Sport: mon rapport à la performance et à la motivation

Hier (à l’heure où j’écris ces lignes), dimanche 24 novembre, je suis allée courir dans la grisaille de l’après-midi et c’était assez facile. « J’étais facile », « j’avais de bonnes sensations », comme on dit dans le jargon des runners et plus largement des sportifs. J’ai couru 10 kilomètres, je me suis forcée à démarrer lentement, j’ai tenu le tempo et j’ai même pu accélérer à la fin. Je n’ai pas été vite, je l’ai fait en 1h09. Mais j’ai eu du plaisir.

Après une adolescence très sportive, mon rapport au sport a été fluctuant, teinté de culpabilité. Je m’entrainais en dent de scie à la course et c’était très décourageant de constater que mon niveau baissait rapidement si je m’arrêtais. A l’été 2016, après un arrêt de travail de 3 mois dû à une anxiété importante, je me suis réinscrite en salle de sport. J’ai commencé à faire un peu de tout, du pilates, du hiit, du cardio, des machines aussi. J’y vais 3 fois par semaine depuis tout ce temps et cela me fait un bien fou. Je me sens beaucoup moins anxieuse, je décharge colère et frustrations lors de mes séances s’il y a lieu, mon sommeil est meilleur, je suis moins fatiguée et je me sens plus forte et plus fière de moi. Beaucoup me disent qu’ils n’ont pas la motivation.

Permet d'être motivé! Grab My Fitness Posters Posters,  #fitness #motive #permet #posters

Moi aussi trop souvent, j’ai fait l’erreur de croire qu’il fallait être motivé. En réalité, il faut être discipliné. Je me souviens qu’adolescente, les gens pensaient que j’aimais étudier…hum. Non, il s’agit d’avoir un but et ne pas le lâcher. Mon but n’est pas d’être motivée, mon but est de tenir pour toutes les raisons et bénéfices que j’ai mentionnés ici au dessus. Je mets mon sac de sport dans ma voiture et je ne repasse pas par mon appartement avant d’avoir été m’entrainer. Sinon je sais que c’est foutu. Quand je zappe systématiquement un exercice, je le remplace par un autre qui me plait davantage. L’idée, dans des semaines bien chargées, n’est pas de ne faire que souffrir.

Choisir ses contraintes, c’est pour moi la clef. Je suis quelqu’un qui n’aime pas se voir imposer des contraintes externes (comme la plupart des gens me direz-vous), mais j’ai développé un caractère qui fait que je sais m’en imposer pas mal. Pour cela il faut bien les choisir. Je suis également quelqu’un qui sait souffrir ou en tout cas persévérer malgré la douleur. Ca parait bizarre dit comme ça, mais avoir fait du sport plus jeune m’a aidée à me forger un mental, à ne pas m’arrêter, à me répéter sans cesse que la fin justifie les moyens, que la fatigue n’est pas une excuse, que les règles ne sont pas une excuse et que le froid n’est pas une excuse. De même lorsque mon anxiété revient, elle a beau me paralyser, je finis toujours par me révolter et reprendre le dessus. Depuis trois ans, j’ai réussi à aller rechercher tout ça au fond de moi et les résultats sont là.

Pourtant, je ne suis pas prédisposée à performer. J’ai un souffle au cœur (découvert lors d’une opération à 17 ans) et si ce n’est pas dangereux, le cardiologue m’a dit que cela n’aidait pas non plus à se bâtir un cardio de fou et qu’il était bon de m’entrainer. A la montagne cet été, j’ai pu constater que j’étais pas mal, que mon corps endurait sans trop se plaindre et comme j’en parlais dans cet article, ça m’a fait énormément de bien. Car je suis aussi exigeante et, si je m’entraine, c’est aussi pour pouvoir en demander plus à mon corps, pour qu’il m’obéisse et qu’il supporte mes défis. Cet été, j’ai recommencé à courir plus régulièrement hors de la salle et à présent, je suis passée à deux entrainements en salle et une sortie le weekend. Pour la première fois ce weekend, j’ai vraiment pris du plaisir sur 10km. Aussi parce que je me suis forcée à ne pas partir trop vite. Vers la fin, cependant je me suis dit à plusieurs reprises « ok tu pourrais accélérer » ou « pourquoi pas tenter d’en faire plus que 10 » puis j’ai choisi de m’arrêter à 10 alors que j’étais encore « bien » et que ce bon souvenir allait s’imprimer dans mon corps et l’encourager lors des prochaines sorties.

J’ai trop souvent cette tendance à toujours vouloir m’améliorer et je suis toujours découragée lorsque mes efforts de paient pas, trop impatiente sans doute. Je suis compétitrice et j’ai toujours eu peur de me décevoir. Cela m’a conduite à ne pas faire de compétition plus jeune au grand désespoir de mes entraineurs. Il y a des choses que je n’ai jamais osé faire et que je n’ose toujours pas faire par crainte de l’échec ou plutôt par exigence de résultat. J’aime être bonne et si c’est possible d’être la meilleure, j’aime encore plus. A l’école secondaire, je me mettais une pression de dingue. Mais là, j’ai décidé de ralentir. Je ne courrai sans doute plus jamais comme je courrais à 16 ans. Mais je cours mieux qu’il y a 6 mois et si je continue, je courrai encore mieux dans 6 mois. Je n’ai pas de temps à faire, je ne prépare pas de compétition, je veux juste me faire plaisir et me dépasser. Peu importe finalement que ce soit de passer de 1h30 à 1h15, de 1h10 à 1h05 ou de 55 min à 53. L’important c’est de ne rien lâcher.

Bon je cours pas (ça fait mille ans que je dois me mettre au sport ... ahem) mais j'aime beaucoup cette citation. Parce que quand on se lance dans quelque chose au début on n'est pas forcément le meilleur souvent même on est un peu mauvais. Mais au moins on a le mérite d'être entré dans la course et d'y aller au lieu de rester dans son canapé. Alors aujourd'hui force et courage à ceux qui débutent qui sont encore loin de la ligne d'arrivée mais qui se donnent à fond ! On a tous été le dernier quelque part et avec les années on revoit ces débuts difficiles avec tendresse #frenchquote #citationdusoir #pensées #proverbe #developpementpersonnel #citationdujour

Voilà, cet article est un peu décousu. Ca tournait dans ma tête hier alors que je rentrais chez moi en marchant après ma séance et j’avais envie de le déposer. Parce que ce rapport à l’effort, à la souffrance et à la performance est quelque chose qui a coloré et colore toujours ma vie, tantôt de couleurs flamboyantes, tantôt en noir lorsque ça devient trop. Au final, je suis peut-être en train de trouver un équilibre, du moins jusqu’à la prochaine vague. Je pense qu’en définitive, nous avons tous besoin de nous dépasser et d’avoir des buts. Pour y arriver, avoir des routines et une certaine discipline est important. Les résultats suivront alors toujours, mais ce n’est pas parce qu’ils ne sont pas (tout de suite) à la hauteur de ce qu’on espérait qu’il faut tout abandonner. Il y a toujours des bénéfices collatéraux (pourquoi parle-t-on toujours de dommages collatéraux et jamais de bénéfices ?) qu’il ne faut pas négliger.

Peut-être personne ne lira-t-il cet article, peut-être répondra-t-il aux interrogations de ceux qui se demandent comment rester motivés, peut-être aussi en aidera-t-il certains d’entre vous. Moi en tout cas, je suis contente de l’avoir écrit, sans obligation qu’il plaise. J’aimerais aussi écrire sur l’anxiété, mais je n’ai pas encore trouvé mon angle d’attaque. Personnel ou scientifique ? Un avis ?

Keep your digital wallpaper looking fly with this sweet Frida Kahlo quote.

Humeur du jour: modeste histoire d’une fracture ordinaire

Aujourd’hui matin, comme toujours lorsque je vais travailler en voiture, j’écoutais classic 21. Nous sommes en période de vacances scolaires et la route est dégagée. J’entre en ville avec une plaisante facilité et j’arrive tellement tôt au bureau que je manque la chronique économique d’Amid Faljaoui. Dommage, il allait répondre à une question que je me pose souvent « pourquoi les riches continuent-ils à travailler ? ». Je ne comprends rien au monde de la finance, mais lui il vulgarise plutôt bien (d’ailleurs il est prof) et fait peu à peu mon éducation.

La journée se passe et, sur le temps de midi, je discute cinéma avec mes collègues et leur fait part du fait que, cette fois ci, je ne sais pas si j’irai voir le film de Ken Loach « sorry we missed you ». J’adore Ken Loach, mais « I, Daniel Blake » m’avait tellement rendue triste avec ses personnages lumineux mais implacablement écrasés par la vie. La journée de travail se poursuit et s’achève alors qu’il fait encore clair. Je reprends la route entre chien et loup comme on dit et; tandis que j’admire les reflets du coucher de soleil sur la Meuse que je longe, j’écoute la rediffusion de la chronique économique d’Amid Faljaoui manquée ce matin.

Il y disserte de l’addiction à l’argent, de la jalousie et du paradoxe d’Easterlin. Je ne connaissais pas cette dénomination, mais j’avais déjà lu de nombreux articles en parlant. En gros, c’est la théorie (étayée scientifiquement) que passé un certain niveau d’aisance financière (du style entre 3000 et 3500 euros mensuels), gagner plus d’argent ne rend plus significativement heureux et se transforme même en addiction, engendre peur, frustrations et jalousies.

Je me suis sentie riche et libre, bien qu’en dessous de ce seuil financier. Libre car pas esclave de l’argent et heureuse d’être capable de résister aux tentations du monde moderne qui entrainent tant de personnes très bien payées dans une spirale de frustration et de faim insatiable de plaisirs et de possessions. Ce sentiment de liberté a pourtant un arrière goût de découragement et même de colère face à ces foules sentimentales comme le chantait Alain Souchon et à tous les dealers d’opiums divers et variés, plus ou moins déguisés.

Je cogite chemin faisant et j’arrive bientôt à ma sortie d’autoroute. Alors que j’approche du rond point de sortie d’autoroute, je vois un Monsieur, entre deux âges, plutôt petit, avec une pancarte autour du coup. Je me dis qu’il fait du stop mais en approchant, je m’aperçois qu’il y est écrit « Nous avons faim, merci ». A quelques mètres somnole un labrador à côté de 3 sacs en plastique. Le trafic est fluide, je l’ai déjà dit, et donc les voitures ne doivent quasi pas ralentir et encore moins faire la file. Le froid est piquant et personne n’a la fenêtre ouverte. Je passe sans avoir le temps de réagir et je sens soudain mon cœur se serrer.

Je ne suis pas une sainte, loin de là et je repense à toutes ces fois où je me sens importunée lorsque je vais au cinéma en ville et que des sans abris ou des toxicomanes m’abordent avec leurs regards suppliants, leurs histoires vraies ou fausses, leurs mains tendues. Je repense à comment je peux leur en vouloir de faire effraction dans un moment de loisir où je voudrais ne pas penser à tout ça, faire abstraction de la misère du monde et profiter de la vie. Mon cœur se serre encore plus et je ressens soudain le besoin impérieux de faire quelque chose.

Pourquoi aujourd’hui et pourquoi ce Monsieur je n’en sais rien. Toujours est-il que ma voiture garée, je m’empresse d’acheter du pain, du fromage et des petits beurres et me voilà repartie en route vers le rond point. Il a été surpris le Monsieur, je me suis rendue compte qu’il devait avoir sacrément froid immobile là au milieu, pris dans les phares des voitures… Je lui ai tendu mes victuailles qu’il s’est empressé de ranger dans les sacs. Je lui ai demandé où il vivait. Il a bafouillé, m’a dit qu’il ne parlait pas français. J’ai voulu tenter l’anglais, mais il était Hongrois. Alors je lui ai souhaité courage avec les mots, avec les gestes et avec les yeux. J’ai caressé son chien et je suis partie.

Sur le chemin, j’ai senti l’urgence d’écrire cette histoire, une histoire d’une grande banalité, une banalité qui m’a désarmée à l’improviste. Lorsque j’ai commencé ce blog, j’ambitionnais de m’exprimer ainsi plus personnellement, d’offrir à ma sensibilité un exutoire, de faire réagir peut-être, sans doute. Puis j’ai choisis, hormis dans l’un ou l’autre article, de me focaliser sur le positif, le joli, le cosy. Mais aujourd’hui, j’ai été rattrapée par quelque chose qui dépasse cette rencontre et qui me pèse souvent. J’ai acheté ma paix intérieure provisoire avec quelques euros, c’est bien sûr encore plus pour moi que pour lui que je l’ai fait, j’en suis consciente. J’ai atténué provisoirement mon sentiment d’impuissance général grâce à un petit don.

Je vous remercie si vous avez eu le courage de lire jusqu’ici, j’espère que je ne suis pas celle qui a fait effraction dans un moment de loisir et à qui vous allez en vouloir…

Et vous comment faites vous pour gérer lorsque vous êtes submergés ? Qu’est-ce qui vous émeut et vous fait du mal ? Comment sortez-vous de l’impuissance ? Quels sont vos combats personnels ou communautaires ? Ca m’intéresse…

Je vous souhaite à tous une bonne soirée, de croiser un regard ami et une main tendue si et quand vous en avez besoin et de trouver la force et le temps de l’offrir à d’autres de temps en temps.

Voyage en Italie (2): Ode à la Toscane

Mon histoire avec la Toscane commence il y a déjà 16 ans, mais c’est comme si c’était hier. J’ai la chance de pouvoir y passer 9 mois, d’y effectuer ma quatrième année d’université. A Florence. Il serait cliché de dire que ce fut la plus belle année de ma vie, mais je mentirais si je disais que je n’y ai pas vécu des émotions uniques et inégalées. Je n’en garde aucun mauvais souvenir, même si je suppose que j’ai vécu des moments difficiles. Ils ont été dilués dans le bonheur bu à la tasse et le temps a fait le reste.  Ce fut pour moi comme un saut dans le vide, une expérience de liberté délicieuse et parfois vertigineuse. Pourtant j’étais sereine, je ne me souviens pas avoir ressenti d’angoisse. Par contre je me rappelle très bien avoir pleuré toutes les larmes de mon corps lorsqu’il a fallu repartir. Qu’il a été déchirant de quitter cette ville, ce pays, ces personnes magnifiques que j’avais rencontrées, cette parenthèse qui m’a changée et surtout révélée à moi-même sur bien des plans. J’en suis revenue parlant une nouvelle langue, avec des amis aux quatre coins de l’Europe et même du monde, décidée à me lancer dans le théâtre alors que je n’osais pas et me promettant que je ne perdrais jamais de vue l’idée qu’il faut toujours avoir une vision large et ouverte de la vie et que celle que je mènerais ne serait pas ordinaire.

DSCN0363
Piazza Santa Croce depuis les marches de l’église

J’ai parfois failli à cette promesse. Le travail a succédé aux études et la routine qu’il impose, même si on a la chance d’en faire un qu’on aime, émousse bien souvent la petite flamme qui brûle en moi, en nous. Les vicissitudes de la vie, les épreuves, les moments durs aussi… Les promesses d’amitiés éternelles sont elles aussi difficiles à tenir, mais je garde une place pour chacune de ces personnes dans ma mémoire. J’ai la chance d’être encore en contact avec plusieurs d’entre eux et je sais que je me dois un voyage au Canada pour revoir une personne avec qui j’ai beaucoup partagé. J’ai beaucoup voyagé par la suite pour voir ces amis et je suis retournée religieusement à Florence chaque année jusqu’à 2011. Puis la vie a fait que je m’en suis tenue éloignée durant 8 ans. Ce n’est que cet été que j’y suis retournée, pour la deuxième étape de mon roadtrip. Je trépignais surtout depuis que j’avais lu « retour à Montechiarro », sublime roman de Vincent Engel dont j’ai parlé ici et .

DSCN0471
La pension du Bonheur

Je ne peux décrire ce que j’ai ressenti en arrivant sur place, à la pension Bencistà (littéralement pension « on y est bien »), un bijou d’endroit lové parmi les cyprès et les oliviers sur la douce pente des collines menant à Fiesole. De là, vue sur la ville. J’ai immédiatement ressenti un bien-être d’une intensité surprenante, une vague de sérénité et de gratitude, un ancrage nouveau et pourtant familier. Je ne pratique par le yoga, mais je dirais que tout était aligné pour que je me sente bien. J’ai tout reconnu, comme si j’effleurais après longtemps le visage d’un être cher qui n’aurait pas pris une ride. Le bruit des cigales avec en arrière fond la musique d’un violon, l’unique lumière reflétée par la pierre médiévale et le marbre de Carrare, le vent et le soleil qui cogne sur ma peau. J’étais rentrée chez moi. Ce qui est merveilleux avec Florence, ce n’est pas seulement la ville, les pavés, l’ombre des Médicis et le raffinement, c’est aussi cet écrin de collines dans lequel elle se loge. Il est impossible de chercher à trouver le meilleur angle de vue sur l’une ou les autres sans se retrouver rapidement étourdi et pris de vertige. Je me suis demandée comment j’avais pu me priver de cela pendant tant d’années et pourtant cela a certainement rendu les retrouvailles encore plus belles.

DSCN0401
Vue sur San Miniato depuis le Forte Belvedere

Je ne vous ferai pas le guide touristique de Florence. C’est une ville qui recèle tant de merveilles. Pour ma part, j’ai fait la guide pour mon père et me suis également promenée seule. J’ai visité Santa Croce et me suis rappelée d’une multitude de bonnes soirées passées assise avec des amis sur les bancs de sa place. Je suis retournée au Forte Belvedere, un lieu magique pour moi, sur les hauteurs (attention ça monte) où se tiennent des expositions temporaires. J’ai eu le plaisir de jouir d’un Palazzo Vecchio libéré d’échafaudages. Je ne l’avais jamais trouvé si beau. Enfin, j’ai revu une amie très chère et fait la connaissance de son mari et de sa petite fille. Je me suis offerte un moment dans le jacuzzi de la pension ainsi qu’un massage. Après des mois d’économies, j’ai décidé que je méritais le meilleur et je me le suis concédé. Aujourd’hui, je ne rêve que d’une chose : retourner à la Pensione Bencistà et me gaver à nouveau d’art, d’histoire, de beauté et de douceur de vivre. Retrouver cette petite chambre occupée cinq nuits, un coin de paradis tendu de draps blancs, où il suffisait d’ouvrir une fenêtre pour mettre les pieds dans un petit jardin avec vue sur Santa Maria del Fiore. A bientôt ma belle Florence, à jamais dans mon cœur.

DSCN0419

Les bonnes adresses :

  • Pour dormir, la Pensione Bencistà : une découverte inattendue sur booking, un signe du destin, ce n’est pas un hôtel mais une demeure datant du 14° siècle convertie en pension familiale depuis 5 générations. Les prix ne sont pas prohibitifs et je suis tombée amoureuse de l’endroit, on s’y sent comme à la maison, un lieu de vie plus qu’un lieu de passage.
  • Pour manger des pâtes à midi à deux pas du cœur historique : Salsamenteria de Ciompi , généreux, simple, authentique et délicieux.
  • Pour manger le midi et le soir : Trattoria ZaZa
  • A Fiesole (petit village sur les hauteurs, facilement accessible en bus et d’où la vue est à couper le souffle) : Buca delle fate , mes papilles me réclament encore les gnocchis melon gorgonzola.
  • Pour se faire plaisir/jouer aux américains : un verre chez Tosca & Nino, la petite terrasse de la Rinascente. Vue sur les toits de Florence, plongée sur la piazza Repubblica, le dôme, Orsanmichele et le forte del Belvedere.

DSCN0449

Voyage en Italie (1): Verona

Après la Croatie, maintenant l’Italie. L’été à thématique généalogique. Première étape du périple, la Vénétie de mon grand-père. Plus précisément Vérone où il passa une partie de son enfance, où je m’en vais à la rencontre de bribes d’histoire familiale, de souvenirs et d’êtres humains que je ne connais pas et qui me sont pourtant proches, par le sang, par l’histoire ou par le nom. Rouler 12h30 pour y arriver exténuée. Il fait chaud, très très chaud. 8 ans que je ne viens pas en Italie. 8 ans sans ce pays qui me coule dans les veines, dans lequel  j’ai vécu. A peine passée la frontière suisse s’installe le chaos. Ca me rebute autant que cela m’est soudain familier. Il y a toujours chez moi, la fille du nord, un coin de cœur en jachère, un brin de désorganisation dans l’âme, de la place pour les imprévus, les ralentissements, les risques. Redécouvrir les rives de l’Adige et son étrange couleur verte/grise. Marcher sur les remparts de l’ancienne ville fortifiée, déambuler au milieu des décors d’Aïda que l’on va bientôt installer pour quelques soirées dans les arènes emblématiques de la ville où ont lieu chaque été des opéras en plein air. La Piazza Bra juste en face et ses maisons colorées. Puis la piazza delle Erbe reliée par un étroit passage à la majestueuse Piazza dei  Signori, surplombée par la Torre dei Lamberti. Y découvrir une statue de Dante, l’ami toscan que je ne pensais retrouver que quelques jours plus tard. Retrouver des cousins et des oncles, quelques uns. On nous en promet plus, mais il fallait prévenir. En attendant, virée improvisée sur le lac de Garde dans une voiture conduite par un homme de 89 ans, petite frayeur grisante. Faire connaissance avec des gens qui portent le même nom que moi, alors que nous ne sommes plus que 4 ici au nord. Emotion. La pizza…comment font-ils pour lui donner ce goût ? De retour tard dans la nuit heureuse. Le lendemain montée au Castel San Pietro grâce au funiculaire remis à neuf. Vue panoramique et promenade outre Adige. Merci Vérone et à bientôt j’espère. Ce voyage commence bien.

Quelques recommandations :

  • Prévoir deux jours pour visiter Vérone, voire trois si vous souhaitez entrer dans les musées et églises
  • Restaurant : Osteria de Monte Baldo un vrai bon plan économique où prendre un repas ou un apéritif, dans le quartier de la piazza dei Signori.
  • Glace : la gelateria Savoia qui se trouve via Roma, à proximité de la Piazza Bra. Une maison familiale qui existe depuis 1939 où vous pourrez emporter un cornet en admirant les gâteaux glacés et réalisations plus fines des artisans glaciers
  • Le funiculaire et un dîner à la terrasse panoramique Re Teodorico, les prix sont un chouïa plus élevés, mais restent néanmoins plus que corrects, faut-il rappeler que le rapport qualité prix de la nourriture en Italie doit être le meilleur d’Europe occidentale ?
  • Le ponte Scaligero (beaucoup de bâtiments portent le nom de Scaliger, dérivé de la famille Della Scala qui régna sur Vérone durant 125 ans, aux 13° et 14° siècle) et le Castelvecchio
  • la Piazza Bra, Piazza delle Erbe, Piazza dei Signori
IMG_4545
Vue sur l’Adige et l’arrière du Duomo depuis la terrasse du Re Teodorico
DSCN0273
Dante sur la Piazza dei Signori, à l’arrière la Loggia del Consiglio
IMG_4536
La Torre dei Lamberti vue de la piazza delle Erbe

DSCN0256.JPG

DSCN0230.JPG
Le Ponte Scaligero, construit entre 1354 et 1356

 

Voyage en Croatie (3): Ugljan

Bonjour, me revoici pour la suite et fin de mon voyage en Croatie. En réalité, je ne raconte pas les étapes chronologiquement puisque nous avons alterné les excursions longues, le temps passé à Zadar et, ce qu’on peut appeler les excursions courtes. Il s’agit des trois après-midis que nous avons passées sur l’île d’Ugljan qui se situe juste en face de Zadar. Son nom signifie l’île aux oliviers et il n’est absolument pas à remettre en question.  Elle en est recouverte, mais les figuiers parviennent néanmoins à se tailler une part de gâteau. Cette île fait 22km de long et 4km à son endroit le plus large. Au centre, c’est le maquis, le royaume des oliviers et des fleurs des champs. Il doit être fascinant de venir à la fin de l’été lorsque les olives et les figues sont mûres.

Résultat de recherche d'images pour "ugljan map villages"
Muline est sur la crique face à Rivanj

Sur la côté, les petits villages s’enchainent, ils sont sept je pense et sont presqu’entièrement  situés face à Zadar. De l’autre côté on trouve des petites criques et un relief plus escarpé qui fait face à l’archipel des Kornatis. Nous avons passé un après-midi à Kali, un autre à Preko et enfin le troisième, le jour avant de repartir, à Muline.

La traversée dure une petite vingtaine de minutes et ne coûte presque rien. On arrive alors à proximité du village de Preko. Pour aller à Kali, une marche de 3 km nous attend en longeant la mer et en admirant les jardins et potagers impressionnants des habitants. C’était manifestement la saison des artichauts. Kali n’est pas très touristique, mais c’était une étape importante pour nous car mon père y a passé une partie de ses étés enfant et adolescent et nous allions retrouver son cousin.

P1070267

Pour aller à Preko, il faut parcourir quelques centaines de mètres à l’opposé de Kali lorsqu’on arrive au port. Preko est un peu plus « touristique ». Le cousin de mon père nous a dit qu’en juin-juillet c’était la folie, mais début juin, tout paraissait si calme et serein. Nous avons cependant repéré énormément de petites maisons disponibles à la location pour les touristes. A Preko, on trouve des petits restaurants face à la mer, un bar, on peut également louer des vélos et il y a un supermarché. Le jour où nous y sommes allés, mon père et moi avons décidé de faire 8km à pieds pour monter jusqu’à un ancien fort/monastère  (San Mihovil) qui domine l’île et depuis lequel on peut admirer l’archipel des Kornatis. Nous avons ensuite passé la fin de journée étendus sur nos serviettes près du bar face à une autre petite île.

P1070506

IMG_E4234

IMG_E4212

IMG_E4207

Enfin, notre troisième excursion nous a menés à Muline. Pour ce faire, nous avons dû prendre une navette durant 30 minutes après le trajet en bateau. J’ai eu l’impression que ce bus parcourait l’île de long en large et qu’il n’y avait qu’une seule ligne, mais je me trompe peut-être. Une fois arrivés, nous avons mangé à la Pansion Stivon, sur une terrasse déserte qui donnait sur une crique non moins déserte. Seuls quelques bateaux à l’ancre à plusieurs dizaines de mètres du rivage rappelaient la civilisation. Je pense que je n’avais jamais connu une telle paix sur une plage en haute saison. Quel bonheur et quelle chance nous avons eue de pouvoir profiter de ce calme absolu durant plusieurs heures. Rien que le bruit des flots et la conscience de vivre un moment rare. J’en garde un souvenir ému.

P1070672

IMG_E4291

DSCN0185

Pour conclure ce voyage, je dirais que je n’ai pas ressenti de connexion profonde avec le pays, même s’il m’a conquise. J’ai remarqué que les Croates étaient en moyenne plus grands que les italiens et les belges. Une drôle d’observation, mais étant plutôt grande, c’est une chose qui m’a frappée. Il était également étrange pour moi d’entendre mon père parler une langue à laquelle je ne comprenais rien et c’est aussi pour ça que, malgré la ressemblance qu’il peut y avoir entre la Dalmatie (occupée durant longtemps par les italiens) et l’Italie, je m’y suis sentie étrangère. J’espère tout de même y retourner un jour…

Présentement, mon prochain voyage commence le 30 juillet. En route pour Vérone (toujours sur les traces de ma famille), Florence (la ville de mon coeur, où j’ai étudié durant un an) et le Val d’Aoste (pour en prendre plein les yeux). Et vous, quels sont les pays ou les endroits où vous vous êtes sentis chez vous ou, au contraire, totalement dépaysés?

Voyage en Croatie (2): Sibenik et les parcs nationaux

Une des choses que je voulais absolument faire en Croatie, c’était visiter les parcs nationaux de Plitvice et Krka. Ce sont des parcs où l’on randonne dans un entrelacs de rivières et cascades qui serpentent et relient entre elles des lacs, le tout au sein d’une forêt luxuriante. Le plus spectaculaire étant Plitvice, nous avons choisi de commencer par Krka. A noter qu’il pleut souvent à Plitvice, donc nous avons établi notre programme en fonction de la météo. Les deux fois, nous avons loué une voiture pour la journée pour une soixantaine d’euros.

En allant à Krka, nous nous sommes arrêtés à Sibenik, une ville située à l’embouchure de la riviere Krka. Ce qui fait le charme de cette ville est le dédale de petites ruelles et escaliers escarpés qui surplombe la digue et mène jusqu’à la forteresse Saint Michel, que nous avons également visitée. La cathédrale Saint Jacques et les jardins du monastère, un peu plus haut, valent également le détour.

P1070370
Saint James vue depuis le fort Saint Michel

P1070356

DSCN0072

Lorsque nous nous dirigeons vers le parc national, il est déjà plus de 15h. Un tarif réduit est appliqué à partir de 16h (150 kunas au lieu de 200 en haute saison), mais nous décidons de ne pas attendre. Une fois le billet acheté, un petit bus nous emmène jusqu’au point de départ de la balade (c’est une boucle donc aucun risque de s’égarer), ça descend et les virages sont très serrés donc je déconseille de le tenter à pieds.  Les bus sont fréquents de toute façon. La balade fait ensuite environs 4km de long. Nous avons pris notre temps, pris des photos aussi. Il y a des aires de repos et également, face à la chute la plus imposante, à mi parcours, un endroit où l’on peut se restaurer. Ca casse un peu le charme, mais bon, il faut bien faire son beurre et j’avoue avoir craqué pour une douceur à prix réduit. Mon verdict sur l’endroit c’est waouh. A deux pas du littoral, il est tout à fait étonnant de se retrouver ainsi plongé dans une forêt si dense et un relief accidenté. L’eau change de couleur à chaque angle de vue à cause de la végétation, du soleil, de la nature du sol. Marcher sur ces pontons en bois au milieu de la rivière est vraiment captivant et également apaisant et ressourçant. Je recommence chaudement la visite de ce parc national. Attention, ce n’est pas donné. Pour économiser, il est possible en été de venir après 16h et de profiter du tarif réduit. Vous aurez néanmoins le temps de faire la balade, en tout cas en été.

Deux jours plus tard, nous nous mettons en route pour Plitvice, à 1h30 de route de Zadar plus ou moins. Comme le recommande le guide du routard, nous choisissons de commencer la visite par les lacs supérieurs (il y a deux entrées) car la plus haute chute (70m) s’y trouve et est dans l’ombre l’ombre fin d’après-midi. Plusieurs circuits pédestres sont possibles. Nous choisissons de visiter les lacs supérieurs et inférieurs, c’est-à-dire une balade de 8 km dans laquelle est comprise une traversée d’un des lacs en bateau, ainsi que le retour au point de départ en navette. Au final, ce n’est pas loin de 6h que nous passerons dans ce parc qui compte 16 lacs reliés par des cascades. Nous ne sommes que début juin, mais il y a déjà une certaine affluence. De toute façon, autant y aller lentement et profiter au maximum. Car oui, on en a pris plein les yeux, j’ai été soufflée par la beauté de l’endroit, les nuances de bleu, la composition de chaque tableau dont la nature nous a régalés. C’était tout simplement magnifique et l’un des endroits les plus beaux qu’il m’ait été donné de voir, au rayon nature en tout cas. Je ne m’attendais absolument pas à tant de beauté, cela m’a rappelé des clichés que j’ai vus d’Afrique ou d’Amérique et cela m’a confirmé qu’il n’est pas nécessaire de courir le monde pour que la beauté du monde s’offre à nous, nue et innocente. Je vous laisse profiter de quelques modestes clichés qui ne nécessitent ni mots ni retouche.

IMG_E4256

P1070561

P1070635

P1070639

Voilà, suite et bientôt fin au prochain épisode… Et vous, quelle merveille de la nature vous a le plus ébloui?

Roadtrip au Danemark 5: Mon + épilogue

Me voici enfin arrivée au cinquième et dernier carnet de voyage de notre roadtrip au Danemark. Vous pouvez retrouver mes autres articles en cliquant sur les liens ci-après :

Roadtrip au Danemark 1: Odense

Roadtrip au Danemark 2: Roskilde

Roadtrip au Danemark 3: Helsingor et le château de Kronborg

Roadtrip au Danemark 4: Copenhague

En route pour l’île de Møn. Je ne l’écrirai qu’une fois correctement, car c’est vraiment pénible la manœuvre pour insérer ce caractère nordique et je suis trop nulle pour créer un raccourci clavier, si toutefois c’est possible J. A prononcer Meun. La route est belle, elle dure un peu plus d’une heure et nous traversons encore de majestueux ponts.  Nous arrivons enfin à Stege, petit bourg et « capitale » de l’île. Nous rejoignons le Birkely Bed and Breakfast où notre sympathique hôte nous accueille. Je vous recommande ce logement : petit déjeuner copieux si vous payez un supplément (nous avons eu assez pour nous faire des sandwiches pour le midi), chambre spacieuse, tranquillité et salle de bain à partager avec la seule autre chambre.

p1070023img_3165.jpg

C’est le soir, promenade dans Stege, le bord de l’eau, le bras de mer intérieur, les jolies petites maisons, les anciens remparts et l’unique porte qui subsiste. Nous sommes surprises par la présence d’une jolie maquette de bateau suspendue dans la nef de l’Eglise. Nous avions lu que les églises de l’île étaient décorées dans le style « naïf », mais ce fut une double surprise d’y trouver des navires, offerts par des marins en échange de protection. Avant d’aller plus loin , une définition de l’art naïf selon wikipedia : L’art naïf désigne la manière d’aborder la peinture par les « peintres naïfs », dont l’une des principales caractéristiques plastiques consiste en un style pictural figuratif ne respectant pas — volontairement ou non — les règles de la perspective sur les dimensions, l’intensité de la couleur et la précision du dessin. Le résultat, sur le plan graphique, évoque un univers d’enfant, d’où l’utilisation du terme « naïf ». L’inspiration des artistes naïfs est généralement populaire et le terme s’applique aussi à des formes d’expression populaires de différents pays, notamment au courant artistique le plus connu d’Haïti .

Le lendemain matin, il fait gris et un peu pluvieux. Direction la falaise de craie, le principal point d’intérêt touristique de l’île avec les fresques naïves et les tumulus dont je parlerai plus tard. Wikipedia encore nous apprend que ces falaises font 7km de long, sont en craie et culminent à 128m. Nous décidons de ne pas nous garer au parking du geocenter, mais plutôt sur un petit parking forestier et de faire les derniers hectomètres à pieds dans les bois. Il pleuvine et nous trouvons des balises dans les bois. Nous croisons des cyclistes et nous nous apercevons bientôt qu’un triathlon se prépare sur le site. Nous n’avons pas visité le géocenter, il a l’air intéressant et a été primé pour son architecture en grande partie souterraine pour ne pas détériorer le paysage.

p1070067p1070077p1070091p1070097

Le lieu se targue de disposer du « plus grand escalier du Danemark » (près de 1000 marches). Il est très bien conçu et se marie à la végétation en épousant les flancs escarpés. Attention, il faut être en forme, par contre, pas trop de sensation de vertige grâce aux arbres. Nous marchons beaucoup, parcourons également le sentier côtier avec vue sur le vide, descendons, remontons, capturons le paysage sous un maximum d’angles de vue. C’est joli, sauvage et sur la plage étroite, les galets sont mouillés par la pluie et on joue avec la peur qu’une vague un peu trop forte vienne lécher la falaise, nous mouillant ou nous emportant. Et dire que demain, les triathlètes nageront dans cette eau avant de remonter l’escalier…comment se mettre dans le rouge d’entrée de jeu.

Après une pause au café du Geocenter, retour à la voiture direction les églises où nous admirons les fresques naïves, peuplées de monstres et d’histoires oubliées, les bateaux, les jolis cimetières qui pourraient presque figurer sur une carte postale. Nous visitons ainsi les 3 églises principales : Keldby, Elmelund et Fanefjord. Il est facile de circuler sans gps en suivant simplement les plaques et c’est plaisant de se laisser aller en faisant confiance au prochain carrefour. L’île est petite et il y a peu de circulation.

p1070114p1070120p1070135p1070139p1070142p1070144

Ensuite c’est parti pour la dernière attraction touristique de l’île, impossible à manquer quand on voyage avec une préhistorienne : les tumulus (qui sont des chambres funéraires) et les dolmens. Le premier est long d’une quinzaine de mètres, mais on ne peut y pénétrer. Le deuxième dispose de deux couloirs et en se trainant dans l’un deux, on peut « contempler » des restes humains à travers une vitre. Le tout à la lumière de nos téléphones…inquiétant et insolite. Au troisième, S. se fait mal au crâne en sur estimant la hauteur du « plafond » (ou en sous-estimant sa taille) et se consolera en admirant la vue posée sur les dolmens voisins. La journée, dernière de notre voyage au Danemark (le lendemain, lever tôt, ferry pour l’Allemagne et back home), se termine face à une pizza douteuse dans un bar de Stege.

img_3186

p1070196

Epilogue

Comme vous avez pu le lire, j’ai adoré ce voyage. J’ai aimé le début, et adoré la fin. Mes coups de cœur vont à Tivoli, Helsingor, les longues balades dans Copenhague et Mon qui, sur un petit territoire nous a permis de profiter d’expériences et découvertes incroyablement variées.

Le Danemark c’est cher, mais finalement pas tant que ça. En s’y prenant à l’avance, on a dégotté des prix plus que corrects pour l’Europe. On a aussi souvent trouvé (à part sur Mon) un bon rapport qualité prix pour la bouffe. On a dépensé quand il fallait pour visiter, on avait quand même fait le trajet pour ça. Enfin, on a voyagé en voiture et on avait emmené de quoi petit déjeuner et faire des breaks ainsi que des couverts. Ne vous laissez pas trop vite décourager en vous disant que c’est impayable.

Le transport : c’était cool d’y aller en voiture, franchement sans hésiter. Bon ça dépend où vous vivez, mais depuis la Belgique ou l’Est de la France, c’est pas pire que de descendre dans le Sud. A part Hambourg où ça bouchonnait (genre comme à Lyon), on n’a pas regretté. Pas de location, pas de frais supplémentaires, le carburant était moins cher qu’ici, les routes sont excellentes et les gens roulent de façon très disciplinée. En plus, l’avion, ben ça pollue donc à éviter tant qu’on peut.

Je retournerais volontiers au Danemark, en voiture ou même en train (la liaison pour Copenhague se fait moyennant un ou deux changements en Allemagne). Je rêve d’aller en Norvège maintenant, pourquoi pas en y allant par le pont de l’Oresund…

A bientôt dans de prochains carnets de voyage, le prochain n’est pas encore fixé, mais j’ai des idées tant pour le nord que pour le sud…

PS: dernière image humoristique: on ne sait pas pourquoi mais le jour du départ, nous nous sommes aperçues avec effroi que mon gps qui normalement inclut toute l’Europe, refusait de nous accompagner au Danemark…

img_2931
Frontière germano-danoise