Bilan culturel de mai

Eh bien, eh bien, on dirait que ce mois de mai a été riche en lectures et visionnage de séries et de films. Pourtant, je jure que j’ai travaillé, que j’ai fait du sport et que j’ai même revu les gens que je pouvais voir… Et pourtant, ce mois ci, j’ai regardé 5 séries (ou plutôt 5 saisons de séries, certaines étant des mini séries) et 3 films. De plus, j’ai lu 3 livres (je les ai même dévorés).

Commençons par les séries :

  • J’ai terminé les saisons disponibles de Grace & Frankie et même si les intrigues peinent à se renouveler (disputes, réconciliations, Frankie fait un truc dingue, Grace fait une crise de nerfs et ainsi de suite), je continue à avoir une tendresse infinie pour cette saison et son casting d’octogénaires absolument désopilants. C’est ma série doudou, qui m’a tenu compagnie durant mes pauses de midi les jours où je télétravaillais. Je la recommande, ça se mange sans faim, comme un bonbon. Je dois attendre désormais la septième saison, qui sera la dernière. Deuil douloureux en perspective, alors que je ne suis pas remise de la fin de Poldark.
Tellement de répliques cultes…

  • J’ai regardé la saison 5 d’ Je ne m’étendrai pas sur le sujet, j’ai l’impression d’en parler tous les mois. J’ai bien aimé cette saison, mieux que la précédente. Le dernier épisode était à couper le souffle avec ses allers retours entre les années 60 et le 18° siècle. Jolie réalisation et très belle performance d’acteurs, surtout Caitriona Balfe.
  • Avec un peu de retard, j’ai englouti la saison 4 de La casa de Papel. Je pourrais pinailler sur le fait que toutes ces intrigues sentimentales au milieu d’un braquage cassent le rythme et sont invraisemblables dans un contexte de tension requérant tant de précision, mais le fait est que…bordel, ça marche. A chaque épisode un cliffhanger qui fait qu’il est impossible de ne pas binger cette série. J’ai également regardé l’espèce de making of/examen du phénomène né avec cette série et c’était assez intéressant. Les personnages sont captivants et esthétiquement c’est assez irréprochable. Et quel plaisir d’entendre parler espagnol. On attend la suite !
  • Et pour entendre parler italien, à défaut de pouvoir me rendre prochainement dans mon deuxième pays, j’ai regardé Il Processo, une série judiciaire comme son nom l’indique. J’ai bien aimé cette série et je me suis attachée aux personnages. Il y a 8 épisodes et cela se passe à Mantoue. Je ne connais pas cette ville, mais cela m’a donné très envie d’y aller, le décor est somptueux.
  • Enfin nous allons en Irlande, j’ai regardé Rebellion – Resistance une série irlandaise. Il y a deux saisons, certains personnages apparaissent dans les deux, mais une bonne partie du casting est renouvelé. Cela m’a frustrée car les trois personnages centraux de la première partie sont trois femmes et on n’en a plus de nouvelles par la suite. A part ça, j’ai adoré cette série qui retrace les évènements ayant précédé et mené à l’indépendance de l’Irlande dans le sillage de la première guerre mondiale. J’en ai beaucoup appris et cela m’a donné envie de me documenter sur le sujet. L’histoire de l’Irlande est en effet très complexe. Ici on la vit essentiellement du côté des rebelles, mais il est impossible de dissocier les deux camps puisque cela a divisé des familles et des amis, certains engagés dans l’armée britannique et d’autres luttant pour l’indépendance. Ils étaient prêts à donner leur vie et la série est très violente et parfois dure à regarder. Il y a 100 ans en Europe, les gens mourraient encore pour que les leurs soient libres…que nous réserve l’avenir ?
les protagonistes de la première saison

Les trois films que j’ai vus sont :

  • La tête haute d’Emmanuelle Bercot, avec Catherine Deneuve et Rod Paradot. Ce film, je l’ai trouvé très juste et très touchant. Il trace le parcours d’un jeune garçon, de ses 4 ans à son entrée dans l’âge adulte. Ce jeune garçon qui grandit sans père et avec une mère profondément immature est très tôt pris en charge par les services d’assistance à l’enfance. C’est un film assez dur mais réaliste et bourré d’humanité et surtout d’un regard bienveillant, tant sur lui que sur le système et ses limites.
  • The Breakfast Club de John Hughes. Il s’agit ici d’un classique ou en tout cas d’un film culte qui a marqué toute une génération à sa sortie en 1985. La situation est très simple, il s’agit d’un huis clos lors d’un samedi où 5 ados sont collés dans une classe de leur lycée. Chacun est un peu stéréotypé à la base : le sportif, le délinquant, la bizarre, la reine du lycée, l’intello… Au fil de la journée, ils se révèlent sous le regard des autres, ils se cherchent, se trouvent, tombent les masques et en apprennent davantage sur eux-mêmes et les autres. Je comprends qu’on fasse toujours référence à ce film dans d’autres films et séries car il capture tellement bien les anxiétés, colères et insécurités de cette période de la vie. J’aurais aimé le voit plus jeune…

The Breakfast Club | Trailer & Artwork

  • Ce qui nous lie de Cédric Klapisch avec Anaïs Demoustier, Pio Marmaï et Francois Civil. Une histoire qui se déroule dans un vignoble. Une fratrie s’y retrouve au décès de leur père et doit décider de comment assurer sa succession. Un cadre magnifique pour un film tout en justesse, porté par trois comédiens convaincants. Pas besoin d’être amateur de vin pour apprécier.

Enfin, au niveau littéraire, j’ai dévoré :

  • Nos espérances de Anna Hope, l’histoire d’une amitié entre trois femmes, entre Londres et le Kent, entre les années 90 et la moitié des années 2010. Une amitié née à l’aube de l’âge adulte et qui doit faire face aux jalousies et ambitions déçues des héroïnes. J’aime beaucoup ce genre de livre où les chapitres s’alternent en donnant la parole à chacune des protagonistes tour à tour (même si le livre est écrit à la troisième personne). C’est très dynamique, cela se passe entre Londres et le Kent et les thèmes abordés sont variés : l’amitié, la trahison, le deuil, la maternité, la carrière… J’ai apprécié cette lecture, mais je dois dire que cette amitié ne m’a pas fait rêver. Je me suis dit que j’avais de la chance avec les miennes.
  • Le livre des Baltimore de Joël Dicker. Après ma déception à la lecture de « La disparition de Stéphanie Mailer », j’ai néanmoins poursuivi avec de roman qu’on m’a prêté. Ici encore cependant, j’ai eu le sentiment que l’auteur en faisait trop et manquait de la demi mesure nécessaire pour que l’on puisse s’attacher vraiment à ses personnages. Les critiques que j’ai lues à l’égard de son dernier roman « la chambre 622 » ne me donnent pas très envie de le lire. Il est toujours un raconteur hors pair, mais cela manque d’authenticité. J’ai l’impression qu’il veut être le nouveau Douglas Kennedy. Je ne crache cependant pas sur deux de ses premiers romans, l’éblouissant « La vérité sur l’affaire Harry Québert », qu’on ne présente plus et, surtout, le méconnu « les derniers jours de nos pères », un coup de cœur dont j’ai parlé ici.
  • Middle England de Jonathan Coe. Une valeur sure pour moi ici par contre. Jonathan Coe sait nous faire aimer ses personnages, leurs manies, leurs défauts et leur cœur. Pas de manichéisme et un regard bienveillant sur eux certainement, même s’il sait être sans concession. Il reconvoque dans ce roman les personnages qu’il avait créés dans son diptyque « Bienvenue au Club » et « le cercle fermé ». La bande d’ados de Birmingham a désormais la cinquantaine et l’Angleterre doit choisir si elle va ou non quitter l’Union Européenne. Un livre à mettre entre les mains de tous ceux qui aiment l’Angleterre, l’autodérision et qui désirent mieux comprendre la culture et la mentalité de ce pays si proche du notre et pourtant si différent. Un coup de cœur qui m’a donné envie de me replonger dans ses autres romans. Lu en anglais sans trop de problème en plus !

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Et vous, avez-vous profité du confinement pour lire au jardin ou regarder des films qui attendaient depuis longtemps ?

Réflexions et rêves (dé)confinés

Dans une semaine, nous arriverons à la date du 8 juin. Tout le monde espère voir rouvrir le secteur Horeca et avec lui la possibilité de revoir nos amis, nos familles… On parle aussi de réouverture de frontières et de vacances à l’étranger. On a de plus en plus de mal à être dans le présent, on attend l’étape suivante. Pour ma part, je regarde aussi beaucoup dans le rétroviseur. Je vois les sacrifices, les bénéfices collatéraux aussi. J’espère que tout cela n’aura pas été vain. Qu’on ne va pas voir l’épidémie et les comportements égoïstes et destructeurs reflamber. Je suis cependant réaliste. Les gens qui nous dirigent n’ont pas changé et c’est plus que jamais à nous, en choisissant ce que nous faisons de notre temps et de notre argent, d’impulser un changement. Les habitudes acquises durant cette période résisteront elles à la peur de la récession, aux vieux automatismes…trop tôt pour le dire.

J’ai assez bien vécu cette période. Je n’aime pas la foule et je suis de nature introvertie. Cela ne signifie pas que je suis extrêmement timide, mais que je me ressource plutôt dans mon monde intérieur que dans le monde extérieur. J’ai toujours eu besoin de moments de solitude, de descendre au plus profond de moi. J’ai sans cesse des pensées qui fusent et de nombreux centres d’intérêt. Je regarde un film, qui m’emmène sur wikipedia pour chercher des infos, qui vont me donner envie de lire tel roman, de me plonger dans l’histoire d’un pays, d’une langue ou d’un savoir faire. Ainsi, je ne m’ennuie jamais. J’aime apprendre tout simplement et grâce à internet les ressources sont accessibles et illimitées. J’ai également besoin de contact avec la nature et de me dépenser physiquement. Cela m’aide à ordonner mes pensées et à ressentir calme et bien être. Ca aussi c’était permis donc je suis restée très détendue et en forme.

Je pourrais faire une longue liste ce que qui ne m’a pas manqué durant ces deux derniers mois :

  • Les réveils à 7h du matin
  • Les embouteillages
  • Les magasins
  • Le stress
  • Le manque de sommeil
  • Le bruit des voitures
  • La recherche d’une place de parking…

J’ai même vu plein de choses qui m’ont fait plaisir :

  • Les petites choses de la nature, car j’avais le temps de me promener
  • Les producteurs locaux qui avaient beaucoup de travail et ont sans doute fidélisé des clients
  • Les villes qui aménagent enfin de vrais espaces pour les cyclistes…il y avait toujours des objections mais quand on veut/doit, on peut…
  • Les attentions et les petits mots échangés sur messenger, par sms, par téléphone…
  • La créativité
  • La bienveillance générale des gens. Nous avons pris le temps de nous soucier des autres, vraiment.
  • Les applaudissements et les concerts de trompette de ma jeune voisine les soirs à 20h
  • Les initiatives d’entraide, même entre inconnus
  • Les prises de conscience qu’il est possible de vivre autrement

Bien sûr, le temps passant, certaines choses m’ont beaucoup manqué et me manquent toujours…

N’avoir pas vu ma filleule et beaucoup de mes amis durant deux mois et on n’est pas encore au bout. Ne pas pouvoir toucher cette enfant de 3 ans quand je la reverrai, alors que je l’avais dans les bras une fois par semaine.

Un restaurant ou juste un bar en plein air…c’est sans doute lié au besoin de sociabiliser aussi. Cela me manque beaucoup plus que les magasins. J’ai envie qu’on cuisine pour moi ! Et de manger avec des gens. Heureusement on a pu le refaire depuis 15 jours avec des personnes bien précises (4 max et toujours les mêmes en Belgique) et j’allais au travail une fois par semaine où je mangeais souvent avec un ou deux collègues de permanence en même temps que moi.

Un cinéma ! Je pense que si on rouvre à des séances en limitant le nombre de personnes, je ne bouderai pas mon plaisir d’y aller, même seule. Netflix c’est bien, mais j’aime trop l’atmosphère des salles obscures.

La possibilité de faire des répétitions avec mes partenaires. Nous entamons un projet que nous espérons porter sur scène en novembre. Quoi qu’il en soit, même s’il est reporté, nous sommes dans les starting blocks…mais chacun chez soi avec son texte et sur messenger.

Passer la frontière avec les Pays-Bas…c’est probablement l’un des aspects les plus étranges de tout ceci. Les frontaliers de tous pays se reconnaitront sans doute. J’ai juste envie d’aller me promener et boire un verre dans mes coins habituels, à 5-6km de chez moi, mais dans un autre pays.

Toutes ces choses ont trait à l’être et non à l’avoir. Je pense que c’est pareil pour beaucoup de monde. Même si j’ai déchanté chez décathlon, entre ruptures de stock et impossibilité d’essayer (plus le système de tailles de décathlons qui ne ressemble à rien d’autre et le fait qu’il ne restait quasi que du xs-mais qui rentre dedans- et du xxl), je manque de matériel et vais devoir ramener le peu que j’ai acheté.

Au final, à l’avenir, personnellement, je voudrais que, malgré le déconfinement, certaines choses ne changent plus et que d’autres changent urgemment.

Je voudrais travailler moins, arrêter de vendre mon temps pour de l’argent comme disent certains convaincus. Je voudrais conserver la possibilité de télétravailler de temps en temps une demi journée (c’est dur avec mon boulot) pour tout ce qui est administratif. Je voudrais ne plus perdre mon temps en faisant inutilement des magasins, en casant trop de choses dans mes weekends ou mes soirées. Voir mes amis peut-être moins parfois mais mieux. Je voudrais continuer à prendre le temps de faire du sport, mais m’autoriser aussi à ce que certains jours ce ne soit que 30 minutes à la maison plutôt que rien du tout ou l’épuisement. Je voudrais ne pas abandonner cette créativité et passer moins de temps devant la télé pour continuer à écrire, lire et faire des projets dans ma tête.

Pour le monde en général, j’espère aussi tellement de choses. Là aussi, comme beaucoup, mais pas toujours comme nos dirigeants et ceux qui ne pensent qu’à bâtir des empires. Financer le rail et non l’aérien. Produire en Europe. Consommer local. Pouvoir continuer le télétravail pour ceux qui le veulent et le peuvent, afin de désengorger les villes. On aurait ainsi une meilleure qualité d’air et ceux qui doivent se déplacer perdraient moins de temps. Tellement, tellement de choses encore…

Et vous ? Avez-vous changé vos habitudes ? Lesquelles ? Etes-vous introverti ou vous ressourcez vous dans l’énergie des contacts sociaux ? Que rêvez vous pour la suite ?

 

Message à moi-même 🙂

 

Bilan culturel d’avril

Je vous retrouve aujourd’hui pour dresser mon bilan culturel d’avril. Sans surprise, il n’y aura ni musée, ni pièce de théâtre, ni film récemment diffusé dans des salles désormais plus obscures que jamais. J’ai hâte et peur de savoir ce qui va être mis en place pour la reprise de la culture, grande oubliée des aides liées au confinement et toujours dans le flou total quant à des conditions de reprise. La santé avant tout, mais j’ai hâte de pouvoir retourner au théâtre et au cinéma. S’ils doivent rouvrir avec des petites jauges, j’y serai, masquée et désinfectée s’il le faut, pour les soutenir.

Je suis en cours de lecture de deux livres actuellement (oui, un pour les après-midi et l’autre dans mon lit le soir) et je n’en ai terminé deux en avril, un classique et un contemporain.

Je me suis tout d’abord lancée dans un recueil de nouvelles plus ou moins longues d’Edgar Allan Poe, intitulé « Le Chat Noir et autres histoires ». Il s’agit du deuxième volume d’une série de trois publié par les éditions Gallmeister, spécialisées dans la littérature américaine (Etats-Unis). Tout d’abord, je dois reconnaitre que dans ma tête Poe était Britannique…j’ignore pourquoi ce biais ethnocentré. Il a toujours été présent dans ma carte du monde (mal situé cependant) littéraire. Cité dans d’autres livres, dans des séries (The Following notamment, où le tueur en série est un spécialiste de l’auteur), des articles… J’avais l’idée d’un auteur ténébreux et d’une littérature inquiétante et je n’ai pas été détrompée par ce recueil ni par la biographie de Poe lue sur wikipedia. J’y ai appris que :

  • Ses parents sont morts alors qu’il était petit. Allan est le nom de sa famille adoptive. Il avait un frère et une sœur qui n’ont pas fait de vieux os
  • A 26 ans il a épousé sa cousine, âgée alors de 13 ans. Il l’a chérie toute sa vie sans qu’on sache si leur union avait été consommée. La jeune femme est décédée à 24 ans.
  • Poe est mort 3 ans plus tard, à l’âge de 40 ans. Sur les portraits, il a l’air d’en avoir 20 de plus.
  • Beaucoup de personnes de sa famille ont connu des maladies graves et en sont mortes. Son père était alcoolique et Edgar aussi.
  • On ignore les causes de sa mort, il a connu des épisodes de grande dépression (et des rumeurs de folie) et il consommait beaucoup d’alcool et de substances variées.
  • Il est considéré comme le précurseur du roman policier, de la science fiction et du fantastique.
  • Il a vécu une partie de sa vie en Angleterre, d’où ma confusion peut-être
Edgar Allan Poe Festival Schedule, Riverhead: Oct. 31- Nov. 2 ...
Tout un programme…

Ca donne envie hein ! Alors je n’ai jamais trop accroché aux nouvelles et aux recueils, c’est comme les courts métrages. Mais ici, je dois dire que j’ai tout dévoré. Enfin, cela m’a pris du temps tout de même car les récits sont extrêmement denses, truffés de références (mais j’ai abandonné au bout d’un temps les notes de bas de pages qui me ralentissaient et que je ne maitrisais de toute façon pas tant elles sont pointues et obscures même pour l’éditeur). On distingue clairement les prémisses du Sherlock Holmes et du Watson de Sir Arthur Conan Doyle. Certaines nouvelles font peur, insinuent le malaise et ne m’ont en tout cas pas laissée indifférente. La langue est très recherchée (bravo aux traducteurs également, l’un des premiers a été Baudelaire, ce qui n’est pas étonnant vu son goût du morbide). Certains contes (étiquetés comme sadiques, cruels, horrifiques dans la table des matières) se terminent bien et d’autres très mal. Les personnages sont soit de fins déducteurs soit de pauvres âmes s’aventurant aux confins de la folie. J’ai beaucoup aimé le meurtre de Marie Rouget où le détective amateur (et d’une perspicacité presque surhumaine) s’attache à démonter l’un après l’autre les raccourcis et les présomptions hasardeuses publiées dans la presse. Il dissipe par là peu à peu le voile opaque qui entoure le crime et invite le lecteur à ne pas s’engouffrer dans des hypothèses fondées uniquement sur la probabilité. J’ai trouvé qu’à l’époque où règnent les fake news et les contre vérités dans la presse de l’immédiateté, ce texte était d’une pertinence et d’une modernité surprenantes.

Le Chat noir et autres histoires - Edgar Allan Poe - éditions ...

J’ai également lu « la disparition de Stephanie Mailer » de Joël Dicker. C’est le troisième livre de lui que je lis après le tour de force de « la vérité sur l’affaire Harry Québert » et, dans un style tout autre « les derniers jours de nos pères » qui avait été un coup de cœur. Ici, Dicker repart sur le roman policier. J’ai dévoré le livre en trois jours, c’est un véritable « page turner ». Je lui ai cependant trouvé quelques défaut, c’est à mon sens le moins bon des trois que j’ai lus.

Les + :

  • Une intrigue menée au cordeau et dont on ne voit pas les ficelles
  • L’ambiance, le point fort de l’auteur qui, bien que Suisse, parvient une nouvelle fois à nous immerger complètement dans l’atmonsphère de New York et du New Jersey. On a envie de mettre sa plus belle robe et d’aller à un garden party face à l’Atlantique.
  • Le rythme toujours soutenu
  • La double temporalité, comme dans la Vérité sur l’affaire Harry Québert, qui nous fait voyager entre le présent et 20 ans auparavant.

Les moins :

  • Chaque chapitre est écrit du point de vue d’un personnage. Certains sont récurrents, mais tout de même 8 points de vue différents, ça fait beaucoup. En plus des deux époques, on s’y perd et c’est laborieux à certains moments. Et encore, je l’ai lu d’une traite. On ne sait pas pourquoi on a le point de vue de certains personnages et pas d’autres…
  • Le caractère très caricatural de certains personnages. C’est vraiment le point faible pour moi. Il y a des personnages très bien construits, notamment les policiers, mais certains autres sont vraiment grossiers et pas du tout creusés. La maitresse vraiment atroce sans qu’on sache pourquoi, le critique littéraire imbu de lui, l’ex flic complètement hallucinant. Je trouve vraiment que c’est très inégal et manque de subtilité. C’est ce qui m’a le plus déçue et surprise car il ne m’avait pas du tout habituée à cela.
  • Des moments extrêmement convenus, des répliques aussi… Cela va sans doute de pair avec le point précédent.
  • La fin m’a aussi laissée dubitative, mais c’est sans doute une question de personne.

En résumé, un très bon moment qui change les idées et nous emporte complètement. Une architecture à nouveau remarquable, mais un style que je ne comprends pas toujours, à se demander si l’ensemble du livre a finalement été écrit par la même personne, entre réalisme et farce. A vous de juger. Je sais que beaucoup de gens ont lu ces romans, je serais vraiment curieuse d’avoir vos avis. J’ai « Le livre des Baltimore » sur ma PAL donc je reviendrai surement bientôt vous en parler.

Concernant, les films, j’ai regardé « Love Wedding Repeat » sur netflix, le jour de mon anniversaire. C’est une sympathique comédie, pleine de quiproquos durant un mariage qui se passe à Rome. C’est un bon divertissement et j’ai apprécié retrouver des acteurs anglais que j’apprécie tels Freida Pinto (« slumdog millionaire »), Eleanor Tomlinson et Jack Farthing (dans un rapport avec avec des caractères bien différents de ceux qui ont été les leurs durant les 5 saisons de Poldark). Tout ça m’a donné envie d’assister à un beau mariage et d’aller en Italie, mais aucun des deux n’est au programme.

Bande-annonce du film Netflix "LOVE WEDDING REPEAT" (2020)

J’ai aussi regardé « Réparer les vivants » qui trainait sur mon disque dur depuis des lustres. C’est un film de Katell Quillévéré, basé sur le roman éponyme de Maylis de Kerangal. Ce film est très beau et m’a fait verser des larmes. Il s’agit d’un film qui parle du don d’organe. On y suit en parallèle le parcours de Simon, 17 ans, victime d’un accident de la route, et de Claire, 50 ans, en attente d’un cœur. C’est d’ailleurs avant tout une histoire de cœur lumineuse. Car c’est lui le centre de l’histoire, le cœur de Simon, la décision de ses parents de le donner. L’équipe médicale qui accompagne cette démarche et prend soin du cœur et des coeurs. Et enfin l’histoire de Claire, qui ne sait plus si elle doit y croire, boostée par ses deux garçons adultes qui veulent désespérément que leur mère vive. Une tranche de vie, triste et pleine d’espoir à la fois. Je suis fière d’avoir fait la démarche de m’enregistrer officiellement comme donneuse d’organe auprès de ma commune. En Belgique la démarche est très simple, il suffit d’aller signer un papier à la commune. Cela enlève à vos proches le poids de devoir se positionner en cas d’accident, même si bien sûr j’espère faire de vieux os avec mon vieux cœur.

Le film de la semaine] Réparer les vivants, discrètement ...
D’accord avec tout ça…

Enfin, j’ai regardé trois séries, en tout cas j’ai terminé des saisons de ces séries ou la série entière. Je n’aime pas binger lorsque je trouve une série que j’aime. Je dilue et j’en regarde souvent plusieurs en parallèle. J’ai mes petits rituels, les comédies lorsque je mange et les séries historiques en soirée, ce genre de chose.

J’ai terminé, enfin, « The Good Place » et ça a été dur d’en faire le deuil. Ironique pour une série qui parle de vie après la mort. J’ai adoré le développement des personnages, l’humour, les références à la pop culture, mais aussi à la philosophie. C’est à la fois très farfelu, coloré et joyeux, mais extrêmement profond puisque sont questionnés notre finitude et nos aptitudes au changement et à vivre la meilleure vie que nous pouvons. A consommer sans modération !

The Good Place saison 4 : un aperçu de l'ultime saison

J’ai aussi regardé la quatrième saison d’Outlander qui a enfin débarqué sur netflix. Je n’ai rien de particulier à en dire. Je regrette un peu que l’histoire se déroule désormais aux Etats Unis, mais je reste fan de la romance, de l’accent écossais et des paysages.

Enfin, j’ai consacré une grande partie de mon mois d’avril à ingérer les trois saisons de « The Last Kingdom », une série au casting international qui se passe au moment des guerres entre Saxons (pour l’unification de l’Angleterre) et les Vikings danois qui tentent d’envahir l’île. J’en ai entendu et lu du bon, notamment au niveau du respect de l’histoire. Je faisais des allers retours entre netflix et wikipedia où j’en ai appris sur la situation de la Grande Bretagne au 9° siècle. Le héro est un jeune saxon, Uhtred, qui, alors qu’il est enfant, est arraché à la cité dont il est l’héritier par les Vikings. Il est élevé par eux et possède donc une double culture. Pour les Vikings il est un Saxon et pour les Saxons, il est un Viking. Les intrigues et trahisons sont complexes. C’est violent. Beaucoup de personnages meurent et c’est parfois difficile à regarder. J’ai aimé suivre cette série qui m’a appris beaucoup de choses, mais parfois c’était trop. Trop de retournement d’alliances, trop de morts. Les hommes sont vaniteux et se trahissent. C’est difficile de s’attacher aux personnages je pense simplement parce que la vie à l’époque n’avait pas la même valeur que maintenant. Cela m’a fait relativiser la violence du monde actuel. A l’époque, la vie ne tenait vraiment qu’à un fil. La mort pouvait venir de l’envahisseur, d’un ami qui avait prêté une double allégeance, d’un marché ou de l’ambition de monter sur le trône. Néanmoins, il faut reconnaitre que la série est assez addictive, les acteurs sont charismatiques et il y a même des personnages féminins d’envergure…à voir si c’est vraiment historiquement crédible où si ça vise à rallier les audiences féminines. Une chose m’a dérangée par rapport à Alexander Dreymon, l’acteur allemand qui joue Uthred, c’est sa manière de parler. Il emploie un phrasé et un accent assez particuliers, ne parlant ni comme les Saxons, ni comme les Vikings. Cela n’a rien à voir avec un accent allemand non plus. J’ai trouvé cela exagéré, même si je suppose que c’est voulu, qu’on lui demande de jouer ainsi. J’imagine que c’est une façon de souligner qu’il n’appartient à aucune terre et aucun roi, mais parfois c’est fatigant. J’ai lu pas mal de théories à ce sujet mais aucune venant de lui ou de l’équipe. Avez-vous vu cette série et entendu cette troublante manière de parler ?

Reposted from @arselingsarmy - SEASON 3👑 | Alfred and Uhtred ...
Le roi Alfred of Wessex et Uhtred

Voilà, c’est tout pour le mois d’avril. J’espère que certains auront eu le courage de lire cet article jusqu’au bout, il faut croire que je suis inspirée en ce moment et que j’ai un peu plus de temps pour écrire. Et vous qu’avez-vous regardé/lu ? Connaissez-vous les séries/films/livres que j’évoque ?

100!

Bonjour à tous,

Ceci est le centième article que je publie sur mon blog et l’occasion pour moi de faire un peu le bilan. J’ai créé mon blog le 10 décembre 2016 et j’ai publié mon cinquantième article le 23/03/19. Il m’a donc fallu deux ans et plus de 4 mois pour écrire mes 50 premiers articles et « seulement » un an et un peu plus d’un mois pour écrire les 50 suivants.

Comme lors de mon article pour les 50, voici quelques chiffres et repères que j’ai relevés :

Pour la suite, je me vois bien continuer sur ma lancée. Je façonne peu à peu ce blog à mon image. Il est aussi mon partenaire de réflexion, mes annales, l’endroit où je peux aller rechercher mes souvenirs, une sélection de mes meilleurs moments, un espace où je prends le temps de me recentrer régulièrement sur ce qui m’est essentiel et que je ne dois pas perdre de vue.

J’aimerais publier davantage de contenu créatif, simplement pour le plaisir de jouer avec la langue, de me vider l’esprit. J’envisage aussi des articles best of, pour me replonger dans ma bibliothèque, ma cinémathèque. Je remarque que ces articles, en plus d’être amusants à écrire sont souvent appréciés.

Enfin, le lâcher prise est pour moi un ouvrage sans cesse à remettre sur le métier, donc je vais poursuivre et me laisser porter par l’inspiration du moment.

Si vous avez lu ceci jusqu’au bout et qu’il vous arrive de passer sur mon blog et de vous y attarder, je vous en remercie. Cela me fait toujours plaisir de voir que des personnes sont passées sur mon blog, reviennent, s’abonnent et « likent » mes articles. Merci aussi à ceux et celles qui me laissent un commentaire à l’occasion. Cela m’intéresse toujours de pouvoir échanger, de savoir comment vous avez atterri sur mon blog, quels articles vous ont plus. Venez-vous ici pour les bilans culturels, pour les articles sur l’écologie, simplement par curiosité ?

N’hésitez pas à me faire un retour…

Je vous reviens bientôt avec de nouveaux articles…

Constance

Christian Schloe - Set Your Heart Free
Illustration de Christian Schloe, j’adore cet artiste…

 

Bilan culturel de mars

Entre deux journaux de confinement, voici mon bilan du mois de mars. Sans surprise, je n’ai pas pu aller au cinéma ni au théâtre avant le coup d’arrêt asséné par le virus et j’essaie de limiter ma consommation de netflix. J’y arrive plutôt bien puisque je travaille encore et que je me consacre à d’autres activités pour lesquelles je n’ai pas le temps habituellement.

Par contre, je suis bonne cliente de youtube, plateforme sur laquelle je regarde chaque jour de semaine un épisode de Secrets d’Histoire. Je ne vais pas ici en refaire la liste, mais c’est devenu mon petit rituel quand je fais des pauses. Je le regarde en 5 ou 6 fois 15 minutes et je termine souvent vers 19h après le sport et avant une séance netflix ou de la lecture. Tout cela me donne envie de visiter beaucoup de chateaux.

Au niveau des séries, j’ai :

  • Regardé la 4° saison d’Outlander. Je suis assez mitigée. Sans en dire trop pour ceux qui souhaitent regarder, les saisons que j’ai préférées sont la 1 et la 3 car elles se passaient en Ecosse. Cela reste néanmoins un très bon divertissement et il n’est pas inintéressant de voir comment est dépeint le nouveau monde à la fin du XVIII ° siècle
Jamie Fraser Quotes - MagicalQuote
Il y a pire que d’être confinée avec Jamie Fraser…
  • J’ai retrouvé Barnaby le dimanche sur France 3, mon moment doudou avant de recommencer la semaine.

J’ai terminé « Rendez-vous avec le crime » de Julia Chapman. Il s’agit du premier tome d’une série de romans policiers assez légers qui se déroulent dans les montagnes du Yorkshire. On est bien loin de mes thrillers de Lars Kepler et c’est sans prétention, mais j’aime aussi un bon récit et l’aspect série qui nous plonge peu à peu au cœur d’une communauté fictive so British. Contrairement à la série Agatha Raisin dont la lecture m’avait déçue, je pense que je lirai d’autres tomes des détectives du Yorshire, c’est parfait pour les vacances notamment ou pour se détendre au coin du feu.

Les Détectives du Yorkshire - Tome 1 : Rendez-vous avec le crime ...

De mémoire, j’ai regardé deux longs métrages qui étaient sur mon disque dur (enregistré de la télé) depuis plusieurs mois :

  • Whiplash de Damien Chazelle (qui a ensuite réalisé  « Lalaland ») qui nous donne à voir la relation entre un jeune batteur hyper ambitieux et le chef d’orcheste de son conservatoire. Chef d’orchestre aux méthodes peu orthodoxes qui n’hésite pas à harceler, diminuer et même je dirais torturer ses étudiants. J’ai absolument adoré ce film, j’étais tenue en haleine comme devant un thriller. Les deux comédiens sont absolument fantastiques et ont été nommés aux Oscars. La musique tient également un rôle prépondérant et les séquences sont éblouissantes. Le jeune comédien est batteur dans la vraie vie et je ne suis moi-même pas musicienne mais j’y croyais à fond, même si j’imagine qu’il a été doublé pour certaines séquences. C’est un film d’apprentissage qui parle de passion et des limites à franchir…ou pas… Je vous le recommande chaudement.

Whiplash » : duel de mâles au sein d'un orchestre

  • Suite Française de Saul Dibb. Cela se passe durant la deuxième guerre mondiale. Je l’avais enregistré surtout parce que Michelle Williams, Kristin Scott Thomas et Matthias Schoenaerts figuraient au générique et que je les apprécie beaucoup. J’ai eu le plaisir de découvrir que Ruth Wilson (« Luther » et « The Affair ») et Lambert Wilson jouaient notamment dans cette adaptation d’un roman autobiographique d’Irène Némirovsky. L’histoire est celle d’une jeune femme qui vit avec son austère belle-mère en attendant que son mari revienne du front. Durant l’occupation, elles se retrouvent obligées d’héberger un jeune officier Allemand par lequel la jeune femme se sent rapidement attirée. J’ai beaucoup aimé ce film. Les personnages y vivent une belle évolution, surtout la détestable belle-mère qui révèle son cœur. C’est aussi une histoire d’amour tragique et il met en évidence la zone grise entre le bien et le mal alors qu’on se prend de sympathie pour un Allemand raffiné et contraint de faire la guerre tandis que la délation sévit entre les habitants du villages…
Suite française
Matthias Schoenaerts, plus hilarant que jamais  😉

Enfin, au rayon culture, comme je l’ai relaté dans mon dernier article, j’ai eu l’occasion de visiter le Speelklok Museum d’Utrecht ainsi que l’Hortus Botanicus d’Amsterdam.

Et voilà, c’est tout pour ce mois de mars. Et vous ? Comment résistez-vous à la tentation de passer trop de temps devant netflix ? Faites-vous des découvertes intéressantes ? Qui sont vos compagnons fictifs de confinement ?

Bilan culturel de janvier

En ce jour de tempête, je profite d’un dimanche calme (je ne suis sortie que pour aller rendre visite à ma grand-mère et ça fait du bien une journée à la maison) pour rédiger mon bilan culturel de janvier. Ce soir, je lirai au lit l’Auberge de la Jamaïque qui est une lecture parfaite pour ce genre de météo venteuse et inquiétante. J’en parlerai surement dans le bilan de février.

En janvier donc, j’ai lu pas mal. J’ai lu du théâtre notamment car je suis en prospection pour de nouveaux projets. J’ai également lu un roman en Italien. Je l’avais acheté cet été dans une librairie-cafétaria  à Aoste. Ce roman a reçu des prix en Italie et il a été traduit en français. Il s’agit de « Les huit montagnes » de Paolo Cognetti. Ce roman est une histoire d’amitié entre le protagoniste, qui découvre les joies (et les difficultés) de la montagne en quittant Milan pour les vacances avec ses parents et y retrouve chaque année Bruno, qui aspire à vivre en altitude. Cette histoire m’a beaucoup touchée et donné une furieuse envie de repartir bientôt à l’assaut des alpages. L’auteur a lui-même quitté une vie citadine pour aller vivre en montagne et devenir un « nouveau montagnard » comme il y a des nouveaux ruraux. Je vous le recommande chaudement.

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Je suis allée voir deux pièces de théâtre sur la scène professionnelle. L’une que j’ai beaucoup aimée et l’autre qui m’a mise en colère. Je commence par cette dernière. Il s’agit d’une mise en scène du classique « Un tramway nommé désir » de Tennessee Williams par Salvatore Calcagno. Il faut savoir que j’adore ce texte, j’ai eu l’opportunité de le lire, d’en travailler certaines scènes et de voir le film mythique avec Vivien Leigh et Marlon Brando. C’est un théâtre qui nécessite beaucoup de naturel et de sincérité et j’ai assisté à une mise en scène très vaniteuse, pleine d’effets et d’ajouts à la limite du grotesque. Les acteurs étaient poseurs et ne suscitaient pas l’empathie alors que le texte est magnifique. Je pense que ce n’est pas une question de talent d’acteur mais de direction d’acteurs. Bref,  j’ai été très déçue. Je me réjouissais tellement de voir ce texte sur scène…

J’ai également vu « Scapin 68 » mis en scène par Thierry Debroux. Il s’agit du texte intégral des « Fourberies de Scapin » de Molière ambiancé en mai 68. En soi, si le théâtre de Molière fascine toujours c’est parce qu’il est intemporel. L’amour, les serviteurs qui se jouent des maitres, les parents confrontés à la rebellion de leurs enfants, cela parle toujours. Et cette mise en scène a ici fonctionné à merveille. Elle était extrêmement péchue et dynamique, les acteurs se mouvant tels des acrobates dans une scénographie sur plusieurs étages avec trapes et tiroirs. Le rôle principal de Scapin est défendu avec brio par Othmane Moumen . La pièce tourne déjà depuis un moment donc je ne sais pas si vous (en tout cas les belges) aurez l’occasion de la voir, mais si elle se présente et que vous avez envie de passer un bon moment et de rire sans voir le temps passer, ne la manquez pas.

J’ai regardé deux polars nordiques. J’en regarde tellement que je commence à saisir des mots en suédois, je me demande si c’est grave 🙂 .

J’ai d’abord regardé la série suédoise Quicksand (8 épisodes) qui, sur une double temporalité (le présent de la détention de la protagoniste et les flashbacks de l’année avant) cherche à percer le mystère qui entoure une fusillade dans un lycée. Maïa est elle complice de son petit ami ou victime ? Et surtout, comment ce couple apparemment parfait et envié de tous en est-il arrivé là ? Cette série m’a plu, sans être transcendante.

J’ai également regardé Deadwind (12 épisodes), une série finlandaise cette fois ci. Une enquêtrice en deuil et au caractère pas facile fait ici la paire avec un jeune enquêteur au passé mystérieux pour élucider le meurtre d’une jeune femme à la suite d’une soirée d’entreprise. J’ai beaucoup aimé cette série, même si elle tirait un peu en longueur. Le tandem de policiers est assez charismatique, même si elle était énervante (il y a souvent des personnages comme ça dans les séries policières). L’enquête explore beaucoup de pistes et ouvre également de nouvelles énigmes au fil des épisodes. Complot d’entreprise, chantage politique, trafic de stupéfiants, révélation d’abus…sur quel fil tirer pour dérouler la vérité ? Au final le scénario est très bien ficelé et je recommande vivement cette série qui est longtemps restée sur ma liste avant que je me décide.

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Voilà, c’est tout pour ce mois-ci, même si j’ai le sentiment d’oublier quelque chose… cela me reviendra peut-être. Il est vrai aussi que j’ai eu beaucoup d’obligations ce mois de janvier. Il a été fatigant physiquement et émotionnellement, ce qui explique que j’ai eu moins de temps que les mois précédents.

Et vous, avec quoi avez-vous commencé l’année ? Avez-vous également une grande envie d’hiberner ?

Le top de 2019: séries, films, littérature…

Bonjour,

Me voici de retour comme l’an dernier avec mon top de l’année. Entre les Golden Globes et les Oscars, je vais décerner mes propres prix. Le jury est composé de moi-même et de ma subjectivité. C’est très dur pour moi de faire un classement et j’ai vraiment aimé beaucoup de choses, mais je vais essayer de m’en tenir à mes coups de cœurs, à ce que je recommanderais vraiment à un ami. Je vous mets ici le lien vers mon article de l’an dernier.

Commençons par les livres. Cette année, j’ai répertorié 18 livres lus. En tout cas, j’en ai chroniqué 18 sur éclats d’âme. Voici mes favoris :

  • La dystopie poétique « Station Eleven » d’Emily Saint John Mandel. Un coup de cœur inattendu et absolu qui m’a captivée et que je vous recommande à tous.
  • La saga d’Elena Ferrante« l’amie prodigieuse » que j’ai lue durant des mois. J’ai particulièrement adoré le deuxième tome qui traite de l’adolescence des protagonistes. A présent, j’aimerais beaucoup découvrir la série dérivée.
  • Autre saga, celle de Jeffrey Archer « Chroniques des Clifton ». J’ai déjà lu trois tomes et il y en a 7. Autre pays, même thème, l’amitié. C’est ici plus solaire et l’écriture est sans doute moins belle, mais c’est passionnant et cela se passe en Angleterre. J’adore suivre les personnages sur plusieurs décennies.
  • « Les derniers jours de nos pères » de Joël Dicker, que je n’attendais pas dans ce style. Une lecture extrêmement émouvante sur fond de deuxième guerre mondiale. Ca se lit vite et vaut vraiment la peine.
  • Au rayon des découvertes, j’épingle également « le monde selon Garp » de John Irving et « Duma Key » de Stephen King, des briques dont je n’ai pas su quoi penser au début, mais qui sont de vrais tours de force narratifs.

Passons à présent au cinéma. J’ai recensé 26 longs métrages vus cette année. Pour les films de l’année (certains datent mais bon), je retiens :

  • « The Favoutite » de Yorgos Lanthimos, film en costume décalé et brillant avec un trio d’actrices au top.
  • L’émouvant « Green Book » avec Viggo Mortensen
  • Le biopic de sir Elton John « Rocketman » qui a valu un Golden Globe à Taron Eggerton. La musique, le rythme, l’émotion, les costumes, tout y est !
  • L’enquête « Knives out » son scénario vertigineux et le jeu millimétré d’une belle brochette de stars.
  • Le drame de netflix « Marriage Story », brillamment défendu par Adam Driver et Scarlett Johansson.
  • J’ai également beaucoup aimé « Once upon a time in Hollywood », « Testament of Youth”, “New York Melody” et me replonger dans les Harry Potter ou les films tires de l’oeuvre de Tolkien m’a procuré un plaisir toujours intact.

Enfin, au niveau des séries, catégorie la plus prolifique avec 29 ( !!!) séries regardées en tout ou en partie, voici le top :

  • Au rayon des polars, j’épingle la galloise « Hinterland », « Conversations with a killer : the Ted Bundy tapes », la belge « Ennemi public » (saison 2), l’indétrônable « Morse », le gros coup de cœur anglais « The Victim » (s’il fallait n’en retenir qu’une) et l’équipe féminine d’ « Unbelievable » qui traque un violeur en série.
  • « After Life », le bijou cynique de Ricky Gervais sur le deuil. J’attends avec impatience la saison deux !
  • « The Affair » dont j’ai bouclé les 4 saisons, la dernière est attendue. Un bijou d’intelligence et de complexité relationnelle dans les décors magnifique des côtes américaines. Cette série vaut la peine ne serait-ce que pour son format original d’épisodes scindés qui nous font vivre les mêmes évènements du point de vue de personnages différents.
  • La craquante équipe de « Stranger Things », ma dose estivale de nostalgie et de régression. Dark avec ce qu’il faut d’humour.
  • « Dead to me », une comédie cruelle sur le deuil, le délit de fuite (oui oui) et l’amitié.
  • « Home for Christmas », la série de Noël norvégienne qui dépoussière le genre.
  • Enfin, le top du top, que je ne me remets pas vraiment d’avoir terminé, j’ai nommé « Poldark » bien sûr. Les mots me manquent pour dire mon amour à ce period drama sis en Cornouailles. Tout est au top dans cette série. Personnages, intrigues, décors, guerre, romance, amitiés, courage…

Voilà, ça a été dur de choisir et d’ailleurs cela se voit, j’ai été incapable de n’en sélectionner que 3 ou 5 par catégories comme je l’aurais voulu. Certains sont à mon sens des chefs d’œuvre et d’autres sont bien sûr des coups de cœurs plus personnels ou simplement des produits un peu hors du commun dont l’audace mérite d’être soulignée. J’ai tenté de mettre à chaque fois le lien vers le bilan culturel correspondant au mois où je les ai chroniqués si cela vous intéresse.

Et vous, que retenez vous de 2019 ? Avez-vous des coups de cœurs similaires aux miens ? Ou au contraire des choses que j’aurais manquées ? Vous ai-je donné envie de lire ou regarder quelque chose ?

A bientôt pour des articles autres que culturel ou liés à la période de Noël et à la nouvelle année. Les journées rallongent, le soleil est souvent présent et j’espère passer plus de temps dans des aventures à l’extérieur lors des prochaines semaines.

explore.

 

Mes voeux pour 2020

Bonjour à tous,

En cette période de fin/début d’année, j’ai pris le temps, comme beaucoup d’entre vous sans doute, de réfléchir aux évènements de 2019 et à mes vœux pour 2020. Comme j’en ai déjà parlé ici et là, je note depuis quelques années la liste des choses que j’ai accomplies durant l’année écoulée. Je le fais la plupart du temps en feuilletant mon agenda (oui j’ai toujours un agenda papier) et le blog m’aide aussi énormément.

Je ne vais pas ici vous détailler toute cette liste, mais je vous partage tout de même ce qui concerne le blog. En 2019, j’ai :

  • Publié 44 articles sur éclats d’âme, pas loin d’un par semaine donc.
  • Terminé 18 livres
  • Vu 26 longs métrages, seulement un toutes les deux semaines (mais j’en oublie sans doute)
  • Fait deux voyages magnifiques à la rencontre de mes racines, en Croatie et en Italie, chroniqués sur ce blog
  • Vu 8 pièces de théâtre jouées par des troupes professionnelles
  • Consommé tellement moins de vêtements et d’objets en tous genres…
  • Économisé entre 1/5 et ¼ de mon salaire pendant quasi toute l’année

Etablir cette liste m’aide à me sentir aux commandes de ma vie et à apprécier le chemin parcouru. Cela me permet également choisir et poser les balises de l’année qui débute. Je ne parlerai pas de résolutions, je préfère parler de vœux et de la poursuite d’un chemin qui me convient.

En 2020, je souhaite :

  • Continuer à courir régulièrement, être à l’aise sur 10km (ça commence à aller vraiment pas mal) et, si possible, aller un peu plus loin et pourquoi pas un peu plus vite. Cela me fait tellement de bien au moral !

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  • Faire davantage de choses par moi-même : produits d’entretien, cosmétiques, bougies, décoration…
  • Trier toujours plus, donner, recycler, vendre, transformer.
  • Avancer vers le dressing parfait et une décoration également plus simple, des choses qui vont rester et dont je ne me lasserai pas.
  • Aller en Angleterre
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Lake District national park
  • Retourner à Amsterdam et dans les environs.
  • Aller skier, cela fait des années que je n’y suis pas allée et ma vie manque de sensations fortes.
  • Écrire quelque chose (contrainte minimale) et l’imprimer sur du papier.
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Mon spot pour écrire (joking, ça c’est un autre rêve) 🙂
  • Publier régulièrement sur mon blog, oser amener davantage de contenu personnel et d’écriture créative.
  • Marcher (en montagne si possible)
  • Apprendre de nouvelles choses ou m’améliorer : couture, néérlandais…

Mes vœux ne diffèrent pas beaucoup d’une année à l’autre, ce doit être la maturité je suppose J. L’an dernier, je n’avais pas écrit d’objectifs de la sorte, mais je l’avais fait pour 2018 et j’ai réussi à tout faire. Je pense qu’il est important d’être raisonnable et de parvenir à en réaliser certains plutôt que de se lancer dans des résolutions intenables (genre aller à la salle 3 fois semaine si vous n’avez jamais fait de sport) ou qui ne dépendent pas de vous (gagner à la loterie). Bien sûr, il ne faut pas avoir peur de rêver grand. Chaque petit pas est souvent une étape vers quelque chose de plus beau d’ailleurs… Je garde encore mes rêves un peu secrets, pour ne pas me mettre la pression. Certains se devinent peut-être et je laisse également la place à la surprise.

Et vous, avez-vous fait le bilan ? Prenez vous des résolutions ? Avez-vous passé une belle année 2019 ou aviez-vous hâte de la laisser derrière vous ?

Bilan culturel de décembre

Bonjour,

Le mois de décembre a été comme je l’aime, tranquille et propice aux longues soirées à bouquiner et se reposer sur le canapé. J’ai donc eu l’occasion de me repaitre de séries. Voici le bilan de ce dernier mois.

Niveau cinéma :

  • Je me suis replongée dans les Harry Potter et j’ai décidé que je ne grandirais jamais. J’ai regardé La chambre des secrets, Le prisonnier d’Azkaban, la Coupe de Feu et l’Ordre du Phoenix. Plaisir sans cesse renouvelé. J’attends un peu avant de regarder les trois derniers, beaucoup plus sombres. Je me demande même si je ne vais pas d’abord relire les deux derniers romans.
  • Lors de ma soirée pyjama régressive, nous avons regardé A Star is born avec Lady Gaga et Bradley Cooper. Un beau film, mais si triste. La musique est évidemment somptueuse et les acteurs méritent amplement les honneurs qui leur ont été faits.
  • Je suis allée au cinéma voir A couteaux tirés/ Knives out, le film choral de cette fin d’année. Si vous l’avez manqué, il s’agit d’une histoire de meurtre dans le manoir d’une grande famille. Un classique « whodunnit » à première vue, mais en fait, ça décoiffe. Le scénario est signé Rian Johnson, qui réalise également le film. C’est absolument dingue, ça démarre en diesel, mais ensuite ça s’emballe et on ne sait ni ou ni quand ça va s’arrêter. Impressionnant !

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  • J’ai regardé le film netflix Extremely wicked, shockingly evil and vile avec Zac Efron et Lily Collins. Ce film aborde l’affaire Ted Bundy, que je connais déjà très bien. La particularité ici est que l’histoire n’est pas racontée du point de vue de Bundy, de la police ou de ses victimes, mais de celui de la femme qui a partagé sa vie durant des années (et vivait même un conte de fées avec lui). Elle a écrit un livre pour s’en sortir et ce film s’en inspire. J’espère qu’écrire ce livre l’aura aidée à s’en sortir. En tout cas, j’ai beaucoup aimé ce film.
  • Enfin, le 31, pour bien s’ambiancer, j’ai regardé le film dont tout le monde parle Marriage Story. Un film nommé aux Golden Globes (et peut-être aux Oscars), mais qui a la particularité d’être produit par Netflix et ne bénéficie pas d’une sortie en salles. Je trouve ça un peu triste, même en étant une adepte de netflix. La plateforme prend les cinéphiles en otage et j’aime avoir le choix de le voir en salles. Bref, le film est excellent, ça m’a fait penser aux Noces Rebelles (Revolutionary Road) avec Kate Winslet et Leonardo di Caprio. Ici, ce sont les impeccables Scarlett Johansson et Adam Driver qui campent un couple d’artistes en pleine séparation. Ils veulent faire les choses bien, mais sont tiraillés entre leurs rancoeurs, l’intérêt de leur fils et leurs aspirations personnelles qui ancrent l’un à New York et appellent l’autre à Los Angeles. Ce film est une histoire banale, ça pourrait être la vôtre ou la mienne, elle montre qu’une rupture amoureuse n’est pas une coupure mais qu’elle est faite d’allers retours et d’ascenseurs émotionnels, que le couple est à la fois le lieu où l’on donne le meilleur de soi-même et le pire, que de bonnes personnes peuvent faire des choses affreuses, que les avocats sont loin de toujours aider, mais qu’avec le temps, on peut aussi réussir sa rupture mieux que son mariage. En cela, le film, même s’il est triste (plus émouvant que triste, bittesrweet comme diraient les anglo saxons), ne finit pas dramatiquement comme les noces rebelles. A voir, que vous ayez fait ce type d’expérience ou non.

Au rayon series:

  • J’ai regardé la mini-série (8 épisodes) Unbelievable sur Netflix. Cette série se base sur des faits réels et nous propose deux arcs narratifs simultanés. On suit à la fois une jeune fille au parcours difficile accusée d’avoir faussement déclaré qu’elle a été violée et un tandem d’inspectrice d’un état voisin (cela se passe aux USA) qui se lance à la poursuite d’un violeur en série très méticuleux. J’ai adoré cette série, l’interprétation de la jeune Kaitlyn Dever dans le rôle de Marie Adler est bouleversante. Le personnage est d’ailleurs extrêmement bien écrit et illustre bien la difficulté de nos sociétés à accepter qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise victime de viol.
  • Encore sur Netflix, j’ai regardé une mini série de Noël norvégienne atypique Home for Christmas. Comme dans tout film de Noël qui se respecte, nous avons une héroïne célibataire et jolie. Elle en a marre de la pression familiale et ment en disant qu’elle s’est trouvée un mec et viendra avec lui au réveillon. On peut imaginer la suite…mais non. Ici, virage au 21° siècle et, enfin, une production qui parvient à nous réconforter, nous faire rire et modernise totalement le concept. Oui car, Johanne va s’inscrire sur un site de rencontre et faire des rencontres et ce ne sera pas toujours glamour. Je ne vous spoile pas la fin. Les personnages secondaires sont adorables et on en retire même quelques leçons de vie apaisantes et empouvoirantes. Le tout dans une petite ville norvégienne enneigée (et pour une fois, ça ne fait pas du tout fake) et illuminée comme il se doit. J’espère une suite à cette série et j’ai ouï dire qu’il y en aurait une…dans un an bien sûr !

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  • J’ai regardé la 5° saison de Luther. J’ai de nouveau apprécié, mais malheureusement elle était très courte et comme j’avais regardé les 4 premières saisons il y a déjà longtemps, je n’ai pas raccroché comme auparavant. C’est l’ennui de ces séries qui mettent des années à sortir et dont les saisons sont très courtes, il faudrait presque les regarder une seconde fois.
  • Enfin, j’ai terminé Poldark. Je suis donc en deuil. J’ai fait durer le plaisir au maximum, mais cette cinquième et dernière saison ne faisait que 8 épisodes. Je ne sais pas ce que je pourrais dire sur cette série que je n’ai déjà dit. J’ai adoré tout du début à la fin et cela restera probablement une de mes séries préférées. Je ne sais pas si je vais lui trouver un équivalent. Mon espoir réside dans le fait que certains romans n’ont pas encore été adaptés et des rumeurs disent que d’ici quelques années, il pourrait y avoir une suite. Mais qui sait si les acteurs seront toujours disponibles ? Je n’imagine pas un autre Ross et une autre Demelza…

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Je me suis lancée dans la lecture de plusieurs romans :

  • Solstice d’hiver de Rosamunde Pilcher. Ce livre vient d’une boite à livre et il avait l’air d’une parfaite lecture de saison. Effectivement, c’est un peu l’équivalent littéraire d’un téléfilm de Noël. Mais si mettre un film de Noël dans mon salon en vaquant à mes occupations me plait, je dois dire que lire un film de Noël n’est pas aussi satisfaisant. J’en suis venue à bout, mais c’était vraiment très mièvre et pas du tout réaliste. Pas étonnant puisque Rosamunde Pilcher est qualifiée sur internet d’autrice de romans « sentimentaux ». Bref, c’est bon pour une fois. J
  • J’ai lu les trois premiers tomes des Chroniques des Clifton de Jeffrey Archer qui suit le destin de deux enfants nés sous des étoiles bien différentes en 1920 à Bristol. C’est assez prenant et ça se lit vite. Les intrigues se nouent et se dénouent souvent un peu facilement, mais je ne boude jamais mon plaisir face à une saga familiale anglaise qui accompagne l’histoire et l’Histoire tout au long du 20° siècle. A la fin du troisième livre, je suis arrivée en 1957 et je sais qu’il y a encore au moins 4 tomes. Ce sera pour 2020 donc !

Enfin, au théâtre, je suis allée voir Linda Vista de Tracy Letts (qui est aussi l’auteur de la pièce qui a inspiré le film « Un été à Osage County »). Il s’agit d’une pièce californienne de 2h40. C’est assez long mais je ne me suis absolument pas ennuyée. Les acteurs étaient très bons, la scénographie modulable était très astucieuse et même si l’histoire ne me marquera pas durant des mois, j’ai été captivée par le spectacle.

Voilà, c’est tout pour ce mois de décembre. C’est déjà pas mal. Je m’aperçois que j’ai quand-même beaucoup regardé la télévision. De prochains articles arrivent et notamment mon top de l’année.

J’espère que vous aussi vous avez profité du mois de décembre pour lire et regarder de bons films au coin du feu. J’ai une cheminée mais je me chauffe au gaz, alors je mets souvent ma télé sur une playlist feu de bois ou une ambiance de la chaine youtube New Bliss et ça fait l’affaire.

Encore une fois bonne année et à bientôt pour de nouveaux articles.

Bilan culturel de novembre

C’est calée bien au chaud dans mon divan et habillée du sweat molletonné que j’ai cousu cet été que je m’attèle à la rédaction de ce bilan. A la télévision, un plaisir coupable : le film de Noël de l’après-midi. A ma droite le sapin scintillant et parfumé de bonnes épices de Noël achetées au marché de Noël d’Aix la Chapelle. So Hyggelig ! Savez-vous qu’en Ecosse, il y a aussi un mot pour cette atmosphère ? C’est le « Colsie ».

Colsie - like the Scottish hygge. The habit of embracing ...

Durant ce mois de novembre, j’ai regardé avec beaucoup de plaisir la trilogie du « Hobbit » de Peter Jackson. J’ai retrouvé avec plaisir Gandalf, Galadriel et Legolas. Martin Freeman est parfait en Bilbon et mon seul regret est ne n’avoir vu au cinéma que le premier des trois films car ça vaut vraiment le coup de le voir sur grand écran. Je crois que France Télévision va rediffuser les trois épisodes du Seigneur des Anneaux et je pense que je vais craquer.

J’ai aussi regardé « Le temps qui reste » de François Ozon avec Melvil Poupaud, un acteur que je trouve absolument fascinant. Le film est très mélancolique et un peu bizarre par moment, mais je ne regrette pas de l’avoir regardé. On y rencontre également la grande Jeanne Moreau et ses scènes avec Melvil Poupaud (qui joue son petit fils) sont pour moi les plus belles du film.

Enfin, j’ai vu « New York Melody » un film de John Carney avec Keira Knightley et Mark Ruffalo. Comme son nom l’idique, il y est question de musique. C’est l’histoire de la rencontre entre une jeune musicienne au cœur fraichement brisé (par Adam Levine, de Maroon 5) et un producteur à la ramasse en plein divorce. J’ai adoré ce film, c’est une petite pépite pleine de créativité, un hymne à la résilience et à l’amitié. Pour autant il évite l’écueil du mélo gnangnan et pour une fois n’est pas axé sur une histoire d’amour. Mention spéciale à la garde robe de Keira Knightley, quel style…

Keira Knightley Scoopneck Sweater | Boyfriend jeans ...

En novembre, j’ai joué dans une pièce de théâtre et je suis aussi allée en voir une. Il s’agit de « Pourquoi Jessica a-t-elle quitté Brandon ? », une enquête inventive et atypique qui, comme son nom de l’indique pas, narre l’expérience de Brandon Bryant, un lanceur d’alerte américain qui menait des assassinats ciblés en Irak pour l’United States Air Force. La pièce est ce qu’on appelle une conférence gesticulée et j’ai appris beaucoup de choses et passé une bonne soirée même si cela ne rend pas nécessairement foi en l’humanité. A voir dans un théâtre près de chez vous.

Au rayon séries, j’ai regardé la cinquième saison de « Peaky Blinders » dont j’ai déjà parlé plusieurs fois. La famille Shelby a perdu de son unité mais le magnétisme est toujours là, même si j’ai souvent du mal à m’y retrouver dans les guerres et que le nombre de morts est vertigineux. Je pense tout de même regarder la suite car l’infiltration de Tommy en politique promet de belles intrigues.

Enfin, au niveau littérature, j’ai lu « Le chasseur de lapins » de ma valeur sûre en matière de polars, Lars Kepler. Cet opus réunit Joona Linna et Saga Bauer, ce qui n’arrive pas à chaque fois et j’ai pris énormément de plaisir à retrouver mes personnages favoris dans cette intrigue à nouveau parfaitement ficelée et horrifiante à souhait.

J’ai également lu un court roman de Joyce Carol Oates, « Zombi ». C’est le troisième ouvrage de cette auteure que je lis (après « Reflets en eau trouble » et « Blonde ») et le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est surprenant. Il s’agit ici d’un récit à la première personne d’un tueur psychopathe. Si je salue la maitrise du style et l’audace de l’écrivaine, je dois dire que ce livre m’a mise mal à l’aise tout du long. Sans doute était-ce l’effet escompté. On est face à un personnage monstrueux et rien dans son histoire ne permet de comprendre comment il s’est développé ainsi. Souvent, lorsqu’on explore l’enfance des tueurs en série, on dégage des racines au mal. Pas ici et ça fait froid dans le dos.

Enfin, ce 30 novembre, j’ai eu la chance d’aller écouter Nancy Huston qui était invitée à s’exprimer par le magasine Imagine. Cette conférence m’a donné envie de relire ses livres (chronique de « Reflets dans un œil d’homme »ici) et de découvrir ceux que je n’ai pas encore lus. Elle mériterait sans doute un article à elle seule. Madame Huston répondait aux questions d’une délégation de Youth for Climate, ce qui lui a permis d’évoquer son parcours et ses engagements en faveur de l’écologie et de la cause féministe. A l’issue de cette conférence, je me sentais apaisée et admirative. Quelle classe ! Avez-vous déjà lu des ouvrages de Nancy Huston ? Si oui lesquels et quels sont vos coups de cœur ?

Voilà, c’est tout pour ce mois de novembre. J’espère que vous pouvez aussi profiter des soirées à rallonge pour lire et regarder de jolies choses dans une ambiance chaleureuse et réconfortante.

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