner ?