Bilan culturel d’avril

Nous sommes déjà le 12 mai, il est donc plus que l’heure pour moi de faire mon bilan culturel du mois d’avril. Comme je le disais dans mon article précédent, j’ai été très occupée ce mois. J’ai passé du temps avec des amis et j’avais pas mal d’engagements en soirée avec ma troupe de théâtre, sans parler des représentations.

Au niveau lecture, je n’ai rien à déclarer pour avril. J’ai commencé à lire « Duma Key » de Stephen King, mais j’avance très lentement sans encore avoir d’avis tranché. Je ne sais pas si ça me plait ou non. J’imagine que je vais tout de même parvenir à le lire avant la fin mai.

Je suis allée au théâtre voir Hamlet, avec Thomas Mustin (plus connu sous son nom de scène musical Mustii) dans le rôle titre. C’était une production de l’atelier théâtre Jean Vilar. J’ai un avis mitigé sur cette adaptation. Le texte n’était pas intégral et il était entrecoupé de moments musicaux, en anglais pour la plupart.

Mustii sera Hamlet au Jean Vilar (Ottignies-Louvain-la ...

Les plus :

  • De bons musiciens et de bons chanteurs et des morceaux qui me plaisaient, il y avait même du Bowie
  • Thomas Mustin est une bête de scène
  • La scénographie modulable et pivotante
  • Les monologues essentiels préservés
  • L’histoire reste compréhensible
  • On ne s’ennuie pas du tout

Les moins :

  • Je n’ai pas compris cette « revisite » de l’œuvre, c’était joli et bien fichu mais sans réel plus.
  • Pas compris le pourquoi des choix musicaux…c’était à mon goût mais je n’ai pas saisi si c’était destiné à apporter un plus ou à remplacer des morceaux de texte « coupés au montage »
  • Je ne comprenais pas bien Ophélie et un autre comédien, Polonius je pense
  • L’apparition d’un personnage au parler plus vulgaire qui croire la route d’Hamlet
  • Avec les coupures et les effets, on y perd en émotion. Hamlet était touchant, mais juste quand l’émotion affleurait, il y avait souvent quelque chose, un mouvement, un intermède, qui venait casser le moment.

Au final, j’ai passé un bon moment, même si j’ai eu l’impression d’assister à un exercice de style. Le texte  été en partie expurgé des considérations politiques pour se centrer sur la quête de sens d’Hamlet, sa révolte intemporelle face à la déception que sont les adultes, son tumulte intérieur entre désir de vengeance et tentation de choisir la mort. Cependant, l’émotion manquait, il aurait suffi de pas grand-chose pourtant.

Niveau séries, j’ai regardé deux deuxièmes saisons :

  • Celle d’ « Outlander », dont j’avais déjà parlé ici. La première partie de la saison m’a ennuyée car elle avait lieu en France et ce n’était plus la même ambiance. Heureusement, Jamie et Claire sont ensuite rentés en Ecosse et j’ai beaucoup aimé, même s’il y avait beaucoup de scènes de bagarre.
  • Celle d’ « Ennemi Public » , série belge de la RTBF, que j’ai bien préférée à « la Trève ». La première saison clôturait une intrigue (des meurtres d’enfants dans une petite ville des Ardennes) et en laissait une autre ouverte (la disparition vingt ans plus tôt de la sœur de l’inspectrice Chloé Müller). C’est avec plaisir que j’ai retrouvé Angelo Bison, hypnotique, qui campe un assassin d’enfants en quête de rédemption et accueilli dans un monastère. L’intérêt de la série tient en bonne partie dans son interprétation, on se surprend à avoir de l’empathie pour lui, à croire en son changement, mais je n’en dis pas plus… A ses côtés, Stéphanie Blanchoud (Chloé Müller), Jean-Jacques Rausin (Michaël Charlier), Clément Manuel (frère Lucas), Pauline Etienne (Jessica Müller, adulte) et la jeune Fantine Harduin, entre autres… Une série qui donne l’occasion à des comédiens belges de tourner en Belgique et de jeter des ponts entre théâtre et télévision/cinéma. De plus, le suspense est réellement bien mené et on est vraiment tenus en haleine par la nouvelle intrigue, tout en suivant la vie des habitants de la communauté qui fait face aux conséquences de la première saison… A voir !

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Enfin, sur netflix, j’ai regardé un stand up de Ricky Gervais intitulé « Humanity ». J’ai découvert cet acteur archiconnu outre manche dans la série « After Life », chroniquée ici. J’ai adoré ce spectacle humoristique qui traite de la question « peut-on rire de tout ? » de façon intelligente et drôle. Le comédien y parle aussi de son non désir d’enfants et de son amour pour les animaux. Il y a là tout ce que j’aime, c’est audacieux, engagé, grinçant, extrêmement second degré et cynique. Bien loin de l’humour gras et misogyne des humoristes quinquas français que je ne supporte pas. Je vous recommande chaudement ce spectacle décomplexé et intelligent. Il est très bien sous-titré et lorsqu’on comprend bien l’anglais on saisit également quelques jeux de mots bien fichus.

Voilà, c’est tout pour ce mois d’avril. Je reviens en mai avec de la lecture j’espère, ça me manque. Et vous, qu’avez-vous découvert ? Quelque chose vous donne envie ?

 

Bruxelles: Expo « Révolutions: Records and Rebels 1966-1970 »

Voir refleurir une plante qui ne nous donnait plus spécialement espoir, faire son sac de façon minimaliste et refermer la porte derrière soi sans pesanteur inutile, surprendre un papillon qui s’est lui aussi hasardé à devancer le printemps, prendre le train par un jour ensoleillé, avoir l’impression d’être en mai, télécharger de nouvelles playlists pour le voyage, enclencher « British classics » et démarrer avec « Beautiful ones » de Suede, amour adolescent presqu’oublié, trouver une place à l’étage avec baie vitrée et regarder défiler le paysage, la campagne en jachère, retrouver cette capitale que j’aime, se promener avec une amie de longue date dans un parc inconnu au tomber du jour et poursuivre la soirée à converser sur ce qui fait l’essentiel même si c’est dur, dormir, bruncher au soleil et savourer l’orange pressée par une main amie, sortir, marcher, flâner et se laisser porter jusqu’à destination, se laisser émerveiller, redécouvrir ses sens en portant un regard sur cette non quotidianité pourtant familière, battre le pavé et rentrer en se disant que c’était une belle journée…

Lifestyle: You Say You Want a Revolution? Records and ...

Comme à chaque fois que je me promène dans Bruxelles, je me dis que je n’en profite pas suffisamment. J’y suis allée principalement pour visiter l’exposition Revolutions: Records and Rebels 1966-70. Pour 10 euros, j’ai vécu une expérience immersive (grâce à la technologie Sennweiser : de la musique dans mes oreilles grâce à des écouteurs qui donne une impression que la musique est partout, à 360°) absolument magnifique durant presque 2 heures. Cette exposition a été conçue par les équipes du Victoria & Albert Museum, reconnu pour ses créations de qualité. Nous baignant dans la culture musicale des années 66 à 70 (la crème de la crème à mon humble avis), l’expo nous balade dans la société et les combats de l’époque : émancipation, féminisme, combats pour les droits des minorités ethniques et sexuelles, conquête de l’espace, manifestations estudiantines contre la guerre du Viet Nam, mai 68, etc… Le tout dans une esthétique léchée, qui va des affiches de festivals, aux costumes et au mobilier. On peut même revivre la prestation de Jimi Hendrickx à Woodstock sur écran géant, confortablement affalé sur un coussin fatboy. La fin de l’expo nous parle également des balbutiements de l’informatique et de l’éveil de la conscience écologique. Un triste rappel de ce que nous vivons aujourd’hui et qui montre que l’émancipation salvatrice a malheureusement rapidement fait place à l’individualisme et à la société de consommation que nous connaissons aujourd’hui. Place à de nouvelles luttes donc… Une expo à voir jusqu’au 10 mars (ce qui laisse deux weekends quand même) et que je vous recommande plus que vivement. J’ignore si elle va tourner dans d’autres villes et pays, j’espère que oui.

Voilà, c’est terminé pour aujourd’hui. Si vous avez lu et apprécié cet article (ou pas), n’hésitez pas à commenter, liker et vous abonner à mon blog. Ca fait toujours plaisir d’avoir un retour plus concret que les statistiques anonymes de wordpress.

Roadtrip au Danemark 5: Mon + épilogue

Me voici enfin arrivée au cinquième et dernier carnet de voyage de notre roadtrip au Danemark. Vous pouvez retrouver mes autres articles en cliquant sur les liens ci-après :

Roadtrip au Danemark 1: Odense

Roadtrip au Danemark 2: Roskilde

Roadtrip au Danemark 3: Helsingor et le château de Kronborg

Roadtrip au Danemark 4: Copenhague

En route pour l’île de Møn. Je ne l’écrirai qu’une fois correctement, car c’est vraiment pénible la manœuvre pour insérer ce caractère nordique et je suis trop nulle pour créer un raccourci clavier, si toutefois c’est possible J. A prononcer Meun. La route est belle, elle dure un peu plus d’une heure et nous traversons encore de majestueux ponts.  Nous arrivons enfin à Stege, petit bourg et « capitale » de l’île. Nous rejoignons le Birkely Bed and Breakfast où notre sympathique hôte nous accueille. Je vous recommande ce logement : petit déjeuner copieux si vous payez un supplément (nous avons eu assez pour nous faire des sandwiches pour le midi), chambre spacieuse, tranquillité et salle de bain à partager avec la seule autre chambre.

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C’est le soir, promenade dans Stege, le bord de l’eau, le bras de mer intérieur, les jolies petites maisons, les anciens remparts et l’unique porte qui subsiste. Nous sommes surprises par la présence d’une jolie maquette de bateau suspendue dans la nef de l’Eglise. Nous avions lu que les églises de l’île étaient décorées dans le style « naïf », mais ce fut une double surprise d’y trouver des navires, offerts par des marins en échange de protection. Avant d’aller plus loin , une définition de l’art naïf selon wikipedia : L’art naïf désigne la manière d’aborder la peinture par les « peintres naïfs », dont l’une des principales caractéristiques plastiques consiste en un style pictural figuratif ne respectant pas — volontairement ou non — les règles de la perspective sur les dimensions, l’intensité de la couleur et la précision du dessin. Le résultat, sur le plan graphique, évoque un univers d’enfant, d’où l’utilisation du terme « naïf ». L’inspiration des artistes naïfs est généralement populaire et le terme s’applique aussi à des formes d’expression populaires de différents pays, notamment au courant artistique le plus connu d’Haïti .

Le lendemain matin, il fait gris et un peu pluvieux. Direction la falaise de craie, le principal point d’intérêt touristique de l’île avec les fresques naïves et les tumulus dont je parlerai plus tard. Wikipedia encore nous apprend que ces falaises font 7km de long, sont en craie et culminent à 128m. Nous décidons de ne pas nous garer au parking du geocenter, mais plutôt sur un petit parking forestier et de faire les derniers hectomètres à pieds dans les bois. Il pleuvine et nous trouvons des balises dans les bois. Nous croisons des cyclistes et nous nous apercevons bientôt qu’un triathlon se prépare sur le site. Nous n’avons pas visité le géocenter, il a l’air intéressant et a été primé pour son architecture en grande partie souterraine pour ne pas détériorer le paysage.

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Le lieu se targue de disposer du « plus grand escalier du Danemark » (près de 1000 marches). Il est très bien conçu et se marie à la végétation en épousant les flancs escarpés. Attention, il faut être en forme, par contre, pas trop de sensation de vertige grâce aux arbres. Nous marchons beaucoup, parcourons également le sentier côtier avec vue sur le vide, descendons, remontons, capturons le paysage sous un maximum d’angles de vue. C’est joli, sauvage et sur la plage étroite, les galets sont mouillés par la pluie et on joue avec la peur qu’une vague un peu trop forte vienne lécher la falaise, nous mouillant ou nous emportant. Et dire que demain, les triathlètes nageront dans cette eau avant de remonter l’escalier…comment se mettre dans le rouge d’entrée de jeu.

Après une pause au café du Geocenter, retour à la voiture direction les églises où nous admirons les fresques naïves, peuplées de monstres et d’histoires oubliées, les bateaux, les jolis cimetières qui pourraient presque figurer sur une carte postale. Nous visitons ainsi les 3 églises principales : Keldby, Elmelund et Fanefjord. Il est facile de circuler sans gps en suivant simplement les plaques et c’est plaisant de se laisser aller en faisant confiance au prochain carrefour. L’île est petite et il y a peu de circulation.

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Ensuite c’est parti pour la dernière attraction touristique de l’île, impossible à manquer quand on voyage avec une préhistorienne : les tumulus (qui sont des chambres funéraires) et les dolmens. Le premier est long d’une quinzaine de mètres, mais on ne peut y pénétrer. Le deuxième dispose de deux couloirs et en se trainant dans l’un deux, on peut « contempler » des restes humains à travers une vitre. Le tout à la lumière de nos téléphones…inquiétant et insolite. Au troisième, S. se fait mal au crâne en sur estimant la hauteur du « plafond » (ou en sous-estimant sa taille) et se consolera en admirant la vue posée sur les dolmens voisins. La journée, dernière de notre voyage au Danemark (le lendemain, lever tôt, ferry pour l’Allemagne et back home), se termine face à une pizza douteuse dans un bar de Stege.

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Epilogue

Comme vous avez pu le lire, j’ai adoré ce voyage. J’ai aimé le début, et adoré la fin. Mes coups de cœur vont à Tivoli, Helsingor, les longues balades dans Copenhague et Mon qui, sur un petit territoire nous a permis de profiter d’expériences et découvertes incroyablement variées.

Le Danemark c’est cher, mais finalement pas tant que ça. En s’y prenant à l’avance, on a dégotté des prix plus que corrects pour l’Europe. On a aussi souvent trouvé (à part sur Mon) un bon rapport qualité prix pour la bouffe. On a dépensé quand il fallait pour visiter, on avait quand même fait le trajet pour ça. Enfin, on a voyagé en voiture et on avait emmené de quoi petit déjeuner et faire des breaks ainsi que des couverts. Ne vous laissez pas trop vite décourager en vous disant que c’est impayable.

Le transport : c’était cool d’y aller en voiture, franchement sans hésiter. Bon ça dépend où vous vivez, mais depuis la Belgique ou l’Est de la France, c’est pas pire que de descendre dans le Sud. A part Hambourg où ça bouchonnait (genre comme à Lyon), on n’a pas regretté. Pas de location, pas de frais supplémentaires, le carburant était moins cher qu’ici, les routes sont excellentes et les gens roulent de façon très disciplinée. En plus, l’avion, ben ça pollue donc à éviter tant qu’on peut.

Je retournerais volontiers au Danemark, en voiture ou même en train (la liaison pour Copenhague se fait moyennant un ou deux changements en Allemagne). Je rêve d’aller en Norvège maintenant, pourquoi pas en y allant par le pont de l’Oresund…

A bientôt dans de prochains carnets de voyage, le prochain n’est pas encore fixé, mais j’ai des idées tant pour le nord que pour le sud…

PS: dernière image humoristique: on ne sait pas pourquoi mais le jour du départ, nous nous sommes aperçues avec effroi que mon gps qui normalement inclut toute l’Europe, refusait de nous accompagner au Danemark…

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Frontière germano-danoise

 

Roadtrip au Danemark 4: Copenhague

Notre périple nous emmène enfin à la capitale, Copenhague. Nous y passerons 3 nuits. Notre logement devient plus spartiate. Nous avons réservé dans un hôtel Cabinn. C’est une chaine d’hôtels, vous en trouverez plusieurs à Copenhague. C’est plus où moins le même prix qu’un bed and breakfast ailleurs, mais ça reste abordable scandinavement parlant. C’est petit, mais on ne peut pas les accuser de faire de la publicité mensongère en choisissant un nom pareil. Par contre c’est propre et les espaces sont optimisés. Cet hôtel nous a bien convenu et nous n’avons vraiment fait qu’y dormir. Nous avons payé le supplément pour laisser la voiture au parking et avons continué à vivre sur nos réserves pour ne pas payer le petit déjeuner.

Cet article sera vraiment trop long si je vous détaille les journées par le menu. Je vais donc vous faire un aperçu et insister sur les choses qui m’ont vraiment plu. Si je dois donner une impression générale, eh bien c’est simple, j’ai adoré Copenhague. C’est beau, calme, le vélo et les piétons sont vraiment rois ici. Il y a de nombreux parcs et comme il faisait beau nous avons énormément marché, plus de 20 km par jour, car oui c’est grand. Plus que ce à quoi je m’attendais. Lorsqu’on arrive à Copenhague, on traverse un pont. Je pensais que c’était un fleuve en dessous, mais non, c’est un énorme bassin d’eau douce qui ceinture le centre ville. Sur les berges piétonnes, à toute heure, on trouve des joggers, des gens qui vont bosser à vélo, promènent leurs chiens, des nounous qui trimballent des chapelets de blondinets dans de petits carrosses spécialement prévus et bien sûr des touristes. C’est absolument charmant.

Culturellement parlant, il y a énormément de choses à faire et si j’y retournais, j’aurais encore des choses à visiter. Je ne l’ai pas fait cette fois ci par manque de temps et par souci de ne pas exploser le budget. Je regrette un peu de ne pas avoir pris le pass pour toutes les attractions à Tivoli cependant. Voici une liste non exhaustive des jolies choses que nous avons découvertes :

  • Le Paludan Bogcafe : on commence par la « gastronomie ». Alerte bon plan ! C’est bon, copieux, pas cher et dans un cadre qui ravira les amateurs de livres et de hygge. Ce restaurant est situé dans une librairie de livres neufs et anciens. On fait la file pour commander au bar puis on s’installe et un serveur nous apporte notre commande. Nous y sommes allées deux fois, j’ai mangé un hamburger végétarien la première fois et une salade la seconde. A ne pas manquer, eau plate disponible gratuitement, un sans faute. Visitez leur site : www.paludan-cafe.dk

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  • Le château de Rosenborg : la résidence d’été de la famille royale, somptueuse et rehaussée par les magnifiques roseraies adjacentes. Nous n’avons pas fait la visite, mais l’extérieur valait déjà le coup.

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  • La relève de la garde à Amalienborg : la résidence de tous les jours de la royauté. Pour les amateurs, la garde est relevée tous les jours vers midi. Lorsque nous y étions, un gentil policier du cordon de sécurité se faisait un plaisir de répondre aux questions des touristes sur la vie des gardes, vraiment sympa !
  • La (longue, ce n’est pas du tout dans le centre) balade le long de l’eau jusqu’à la petite sirène et surtout le retour via le parc du Kastelet,. J’ai été étonnée par la taille de la statue. J’avais tellement entendu qu’elle était petite que je l’ai trouvée grande. Soyons clair, elle ne l’est pas vraiment. Elle a la taille d’une jeune fille de 14ans je dirais. A voir si vous voulez vous désespérer devant des groupes de touristes au minimum quadragénaires se comportant comme des adolescents en quête du selfie parfait au mépris de leur dignité, ah le tourisme de masse… Au retour, nous nous avons flâné (et reposé nos semelles fatiguées) dans le parc qui entoure le Kastelet, un ancien fort ceint de remparts en forme d’étoile à l’entrée duquel il y a une jolie église anglicane et une impressionnante fontaine.
  • Nyhavn : LA carte postale de Copenhague, ravissant… Nous avons dîné à proximité, un fish & chips sur un bateau/poissonnerie.

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  • La round tower : nous nous sommes laissées tenter par une ascension sans marches, sur un plan incliné en briques et en colimaçon, vue à couper le souffle sur les innombrables clochers de la ville, le pont de l’Oresund (le détroit entre la Suède et le Danemark qui est emprunté quotidiennement par des milliers de navetteurs) et les majestueuses éoliennes.

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Le fameux pont, au fond, et la Church of our Savior à droite
  • Tivoli : Le coup de cœur de mon séjour n’est pas une église, pas une merveille naturelle, pas un musée, mais un parc d’attraction. Je ne suis pourtant pas une adepte, je ne les ai jamais fréquentés, mais celui là m’a touchée au cœur. Il a 175 ans, est au cœur de la ville (ce qui n’était pas le cas lors de sa construction) et présente une délicieuse esthétique rétro et colorée. Les manèges d’antan côtoient les attractions à sensation fortes, les décors sont somptueux, tantôt asiatiques, tantôt arabisants. Rien n’est vulgaire. Il y a des concerts, un spectacle son/lumières/laser sur le plan d’eau tous les soirs d’été, une scène où on peut voit des pantomimes avec des personnages inspirés de la commedia dell’arte et, lorsque le soir tombe, la féérie n’a plus de limites puisque ce sont des milliers de lampions qui transforment le décor en rêve éveillé. J’ai été émue par un couple de californiens octogénaires qui nous ont raconté qu’ils étaient venus pour réaliser un rêve d’enfant du monsieur qui avait lu un article sur le parc lorsqu’il était à l’école primaire. Ils nous ont demandé de faire les attractions pour eux qui ne pouvaient plus et ne feraient que regarder. Un moment hors réalité pour moi, comme lorsque j’étais enfant et que je pouvais croire que le monde était comme dans mes rêves. A faire pour vous et refaire absolument pour moi. Cela a un coût, assez élevé, mais ça vaut la peine, je me demande comment cela n’est pas plus connu, je n’en avais jamais entendu parler avant de planifier mon voyage.

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  • La libre ville de Christiania : encore un endroit surprenant, je vous invite à aller lire l’histoire de ce quartier autonome de Copenhague. Une ancienne caserne militaire occupée puis finalement rachetée par une communauté hippie/anarchiste/post soixante huitarde après une lutte contre des investisseurs qui voulaient y implanter une zone résidentielle. Les habitants vivent ici selon leurs propres règles, vendent de la drogue dans la rue et ne se considèrent pas comme des citoyens de l’union européenne. Ca fait un peu trash et c’est vrai que je n’avais jamais vu de la drogue en vente ainsi comme au marché, mais c’est aussi coloré, je ne me suis pas sentie en insécurité et j’ai trouvé l’histoire de ces résistants passionnante. Ils étaient assoiffés de liberté et ont gagné contre Goliath. Aujourd’hui, les toxicomanes y cohabitent avec les bobos écolos et les vieux de la veille. A voir. Attention cependant, les photos sont interdites dans les rues où on « vend » et il est aussi interdit de courir. A bon entendeur…

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  • Church of our savior : à proximité de Christiania se trouve cette église au clocher reconnaissable puisqu’on peut l’escalader et que l’ascension se termine par un escalier qui tourne à l’extérieur du clocher. Je n’avais jamais vu ça. Comme nous avions déjà été dans la round tower, nous avons fait l’impasse. Par contre, nous avons admiré l’intérieur et notamment un des plus impressionnants orgues, en bois finement travaillé, que j’aie pu voir.
  • Malmö : Oui, nous sommes allées jusqu’en Suède, pour le fun, en prenant le train qui passe sur le pont de l’Oresund. Cela prend 36 minutes et c’est une expérience assez dépaysante. On se sent d’un coup très loin de chez soi, comme si on avait mis des centaines de kilomètres en plus entre soi et la maison. La ville en soi n’a pas un intérêt de fou, elle est mignonne. Depuis la construction du pont, les Danois plaisantent en disant que Malmö est devenu un nouveau quartier de Copenhague. Il y a un grand parc, un immeuble résidentiel construit par Calatrava (petit souvenir de Valence). Nous en avons profité pour manger un roulé à la cannelle, qui m’a rappelé mon séjour à Stockholm il y a 7 ans. Comme nous étions en fin d’après-midi et qu’elle ne voit pas tous les jours des gens qui viennent d’aussi loin (on s’était un peu perdue en zone résidentielle), la jeune fille du café nous a gentiment offert un invendu d’une autre variété pour qu’on goûte, à la cardamome si ma mémoire est bonne. Adorable de sa part et succulent !

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  • Le Jardin Botanique : pendant que S. visitait l’impressionnant musée de la ville de Copenhague, j’en ai profité pour faire un tour au jardin botanique. Je les adore, je ne peux résister à me promener dans les rocailles, lire les noms latins, admirer le travail minutieux des jardiniers. Il y a tellement de jolies images à emmagasiner. Je n’ai pas été déçue et bien sûr, le soleil était toujours radieux, quelle chance. Je n’ai pas visité l’intérieur, comme vous l’avez compris, mon programme est prêt pour un second séjour danois.
  • Cimetière Assistens Kirkegaard : c’est le grand cimetière monumental de Copenhague et j’y suis aussi allée seule, après le jardin botanique. Vous allez peut-être me trouver bizarre, mais enfant déjà, j’aimais visiter les cimetières, je jouais à me faire peur je suppose. Puis je me souviens avoir visité 3 cimetières, dont celui du père Lachaise, lors de mon premier séjour à Paris, comme une chasse au trésor à la recherche de mes auteurs favoris. En Scandinavie, ça m’a un peu repris. Les cimetières sont si différents d’ici, si apaisants, verdoyants et vivants. Les tombes sont décorées d’objets qui rappellent la personne, parfois les gens y posent un petit banc, des bricolages. Hans Christian Andersen et le philosophe Soren Kierkegaard (homophone du mot cimetière en danois vous constaterez) y sont enterrés. J’y ai rencontré et un peu coursé un écureuil roux (vivant). A l’entrée, les panneaux invitent les gens à profiter du cimetière comme d’un espace vert, avec respect et c’est ce qu’ils font. J’ai vu des gens qui y prenaient un bain de soleil, pique niquaient, y faisaient marcher leurs bambins pieds nu, jouaient de la guitare… Je me dis que le rapport à la mort doit sans doute être plus serein lorsqu’on importe la vie dans les cimetières…sujet d’étude intéressant.

C’est bizarre de conclure ainsi mon récit, mais c’est dans l’ordre chronologique le dernier endroit que j’ai visité à Copenhague. Ce fut ensuite la course effrénée pour revenir à l’hôtel et récupérer la voiture avant l’expiration de notre ticket de parking. Encore aujourd’hui, je peux dire que cette ville m’a marquée, je l’ai adorée. J’ai vécu un rêve éveillé de quelques heures à Tivoli, je suis rentrée chez moi en rêvant que rouler à vélo dans ma ville soit un jour possible comme à Copenhague. La quantité et la qualité des espaces verts (parcs, jardin botanique, cimetière) m’a impressionnée et pour ma part, cela compte beaucoup quand vient le moment de dire si j’ai aimé un peu, beaucoup ou à la folie une ville. Je vous laisse pour aujourd’hui, je pense avoir déjà été assez longue. Ce ne sera pas le cas avant longtemps, mais c’était difficile de se limiter. J’espère que cela ne vous a pas ennuyé et que vous aurez le courage de revenir par ici…

Séries, films, livres: mon top de 2017-18

Bonjour à tous et à toutes, en ce début d’année je vous propose un top de ce que j’ai aimé au cours des derniers mois. J’ai décidé de démarrer à partir d’octobre 2017 car c’est à ce moment là que j’ai commencé à faire mes bilans mensuels. J’ai aimé beaucoup de choses, je cible généralement bien ce qui me convient. Cependant je vais essayer de chosir. Les titres en gras sont ceux qui m’ont le plus marquée. Je ne vais pas redétailler tout, mais plutôt indiquer quelques mots clef qui vous permettrons de savoir à quoi vous attendre. Pour plus d’infos, je vous invite à parcourir mes bilans qui sont plus détaillés. Si vous ne savez pas quoi regarder/lire, à vos blocs notes.

On commence par les séries policières, un de mes genres favoris comme vous savez :

  • Happy valley : une série anglaise qui déboite avec une femme dans le rôle principal
  • Luther : série anglaise avec Idriss Elba, sombre et violence
  • Mindhunter : production netflix sur les débuts de la psychologie criminelle, tueurs en série, tirée d’une histoire vraie
  • Broadchurch : le top du top avec David Tennant, Olivia Colman et Jodie Whitaker, meurtre d’un enfant sur les côtes anglaises, un final incroyable
  • Casa de papel : est-il besoin de la présenter ?
  • Endeavour : mon chouchou, diffusé sur France 3
  • Line of duty : le top du top au niveau scénaristique, un vrai coup de cœur !
  • Bodyguard : un vétéran de guerre traumatisé est affecté à la protection de la ministre de la justice, terrorisme et suspense
Line of Duty season 4 finale: Ted Hastings star drops a ...
Les chasseurs de ripoux de Line of Duty

Séries dramatiques :

  • Poldark : Cornouailles 1770, ici aussi un gros coup de cœur pour les personnages, l’histoire, les paysages, amour, politique et vie rurale.
  • Les héritiers : saga familiale danoise autour d’un héritage, diffusée sur Arte
  • 13 reasons why : la série coup de poing qui parle viol, suicide et harcèlement chez les adolescents, dur mais nécessaire.
  • This is us : love love love !!! histoire d’une famille américaine qui mêle le présent et le passé. Impossible à résumer, mais tellement de belles choses et d’émotions !
  • Stranger things : pour les enfants des années 80 nostalgique des films de l’époque ou on résout des mystères en bande et à vélo. Surnaturel, suspense et humour au rendez-vous !
‘This Is Us’ Cast: Meet Chrissy Metz, Justin Hartley And ...
Les protagonistes de This is us à travers les âges

Comédies/formats courts :

  • The end of the f***ing wolrd: un adolescent psychopathe et une fille en colère font une virée pour échapper à leur vie, bijou d’humour noir et d’émotion.
  • New Girl: une série doudou sur une bande de colocataires déjantés à Los Angeles, emmenée par l’adorable Zooey Deschanel.
  • Grace and Frankie: avec Jane Fonda, deux femmes de 75 ans et + que tout oppose se voient contraintes d’emménager ensemble lorsque leurs mari respectifs les quittent et leur avouent leur homosexualité et leur futur mariage par la même occasion. Hilarant !
  • Lovesick: la recherché de l’amour à Glasgow au temps des MST. J’ai littéralement fondu !
  • Love : ici aussi, l’amour évidemment, sans fard, sans glamour mais authentique. Un bijou !
Love | Apaixonados por Séries
La rencontre de Mickey et Gus dans « Love »

Au niveau cinématographique, voici ce que je retiens :

  • 3 Billboards, les panneaux de la vengeance, de Martin McDonagh : la détermination d’une mère à découvrir qui a tué sa fille dans une petite bourgade de l’Amérique profonde.
  • Darkest Hour de Joe Wright : la vie de Winston Churchill et sa gestion du conflit mondial
  • Nos plus belles années de Sidney Pollack : un film de 1973 avec Barbra Streisand et Robert Redford au sommet de sa beauté. L’histoire d’amour contrariée entre un playboy et une militante communiste entre 1937 et 1950.
  • Demain de Cyril Dion et Mélanie Laurent : le film qui m’accompagne dans ma prise de confiance et mon chemin vers une vie plus simple, responsable et durable.
  • 1900 de Bernardo Bertolucci (1976) : une amité entre deux garçons aux origines sociales opposées entre 1900 et 1945 dans l’Italie qui assiste à la montée du fascisme
Darkest Hour: Not Their Finest - Fort Worth Weekly
L’incroyable transformation de Gary Oldman en Winston Churchill

J’ai recommencé à lire davantage en 2018, j’ai donné une deuxième chance à certains livres et je ne l’ai pas regretté :

  • « L’attentat » de Yasmina Khadra : poétique et déchirant
  • « Dolce Vita » et  « Les nouveaux Monstres » de Simonetta Greggio : instructif
  • La saga « l’amie prodigieuse » d’Elena Ferrante : chronique d’une amitié qui dure une vie dans les quartiers populaires de Naples, une écriture intime qui m’a happée, lu en italien.
  • « Rebecca » de Daphné du Maurier : un classique de la littérature anglaise, roman gothique fascinant et angoissant.
  • « Reflets dans un œil d’homme » de Nancy Huston : un essai absolument passionnant sur les rapports entre les sexes en occident
  • « Retour à Montechiarro » de Vincent Engel : saga toscane, coup de cœur de cette fin d’année.
  • Les romans de Lars Kepler que je continue à adorer
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Le célèbre incipit de « Rebecca »

Voilà, j’espère que cela vous donnera des idées, n’hésitez pas à me dire quelles sont vos belles découvertes de l’année écoulée et si je vous ai donné envie de découvrir certaines choses. De mon côté, je vais poursuivre ces articles. J’aimerais regarder davantage de films, mais la production de séries est tellement intense et de qualité ces dernières années que j’ai regardé beaucoup moins de longs métrages. Je me suis en revanche tournée vers certains classiques et j’aime enrichir ma culture historique défaillante grâce au cinéma et à la littérature, surtout en ce qui concerne l’histoire de l’Italie et de l’Angleterre, deux pays chers à mon cœur comme vous l’aurez compris.

Roadtrip au Danemark 3: Helsingor et le château de Kronborg

Troisième étape de notre voyage au Danemark qui a duré même pas 10 jours mais qui s’étire durant des mois sur éclats d’âme. Nous décidons de visiter le château de Kronborg à Helsingor, ou Elseneur en français. Cela nous demande de faire un détour vers le Nord avant de replonger vers la capitale dans la soirée. Le château de Frederiksborg était également tentant, mais j’ai craqué pour Helsingor qui serait le château qui a inspiré Shakespeare pour écrire sa plus célèbre tragédie, Hamlet. Impossible à manquer pour une comédienne anglophile fan de l’auteur. Etonnement, il semblerait que Shakespeare n’ait jamais visité cet endroit, il n’a donc été inspiré que par des récits et des œuvres picturales pour donner un cadre aux tragiques aventures du fils du roi du Danemark.

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Cette visite, et cette journée en général, a été mon premier grand coup de cœur du séjour et je m’en rappellerai longtemps. Le soleil nous accompagnait toujours, il n’y avait pas trop de monde et l’endroit est tout simplement somptueux, en bord de mer avec vue sur la Suède. Le château est encerclé de canons car c’est l’entrée vers la mer Baltique et c’était il y a quelques siècles un important point de contrôle pour repérer les envahisseurs éventuels. Les navires marchands devaient également s’acquitter d’une taxe en passant, sous peine de se voir pris pour cible.

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Nous avons passé plusieurs heures à visiter ce merveilleux château, à contempler la Suède voisine du haut des tours et à écouter le ressac des vagues sur les galets en appréciant chaque instant dans ce cadre magnifique. Nous avons également bénéficié d’une visite guidée des appartements royaux, salles de réception et des sous sols où logeaient les armées en temps de guerre dans d’effroyables conditions. Il se raconte que les banquets duraient des jours et qu’un roi, je ne me souviens plus lequel, aimait faire tirer des salves de coups de canons. Les immenses fenêtres se brisaient alors parfois et les petites mains du château devaient s’employer à les remplacer durant le sommeil des puissants afin que les festivités puissent reprendre dès leur réveil. Imaginez-vous… J’ai également été émue en découvrant une pièce dédiée à une expo photo de portraits des comédiens et comédiennes venus jouer Hamlet lors de représentations au sein même de la forteresse au fil du temps, de Laurence Olivier à Jude Law, etc…

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vue sur la Suède

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Une fois cette enchanteresse visite achevée, nous dirigeons nos pas vers le centre ville. Nous marquons un premier arrêt près du centre culturel voisin du château et nous sirotons notre première limonade danoise en plein soleil avec vue sur de rutilants voiliers restaurés.

Nous poursuivons par une visite de la ville en suivant partiellement un sentier touristique tracé au sol. Après deux heures d’une balade qui nous envoie de la mignonnerie dans les mirettes en veux tu en voilà, nous retournons à la voiture et prenons la direction de Copenhague. Que de jolis souvenirs déjà engrangés alors que nous n’avons pas encore atteint la capitale…A suivre…

Bilan culturel (chargé) de décembre

Bonjour, voici le bilan culturel du mois de décembre. J’ai été plus libre ce mois ci, sans le théâtre, et j’ai en plus eu la chance d’avoir des congés. J’ai donc pu me promener, reprendre le sport à un bon rythme et également lire, checker netflix et même sortir au cinéma. Ca me manquait tellement ! Je projette de faire un top de ce que j’ai le plus aimé en 2018 dans un article très bientôt. Stay tuned comme on dit !

Commençons tout de suite par les séries regardées en décembre. Sur netflix, j’ai terminé :

  • La saison 1 de sick note. J’ai surtout cliqué parce que c’est avec Rupert Grint et je pense avoir déjà laissé des indices qui vous permettent de savoir que je suis une fan inconditionnelle de Harry Potter. Le pitch tient en une ligne : un mec (Rupert Grint, très bon une fois de plus en loser) se fait diagnotiquer erronément un cancer et se retrouve embarqué dans une série de mensonges et d’aventures loufoques avec son médecin… C’est drôle, mais pas non plus fou. Il faut aimer l’humour absurde et les personnages un peu caricaturés et théâtraux.

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  • La saison 2 de The Good Place : je n’étais pas emballée plus que ça par la première, mais là ça y est, je kiffe cette série. J’avais peur que ça ne tourne en rond et finisse par me gaver (comme Kimmy Schmitt et surtout Orange is the new black – juste plus possible), mais j’ai été agréablement surprise. C’est toujours très drôle, ça amène à réfléchir et il y a un fichu suspense. La série est tellement originale que je pense qu’elle avait besoin d’une saison pour se poser. Vivement la suite, une saison 3 est disponible.
  • The innocent Man : cette série est une adaptation de la seule œuvre non fictionnelle de John Grisham, juriste devenu écrivain et spécialiste des romans judiciaires. Il y a 6 épisodes et la série traite de deux homicides survenus au début des années 80 dans une petite ville d’Oklahoma. Ces homicides ont donné lieu à des arrestations assez rapides sans preuves matérielles, principalement sur la base d’aveux vidéofilmés. Deux hommes ont été condamnés pour chaque crime et Grisham, des avocats, experts indépendants et l’équipe de The Innocence project tentent de prouver leur innocence. Révoltant et passionnant… Je vous conseille cette série qui fait froid dans le dos et rappelle qu’on peut se faire rapidement voler sa vie quand on est démuni dans certains bleds de l’Amérique profonde… On estime aux USA que 4% des personnes incarcérées sont innocentes, ce qui veut dire 90000 personnes.

J’ai également regardé pas moins de 3 séries à la télévision, eh oui :

  • Les enquêtes de Vera sur France 3. J’ai déjà parlé de cette série, la saison vient de s’achever. Elle fait partie de mes séries anglaises doudou du dimanche soir. France 3 alterne les diffusions de Grantchester, mon chouchou Endeavour (Morse), Vera et Barnaby pour mon plus grand plaisir. Oui je sais, on va dire que je regarde des trucs de vieux et c’est pas vrai et puis je m’en fous, j’ai une vieille âme que voulez vous.
  • La saison 2 de This is us…que dire, cette série est une vraie pépite que tout le monde devrait voir, j’en ai déjà parlé l’an dernier aussi. Que d’émotions, que de thèmes abordés, quels beaux personnages…je sens qu’elle va finir dans le top.

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  • La vérité sur l’affaire Harry Québert : ça faisait longtemps que je l’attendais, ayant comme beaucoup, lu le fabuleux et diabolique roman de Joël Dicker en…2015 je pense. J’avais été happée par ce récit et ce roman si « américain » écrit par un jeune suisse de 30 ans à peine. Je ne dévoile rien de l’intrigue. Je l’ai redécouverte en partie (elle est si sinueuse que j’en avais oublié des rebondissements) et j’ai apprécié cette série. Patrick Dempsey colle tout à fait à l’idée qu’on pouvait se faire du mélancolique Harry Québert. J’ai été plus surprise par le personnage de Marcus, davantage golden boy dans la série que dans les livres il me semble. J’ai eu envie de le gifler une ou deux fois. Les décors sont superbes, l’atmosphère est incroyable. Même si c’était diffusé sur TF1, j’avais activé la VO sous titrée et ça change tout. A voir que vous ayez lu le roman ou non…et si vous ne l’avez pas lu, lisez le il est incroyable.

C’est tout pour les séries, passons maintenant aux films, en allant du moins bon au meilleur :

  • Sur netflix j’ai regardé deux films produits par la plateforme et on ne peut plus dispensables : the Holiday Calendar pour l’ambiance de Noël (ne me jugez pas, n’avez-vous jamais péché ?) et Ibiza avec Gillian Jacobs (de « Love ») et Richard Madden (« Bodyguard »). J’ai regardé ce second lors d’une soirée papote avec une amie et principalement pour les acteurs (sous exploités) et parce que j’aime Ibiza (sous exploitée aussi…). Bref, dispensable comme j’ai dit.
  • Les Animaux Fantastiques : les Crimes de Grindewald. Forcément j’y suis allée. Malgré les mauvaises critiques que j’avais lues. J.K Rowling forever et Eddie Redmayne forever. Par contre, je n’aime pas du tout Johnny Depp mais comme il joue une crapule, je peux le détester à mon aise, ça passe. Et Ezra Miller ( « Le monde de Charlie » et « We need to talk about Kevin ») au top, comme d’habitude. J’ai aimé ce film, mais je suis biaisée. Pas assez cependant pour ne pas me rendre compte que la première heure était très très lente, qu’il ne s’y passe rien et que leurs amourettes commençaient à m’ennuyer (what the fuck les gars, des gens vont mourir, ressaisissez vous !). Heureusement cela décolle ensuite et on a une vraie intrigue et du vrai suspense. On retourne à Poudlard/Hogwarts avec Jude Law en Albus Dumbledore jeune et ça forcément j’ai adoré. J’espère en voir plus dans le prochain film que j’irai fidèlement voir avec ma broche du vif d’or achetée à Bruges.
  • Dans ses yeux (« el secreto de sus ojos ») un film policier argentin de Juan José Campanella, sorti en 2009, avec Ricardo Darin. Ce film a reçu le Goya du meilleur film étranger en langue espagnole ainsi que l’Oscar du meilleur film étranger, ça vous donne une idée du niveau. Voici les premières lignes du synopsis de wikipedia : En 1999 à Buenos Aires, un agent à la retraite du ministère fédéral de la justice, Benjamín Espósito, essaie d’écrire l’histoire d’une affaire criminelle qu’il a traitée 25 ans plus tôt et qui le hante toujours : le viol et le meurtre en juin 1974 d’une jeune femme mariée, Liliana Colotto. Il rencontre sa supérieure de l’époque, Irene, dont il est toujours secrètement amoureux, et évoque avec elle l’enquête qu’il a menée à cette époque avec son adjoint, Pablo Sandoval. Espósito et Sandoval, émus par la ferveur de l’amour que l’époux de la victime portait à sa femme et l’obstination de celui-ci à retrouver le coupable, ont refusé que le dossier soit classé… Je ne vous dévoile pas la suite. Au-delà du suspense et du final qui m’a scotchée, ce film est une magnifique et triste ode à l’amour véritable, qui pose la question de la vengeance et de la reconstruction après qu’il nous ait été enlevé. A voir pour les amateurs de cinéma étranger de qualité.

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  • 1900 de Bernardo Bertolucci. En hommage à ce sulfureux dinosaure du cinéma Italien, Arte a diffusé en deux soirées (5h20 de film) sa fresque historique sortie en 1976. Au casting, des paysans d’Emilie Romagne (région natale de Bertolucci), des acteurs italiens, mais aussi Gérard Depardieu, Donald Sutherland, Robert De Niro et Burt Lancaster, entre autres… Le film a été tourné en plusieurs langues et les acteurs français, anglais et américains ont été ensuite doublés par des comédiens italiens. Sans doute Bertolucci avait il une idée précise de qui il voulait dans son film et il s’est donné les moyens de ses ambitions. L’histoire suit les vies parallèles d’Alfredo Berlinghieri (De Niro), héritier d’une propriété terrienne prospère, et d’Olmo Dalcò (Depardieu), enfant batard de la communauté de domestiques qui travaille sur le domaine. Le film commence avec la naissance des deux enfants en 1901, le premier film se penche sur l’amitié qui se noue entre les deux gamins aux origines bien différentes en pleine montée du fascisme. La seconde partie les montre jeunes adultes et hommes murs alors que le destin les sépare à l’aube de la seconde guerre mondiale, Olmo partant alors combattre le fascisme. Le film se termine en 1945 lorsque l’Italie est libérée, au mois d’avril. Ce film m’a passionnée. Il m’a également étonnée, j’y ai vu des scènes (notamment de la nudité infantile) que je pense qu’on ne pourrait plus voir aujourd’hui. Ce film est violent et très émouvant aussi, car dans les hommes on continue à voir les enfants du début du film. Les scènes chorales où les paysans chantent leur résistance sont magnifiques. Encore ici, je vous conseille ce film qui ne m’a pas ennuyée une seule minute alors que j’ai regardé la seconde partie le soir de Noël et que j’étais bien crevée.

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Enfin, j’ai lu un livre que je devais lire depuis des années, depuis mon échange Erasmus à Florence en fait. Il s’agit de « Retour à Montechiarro » de Vincent Engel (auteur belge et professeur à l’UCL), paru en 2001. C’est un hasard ce mois-ci, que j’aie lu ce livre et vu le film de Bertolucci, c’était complémentaire et a aidé le puzzle à s’enrichir dans ma tête. Ici aussi, nous faisons un plongeon dans l’histoire de l’Italie en suivant les protagonistes de la famille Della Rocca sur plusieurs générations : de 1855, jusqu’à 1978, année de l’assassinat d’Aldo Moro. C’est un roman fleuve qui fait 700 pages environs. Certains passages sont si beaux que j’ai noté les numéros de page pour pouvoir les recopier avant de rendre le livre à la bibliothèque. Ici aussi il est question d’amours déchirantes, de l’histoire de l’Italie, mais aussi d’une déclaration d’amour à la Toscane. Montechiarro est un village fictif, mais dans ma tête, j’étais à San Giminiano, je parierais que Vincent Engel aussi. Les personnages féminins sont nombreux, ils résistent et n’existent pas qu’au travers des hommes, ce qui m’a plu. J’ai eu l’impression de lire un classique du 19° siècle, mais sans que cela soit rébarbatif du tout, je ne sais pas comment retranscrire mon expérience de lecture. J’ai eu le cœur retourné par ce livre et je n’ai qu’une seule hâte : retourner en Italie, en Toscane. Cela fait si longtemps…

Voilà pour ce bilan, je me rends compte qu’il est très chargé, mais surtout parce que je suis tombée sur des pépites ce mois ci et que j’avais énormément de choses à en dire. Et vous qu’est ce qui vous a fait vibrer ?