Weekend à Utrecht et Amsterdam

Le weekend avant le confinement, je suis partie à Utrecht et Amsterdam. A ce moment-là, on ne pensait pas encore au confinement, on appliquait juste les gestes barrière. C’est ce weekend-là que l’épidémie a vraiment explosé en Italie et c’est depuis ma chambre d’hôtel que j’ai suivi la décision de confiner le nord du pays. Je précise cela pour dire que je n’ai pas été imprudente au regard des informations et recommandations qui nous étaient communiquées. Ce voyage était prévu depuis deux ou trois mois et je l’aurais annulé sans hésiter si je m’étais aperçue que je mettais quiconque en danger.

J’avais réservé pour un hôtel à Utrecht qui se situe à 30min d’Asmterdam et qui nous permettait de rester à Utrecht le vendredi après-midi, puis de profiter d’une pleine journée à Amsterdam en prenant le train puisque nous avions déjà fait deux heures trente de route et donc le plus gros du trajet. Nous avons pris cette décision car les prix des hotels à Amsterdam sont tout bonnement exorbitants, j’en ai fait l’expérience il y a deux ans. Je ne recherche pas le luxe et ne suis pas prête à mettre 200 euros par personne pour une chambre standard. Amsterdam est victime de son succès et est toute petite par rapport à d’autres « stars » telles que Paris, Rome, Londres ou même Copenhague et la loi de l’offre et de la demande permet aux marchands de sommeil de vivre confortablement. Je vous recommande donc chaudement de réserver un appartement ou une chambre aux alentours de la ville et d’y accéder en train, c’est très confortable et je n’ai pas regretté mon choix d’aller à l’hôtel Hunfeld où, en plus, nous avons été upgradées. Notre chambre était grande, confortable et silencieuse là où, pour le même prix, nous avions bénéficié de 8m² à Amsterdam il y a deux ans.

Mais trève de considérations sanitaires et économiques, je vais vous présenter ici les points forts de ce weekend où nous avons malheureusement dû composer avec la pluie. Voici mes coups de cœur :

Utrecht

Le Speelklok Museum, une surprise inattendue nichée dans une église désacralisée toute repeinte de blanc. L’endroit se targue d’être le Musée le plus amusantes Pays-Bas et nous y avons effectivement passé un excellent moment qui nous a fait voyager dans le temps… Il s’agit d’un musée d’instruments de musique mécaniques, c’est-à-dire tout ce qui pouvait (et peut toujours) produire de la musique et même des décors animés sans musiciens. Cela va des pendules aux imposants orgues de foire en passant par les boites à musique et les carillons. C’est très poétique et ça m’a rappelé les musiques qu’on entend sur les foires et toute une série de films et de musiques de la belle époque. Il faut absolument faire la visite guidée, comprise dans le prix (et c’est pas donné, 14,5 euros) car la guide actionne les machines qui peuvent encore l’être pour le plus grands plaisir des grands et des petits (il y avait deux petits enfants et ils ont été extrêmement sages et captivés). Un excellent moment et un lieu insolite.

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Le parcours Lumen, une série d’installations lumineuses disséminées dans les recoins d’Utrecht, dans un tunnel, sous des ponts, à l’entrée des églises… Tous les soirs, des endroits en apparence anodins prennent vie… Je pense que des visites guidées sont possibles et bien sûr avec un smartphone de pointe (chose dont je ne dispose pas), c’est aussi très facile. A l’ancienne, j’avais repéré les endroits sur mon ipod à l’hôtel et les avais reportés manuellement sur le plan de la ville. Rien de tel qu’un bon jeu de piste, que le plaisir de trouver après avoir galéré un peu. Bon, on n’a pas tout trouvé et on a trouvé une installation qui n’était pas allumé, mais c’était une agréable promenade, l’idéal pour digérer avant d’aller se calfeutrer au chaud dans notre chambre d’hôtel.

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La gare d’Utrecht est également à voir, elle est moderne et étonnante avec son forum surplombé d’un toit d’alvéoles vitrées. En face, un gigantesque centre commercial ultra moderne, dans lequel je ne suis évidemment pas entrée, préférant flâner dans les cafés et jolies boutiques conceptuelles du centre ville.

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Pour manger, nous avons craqué sur wagamama le samedi au retour d’Amsterdam, une valeur sûre.

Le jour où nous sommes arrivées, nous avons opté pour un Italien le pizza klub, situé le long du canal. C’était délicieux et le serveur était extrêmement drôle et sympathique.

Notre hôtel ne disposant pas de salle à manger (seul un système de petit déjeuner basique qu’on nous dépose devant la porte est proposé mais ils conseillent eux-mêmes d’opter pour un petit déjeuner à l’extérieur), nous sommes allées manger chez Jozef le dimanche avant de repartir. Le lieu est magnifique, à la fois cosy, ancien et industriel. J’ai adoré l’atmosphère et nous avons très bien mangé. Cependant, pour moi qui avais envie de sucré, à part un yaourt aux fruits, il n’y avait pas vraiment d’option petit déjeuner et j’ai opté pour une tarte aux pommes…

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Amsterdam

J’ai déjà parlé de mon amour pour les jardins botaniques dans cet article sur Copenhague. Arrivées à Amsterdam, nous avons pris le métro pour deux arrêts afin de gagner du temps pour nous rendre à l’Hortus Botanicus. Ce n’est pas encore la belle saison, mais les plantes à bulbes sont déjà en fleurs. Nous avons néanmoins profité d’un déjeuner dans l’orangerie, baignée de soleil à cette heure là. Ensuite, la serre des trois climats où l’on passe de l’atmosphère étouffante de forêt tropicale à la chaleur sèche dans laquelle nous en apprenons davantage sur la survie des cactus et plantes grasses. L’hortus est également connu pour sa palmeraie où trônent quelques spécimens centenaires.

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Nous marchons ensuite le long des canaux jusqu’à la plaine des musées. Nous faisons un crochet par le Vondelpark et je trouve enfin les zevenlandenhuizen , une série de sept maisons construites chacune selon le style d’un pays d’Europe par l’architecte Tjeerd Kuypers. Un projet étonnant, amusant et assez réussi, niché dans une rue amstellodamoise typique à première vue.

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Nous poursuivons jusqu’au quartier du Jordaan et plus spécifiquemenent le carré formé par les negen straatjes et leurs jolis cafés, boutiques vintages, ateliers de créateurs et jolis étalages en tous genres…bijoux, jouets en bois, vêtements, design… Je m’offre une paire de boucles d’oreilles en souvenir et nous partageons une pause gourmande chez Pompadour où il est difficile de choisir parmi les mille plaisirs qui s’offrent à nous…

Malheureusement, la journée est passée vite, tout ferme à 18h et il commence à pleuviner… Nous prenons néanmoins notre temps sur le chemin du retour pour la gare, en profitant pour épier les jolis intérieurs néérlandais désormais baignés par des lumières artificielles étudiées qui se reflètent sur le miroir des canaux…

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Une belle journée et sans aucun doute un au revoir et non un adieu…

Et vous, avez-vous déjà visité Amsterdam et Utrecht ? Si oui quels sont vos endroits favoris et vos éventuels bons plans ?

Bilan culturel de février

Bonsoir/bonjour,

Voici le bilan mensuel de ce que j’ai lu/vu en ce mois de février !

Je n’ai pas terminé de roman ce mois-ci. Ce qui ne veut pas dire que je n’ai pas lu, bien au contraire. J’ai simplement lu pas mal de pièces de théâtre car je participe au choix de nos futurs projets. Ce n’est pas facile car nous voudrions travailler un répertoire plus léger, mais sans tomber dans l’anecdotique ou dans le boulevard. Les gens veulent souvent rire au théâtre, mais c’est tellement dur de trouver de bons textes. Ce qui fait qu’on se dirige souvent vers des pièces dramatiques et engagées. Mais de temps en temps, c’est agréable d’avoir l’opportunité de faire rire. A suivre.

Je suis allée voir une adaptation de 1984  de Georges Orwell au théâtre. Le metteur en scène avait réussi conserver l’histoire et sa mélancolie tout en la saupoudrant d’humour. La violence en était absente et j’ai malgré tout trouvé que l’œuvre avait été respectée même si je l’ai lue il y a sans doute 15 ans. Une lecture nécessaire qui est, je l’espère, toujours au programme dans les écoles.

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petite capture du film 1984, je vous invite à taper 1984 dans google image pour admirer l’iconographie consacrée à l’oeuvre

J’ai vu l’exposition Monet : The immersive experience, dont je vous parle ici, et qui est toujours d’actualité à Bruxelles. Je vous la recommande.

J’ai regardé un documentaire sur Winston Churchill ainsi qu’un numéro d’Envoyé Spécial sur la seconde main. J’ai beaucoup aimé les deux, instructif pour l’un et inspirant/motivant pour l’autre.

Enfin, j’ai regardé trois séries qui m’ont divertie sans pour autant que j’aie un coup de cœur :

  • « Glacé », une série française sur netflix. J’avoue que j’ai du mal avec les séries françaises et le cinéma français, ou plutôt que je préfère les contenus anglo-saxons. Malheureusement, cette série ne m’a pas fait changer d’avis. J’ai trouvé plusieurs personnages énervants et l’intrigue est rapidement devenue prévisible. Les inspecteurs tirent presque tout de suite les bons fils et on ne comprend pas pourquoi il leur faut 6 épisodes pour conclure.
  • « The sinner » sur netflix. J’ai regardé la saison 1 (avec Jessica Biel) et la saison 2 et pour le coup, les intrigues sont ici extrêmement inattendues. On sait dès le premier épisode qui a commis le meurtre et cette personne est même immédiatement placée en détention. Tout l’intérêt réside dans la ténacité d’un enquêteur (Bill Pullman) à la personnalité très spéciale qui s’attache à comprendre ce qui les a poussés à commettre l’irréparable. A voir.
  • Enfin, celle que j’ai préférée est « Intimidation/the stranger », l’adaptation d’un roman de Harlan Coben. C’est la deuxième collaboration de l’auteur avec netflix, il y avait déjà eu « Safe ». J’ai bien aimé cette série qui se passe dans une banlieue anglaise et dont le scénario est très bien ficelé. L’acteur principal est Richard Armitage qui incarnait Thorin Oakenshield dans la trilogie du Hobbit. J’ai toujours de la tendresse pour le casting des sagas tirées des romans de J.K. Rowling et de Tolkien. La policière est Siobhan Finneran, vue dans Downton Abbey et Happy Valley, deux valeurs sûres également.

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Voilà, c’est tout pour ce mois-ci. Je reviens en mars avec des lectures et d’autres visites culturelles puisque j’ai passé le weekend dernier aux Pays-Bas.

Bon mois de mars à vous et n’hésitez pas à partager vos coups de cœur du moment. Si vous souhaitez voir les prochains bilans, n’hésitez pas à suivre mon blog et à aimer les articles que vous préférez. Cela fait toujours plaisir d’avoir un retour sur le contenu proposé même si le plaisir premier reste d’utiliser cet espace pour déplier et écrire mes pensées et découvertes.

« Monet: The Immersive Experience » à Bruxelles

Bonjour,

Ce vendredi 14 février, je suis allée à Bruxelles rejoindre une amie pour une journée à tester de bons endroits, visiter une expo et flâner dans les rues de notre capitale. J’aime toujours autant me promener dans Bruxelles, cette fois-ci je l’ai traversée à pieds puisque ma journée à commencé à Saint-Gilles (arrivée à Bruxelles Midi) et s’est terminée à Sainte-Catherine (retour depuis la Gare Centrale)

Pour midi, nous avons mangé dans un endroit appelé « Hinterland ». L’endroit se définit pompeusement comme un refuge urbain. On y mange sainement. Tout est préparé sur place. J’ai trouvé le personnel charmant. J’ai dû attendre mon amie et on m’a donné une table dès qu’on a pu alors que je n’avais encore commandé qu’un jus d’orange et qu’il y avait du monde. Nous avons mangé de succulents Buddha bowls qui étaient savoureux et ont coûté 13€. Il y avait de l’avocat, de la patate douce, du quinoa, des champignons et d’autres légumes… Un excellent choix, j’en salive encore. Je vous recommande chaudement l’endroit.

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Exemples de présentation: photo pas de moi

 

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La jolie déco bois clair, simplicité et brique apparente…

Concernant l’exposition, nous avons jeté notre dévolu sur l’expo Monet The Immersive Experience à la Galerie Horta (entrée par la place du Marché aux Herbes). On y est accueilli avec un vert de thé dans une ambiance très jardin de Giverny avant de pénétrer dans la salle principale où l’expérience se déroule. Ils évitent de laisser entrer un flot trop grand de personnes pour pouvoir en profiter. On se retrouve dans une salle ovale où pendant 35 minutes (mais on peut le regarder tant de fois qu’on veut) on assiste à une projection à 360° + sur le sol (lorsqu’on était dans les jardins de Giverny, des poissons se promenaient à nos pieds) d’ambiances et de tableaux de l’artiste. Certaines scènes étaient animées et les transitions étaient opérées par des effets tout en douceur. La bande son était très harmonieuse, composée par un musicien belge. Pour s’asseoir, j’ai déploré qu’il n’y ait que deux fauteuils, pour le reste il fallait se contenter de bancs, parfois placés contre des colonnes (il y en a quelques unes donc ça cache certains angles et ça vaut vraiment la peine d’assister au spectacle plusieurs fois en changeant de point de vue car on découvre chaque fois des détails qu’on avait manqués). J’ai été impressionnée par le travail que cela a dû demander de placer et pointer les projecteurs (je ne les ai pas comptés mais ils étaient nombreux) au millimètre près pour que ce soit nickel. L’ »expérience », c’est principalement cela. Il y a dans une galerie derrière la salle une série de reproductions ainsi que des petits parcours pédagogiques qui nous en apprennent davantage sur les voyages de Monet, l’utilisation des couleurs et la technique impressionniste. Enfin, nous avons terminé la visite par une expérience de 10 minutes en réalité virtuelle. Il ne faut pas avoir peur du ridicule (quand on voit les autres avec leur masque sur la tête tourner sur eux-mêmes en ayant l’air de planer en poussant de petits cris béats on a compris ce qui risquait de nous arriver) car cela vaut vraiment la peine. Je suis sans doute une des rares personnes qui n’avait pas encore testé la réalité virtuelle et je comprends que cela puisse rendre addict. C’était tellement agréable de se laisser porter (on est assis, le parcours « avance » pour nous si je puis dire) à Giverny, dans un bateau sur la Tamise, puis de se retrouver projeté à l’intérieur des tableaux du maitre. Je me sentais si légère, comme si je flottais. Pour conclure, je vous recommande l’ensemble de l’expérience. J’ai adoré et surtout j’ai trouvé cela extrêmement détendant, beau et apaisant. On se laisse bercer, tout est fait pour qu’on ne pense plus du tout au monde extérieur et sur moi ça a marché. Je referais volontiers une expo de ce genre, celle sur Bruegel peut-être. Le seul bémol, comme souvent, c’est le prix. 14,5 euros  pour un adulte en semaine. On reste tant qu’on veut, mais au-delà d’une heure quart une heure et demie on a franchement fait le tour. De plus, la petite partie en réalité virtuelle est facturée 2€ en supplément. Je suis bien consciente que ce n’est pas le genre d’activité accessible à tout le monde, surtout si on y va en famille (même s’il y a un ticket combiné). Mais ça vaut la peine si on veut se faire plaisir et savourer une œuvre autrement que dans une galerie.

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Nous avons terminé la journée en mangeant au Café de Markten, un centre communautaire flamand qui propose une cuisine de saison, locale, avec beaucoup d’options végétariennes et véganes. Les portions sont copieuses et nous avons opté pour 4 petits plats à partager dont le yaourt au chutney de mangue qui était une vraie tuerie.

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Le cadre cantine chic du Café de Markten

En retournant à la gare, nous avons croisé quelques installations du festival Bright qui se tenait ce weekend là. J’ai entendu par la suite qu’à cause de la tempête Dennis, beaucoup d’activités avaient dû être annulées. J’en aurais volontiers profité, mais il était l’heure de reprendre le train, mon agenda ne me permettant pas de passer la nuit à Bruxelles.

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La Grand Place, photo floue de moi…
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Les jolis poissons volants du Mont des Arts, flous toujours 😦

J’ai déjà hâte d’y planifier une future visite. Et vous, connaissez-vous Bruxelles ? Y avez-vous de bonnes adresses ?

Si vous souhaitez lire mon article précédent sur Bruxelles, c’est ici

PS: Je sais il me faut un nouvel appareil photo…

Bilan culturel de janvier

En ce jour de tempête, je profite d’un dimanche calme (je ne suis sortie que pour aller rendre visite à ma grand-mère et ça fait du bien une journée à la maison) pour rédiger mon bilan culturel de janvier. Ce soir, je lirai au lit l’Auberge de la Jamaïque qui est une lecture parfaite pour ce genre de météo venteuse et inquiétante. J’en parlerai surement dans le bilan de février.

En janvier donc, j’ai lu pas mal. J’ai lu du théâtre notamment car je suis en prospection pour de nouveaux projets. J’ai également lu un roman en Italien. Je l’avais acheté cet été dans une librairie-cafétaria  à Aoste. Ce roman a reçu des prix en Italie et il a été traduit en français. Il s’agit de « Les huit montagnes » de Paolo Cognetti. Ce roman est une histoire d’amitié entre le protagoniste, qui découvre les joies (et les difficultés) de la montagne en quittant Milan pour les vacances avec ses parents et y retrouve chaque année Bruno, qui aspire à vivre en altitude. Cette histoire m’a beaucoup touchée et donné une furieuse envie de repartir bientôt à l’assaut des alpages. L’auteur a lui-même quitté une vie citadine pour aller vivre en montagne et devenir un « nouveau montagnard » comme il y a des nouveaux ruraux. Je vous le recommande chaudement.

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Je suis allée voir deux pièces de théâtre sur la scène professionnelle. L’une que j’ai beaucoup aimée et l’autre qui m’a mise en colère. Je commence par cette dernière. Il s’agit d’une mise en scène du classique « Un tramway nommé désir » de Tennessee Williams par Salvatore Calcagno. Il faut savoir que j’adore ce texte, j’ai eu l’opportunité de le lire, d’en travailler certaines scènes et de voir le film mythique avec Vivien Leigh et Marlon Brando. C’est un théâtre qui nécessite beaucoup de naturel et de sincérité et j’ai assisté à une mise en scène très vaniteuse, pleine d’effets et d’ajouts à la limite du grotesque. Les acteurs étaient poseurs et ne suscitaient pas l’empathie alors que le texte est magnifique. Je pense que ce n’est pas une question de talent d’acteur mais de direction d’acteurs. Bref,  j’ai été très déçue. Je me réjouissais tellement de voir ce texte sur scène…

J’ai également vu « Scapin 68 » mis en scène par Thierry Debroux. Il s’agit du texte intégral des « Fourberies de Scapin » de Molière ambiancé en mai 68. En soi, si le théâtre de Molière fascine toujours c’est parce qu’il est intemporel. L’amour, les serviteurs qui se jouent des maitres, les parents confrontés à la rebellion de leurs enfants, cela parle toujours. Et cette mise en scène a ici fonctionné à merveille. Elle était extrêmement péchue et dynamique, les acteurs se mouvant tels des acrobates dans une scénographie sur plusieurs étages avec trapes et tiroirs. Le rôle principal de Scapin est défendu avec brio par Othmane Moumen . La pièce tourne déjà depuis un moment donc je ne sais pas si vous (en tout cas les belges) aurez l’occasion de la voir, mais si elle se présente et que vous avez envie de passer un bon moment et de rire sans voir le temps passer, ne la manquez pas.

J’ai regardé deux polars nordiques. J’en regarde tellement que je commence à saisir des mots en suédois, je me demande si c’est grave 🙂 .

J’ai d’abord regardé la série suédoise Quicksand (8 épisodes) qui, sur une double temporalité (le présent de la détention de la protagoniste et les flashbacks de l’année avant) cherche à percer le mystère qui entoure une fusillade dans un lycée. Maïa est elle complice de son petit ami ou victime ? Et surtout, comment ce couple apparemment parfait et envié de tous en est-il arrivé là ? Cette série m’a plu, sans être transcendante.

J’ai également regardé Deadwind (12 épisodes), une série finlandaise cette fois ci. Une enquêtrice en deuil et au caractère pas facile fait ici la paire avec un jeune enquêteur au passé mystérieux pour élucider le meurtre d’une jeune femme à la suite d’une soirée d’entreprise. J’ai beaucoup aimé cette série, même si elle tirait un peu en longueur. Le tandem de policiers est assez charismatique, même si elle était énervante (il y a souvent des personnages comme ça dans les séries policières). L’enquête explore beaucoup de pistes et ouvre également de nouvelles énigmes au fil des épisodes. Complot d’entreprise, chantage politique, trafic de stupéfiants, révélation d’abus…sur quel fil tirer pour dérouler la vérité ? Au final le scénario est très bien ficelé et je recommande vivement cette série qui est longtemps restée sur ma liste avant que je me décide.

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Voilà, c’est tout pour ce mois-ci, même si j’ai le sentiment d’oublier quelque chose… cela me reviendra peut-être. Il est vrai aussi que j’ai eu beaucoup d’obligations ce mois de janvier. Il a été fatigant physiquement et émotionnellement, ce qui explique que j’ai eu moins de temps que les mois précédents.

Et vous, avec quoi avez-vous commencé l’année ? Avez-vous également une grande envie d’hiberner ?

Le top de 2019: séries, films, littérature…

Bonjour,

Me voici de retour comme l’an dernier avec mon top de l’année. Entre les Golden Globes et les Oscars, je vais décerner mes propres prix. Le jury est composé de moi-même et de ma subjectivité. C’est très dur pour moi de faire un classement et j’ai vraiment aimé beaucoup de choses, mais je vais essayer de m’en tenir à mes coups de cœurs, à ce que je recommanderais vraiment à un ami. Je vous mets ici le lien vers mon article de l’an dernier.

Commençons par les livres. Cette année, j’ai répertorié 18 livres lus. En tout cas, j’en ai chroniqué 18 sur éclats d’âme. Voici mes favoris :

  • La dystopie poétique « Station Eleven » d’Emily Saint John Mandel. Un coup de cœur inattendu et absolu qui m’a captivée et que je vous recommande à tous.
  • La saga d’Elena Ferrante« l’amie prodigieuse » que j’ai lue durant des mois. J’ai particulièrement adoré le deuxième tome qui traite de l’adolescence des protagonistes. A présent, j’aimerais beaucoup découvrir la série dérivée.
  • Autre saga, celle de Jeffrey Archer « Chroniques des Clifton ». J’ai déjà lu trois tomes et il y en a 7. Autre pays, même thème, l’amitié. C’est ici plus solaire et l’écriture est sans doute moins belle, mais c’est passionnant et cela se passe en Angleterre. J’adore suivre les personnages sur plusieurs décennies.
  • « Les derniers jours de nos pères » de Joël Dicker, que je n’attendais pas dans ce style. Une lecture extrêmement émouvante sur fond de deuxième guerre mondiale. Ca se lit vite et vaut vraiment la peine.
  • Au rayon des découvertes, j’épingle également « le monde selon Garp » de John Irving et « Duma Key » de Stephen King, des briques dont je n’ai pas su quoi penser au début, mais qui sont de vrais tours de force narratifs.

Passons à présent au cinéma. J’ai recensé 26 longs métrages vus cette année. Pour les films de l’année (certains datent mais bon), je retiens :

  • « The Favoutite » de Yorgos Lanthimos, film en costume décalé et brillant avec un trio d’actrices au top.
  • L’émouvant « Green Book » avec Viggo Mortensen
  • Le biopic de sir Elton John « Rocketman » qui a valu un Golden Globe à Taron Eggerton. La musique, le rythme, l’émotion, les costumes, tout y est !
  • L’enquête « Knives out » son scénario vertigineux et le jeu millimétré d’une belle brochette de stars.
  • Le drame de netflix « Marriage Story », brillamment défendu par Adam Driver et Scarlett Johansson.
  • J’ai également beaucoup aimé « Once upon a time in Hollywood », « Testament of Youth”, “New York Melody” et me replonger dans les Harry Potter ou les films tires de l’oeuvre de Tolkien m’a procuré un plaisir toujours intact.

Enfin, au niveau des séries, catégorie la plus prolifique avec 29 ( !!!) séries regardées en tout ou en partie, voici le top :

  • Au rayon des polars, j’épingle la galloise « Hinterland », « Conversations with a killer : the Ted Bundy tapes », la belge « Ennemi public » (saison 2), l’indétrônable « Morse », le gros coup de cœur anglais « The Victim » (s’il fallait n’en retenir qu’une) et l’équipe féminine d’ « Unbelievable » qui traque un violeur en série.
  • « After Life », le bijou cynique de Ricky Gervais sur le deuil. J’attends avec impatience la saison deux !
  • « The Affair » dont j’ai bouclé les 4 saisons, la dernière est attendue. Un bijou d’intelligence et de complexité relationnelle dans les décors magnifique des côtes américaines. Cette série vaut la peine ne serait-ce que pour son format original d’épisodes scindés qui nous font vivre les mêmes évènements du point de vue de personnages différents.
  • La craquante équipe de « Stranger Things », ma dose estivale de nostalgie et de régression. Dark avec ce qu’il faut d’humour.
  • « Dead to me », une comédie cruelle sur le deuil, le délit de fuite (oui oui) et l’amitié.
  • « Home for Christmas », la série de Noël norvégienne qui dépoussière le genre.
  • Enfin, le top du top, que je ne me remets pas vraiment d’avoir terminé, j’ai nommé « Poldark » bien sûr. Les mots me manquent pour dire mon amour à ce period drama sis en Cornouailles. Tout est au top dans cette série. Personnages, intrigues, décors, guerre, romance, amitiés, courage…

Voilà, ça a été dur de choisir et d’ailleurs cela se voit, j’ai été incapable de n’en sélectionner que 3 ou 5 par catégories comme je l’aurais voulu. Certains sont à mon sens des chefs d’œuvre et d’autres sont bien sûr des coups de cœurs plus personnels ou simplement des produits un peu hors du commun dont l’audace mérite d’être soulignée. J’ai tenté de mettre à chaque fois le lien vers le bilan culturel correspondant au mois où je les ai chroniqués si cela vous intéresse.

Et vous, que retenez vous de 2019 ? Avez-vous des coups de cœurs similaires aux miens ? Ou au contraire des choses que j’aurais manquées ? Vous ai-je donné envie de lire ou regarder quelque chose ?

A bientôt pour des articles autres que culturel ou liés à la période de Noël et à la nouvelle année. Les journées rallongent, le soleil est souvent présent et j’espère passer plus de temps dans des aventures à l’extérieur lors des prochaines semaines.

explore.

 

Bilan culturel de décembre

Bonjour,

Le mois de décembre a été comme je l’aime, tranquille et propice aux longues soirées à bouquiner et se reposer sur le canapé. J’ai donc eu l’occasion de me repaitre de séries. Voici le bilan de ce dernier mois.

Niveau cinéma :

  • Je me suis replongée dans les Harry Potter et j’ai décidé que je ne grandirais jamais. J’ai regardé La chambre des secrets, Le prisonnier d’Azkaban, la Coupe de Feu et l’Ordre du Phoenix. Plaisir sans cesse renouvelé. J’attends un peu avant de regarder les trois derniers, beaucoup plus sombres. Je me demande même si je ne vais pas d’abord relire les deux derniers romans.
  • Lors de ma soirée pyjama régressive, nous avons regardé A Star is born avec Lady Gaga et Bradley Cooper. Un beau film, mais si triste. La musique est évidemment somptueuse et les acteurs méritent amplement les honneurs qui leur ont été faits.
  • Je suis allée au cinéma voir A couteaux tirés/ Knives out, le film choral de cette fin d’année. Si vous l’avez manqué, il s’agit d’une histoire de meurtre dans le manoir d’une grande famille. Un classique « whodunnit » à première vue, mais en fait, ça décoiffe. Le scénario est signé Rian Johnson, qui réalise également le film. C’est absolument dingue, ça démarre en diesel, mais ensuite ça s’emballe et on ne sait ni ou ni quand ça va s’arrêter. Impressionnant !

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  • J’ai regardé le film netflix Extremely wicked, shockingly evil and vile avec Zac Efron et Lily Collins. Ce film aborde l’affaire Ted Bundy, que je connais déjà très bien. La particularité ici est que l’histoire n’est pas racontée du point de vue de Bundy, de la police ou de ses victimes, mais de celui de la femme qui a partagé sa vie durant des années (et vivait même un conte de fées avec lui). Elle a écrit un livre pour s’en sortir et ce film s’en inspire. J’espère qu’écrire ce livre l’aura aidée à s’en sortir. En tout cas, j’ai beaucoup aimé ce film.
  • Enfin, le 31, pour bien s’ambiancer, j’ai regardé le film dont tout le monde parle Marriage Story. Un film nommé aux Golden Globes (et peut-être aux Oscars), mais qui a la particularité d’être produit par Netflix et ne bénéficie pas d’une sortie en salles. Je trouve ça un peu triste, même en étant une adepte de netflix. La plateforme prend les cinéphiles en otage et j’aime avoir le choix de le voir en salles. Bref, le film est excellent, ça m’a fait penser aux Noces Rebelles (Revolutionary Road) avec Kate Winslet et Leonardo di Caprio. Ici, ce sont les impeccables Scarlett Johansson et Adam Driver qui campent un couple d’artistes en pleine séparation. Ils veulent faire les choses bien, mais sont tiraillés entre leurs rancoeurs, l’intérêt de leur fils et leurs aspirations personnelles qui ancrent l’un à New York et appellent l’autre à Los Angeles. Ce film est une histoire banale, ça pourrait être la vôtre ou la mienne, elle montre qu’une rupture amoureuse n’est pas une coupure mais qu’elle est faite d’allers retours et d’ascenseurs émotionnels, que le couple est à la fois le lieu où l’on donne le meilleur de soi-même et le pire, que de bonnes personnes peuvent faire des choses affreuses, que les avocats sont loin de toujours aider, mais qu’avec le temps, on peut aussi réussir sa rupture mieux que son mariage. En cela, le film, même s’il est triste (plus émouvant que triste, bittesrweet comme diraient les anglo saxons), ne finit pas dramatiquement comme les noces rebelles. A voir, que vous ayez fait ce type d’expérience ou non.

Au rayon series:

  • J’ai regardé la mini-série (8 épisodes) Unbelievable sur Netflix. Cette série se base sur des faits réels et nous propose deux arcs narratifs simultanés. On suit à la fois une jeune fille au parcours difficile accusée d’avoir faussement déclaré qu’elle a été violée et un tandem d’inspectrice d’un état voisin (cela se passe aux USA) qui se lance à la poursuite d’un violeur en série très méticuleux. J’ai adoré cette série, l’interprétation de la jeune Kaitlyn Dever dans le rôle de Marie Adler est bouleversante. Le personnage est d’ailleurs extrêmement bien écrit et illustre bien la difficulté de nos sociétés à accepter qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise victime de viol.
  • Encore sur Netflix, j’ai regardé une mini série de Noël norvégienne atypique Home for Christmas. Comme dans tout film de Noël qui se respecte, nous avons une héroïne célibataire et jolie. Elle en a marre de la pression familiale et ment en disant qu’elle s’est trouvée un mec et viendra avec lui au réveillon. On peut imaginer la suite…mais non. Ici, virage au 21° siècle et, enfin, une production qui parvient à nous réconforter, nous faire rire et modernise totalement le concept. Oui car, Johanne va s’inscrire sur un site de rencontre et faire des rencontres et ce ne sera pas toujours glamour. Je ne vous spoile pas la fin. Les personnages secondaires sont adorables et on en retire même quelques leçons de vie apaisantes et empouvoirantes. Le tout dans une petite ville norvégienne enneigée (et pour une fois, ça ne fait pas du tout fake) et illuminée comme il se doit. J’espère une suite à cette série et j’ai ouï dire qu’il y en aurait une…dans un an bien sûr !

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  • J’ai regardé la 5° saison de Luther. J’ai de nouveau apprécié, mais malheureusement elle était très courte et comme j’avais regardé les 4 premières saisons il y a déjà longtemps, je n’ai pas raccroché comme auparavant. C’est l’ennui de ces séries qui mettent des années à sortir et dont les saisons sont très courtes, il faudrait presque les regarder une seconde fois.
  • Enfin, j’ai terminé Poldark. Je suis donc en deuil. J’ai fait durer le plaisir au maximum, mais cette cinquième et dernière saison ne faisait que 8 épisodes. Je ne sais pas ce que je pourrais dire sur cette série que je n’ai déjà dit. J’ai adoré tout du début à la fin et cela restera probablement une de mes séries préférées. Je ne sais pas si je vais lui trouver un équivalent. Mon espoir réside dans le fait que certains romans n’ont pas encore été adaptés et des rumeurs disent que d’ici quelques années, il pourrait y avoir une suite. Mais qui sait si les acteurs seront toujours disponibles ? Je n’imagine pas un autre Ross et une autre Demelza…

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Je me suis lancée dans la lecture de plusieurs romans :

  • Solstice d’hiver de Rosamunde Pilcher. Ce livre vient d’une boite à livre et il avait l’air d’une parfaite lecture de saison. Effectivement, c’est un peu l’équivalent littéraire d’un téléfilm de Noël. Mais si mettre un film de Noël dans mon salon en vaquant à mes occupations me plait, je dois dire que lire un film de Noël n’est pas aussi satisfaisant. J’en suis venue à bout, mais c’était vraiment très mièvre et pas du tout réaliste. Pas étonnant puisque Rosamunde Pilcher est qualifiée sur internet d’autrice de romans « sentimentaux ». Bref, c’est bon pour une fois. J
  • J’ai lu les trois premiers tomes des Chroniques des Clifton de Jeffrey Archer qui suit le destin de deux enfants nés sous des étoiles bien différentes en 1920 à Bristol. C’est assez prenant et ça se lit vite. Les intrigues se nouent et se dénouent souvent un peu facilement, mais je ne boude jamais mon plaisir face à une saga familiale anglaise qui accompagne l’histoire et l’Histoire tout au long du 20° siècle. A la fin du troisième livre, je suis arrivée en 1957 et je sais qu’il y a encore au moins 4 tomes. Ce sera pour 2020 donc !

Enfin, au théâtre, je suis allée voir Linda Vista de Tracy Letts (qui est aussi l’auteur de la pièce qui a inspiré le film « Un été à Osage County »). Il s’agit d’une pièce californienne de 2h40. C’est assez long mais je ne me suis absolument pas ennuyée. Les acteurs étaient très bons, la scénographie modulable était très astucieuse et même si l’histoire ne me marquera pas durant des mois, j’ai été captivée par le spectacle.

Voilà, c’est tout pour ce mois de décembre. C’est déjà pas mal. Je m’aperçois que j’ai quand-même beaucoup regardé la télévision. De prochains articles arrivent et notamment mon top de l’année.

J’espère que vous aussi vous avez profité du mois de décembre pour lire et regarder de bons films au coin du feu. J’ai une cheminée mais je me chauffe au gaz, alors je mets souvent ma télé sur une playlist feu de bois ou une ambiance de la chaine youtube New Bliss et ça fait l’affaire.

Encore une fois bonne année et à bientôt pour de nouveaux articles.

Bilan culturel de novembre

C’est calée bien au chaud dans mon divan et habillée du sweat molletonné que j’ai cousu cet été que je m’attèle à la rédaction de ce bilan. A la télévision, un plaisir coupable : le film de Noël de l’après-midi. A ma droite le sapin scintillant et parfumé de bonnes épices de Noël achetées au marché de Noël d’Aix la Chapelle. So Hyggelig ! Savez-vous qu’en Ecosse, il y a aussi un mot pour cette atmosphère ? C’est le « Colsie ».

Colsie - like the Scottish hygge. The habit of embracing ...

Durant ce mois de novembre, j’ai regardé avec beaucoup de plaisir la trilogie du « Hobbit » de Peter Jackson. J’ai retrouvé avec plaisir Gandalf, Galadriel et Legolas. Martin Freeman est parfait en Bilbon et mon seul regret est ne n’avoir vu au cinéma que le premier des trois films car ça vaut vraiment le coup de le voir sur grand écran. Je crois que France Télévision va rediffuser les trois épisodes du Seigneur des Anneaux et je pense que je vais craquer.

J’ai aussi regardé « Le temps qui reste » de François Ozon avec Melvil Poupaud, un acteur que je trouve absolument fascinant. Le film est très mélancolique et un peu bizarre par moment, mais je ne regrette pas de l’avoir regardé. On y rencontre également la grande Jeanne Moreau et ses scènes avec Melvil Poupaud (qui joue son petit fils) sont pour moi les plus belles du film.

Enfin, j’ai vu « New York Melody » un film de John Carney avec Keira Knightley et Mark Ruffalo. Comme son nom l’idique, il y est question de musique. C’est l’histoire de la rencontre entre une jeune musicienne au cœur fraichement brisé (par Adam Levine, de Maroon 5) et un producteur à la ramasse en plein divorce. J’ai adoré ce film, c’est une petite pépite pleine de créativité, un hymne à la résilience et à l’amitié. Pour autant il évite l’écueil du mélo gnangnan et pour une fois n’est pas axé sur une histoire d’amour. Mention spéciale à la garde robe de Keira Knightley, quel style…

Keira Knightley Scoopneck Sweater | Boyfriend jeans ...

En novembre, j’ai joué dans une pièce de théâtre et je suis aussi allée en voir une. Il s’agit de « Pourquoi Jessica a-t-elle quitté Brandon ? », une enquête inventive et atypique qui, comme son nom de l’indique pas, narre l’expérience de Brandon Bryant, un lanceur d’alerte américain qui menait des assassinats ciblés en Irak pour l’United States Air Force. La pièce est ce qu’on appelle une conférence gesticulée et j’ai appris beaucoup de choses et passé une bonne soirée même si cela ne rend pas nécessairement foi en l’humanité. A voir dans un théâtre près de chez vous.

Au rayon séries, j’ai regardé la cinquième saison de « Peaky Blinders » dont j’ai déjà parlé plusieurs fois. La famille Shelby a perdu de son unité mais le magnétisme est toujours là, même si j’ai souvent du mal à m’y retrouver dans les guerres et que le nombre de morts est vertigineux. Je pense tout de même regarder la suite car l’infiltration de Tommy en politique promet de belles intrigues.

Enfin, au niveau littérature, j’ai lu « Le chasseur de lapins » de ma valeur sûre en matière de polars, Lars Kepler. Cet opus réunit Joona Linna et Saga Bauer, ce qui n’arrive pas à chaque fois et j’ai pris énormément de plaisir à retrouver mes personnages favoris dans cette intrigue à nouveau parfaitement ficelée et horrifiante à souhait.

J’ai également lu un court roman de Joyce Carol Oates, « Zombi ». C’est le troisième ouvrage de cette auteure que je lis (après « Reflets en eau trouble » et « Blonde ») et le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est surprenant. Il s’agit ici d’un récit à la première personne d’un tueur psychopathe. Si je salue la maitrise du style et l’audace de l’écrivaine, je dois dire que ce livre m’a mise mal à l’aise tout du long. Sans doute était-ce l’effet escompté. On est face à un personnage monstrueux et rien dans son histoire ne permet de comprendre comment il s’est développé ainsi. Souvent, lorsqu’on explore l’enfance des tueurs en série, on dégage des racines au mal. Pas ici et ça fait froid dans le dos.

Enfin, ce 30 novembre, j’ai eu la chance d’aller écouter Nancy Huston qui était invitée à s’exprimer par le magasine Imagine. Cette conférence m’a donné envie de relire ses livres (chronique de « Reflets dans un œil d’homme »ici) et de découvrir ceux que je n’ai pas encore lus. Elle mériterait sans doute un article à elle seule. Madame Huston répondait aux questions d’une délégation de Youth for Climate, ce qui lui a permis d’évoquer son parcours et ses engagements en faveur de l’écologie et de la cause féministe. A l’issue de cette conférence, je me sentais apaisée et admirative. Quelle classe ! Avez-vous déjà lu des ouvrages de Nancy Huston ? Si oui lesquels et quels sont vos coups de cœur ?

Voilà, c’est tout pour ce mois de novembre. J’espère que vous pouvez aussi profiter des soirées à rallonge pour lire et regarder de jolies choses dans une ambiance chaleureuse et réconfortante.

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