Les petits gestes écolos estivaux (4)

Bonjour à tous et à toutes,

J’ai eu la chance de passer une semaine en Croatie il y a dix jours. En observant les habitudes des personnes sur place et mes propres nouvelles résolutions, j’ai eu envie d’écrire un petit article compilant les efforts plus ou moins grands que nous pouvons faire pour être des estivants et des vacanciers un peu plus responsables. Tout de suite, voici ma petite liste :

  • Tout d’abord, il n’est pas obligatoire de partir en vacances et la vie vaut la peine d’être vécue même si on n’a pas l’envie/le temps/les moyens de partir en vacances. Ceci méritait d’être dit car j’ai parfois l’impression (et même vécu) que lorsqu’on dit aux gens qu’on ne part pas, ils nous regardent avec un peu de commisération comme si on leur annonçait qu’on était atteint d’une maladie grave. Ne pas partir peut aussi être un choix et c’est sans nul doute un choix très éco responsable. Découvrir les jolies choses autour de nous dans un rayon de 100km (rayon à déterminer) peut être un challenge sympathique…
  • Privilégier les transports en commun ou la voiture. J’ai moi-même pris l’avion pour aller en Croatie, je voyageais avec ma maman qui ne supporte plus les longs trajets en voiture. Cependant, avec les vols low cost (qui ne paient le prix juste ni au personnel ni à la planète d’ailleurs), on oublie souvent que certaines destinations sont tout à fait praticables en voiture et/ou en train (même si l’offre est bien insuffisante pour concurrencer l’avion malheureusement). Je pourrais aller en Croatie en voiture une prochaine fois, je vais en Italie en voiture cet été et je suis allée au Danemark l’an dernier en voiture. J’aimerais beaucoup faire l’Angleterre comme ça et j’ai un peu honte quand je pense que, dans le passé, j’ai pris l’avion pour aller dans des endroits comme Berlin ou Marseille (je vis en Belgique). Aujourd’hui, je ne ferais clairement plus les mêmes choix.
  • Emportez vos sacs réutilisables. On m’a dit que la consommation d’emballages plastiques était la plus dramatique dans les pays plus lointains et moins « développés ». Naïvement, je pensais qu’en Europe, l’effort était global. J’ai bien déchanté en Croatie, pays tout à fait développé. Ils emballent tout dans du plastique et ne comprennent pas que l’on refuse. En tout et pour tout, j’ai vu une dame au supermarché sortir son propre sac en tissu. Je me revois ici il y a quelques années. Donnons l’exemple et soyons des touristes qui n’en rajoutent pas en en tout cas. J’avais un sac avec moi et ma maman aussi, cela nous a suffi et nous avons relevé ce challenge.
  • Dans la même veine, investissez dans une gourde. J’avais mis 30 euros dans une gourde en inox qui maintient le liquide frais durant 24h et c’était un bonheur de boire de l’eau fraiche après des km de marche en plein soleil ou lorsqu’on est dans une voiture surchauffée. La mienne est une chilly et je vois aussi beaucoup de qwetch. Ca évite aussi de payer des consommations et de s’arrêter pour chercher un magasin. Je suis assez fière de ne pas avoir acheté une seule bouteille en plastique durant ces vacances.
  • Toujours en parlant de boissons, refusez les pailles en plastique. Attention, exercice périlleux puisqu’il faut souvent y penser au moment de commander. A glisser dans son sac ou à avoir chez soi lors des barbecues, soirées cocktails et autres : les pailles en bambou ou en inox. Accompagnées de leur petit goupillon de nettoyage (souvent vendu avec), elles feront parfaitement l’affaire et comme les enfants réclament souvent des pailles, c’est une bonne façon de les sensibiliser.
  • Utiliser de la crème solaire bio. Je ne l’ai pas encore fait car j’ai un spray à terminer, mais c’est le next step. Ca évite de se tartiner la peau de perturbateurs endocriniens et autres joyeusetés et ça évite de les évacuer dans la mer, les rivières ou la douche pour qu’ensuite on finisse par les boire ou manger des poissons qui en ont consommé.
  • Après les pailles, investissez dans de la vaisselle en bambou (ou alternative) pour les repas sur la terrasse ou les barbecues. Si vous n’avez pas envie de faire courir de risques au service en porcelaine reçu lors de votre mariage, ce n’est pas une raison pour remplir un sac poubelle de plastique à usage unique à chaque réception.

Voilà, ce sont les idées qui me sont venues en tête lors de la préparation de cet article. Je suis sûre qu’il y a beaucoup de choses à dire encore, mais c’est déjà pas mal. Si vous en avez d’autres, n’hésitez pas à en parler dans les commentaires. N’hésitez pas non plus à partager ou liker cet article et à parler de ces initiatives autour de vous. Sensibiliser les autres, c’est aussi faire une part du travail.

Dans quelques jours, l’été commencera officiellement. Beaucoup d’entre vous s’en réjouissent (pour ma part, ce n’est pas la saison que je préfère) et je nous le souhaite à tous détendu, serein et propice aux beaux projets.

Si vous voulez (re)lire mes précédents articles sur les gestes écolos, voici les liens:

Petits gestes écolos 1

Les gestes écolos (2)

Les gestes écolos 3: électricité et menstruations

 

Les petits plaisirs

Bonjour à tous, me revoici avec un nouvel article un peu différent. En ce moment je procrastine un peu beaucoup et je n’ai toujours pas rédigé mon bilan tri et minimalisme annoncé début février. La faute au splendide temps de février qui m’avait donné des envies de nettoyage de printemps et à celui de mars (plutôt inqualifiable) qui me laisse aujourd’hui avec l’énergie d’un mollusque sous valium. J’ai donc décidé de ne pas m’auto-flageller et de reporter de bel objectif à des jours plus doux et plus propices, lorsque j’en aurai l’envie.

Néanmoins, les dernières semaines n’ont pas été trop dégueulasses et je saisis l’occasion pour lister ici les choses qui m’ont fait plaisir malgré le temps maussade, découvertes et moments simples qui égaient le quotidien si on prend le temps de les savourer :

  • Décorer un arbre de Pâques : alors oui c’est clairement commercial et non minimaliste, mais j’avais craqué l’an dernier sur de jolies décos. Là, j’ai juste acheté des branches de cerisier et deux nouvelles boules (celles qui ressemblent à de petites montgolfières) et je ne culpabilise même pas car, tout comme mon sapin de Noël en son temps, ce petit arbre me procure du plaisir au quotidien. Il n’est pas très grand et c’est une pointe de verdure que j’apprécie, n’ayant ni jardin ni terrasse. Vous allez me dire que Pâques est encore loin, mais voilà, je l’ai fait dans la frénésie des beaux jours de février. N’est-il pas adorable ?

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  • Programmer une escapade d’une nuit à Lille pour retrouver une amie que je n’ai pas vue depuis (beaucoup) trop longtemps. La vie a fait que…mais elle m’a beaucoup manqué et je me réjouis ! L’occasion de parler, refaire le monde, découvrir mieux Lille, dénicher je l’espère des endroits cosy où prendre le thé et des artisans inspirants. Et puis j’adore passer la nuit à l’hôtel !!!
  • Parcourir des guides sur l’Angleterre empruntés à la bibliothèque et commencer une liste de lieux à ne pas manquer lors d’un périple qui n’a pas encore de début ni de durée. Se laisser aller à rêver et s’imaginer parcourir la côte en train jusqu’en Cornouailles et dans les Cotswolds…
  • S’essayer à un atelier couture. On pourrait facilement me décrire comme l’antithèse de « la fille bonne à marier » (patriarcat mon ami, que de belles expressions tu nous as inventées) : je n’aime ni cuisiner, ni jardiner, ni coudre, ni rien… La cuisine, je pense que c’est foutu, mais mes ambitions écologiques et de simplicité m’ont poussée à m’inscrire à un atelier zéro déchet chez Koxinel’s à Liège. J’ai passé une après-midi fantastique, ça m’a vidé la tête et j’étais comme dans un petit cocon créatif. Je n’ai pas vu le temps passer et j’ai été guidée pas à pas. Moi qui y allais juste dans une logique anti gaspi et pour pouvoir me débrouiller un minimum, j’ai trouvé ça amusant de dessiner un patron et se servir d’une machine. J’ai bien envie d’y retourner dans une formule « coudre un sweat ou une jupe » et de voir si je peux devenir plus autonome et fabriquer des vêtements ou de jolies choses à offrir. J’ai trouvé cela très reposant, quasi méditatif, moi qui ai un travail très cérébral et qui passe mon temps dans ma tête de façon générale.
  • Passer du temps avec ma filleule qui aura deux ans fin du mois. Après une phase où elle ne réclamait que ses parents, voilà qu’elle s’ouvre et m’adopte peu à peu. Moi, je l’ai aimée dès le début et mon cœur fond lorsqu’elle m’appelle marraine et court dans mes bras. La regarder grandir est une magnifique aventure et je rêve de plein de moments de complicité futurs avec elle et sa grande sœur.

Voilà, c’est tout pour le moment. Et vous quels sont vos plaisirs du moment et vos découvertes ?

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Ecologie et minimalisme: pourquoi ces efforts?

Bonjour à tous, je reviens ici avec un petit article motivationnel autour de l’écologie et du minimalisme. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été sensible à l’écologie, la nature, les animaux, le réchauffement climatique. J’ai arrêté très jeune de manger de la viande, bien avant l’engouement actuel pour le végétarisme ou le véganisme. Cependant c’est aussi une période où j’ai beaucoup pris l’avion sans trop me soucier de la planète, Ryanair était alors mon meilleur ami. Par ailleurs, ce n’est que depuis récemment que j’ai un véhicule à temps plein. J’ai longtemps longtemps utilisé les transports en commun pour la plupart de mes trajets. Je prenais aussi beaucoup de bains et me disais que toutes ces heures de train à réduire mon empreinte carbone méritaient bien cette petite récompense. Bref, j’y pensais sans faire de mon mieux. Aujourd’hui non plus, je ne fais pas de mon mieux. Faire de mon mieux signifierait reprendre le train et perdre parfois 45 min/1h à attendre parce que la SNCB a changé les horaires en 2014 et qu’ils ne matchent plus aussi bien ceux de mon boulot, cela signifierait renoncer pour de bon à l’avion (qui est moins cher que le train, j’ai regardé sérieusement pour aller en Toscane, on se fout de qui ?), cuisiner beaucoup plus notamment mes alternatives végétariennes au lieu de les acheter dans du plastique, renoncer pour de bon aux sodas, n’acheter que des marques éthiques ou en seconde main pour m’habiller, etc… On ne peut pas dire que je ne fais rien, au cours des derniers mois, j’ai entrepris beaucoup de petits changements :

  • J’ai décidé d’acheter plus raisonnablement et de donner-jeter-recycler régulièrement
  • J’ai commencé à acheter en vrac et un peu plus bio
  • Je prends moins de bains, même l’hiver, le sport aide car j’ai parfois davantage envie d’une douche
  • J’avais vachement diminué l’avion déjà, je ne l’ai pas pris pendant 5 ans et j’en reparlerai sans doute, mais je n’ai pas pris ryanair depuis 2011, les autres polluent tout autant mais si je peux éviter le foutage de gueule de l’ultra low cost
  • J’ai cessé de surconsommer des vêtements et suis même restée 4 mois sans en acheter. J’ai racheté un peu (5 pièces je pense au total) aux soldes, mais là je pense que c’est reparti pour une petite interruption.
  • Je choisis les contenants en verre plutôt que le plastique, je n’achète plus du tout de bouteilles d’eau, j’ai des sacs à vrac et des mouchoirs en tissu
  • J’ai pratiquement banni le plastique de ma salle de bain
  • J’utilise des détergents homemade ou écolos
  • J’ai changé de fournisseur d’énergie pour passer au 100% vert

Plus plein d’autres petites choses que je fais maintenant sans y penser et qui sont entrées dans ma routine. Certaines choses me demandent des efforts, d’autres pas du tout. Mon état d’esprit oscille entre deux pôles la plupart du temps.

L’un où je me dis que ce n’est pas assez, où j’en veux aux gens dans les centres commerciaux, aux gens qui prennent l’avion comme on prend le bus, à ceux qui sont pour la croissance à tout prix quand je me dis que la fin du monde est proche et que tout cela est bien dérisoire à côté. J’avais lu cet article (que je vous conseille) qui m’avait assez convaincue et impressionnée où un professeur d’université expliquait qu’il ne prendrait plus l’avion…jamais.

Puis il y a des jours de découragement où je me dis que les avions sont remplis de gens qui vont en voyage certes (et que c’est pas mal non plus dans le fond que des personnes aux revenus plus modestes puissent accéder à ce qui était autrefois un privilège) mais surtout de personnes qui voyagent pour le business et font des vols intercontinentaux pour 48h. Que les déchets plastiques des ménages devraient diminuer, mais qu’ils ne sont rien à côté de ceux des entreprises et qu’ils arrangent les lobbys pétroliers. Bref qu’il ne suffit pas de faire des efforts individuels et d’en vouloir aux autres. Car ces efforts ne sont produits en grande partie par une frange de la population, middle class, bobos, écolos, etc… Que les plus riches n’en ont cure apparemment (même ceux qui sont encore jeunes et vont vivre le réchauffement, même ceux plus vieux qui ont des petits enfants…) et que les plus défavorisés, dont les besoins primaires ne sont pas satisfaits (avoir un toit sur la tête, de quoi manger, des soins de santé, une sécurité…) ne peuvent tout simplement pas avoir la disponibilité mentale pour se soucier de ces enjeux là et que c’est bien normal.

Bref, que sans solution structurelle, qui contraint les entreprises et limite notre pouvoir d’achat de certaines choses, de par des règles claires ou simplement l’arrêt de la production de certaines choses, et bien on ne s’en sortira pas. Je ne parle pas de nivellement économique par le bas, mais si on continue à produire de l’huile de palme, la déforestation se poursuit et on continue à en consommer. Si elle est interdite, les entreprises devront trouver autre chose et on devra consommer autrement. On ne devrait plus avoir le choix. Limiter les trajets en avion, non en les réservant aux plus riches, mais en ayant un capital annuel, triennal, quinquennal, peu importe à ne pas dépasser. Les possibilités sont multiples. Elles demandent un gros travail au législateur et le législateur en bon apôtre de la sacro sainte croissance ne le fait pas. Je vous invite à lire cet article sur les travers de l’hyper responsabilisation individuelle qui résume assez bien ma pensée.

Dans ces jours là, la colère se mêle à la peur, se mêle à la tristesse et à un soupçon de misanthropie. Et pourtant, globalement, j’ai le moral, une vie dont je n’ai pas à me plaindre et je poursuivrai dans mes changements. Pourquoi ? Eh bien parce que cela va au-delà de l’écologie. J’ai découvert que j’étais plus heureuse en simplifiant ma vie et en étant davantage consciente de l’origine de ce que je consomme, des savoirs qui nous permettent de vivre de façon plus autonome et moins destructrice. Cela a commencé avec l’envie de désencombrer chez moi. Je sais que je serai amenée à nouveau à déménager au cours de ma vie et c’est fatigant de déménager. J’ai décidé que le jour où ça arriverait, je ne voulais pas m’épuiser, charrier des choses inutiles et passer ma vie avec des caisses d’objets fantômes qui ne verraient plus jamais la lumière du jour et ne feraient qu’occuper mon espace physique et mental. C’est parti d’un objectif de confort personnel à long terme. Puis j’y ai pris goût, j’ai trouvé ça reposant d’avoir un intérieur moins encombré et de savoir ce que j’avais, de mettre en valeur ce qui me plaisait. Ensuite, j’ai lu pas mal de blogs, regardé pas mal de vidéo youtubes inspirantes et c’est devenu un jeu. L’écologie est venue ensuite, j’ai eu un vrai déclic en allant au Danemark et en regardant (3 ans après tout le monde) le film Demain et sa suite Après demain. J’ai cessé d’acheter des vêtements, j’ai commencé à acheter en vrac, limiter le plastique et écrire mes articles sur les gestes écolos.

Au final, je continue parce que cela m’apporte des bienfaits à moi-même si ça ne sauvera pas le monde :

  • C’est mieux rangé chez moi
  • J’ai réalisé de sacrées économies notamment sur les vêtements
  • J’ai le plaisir de soutenir un commerce un peu plus local (je suis loin d’être au top)
  • Ma peau est plus belle
  • Je me sens plus zen
  • Je m’achète de jolies choses durables que je prends plaisir à réfléchir et choisir
  • Cela libère de l’espace mental pour ma créativité
  • Je sors moins souvent la poubelle (donc je paierai moins de taxes aussi)
  • Je passe moins de temps à faire mes courses

Et, chose la plus importante, même si je ne vais pas plus loin pour le moment (parce que c’est mon choix, je vais à mon rythme, cet entre deux me convient et ces fameux changements structurels je les attends quand-même…), je vis en accord avec ce que je pense. L’une des premières choses que je me souviens avoir apprises en arrivant à l’université, c’est la Théorie de la Dissonance Cognitive de Festinger (je vous invite à lire l’article wikipedia à ce sujet, c’est assez ludique et illustré et moi je trouve cela intéressant) qui dit, en gros résumé, que nous ressentons un état de tension interne lorsque nos valeurs, nos cognitions et nos actes ne sont pas cohérents. Par exemple, savoir que ce n’est pas bon de fumer et le faire quand même. Cette théorie dit que face à cet exemple banal, l’humain va typiquement culpabiliser (la tension interne). Pour s’arranger avec cette situation, il va peut-être tenter d’arrêter de fumer (pour que ses actes soient en accord avec ce qu’il sait). Il peut aussi se mettre à changer ses pensées pour que l’acte ne lui semble plus si néfaste, par exemple se dire « il faut bien mourir de quelque chose », « quand j’ai commencé, on ne savait pas que c’était si mauvais », « si j’arrête, je vais grossir et ça aussi c’est mauvais pour la santé », « je fais du sport alors ça compense ». De cette façon, il réduit la tension interne et retrouve du confort. Nous avons tous tendance à rechercher ce confort mental.

Pour moi c’est pareil avec la surconsommation et la pollution. Je suis désormais trop consciente pour faire comme si de rien n’était. Donc mes petits efforts sont finalement assez égoïstes puisqu’ils me font avant tout du bien à moi.

Voilà, je pense que je peux m’arrêter là, vous avez saisi. Cela me fait du bien de déplier ma pensée et de la mettre noir sur blanc. Peut-être penserez vous que je vais trop loin. Moi je pense que se faire du bien à soi, c’est faire du bien à la société et vice versa. Je suis quelqu’un qui vit autant que possible en accord avec de que je sens, avec mes intuitions et mes idéaux. Je pense que cela ne peut que faire du bien de prendre le temps d’identifier ce en quoi vous croyez, ce qui vous fait grandir et ce qui vous fait du bien sans causer de tort aux autres. Qu’en pensez-vous ? Je serais ravie d’avoir vos avis et de savoir ce que cet article vous inspire. Pour ma part, je continuerai à parler d’écologie et de simplicité sur cet espace virtuel sans que cela de devienne le thème principal. Il se fait que ça a pas mal occupé mon esprit ces derniers mois.  Je ne serai jamais parfaite, je ne vise pas à l’être, ni à faire culpabiliser les gens mais à partager ce qui fonctionne sur moi et à vous donner mes bons plans.

PS : disais un petit article en première phrase, mais il est super long. J’avais besoin de faire le tour de la question.

Les gestes écolos 3: électricité et menstruations

Bonjour à tous, me revoici avec un article écolo. Cela fait plusieurs semaines que j’attends de vous en parler car beaucoup de choses me trottent en tête, notamment en voyant les marches pour le climat, les mobilisations estudiantines, les jolies initiatives et en face, l’immobilisme des politiques qui ne se décident toujours par à limiter le pouvoir des lobbys et à mettre des contraintes aux multinationales qui détruisent notre planète. Je ferai un article là-dessus bientôt, qui parlera de mon point de vue sur la question, pourquoi faire des efforts, de l’espoir et aussi pourquoi persévérer dans cette voie peut être bénéfique à notre vie, même si cela ne change pas la face du monde. Mais j’y reviendrai, il est maintenant l’heure de parler des changements opérés dans ma vie. Ce qui est bien avec ces changements, c’est que ce ne sont pas des efforts, ce sont juste des choses qu’on fait une fois et qui font déjà la différence.

La première chose, c’est que j’ai fait les démarches pour changer de fournisseur d’électricité. J’ai délaissé un fournisseur classique (Essent, qui reste par contre mon fournisseur de gaz) pour confier mon approvisionnement électrique à Cociter (Comptoir Citoyen des Energies). Pourquoi ? Pas pour payer moins…encore une fois, si je comprends que beaucoup de monde doit regarder à chaque euro, j’ai la chance que cela ne soit pas mon cas et ce n’est pas ici le but de la démarche. Ma motivation est multiple :

  • investir dans une coopérative à taille humaine qui donne du travail aux gens ici, où l’on a directement une vraie personne qui répond à nos questions et est à notre écoute en cas de problème. Quel bonheur de ne pas atterrir dans un call center impersonnel après avoir tapé 3 numéros et été mis en attente plusieurs minutes.
  • être assuré que l’entreprise fournit de l’énergie verte et réinvestit dans les énergies renouvelables exclusivement. Car beaucoup de fournisseurs d’énergie dite « verte » réinvestissent tout de même leurs bénéfices dans le pétrole ou le nucléaire. Cociter a une cote de 20/20 chez Greenpeace.
  • Gagner un peu de sous : bon ça, c’est vraiment symbolique, mais pour souscrire un contrat, la coopérative demande que le client investisse en achetant une action auprès d’une des coopératives partenaires. En fait, Cociter redistribue l’énergie fournie par les éoliennes détenues par des coopératives citoyennes. En achetant les actions (dont le prix varie entre 125 et 250€ selon la coopérative), vous permettez aux coopératives de disposer de fonds afin de développer leur activité et grandir. Vous devenez donc actionnaire et chaque année vous êtes donc susceptible de percevoir des dividendes. Ceux-ci varient bien évidemment et sont plafonnés à 6%. C’est logique de plafonner, le but étant ici de pouvoir développer de nouveaux projets éoliens, de fournir une plus grande quantité d’énergie verte et non d’enrichir les actionnaires. Ceci dit, 6%, si on place une petite somme (le max étant je pense 5000 puisque ce sont des entreprises à taille humaine), c’est toujours plus rentable qu’un compte épargne.
  • Pouvoir admirer les éoliennes que je « finance » puisque j’ai acquis une action dans une coopérative située à une cinquantaine de km de chez moi.

Parc éolien de Chîvremont - Coopératives à la carte

Pour toute info supplémentaire, je vous invite à visiter leur site, ainsi que le site de Greenpeace qui vous informeront mieux que moi. Sachez qu’où que vous soyez en Wallonie, Cociter peut devenir votre fournisseur d’énergie. Si vous n’habitez pas cette région, consultez Greenpeace pour des alternatives près de chez vous ou faites une recherche sur internet, j’ai l’impression que ces initiatives se multiplient et ce serait étonnant qu’il n’en existe pas une qui peut vous satisfaire. Pour ma part, j’éprouve une grande satisfaction à l’issue de ce changement. Je me suis en quelque sortie rendue du pouvoir en posant un choix en accord avec mes valeurs. Je vous invite à examiner sérieusement la possibilité d’opérer vous aussi ce changement, que ce soit pour la planète ou parce que vous en avez marre d’enrichir des actionnaires multimilliardaires dans les pays du golfe par exemple.

Passons maintenant à mon second changement. Attention, sujet sensible puisque ce sujet concerne les règles, le sang, le cycle menstruel, les déferlantes, le débarquement des anglais…bref vous avez compris. Pour faire court, je cherchais une alternative aux protections traditionnelles. J’ai toujours détesté les tampons et en plus il y a des merdes fourrées dedans pour les blanchir. Ils en ont fait des bio mais cela ne règle pas le problème du choc toxique ni le problème que je n’aime pas en mettre (mais ça tout le monde s’en fout). Nous avons assisté à l’avènement de la coupe menstruelle. Une bénédiction pour certaines, écologique, économique, durable, bonne pour la santé. Mais cela ne réglait pas non plus le risque de syndrome du choc toxique, lié à la rétention du sang à l’intérieur du corps. Mais bon, c’est déjà super et tant mieux si cela convient à un grand nombre, mais les techniques invasives, toujours pas pour moi. Me restaient les serviettes hygiéniques. Pas de choc toxique, pas de problème d’insertion, mais de la pollution, des déchets, une sensation désagréable au bout de quelques heures, et toujours plein de merdes pour les blanchir parce que c’est bien connu, les règles c’est sale (dixit les marques et la société). Me restait la solution de pratiquer le flux instinctif libre (googlez pour en savoir plus car là, j’avoue que j’ai la flemme), mais j’ai préféré m’extasier sur la nouvelle découverte qu’internet a un jour livrée à mes petits yeux ébahis : la culotte de règles. Oui une culotte et basta. J’ai reçu plein de questions de mes copines, voici quelques réponses :

  • Elle ne sent pas ? NON
  • Elle ne perce pas ? NON
  • Mais c’est un lange ? NON, à peine plus épaisse qu’une culotte classique, et encore, juste au niveau de la zone inondable.
  • On la jette après combien de temps ? Elle est aussi durable qu’une culotte classique
  • Elle absorbe bien ? OUI

J’avais d’abord repéré les culottes de la marque THINX, qui bénéficiaient de bonnes critiques mais il fallait les acheter aux USA et je ne trouvais nulle part d’infos claires et sûres quant aux droits de douanes. Heureusement, après quelques mois d’attente, de recherche et de fréquentation de chaines youtubes ou sites féminins/istes, je suis tombée sur la cousine française de THINX qui s’appelle FEMPO. C’est une marque qui démarre, créée par deux femmes qui ont lancé leur start up à Paris. Je vous laisse vous renseigner sur leur site internet. Pour l’instant il y  deux modèles, la culotte (30€) et le shorty (32€) en noir. Elles sont en train de développer un modèle flux ++ (mais qu’est-ce qu’un flux ++ ? Moi le modèle normal me convient parfaitement, je tiens sans problème 12h, mais je ne pense pas avoir le pire flux du monde il est vrai.

Personnellement, je suis conquise par ce changement, il est même révolutionnaire pour moi. Je me souviens le plaisir que j’avais après plusieurs jours de règles, à retrouver la sensation du coton sur ma peau lorsqu’elles étaient enfin terminées. Eh bien ici, je ne perds jamais cette douce sensation. Pas d’odeur, pas de fuites, je me sens au sec et nette en permanence. Bien sûr elles sont un peu chères (et encore, ça dépend où vous achetez vos sous vêtements, mais si vous aimez la lingerie, 30 euros on y est vite), mais elles seront vite amorties quand on pense aux boites de tampons ou de serviettes qu’on n’achètera plus, aux poubelles de salle de bain qui ne déborderont plus, aux déchets que cela ne génèrera plus, au produits toxiques qui ne seront plus en contact avec notre peau, à la galère que c’était d’avoir ses règles (déjà) et d’avoir oublié de « refaire son stock » (en plus). Bref, un sans faute pour moi. Attention, le service clientèle est un peu lent, mais ici aussi, c’est à taille humaine et c’est un business qui démarre. Je vous conseille d’être généreuse au niveau des tailles pour être à l’aise car les modèles sont assez serrants, mais personnellement, pendant mon cycle, j’aime cette sensation d’être « contenue ». Pour l’entretien, il faut simplement rincer à l’eau froide (jamais chaude) puis mettre à la machine avec vos autres vêtements. J’ai commandé mon troisième modèle, car tourner avec deux est compliqué, mais je pense qu’avec 4 et une bonne organisation, cela suffira. En tout cas, pour moi c’est la liberté retrouvée, l’essayer, ça  été de suite l’adopter !

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Février: retour du less is more…

Février est de façon historique un mois qui ne me réussit pas. Un mois où on est crevé et où il faut travailler au lieu d’hiberner comme on le voudrait. Un mois où on a toujours froid, mais où les lumières de Noël ne nous réchauffent plus le cœur. Le mois où, m’a dit un jour mon médecin, on enregistre le plus grand nombre de débuts de congés maladie de longue durée. Un mois qui précède mars qui est encore si long et si hivernal.

Cette année, j’essaie de prendre février du bon pied. Et d’en faire un mois où je vais pouvoir reprendre mon challenge minimalisme et rangement. Un mois où la neige nous gratifie de sa lumière et pare les arbres moribonds de son élégance immaculée. Un mois pour marcher dans la campagne jusqu’à s’en rougir le bout du nez. Un mois propice à la lecture. Un mois où un jour, à la sortie du boulot, il ne fera pas encore noir. Un mois où prendre soin de soi de l’intérieur en se reposant, en mangeant sainement, en faisant la tournée minérale pour ceux qui ont envie ou doivent freiner leur consommation d’alcool, en écrivant/peignant/dessinant/cousant/cuisinant/étant créatif selon ses envies et talents, en prenant soin de sa peau qui tire, en faisant de jolis projets pour les beaux jours…

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Comme c’est un mois court et que j’ai récemment racheté quelques vêtements en soldes avec une pointe de culpabilité, je pense que c’est aussi l’occasion, avant que les beaux jours reviennent et qu’on ait tous envie de sortir, pour me remettre à un tri chez moi avant le nettoyage de printemps et le changement de garde robe.

Je ne sais pas encore comment je vais procéder, mais je vous invite à me rejoindre. J’avais pensé faire « un jour, un objet » comme je vous en avais parlé ici et , mais ce weekend, j’ai une envie irrépressible de tri alors je vais peut-être juste prendre une caisse et y mettre tout ce que je trouve à faire partir, puis continuer au fil des jours. A la fin du mois, ce qui sera dans cette caisse (il y a aussi des choses qui vont surement partir à la poubelle) sera sans doute donné chez Oxfam. J’y suis allée dernièrement et ça m’a fait un bien fou. Si cela vous dit, je vous propose de me suivre dans ce challenge. A la fin du mois, je ferai un bilan et une liste de ce dont je me serai séparée et je vous invite à faire de même. Vous verrez que c’est addictif. Et puis en février, il n’y a que 28 jours, c’est plus que faisable. Attention, veillez à recycler tout ce qui peut l’être bien sûr.

Bonne chance, je m’y mets de ce pas ! Je vous laisse avec quelques images et citations inspirantes…

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Roadtrip au Danemark 4: Copenhague

Notre périple nous emmène enfin à la capitale, Copenhague. Nous y passerons 3 nuits. Notre logement devient plus spartiate. Nous avons réservé dans un hôtel Cabinn. C’est une chaine d’hôtels, vous en trouverez plusieurs à Copenhague. C’est plus où moins le même prix qu’un bed and breakfast ailleurs, mais ça reste abordable scandinavement parlant. C’est petit, mais on ne peut pas les accuser de faire de la publicité mensongère en choisissant un nom pareil. Par contre c’est propre et les espaces sont optimisés. Cet hôtel nous a bien convenu et nous n’avons vraiment fait qu’y dormir. Nous avons payé le supplément pour laisser la voiture au parking et avons continué à vivre sur nos réserves pour ne pas payer le petit déjeuner.

Cet article sera vraiment trop long si je vous détaille les journées par le menu. Je vais donc vous faire un aperçu et insister sur les choses qui m’ont vraiment plu. Si je dois donner une impression générale, eh bien c’est simple, j’ai adoré Copenhague. C’est beau, calme, le vélo et les piétons sont vraiment rois ici. Il y a de nombreux parcs et comme il faisait beau nous avons énormément marché, plus de 20 km par jour, car oui c’est grand. Plus que ce à quoi je m’attendais. Lorsqu’on arrive à Copenhague, on traverse un pont. Je pensais que c’était un fleuve en dessous, mais non, c’est un énorme bassin d’eau douce qui ceinture le centre ville. Sur les berges piétonnes, à toute heure, on trouve des joggers, des gens qui vont bosser à vélo, promènent leurs chiens, des nounous qui trimballent des chapelets de blondinets dans de petits carrosses spécialement prévus et bien sûr des touristes. C’est absolument charmant.

Culturellement parlant, il y a énormément de choses à faire et si j’y retournais, j’aurais encore des choses à visiter. Je ne l’ai pas fait cette fois ci par manque de temps et par souci de ne pas exploser le budget. Je regrette un peu de ne pas avoir pris le pass pour toutes les attractions à Tivoli cependant. Voici une liste non exhaustive des jolies choses que nous avons découvertes :

  • Le Paludan Bogcafe : on commence par la « gastronomie ». Alerte bon plan ! C’est bon, copieux, pas cher et dans un cadre qui ravira les amateurs de livres et de hygge. Ce restaurant est situé dans une librairie de livres neufs et anciens. On fait la file pour commander au bar puis on s’installe et un serveur nous apporte notre commande. Nous y sommes allées deux fois, j’ai mangé un hamburger végétarien la première fois et une salade la seconde. A ne pas manquer, eau plate disponible gratuitement, un sans faute. Visitez leur site : www.paludan-cafe.dk

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  • Le château de Rosenborg : la résidence d’été de la famille royale, somptueuse et rehaussée par les magnifiques roseraies adjacentes. Nous n’avons pas fait la visite, mais l’extérieur valait déjà le coup.

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  • La relève de la garde à Amalienborg : la résidence de tous les jours de la royauté. Pour les amateurs, la garde est relevée tous les jours vers midi. Lorsque nous y étions, un gentil policier du cordon de sécurité se faisait un plaisir de répondre aux questions des touristes sur la vie des gardes, vraiment sympa !
  • La (longue, ce n’est pas du tout dans le centre) balade le long de l’eau jusqu’à la petite sirène et surtout le retour via le parc du Kastelet,. J’ai été étonnée par la taille de la statue. J’avais tellement entendu qu’elle était petite que je l’ai trouvée grande. Soyons clair, elle ne l’est pas vraiment. Elle a la taille d’une jeune fille de 14ans je dirais. A voir si vous voulez vous désespérer devant des groupes de touristes au minimum quadragénaires se comportant comme des adolescents en quête du selfie parfait au mépris de leur dignité, ah le tourisme de masse… Au retour, nous nous avons flâné (et reposé nos semelles fatiguées) dans le parc qui entoure le Kastelet, un ancien fort ceint de remparts en forme d’étoile à l’entrée duquel il y a une jolie église anglicane et une impressionnante fontaine.
  • Nyhavn : LA carte postale de Copenhague, ravissant… Nous avons dîné à proximité, un fish & chips sur un bateau/poissonnerie.

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  • La round tower : nous nous sommes laissées tenter par une ascension sans marches, sur un plan incliné en briques et en colimaçon, vue à couper le souffle sur les innombrables clochers de la ville, le pont de l’Oresund (le détroit entre la Suède et le Danemark qui est emprunté quotidiennement par des milliers de navetteurs) et les majestueuses éoliennes.

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Le fameux pont, au fond, et la Church of our Savior à droite
  • Tivoli : Le coup de cœur de mon séjour n’est pas une église, pas une merveille naturelle, pas un musée, mais un parc d’attraction. Je ne suis pourtant pas une adepte, je ne les ai jamais fréquentés, mais celui là m’a touchée au cœur. Il a 175 ans, est au cœur de la ville (ce qui n’était pas le cas lors de sa construction) et présente une délicieuse esthétique rétro et colorée. Les manèges d’antan côtoient les attractions à sensation fortes, les décors sont somptueux, tantôt asiatiques, tantôt arabisants. Rien n’est vulgaire. Il y a des concerts, un spectacle son/lumières/laser sur le plan d’eau tous les soirs d’été, une scène où on peut voit des pantomimes avec des personnages inspirés de la commedia dell’arte et, lorsque le soir tombe, la féérie n’a plus de limites puisque ce sont des milliers de lampions qui transforment le décor en rêve éveillé. J’ai été émue par un couple de californiens octogénaires qui nous ont raconté qu’ils étaient venus pour réaliser un rêve d’enfant du monsieur qui avait lu un article sur le parc lorsqu’il était à l’école primaire. Ils nous ont demandé de faire les attractions pour eux qui ne pouvaient plus et ne feraient que regarder. Un moment hors réalité pour moi, comme lorsque j’étais enfant et que je pouvais croire que le monde était comme dans mes rêves. A faire pour vous et refaire absolument pour moi. Cela a un coût, assez élevé, mais ça vaut la peine, je me demande comment cela n’est pas plus connu, je n’en avais jamais entendu parler avant de planifier mon voyage.

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  • La libre ville de Christiania : encore un endroit surprenant, je vous invite à aller lire l’histoire de ce quartier autonome de Copenhague. Une ancienne caserne militaire occupée puis finalement rachetée par une communauté hippie/anarchiste/post soixante huitarde après une lutte contre des investisseurs qui voulaient y implanter une zone résidentielle. Les habitants vivent ici selon leurs propres règles, vendent de la drogue dans la rue et ne se considèrent pas comme des citoyens de l’union européenne. Ca fait un peu trash et c’est vrai que je n’avais jamais vu de la drogue en vente ainsi comme au marché, mais c’est aussi coloré, je ne me suis pas sentie en insécurité et j’ai trouvé l’histoire de ces résistants passionnante. Ils étaient assoiffés de liberté et ont gagné contre Goliath. Aujourd’hui, les toxicomanes y cohabitent avec les bobos écolos et les vieux de la veille. A voir. Attention cependant, les photos sont interdites dans les rues où on « vend » et il est aussi interdit de courir. A bon entendeur…

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  • Church of our savior : à proximité de Christiania se trouve cette église au clocher reconnaissable puisqu’on peut l’escalader et que l’ascension se termine par un escalier qui tourne à l’extérieur du clocher. Je n’avais jamais vu ça. Comme nous avions déjà été dans la round tower, nous avons fait l’impasse. Par contre, nous avons admiré l’intérieur et notamment un des plus impressionnants orgues, en bois finement travaillé, que j’aie pu voir.
  • Malmö : Oui, nous sommes allées jusqu’en Suède, pour le fun, en prenant le train qui passe sur le pont de l’Oresund. Cela prend 36 minutes et c’est une expérience assez dépaysante. On se sent d’un coup très loin de chez soi, comme si on avait mis des centaines de kilomètres en plus entre soi et la maison. La ville en soi n’a pas un intérêt de fou, elle est mignonne. Depuis la construction du pont, les Danois plaisantent en disant que Malmö est devenu un nouveau quartier de Copenhague. Il y a un grand parc, un immeuble résidentiel construit par Calatrava (petit souvenir de Valence). Nous en avons profité pour manger un roulé à la cannelle, qui m’a rappelé mon séjour à Stockholm il y a 7 ans. Comme nous étions en fin d’après-midi et qu’elle ne voit pas tous les jours des gens qui viennent d’aussi loin (on s’était un peu perdue en zone résidentielle), la jeune fille du café nous a gentiment offert un invendu d’une autre variété pour qu’on goûte, à la cardamome si ma mémoire est bonne. Adorable de sa part et succulent !

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  • Le Jardin Botanique : pendant que S. visitait l’impressionnant musée de la ville de Copenhague, j’en ai profité pour faire un tour au jardin botanique. Je les adore, je ne peux résister à me promener dans les rocailles, lire les noms latins, admirer le travail minutieux des jardiniers. Il y a tellement de jolies images à emmagasiner. Je n’ai pas été déçue et bien sûr, le soleil était toujours radieux, quelle chance. Je n’ai pas visité l’intérieur, comme vous l’avez compris, mon programme est prêt pour un second séjour danois.
  • Cimetière Assistens Kirkegaard : c’est le grand cimetière monumental de Copenhague et j’y suis aussi allée seule, après le jardin botanique. Vous allez peut-être me trouver bizarre, mais enfant déjà, j’aimais visiter les cimetières, je jouais à me faire peur je suppose. Puis je me souviens avoir visité 3 cimetières, dont celui du père Lachaise, lors de mon premier séjour à Paris, comme une chasse au trésor à la recherche de mes auteurs favoris. En Scandinavie, ça m’a un peu repris. Les cimetières sont si différents d’ici, si apaisants, verdoyants et vivants. Les tombes sont décorées d’objets qui rappellent la personne, parfois les gens y posent un petit banc, des bricolages. Hans Christian Andersen et le philosophe Soren Kierkegaard (homophone du mot cimetière en danois vous constaterez) y sont enterrés. J’y ai rencontré et un peu coursé un écureuil roux (vivant). A l’entrée, les panneaux invitent les gens à profiter du cimetière comme d’un espace vert, avec respect et c’est ce qu’ils font. J’ai vu des gens qui y prenaient un bain de soleil, pique niquaient, y faisaient marcher leurs bambins pieds nu, jouaient de la guitare… Je me dis que le rapport à la mort doit sans doute être plus serein lorsqu’on importe la vie dans les cimetières…sujet d’étude intéressant.

C’est bizarre de conclure ainsi mon récit, mais c’est dans l’ordre chronologique le dernier endroit que j’ai visité à Copenhague. Ce fut ensuite la course effrénée pour revenir à l’hôtel et récupérer la voiture avant l’expiration de notre ticket de parking. Encore aujourd’hui, je peux dire que cette ville m’a marquée, je l’ai adorée. J’ai vécu un rêve éveillé de quelques heures à Tivoli, je suis rentrée chez moi en rêvant que rouler à vélo dans ma ville soit un jour possible comme à Copenhague. La quantité et la qualité des espaces verts (parcs, jardin botanique, cimetière) m’a impressionnée et pour ma part, cela compte beaucoup quand vient le moment de dire si j’ai aimé un peu, beaucoup ou à la folie une ville. Je vous laisse pour aujourd’hui, je pense avoir déjà été assez longue. Ce ne sera pas le cas avant longtemps, mais c’était difficile de se limiter. J’espère que cela ne vous a pas ennuyé et que vous aurez le courage de revenir par ici…

Les gestes écolos (2)

Bonjour à tous, me revoici avec une nouvelle fournée de petits gestes écolos. Merci à celles qui ont réagi dans les commentaires à mes articles sur la surconsommation et sur mes premières idées de gestes qui sauvent. Voici de nouvelles idées :

  • Revenir au tissu ! Comme je vous le disais je consommais beaucoup de serviettes de table en papier. Comme tout le monde, j’utilisais également beaucoup de mouchoirs en papier, des nappes en papiers à l’occasion, bref… Là je suis en train de transitionner. Ça va doucement car je vais d’abord écouler mon stock et les réflexes sont bien ancrés. Concernant les mouchoirs, j’ai récupéré un peu de ceux de mes grands-parents et Saint Nicolas m’a offert une jolie pochette en tissu avec des mouchoirs à l’intérieur (ainsi qu’un étui pour ma brosse à dents et des lingettes démaquillantes réutilisables, faut croire que j’ai été très sage). C’est tellement plus doux que le papier, j’avais oublié !!! Et ce n’est pas emballé dans du plastique. Pour les serviettes, une fois mon stock écoulé, je me réjouis de m’offrir de jolies pièces. J’en ai vu beaucoup de charmantes chez zara home notamment. Mais il est possible d’en faire soi-même en choisissant un joli tissu. Je n’utilise plus non plus de cotons démaquillants mais du tissu. En plus, cela donne de jolies idées cadeaux pour les fêtes et c’est tellement plus raffiné.

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  • Manger moins de viande. J’ai arrêté depuis longtemps. Je mange encore du poisson et très occasionnellement du poulet de la ferme (mais cela fait bien un an que je n’en ai pas mangé en fait). Vous trouverez pléthore de documentation sur comment l’élevage de masse détruit les écosystèmes (et notamment pour cultiver la nourriture des animaux, on déforeste massivement dans les pays du Sud et on chasse les locaux, une vraie mafia) et n’est absolument pas respectueux des animaux qui sécrètent des hormones de stess que nous ingurgitons ensuite. Si vous voulez manger de la viande, tournez vous vers les circuits courts qui privilégient le bien être animal et font vivre les agriculteurs de votre région. Si vous voulez arrêter en tout ou en partie, veillez à consommer suffisamment de protéines végétales et, au besoin, à vous supplémenter en vitamine B12.
  • Comme on me l’a suggéré dans les commentaires lorsque je parlais de ma surconsommation de cosmétiques, revenez aux savons en pain et pourquoi pas au shampooing et au dentifrice solide. Afin de bannir définitivement le plastique de la salle de bain. Revenir au temps de nos grands parents en somme, quand la vie n’était pas régie par le plastique (qui est fabriqué à partir de pétrole si vous ne saviez pas…tiens tiens…). Pour ma part, je n’ai pas encore trouvé le shampooing solide qui me convient, celui que j’ai testé laisse mes cheveux poisseux (j’ai les cheveux fins qui regraissent vite). Ce même shampooing convient par ailleurs à ma mère, donc si vous avez des suggestions pour moi, je suis preneuse.
  • Evitez les produits suremballés et pensez y lors de vos courses de Noël. Recyclez vos emballages. Offrez vos présents emballés dans du papier recyclé, dans du tissu, dans un tote bag noué par des rubans, ou dans une mason jar, les possibilités sont infinies et sachez que le papier cadeau traditionnel n’est pas bon pour l’environnement : on utilise pas mal de saletés pour le fabriquer et il ne se recycle pas bien…

Creative Wrapping Idea: DIY Fabric Wrapped Giftszero waste

  • Achetez une brosse à dents compostable ou bien à manche réutilisable, pensez à combien de brosses à dents on utilise dans une vie… Là aussi, vous en trouverez sur internet, mais aussi en magasin bio/vrac. La mienne est une humble brush. Lamazuna propose également des brosses dont on ne doit changer que la tête ainsi que toute une gamme zéro déchet (cup menstuelle, cosmétiques, etc…). Si vous avez déjà testé, faites moi part de votre avis, c’est vegan et fabriqué en France en plus. Ils proposent des coffrets cadeau (en bois) pour les fêtes.

Voilà pour les idées du jour, n’oubliez par de me faire part des vôtres et de continuer à sensibiliser les personnes autour de vous et vos enfants. Encore une fois, l’idée n’est pas d’être parfait en toute circonstance, mais de modifier peu à peu et durablement nos habitudes pour que cela finisse par envoyer un message aux marques et aux décideurs qui sait. A court terme, cela apporte en tout cas de la satisfaction et de la qualité dans ma vie…