Bilan culturel de mai

Eh bien, eh bien, on dirait que ce mois de mai a été riche en lectures et visionnage de séries et de films. Pourtant, je jure que j’ai travaillé, que j’ai fait du sport et que j’ai même revu les gens que je pouvais voir… Et pourtant, ce mois ci, j’ai regardé 5 séries (ou plutôt 5 saisons de séries, certaines étant des mini séries) et 3 films. De plus, j’ai lu 3 livres (je les ai même dévorés).

Commençons par les séries :

  • J’ai terminé les saisons disponibles de Grace & Frankie et même si les intrigues peinent à se renouveler (disputes, réconciliations, Frankie fait un truc dingue, Grace fait une crise de nerfs et ainsi de suite), je continue à avoir une tendresse infinie pour cette saison et son casting d’octogénaires absolument désopilants. C’est ma série doudou, qui m’a tenu compagnie durant mes pauses de midi les jours où je télétravaillais. Je la recommande, ça se mange sans faim, comme un bonbon. Je dois attendre désormais la septième saison, qui sera la dernière. Deuil douloureux en perspective, alors que je ne suis pas remise de la fin de Poldark.
Tellement de répliques cultes…

  • J’ai regardé la saison 5 d’ Je ne m’étendrai pas sur le sujet, j’ai l’impression d’en parler tous les mois. J’ai bien aimé cette saison, mieux que la précédente. Le dernier épisode était à couper le souffle avec ses allers retours entre les années 60 et le 18° siècle. Jolie réalisation et très belle performance d’acteurs, surtout Caitriona Balfe.
  • Avec un peu de retard, j’ai englouti la saison 4 de La casa de Papel. Je pourrais pinailler sur le fait que toutes ces intrigues sentimentales au milieu d’un braquage cassent le rythme et sont invraisemblables dans un contexte de tension requérant tant de précision, mais le fait est que…bordel, ça marche. A chaque épisode un cliffhanger qui fait qu’il est impossible de ne pas binger cette série. J’ai également regardé l’espèce de making of/examen du phénomène né avec cette série et c’était assez intéressant. Les personnages sont captivants et esthétiquement c’est assez irréprochable. Et quel plaisir d’entendre parler espagnol. On attend la suite !
  • Et pour entendre parler italien, à défaut de pouvoir me rendre prochainement dans mon deuxième pays, j’ai regardé Il Processo, une série judiciaire comme son nom l’indique. J’ai bien aimé cette série et je me suis attachée aux personnages. Il y a 8 épisodes et cela se passe à Mantoue. Je ne connais pas cette ville, mais cela m’a donné très envie d’y aller, le décor est somptueux.
  • Enfin nous allons en Irlande, j’ai regardé Rebellion – Resistance une série irlandaise. Il y a deux saisons, certains personnages apparaissent dans les deux, mais une bonne partie du casting est renouvelé. Cela m’a frustrée car les trois personnages centraux de la première partie sont trois femmes et on n’en a plus de nouvelles par la suite. A part ça, j’ai adoré cette série qui retrace les évènements ayant précédé et mené à l’indépendance de l’Irlande dans le sillage de la première guerre mondiale. J’en ai beaucoup appris et cela m’a donné envie de me documenter sur le sujet. L’histoire de l’Irlande est en effet très complexe. Ici on la vit essentiellement du côté des rebelles, mais il est impossible de dissocier les deux camps puisque cela a divisé des familles et des amis, certains engagés dans l’armée britannique et d’autres luttant pour l’indépendance. Ils étaient prêts à donner leur vie et la série est très violente et parfois dure à regarder. Il y a 100 ans en Europe, les gens mourraient encore pour que les leurs soient libres…que nous réserve l’avenir ?
les protagonistes de la première saison

Les trois films que j’ai vus sont :

  • La tête haute d’Emmanuelle Bercot, avec Catherine Deneuve et Rod Paradot. Ce film, je l’ai trouvé très juste et très touchant. Il trace le parcours d’un jeune garçon, de ses 4 ans à son entrée dans l’âge adulte. Ce jeune garçon qui grandit sans père et avec une mère profondément immature est très tôt pris en charge par les services d’assistance à l’enfance. C’est un film assez dur mais réaliste et bourré d’humanité et surtout d’un regard bienveillant, tant sur lui que sur le système et ses limites.
  • The Breakfast Club de John Hughes. Il s’agit ici d’un classique ou en tout cas d’un film culte qui a marqué toute une génération à sa sortie en 1985. La situation est très simple, il s’agit d’un huis clos lors d’un samedi où 5 ados sont collés dans une classe de leur lycée. Chacun est un peu stéréotypé à la base : le sportif, le délinquant, la bizarre, la reine du lycée, l’intello… Au fil de la journée, ils se révèlent sous le regard des autres, ils se cherchent, se trouvent, tombent les masques et en apprennent davantage sur eux-mêmes et les autres. Je comprends qu’on fasse toujours référence à ce film dans d’autres films et séries car il capture tellement bien les anxiétés, colères et insécurités de cette période de la vie. J’aurais aimé le voit plus jeune…

The Breakfast Club | Trailer & Artwork

  • Ce qui nous lie de Cédric Klapisch avec Anaïs Demoustier, Pio Marmaï et Francois Civil. Une histoire qui se déroule dans un vignoble. Une fratrie s’y retrouve au décès de leur père et doit décider de comment assurer sa succession. Un cadre magnifique pour un film tout en justesse, porté par trois comédiens convaincants. Pas besoin d’être amateur de vin pour apprécier.

Enfin, au niveau littéraire, j’ai dévoré :

  • Nos espérances de Anna Hope, l’histoire d’une amitié entre trois femmes, entre Londres et le Kent, entre les années 90 et la moitié des années 2010. Une amitié née à l’aube de l’âge adulte et qui doit faire face aux jalousies et ambitions déçues des héroïnes. J’aime beaucoup ce genre de livre où les chapitres s’alternent en donnant la parole à chacune des protagonistes tour à tour (même si le livre est écrit à la troisième personne). C’est très dynamique, cela se passe entre Londres et le Kent et les thèmes abordés sont variés : l’amitié, la trahison, le deuil, la maternité, la carrière… J’ai apprécié cette lecture, mais je dois dire que cette amitié ne m’a pas fait rêver. Je me suis dit que j’avais de la chance avec les miennes.
  • Le livre des Baltimore de Joël Dicker. Après ma déception à la lecture de « La disparition de Stéphanie Mailer », j’ai néanmoins poursuivi avec de roman qu’on m’a prêté. Ici encore cependant, j’ai eu le sentiment que l’auteur en faisait trop et manquait de la demi mesure nécessaire pour que l’on puisse s’attacher vraiment à ses personnages. Les critiques que j’ai lues à l’égard de son dernier roman « la chambre 622 » ne me donnent pas très envie de le lire. Il est toujours un raconteur hors pair, mais cela manque d’authenticité. J’ai l’impression qu’il veut être le nouveau Douglas Kennedy. Je ne crache cependant pas sur deux de ses premiers romans, l’éblouissant « La vérité sur l’affaire Harry Québert », qu’on ne présente plus et, surtout, le méconnu « les derniers jours de nos pères », un coup de cœur dont j’ai parlé ici.
  • Middle England de Jonathan Coe. Une valeur sure pour moi ici par contre. Jonathan Coe sait nous faire aimer ses personnages, leurs manies, leurs défauts et leur cœur. Pas de manichéisme et un regard bienveillant sur eux certainement, même s’il sait être sans concession. Il reconvoque dans ce roman les personnages qu’il avait créés dans son diptyque « Bienvenue au Club » et « le cercle fermé ». La bande d’ados de Birmingham a désormais la cinquantaine et l’Angleterre doit choisir si elle va ou non quitter l’Union Européenne. Un livre à mettre entre les mains de tous ceux qui aiment l’Angleterre, l’autodérision et qui désirent mieux comprendre la culture et la mentalité de ce pays si proche du notre et pourtant si différent. Un coup de cœur qui m’a donné envie de me replonger dans ses autres romans. Lu en anglais sans trop de problème en plus !

Middle England: Amazon.co.uk: Jonathan Coe: 9780241309469 ...

Et vous, avez-vous profité du confinement pour lire au jardin ou regarder des films qui attendaient depuis longtemps ?

Bilan culturel d’avril

Je vous retrouve aujourd’hui pour dresser mon bilan culturel d’avril. Sans surprise, il n’y aura ni musée, ni pièce de théâtre, ni film récemment diffusé dans des salles désormais plus obscures que jamais. J’ai hâte et peur de savoir ce qui va être mis en place pour la reprise de la culture, grande oubliée des aides liées au confinement et toujours dans le flou total quant à des conditions de reprise. La santé avant tout, mais j’ai hâte de pouvoir retourner au théâtre et au cinéma. S’ils doivent rouvrir avec des petites jauges, j’y serai, masquée et désinfectée s’il le faut, pour les soutenir.

Je suis en cours de lecture de deux livres actuellement (oui, un pour les après-midi et l’autre dans mon lit le soir) et je n’en ai terminé deux en avril, un classique et un contemporain.

Je me suis tout d’abord lancée dans un recueil de nouvelles plus ou moins longues d’Edgar Allan Poe, intitulé « Le Chat Noir et autres histoires ». Il s’agit du deuxième volume d’une série de trois publié par les éditions Gallmeister, spécialisées dans la littérature américaine (Etats-Unis). Tout d’abord, je dois reconnaitre que dans ma tête Poe était Britannique…j’ignore pourquoi ce biais ethnocentré. Il a toujours été présent dans ma carte du monde (mal situé cependant) littéraire. Cité dans d’autres livres, dans des séries (The Following notamment, où le tueur en série est un spécialiste de l’auteur), des articles… J’avais l’idée d’un auteur ténébreux et d’une littérature inquiétante et je n’ai pas été détrompée par ce recueil ni par la biographie de Poe lue sur wikipedia. J’y ai appris que :

  • Ses parents sont morts alors qu’il était petit. Allan est le nom de sa famille adoptive. Il avait un frère et une sœur qui n’ont pas fait de vieux os
  • A 26 ans il a épousé sa cousine, âgée alors de 13 ans. Il l’a chérie toute sa vie sans qu’on sache si leur union avait été consommée. La jeune femme est décédée à 24 ans.
  • Poe est mort 3 ans plus tard, à l’âge de 40 ans. Sur les portraits, il a l’air d’en avoir 20 de plus.
  • Beaucoup de personnes de sa famille ont connu des maladies graves et en sont mortes. Son père était alcoolique et Edgar aussi.
  • On ignore les causes de sa mort, il a connu des épisodes de grande dépression (et des rumeurs de folie) et il consommait beaucoup d’alcool et de substances variées.
  • Il est considéré comme le précurseur du roman policier, de la science fiction et du fantastique.
  • Il a vécu une partie de sa vie en Angleterre, d’où ma confusion peut-être
Edgar Allan Poe Festival Schedule, Riverhead: Oct. 31- Nov. 2 ...
Tout un programme…

Ca donne envie hein ! Alors je n’ai jamais trop accroché aux nouvelles et aux recueils, c’est comme les courts métrages. Mais ici, je dois dire que j’ai tout dévoré. Enfin, cela m’a pris du temps tout de même car les récits sont extrêmement denses, truffés de références (mais j’ai abandonné au bout d’un temps les notes de bas de pages qui me ralentissaient et que je ne maitrisais de toute façon pas tant elles sont pointues et obscures même pour l’éditeur). On distingue clairement les prémisses du Sherlock Holmes et du Watson de Sir Arthur Conan Doyle. Certaines nouvelles font peur, insinuent le malaise et ne m’ont en tout cas pas laissée indifférente. La langue est très recherchée (bravo aux traducteurs également, l’un des premiers a été Baudelaire, ce qui n’est pas étonnant vu son goût du morbide). Certains contes (étiquetés comme sadiques, cruels, horrifiques dans la table des matières) se terminent bien et d’autres très mal. Les personnages sont soit de fins déducteurs soit de pauvres âmes s’aventurant aux confins de la folie. J’ai beaucoup aimé le meurtre de Marie Rouget où le détective amateur (et d’une perspicacité presque surhumaine) s’attache à démonter l’un après l’autre les raccourcis et les présomptions hasardeuses publiées dans la presse. Il dissipe par là peu à peu le voile opaque qui entoure le crime et invite le lecteur à ne pas s’engouffrer dans des hypothèses fondées uniquement sur la probabilité. J’ai trouvé qu’à l’époque où règnent les fake news et les contre vérités dans la presse de l’immédiateté, ce texte était d’une pertinence et d’une modernité surprenantes.

Le Chat noir et autres histoires - Edgar Allan Poe - éditions ...

J’ai également lu « la disparition de Stephanie Mailer » de Joël Dicker. C’est le troisième livre de lui que je lis après le tour de force de « la vérité sur l’affaire Harry Québert » et, dans un style tout autre « les derniers jours de nos pères » qui avait été un coup de cœur. Ici, Dicker repart sur le roman policier. J’ai dévoré le livre en trois jours, c’est un véritable « page turner ». Je lui ai cependant trouvé quelques défaut, c’est à mon sens le moins bon des trois que j’ai lus.

Les + :

  • Une intrigue menée au cordeau et dont on ne voit pas les ficelles
  • L’ambiance, le point fort de l’auteur qui, bien que Suisse, parvient une nouvelle fois à nous immerger complètement dans l’atmonsphère de New York et du New Jersey. On a envie de mettre sa plus belle robe et d’aller à un garden party face à l’Atlantique.
  • Le rythme toujours soutenu
  • La double temporalité, comme dans la Vérité sur l’affaire Harry Québert, qui nous fait voyager entre le présent et 20 ans auparavant.

Les moins :

  • Chaque chapitre est écrit du point de vue d’un personnage. Certains sont récurrents, mais tout de même 8 points de vue différents, ça fait beaucoup. En plus des deux époques, on s’y perd et c’est laborieux à certains moments. Et encore, je l’ai lu d’une traite. On ne sait pas pourquoi on a le point de vue de certains personnages et pas d’autres…
  • Le caractère très caricatural de certains personnages. C’est vraiment le point faible pour moi. Il y a des personnages très bien construits, notamment les policiers, mais certains autres sont vraiment grossiers et pas du tout creusés. La maitresse vraiment atroce sans qu’on sache pourquoi, le critique littéraire imbu de lui, l’ex flic complètement hallucinant. Je trouve vraiment que c’est très inégal et manque de subtilité. C’est ce qui m’a le plus déçue et surprise car il ne m’avait pas du tout habituée à cela.
  • Des moments extrêmement convenus, des répliques aussi… Cela va sans doute de pair avec le point précédent.
  • La fin m’a aussi laissée dubitative, mais c’est sans doute une question de personne.

En résumé, un très bon moment qui change les idées et nous emporte complètement. Une architecture à nouveau remarquable, mais un style que je ne comprends pas toujours, à se demander si l’ensemble du livre a finalement été écrit par la même personne, entre réalisme et farce. A vous de juger. Je sais que beaucoup de gens ont lu ces romans, je serais vraiment curieuse d’avoir vos avis. J’ai « Le livre des Baltimore » sur ma PAL donc je reviendrai surement bientôt vous en parler.

Concernant, les films, j’ai regardé « Love Wedding Repeat » sur netflix, le jour de mon anniversaire. C’est une sympathique comédie, pleine de quiproquos durant un mariage qui se passe à Rome. C’est un bon divertissement et j’ai apprécié retrouver des acteurs anglais que j’apprécie tels Freida Pinto (« slumdog millionaire »), Eleanor Tomlinson et Jack Farthing (dans un rapport avec avec des caractères bien différents de ceux qui ont été les leurs durant les 5 saisons de Poldark). Tout ça m’a donné envie d’assister à un beau mariage et d’aller en Italie, mais aucun des deux n’est au programme.

Bande-annonce du film Netflix "LOVE WEDDING REPEAT" (2020)

J’ai aussi regardé « Réparer les vivants » qui trainait sur mon disque dur depuis des lustres. C’est un film de Katell Quillévéré, basé sur le roman éponyme de Maylis de Kerangal. Ce film est très beau et m’a fait verser des larmes. Il s’agit d’un film qui parle du don d’organe. On y suit en parallèle le parcours de Simon, 17 ans, victime d’un accident de la route, et de Claire, 50 ans, en attente d’un cœur. C’est d’ailleurs avant tout une histoire de cœur lumineuse. Car c’est lui le centre de l’histoire, le cœur de Simon, la décision de ses parents de le donner. L’équipe médicale qui accompagne cette démarche et prend soin du cœur et des coeurs. Et enfin l’histoire de Claire, qui ne sait plus si elle doit y croire, boostée par ses deux garçons adultes qui veulent désespérément que leur mère vive. Une tranche de vie, triste et pleine d’espoir à la fois. Je suis fière d’avoir fait la démarche de m’enregistrer officiellement comme donneuse d’organe auprès de ma commune. En Belgique la démarche est très simple, il suffit d’aller signer un papier à la commune. Cela enlève à vos proches le poids de devoir se positionner en cas d’accident, même si bien sûr j’espère faire de vieux os avec mon vieux cœur.

Le film de la semaine] Réparer les vivants, discrètement ...
D’accord avec tout ça…

Enfin, j’ai regardé trois séries, en tout cas j’ai terminé des saisons de ces séries ou la série entière. Je n’aime pas binger lorsque je trouve une série que j’aime. Je dilue et j’en regarde souvent plusieurs en parallèle. J’ai mes petits rituels, les comédies lorsque je mange et les séries historiques en soirée, ce genre de chose.

J’ai terminé, enfin, « The Good Place » et ça a été dur d’en faire le deuil. Ironique pour une série qui parle de vie après la mort. J’ai adoré le développement des personnages, l’humour, les références à la pop culture, mais aussi à la philosophie. C’est à la fois très farfelu, coloré et joyeux, mais extrêmement profond puisque sont questionnés notre finitude et nos aptitudes au changement et à vivre la meilleure vie que nous pouvons. A consommer sans modération !

The Good Place saison 4 : un aperçu de l'ultime saison

J’ai aussi regardé la quatrième saison d’Outlander qui a enfin débarqué sur netflix. Je n’ai rien de particulier à en dire. Je regrette un peu que l’histoire se déroule désormais aux Etats Unis, mais je reste fan de la romance, de l’accent écossais et des paysages.

Enfin, j’ai consacré une grande partie de mon mois d’avril à ingérer les trois saisons de « The Last Kingdom », une série au casting international qui se passe au moment des guerres entre Saxons (pour l’unification de l’Angleterre) et les Vikings danois qui tentent d’envahir l’île. J’en ai entendu et lu du bon, notamment au niveau du respect de l’histoire. Je faisais des allers retours entre netflix et wikipedia où j’en ai appris sur la situation de la Grande Bretagne au 9° siècle. Le héro est un jeune saxon, Uhtred, qui, alors qu’il est enfant, est arraché à la cité dont il est l’héritier par les Vikings. Il est élevé par eux et possède donc une double culture. Pour les Vikings il est un Saxon et pour les Saxons, il est un Viking. Les intrigues et trahisons sont complexes. C’est violent. Beaucoup de personnages meurent et c’est parfois difficile à regarder. J’ai aimé suivre cette série qui m’a appris beaucoup de choses, mais parfois c’était trop. Trop de retournement d’alliances, trop de morts. Les hommes sont vaniteux et se trahissent. C’est difficile de s’attacher aux personnages je pense simplement parce que la vie à l’époque n’avait pas la même valeur que maintenant. Cela m’a fait relativiser la violence du monde actuel. A l’époque, la vie ne tenait vraiment qu’à un fil. La mort pouvait venir de l’envahisseur, d’un ami qui avait prêté une double allégeance, d’un marché ou de l’ambition de monter sur le trône. Néanmoins, il faut reconnaitre que la série est assez addictive, les acteurs sont charismatiques et il y a même des personnages féminins d’envergure…à voir si c’est vraiment historiquement crédible où si ça vise à rallier les audiences féminines. Une chose m’a dérangée par rapport à Alexander Dreymon, l’acteur allemand qui joue Uthred, c’est sa manière de parler. Il emploie un phrasé et un accent assez particuliers, ne parlant ni comme les Saxons, ni comme les Vikings. Cela n’a rien à voir avec un accent allemand non plus. J’ai trouvé cela exagéré, même si je suppose que c’est voulu, qu’on lui demande de jouer ainsi. J’imagine que c’est une façon de souligner qu’il n’appartient à aucune terre et aucun roi, mais parfois c’est fatigant. J’ai lu pas mal de théories à ce sujet mais aucune venant de lui ou de l’équipe. Avez-vous vu cette série et entendu cette troublante manière de parler ?

Reposted from @arselingsarmy - SEASON 3👑 | Alfred and Uhtred ...
Le roi Alfred of Wessex et Uhtred

Voilà, c’est tout pour le mois d’avril. J’espère que certains auront eu le courage de lire cet article jusqu’au bout, il faut croire que je suis inspirée en ce moment et que j’ai un peu plus de temps pour écrire. Et vous qu’avez-vous regardé/lu ? Connaissez-vous les séries/films/livres que j’évoque ?

Mes voeux pour 2020

Bonjour à tous,

En cette période de fin/début d’année, j’ai pris le temps, comme beaucoup d’entre vous sans doute, de réfléchir aux évènements de 2019 et à mes vœux pour 2020. Comme j’en ai déjà parlé ici et là, je note depuis quelques années la liste des choses que j’ai accomplies durant l’année écoulée. Je le fais la plupart du temps en feuilletant mon agenda (oui j’ai toujours un agenda papier) et le blog m’aide aussi énormément.

Je ne vais pas ici vous détailler toute cette liste, mais je vous partage tout de même ce qui concerne le blog. En 2019, j’ai :

  • Publié 44 articles sur éclats d’âme, pas loin d’un par semaine donc.
  • Terminé 18 livres
  • Vu 26 longs métrages, seulement un toutes les deux semaines (mais j’en oublie sans doute)
  • Fait deux voyages magnifiques à la rencontre de mes racines, en Croatie et en Italie, chroniqués sur ce blog
  • Vu 8 pièces de théâtre jouées par des troupes professionnelles
  • Consommé tellement moins de vêtements et d’objets en tous genres…
  • Économisé entre 1/5 et ¼ de mon salaire pendant quasi toute l’année

Etablir cette liste m’aide à me sentir aux commandes de ma vie et à apprécier le chemin parcouru. Cela me permet également choisir et poser les balises de l’année qui débute. Je ne parlerai pas de résolutions, je préfère parler de vœux et de la poursuite d’un chemin qui me convient.

En 2020, je souhaite :

  • Continuer à courir régulièrement, être à l’aise sur 10km (ça commence à aller vraiment pas mal) et, si possible, aller un peu plus loin et pourquoi pas un peu plus vite. Cela me fait tellement de bien au moral !

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  • Faire davantage de choses par moi-même : produits d’entretien, cosmétiques, bougies, décoration…
  • Trier toujours plus, donner, recycler, vendre, transformer.
  • Avancer vers le dressing parfait et une décoration également plus simple, des choses qui vont rester et dont je ne me lasserai pas.
  • Aller en Angleterre
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Lake District national park
  • Retourner à Amsterdam et dans les environs.
  • Aller skier, cela fait des années que je n’y suis pas allée et ma vie manque de sensations fortes.
  • Écrire quelque chose (contrainte minimale) et l’imprimer sur du papier.
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Mon spot pour écrire (joking, ça c’est un autre rêve) 🙂
  • Publier régulièrement sur mon blog, oser amener davantage de contenu personnel et d’écriture créative.
  • Marcher (en montagne si possible)
  • Apprendre de nouvelles choses ou m’améliorer : couture, néérlandais…

Mes vœux ne diffèrent pas beaucoup d’une année à l’autre, ce doit être la maturité je suppose J. L’an dernier, je n’avais pas écrit d’objectifs de la sorte, mais je l’avais fait pour 2018 et j’ai réussi à tout faire. Je pense qu’il est important d’être raisonnable et de parvenir à en réaliser certains plutôt que de se lancer dans des résolutions intenables (genre aller à la salle 3 fois semaine si vous n’avez jamais fait de sport) ou qui ne dépendent pas de vous (gagner à la loterie). Bien sûr, il ne faut pas avoir peur de rêver grand. Chaque petit pas est souvent une étape vers quelque chose de plus beau d’ailleurs… Je garde encore mes rêves un peu secrets, pour ne pas me mettre la pression. Certains se devinent peut-être et je laisse également la place à la surprise.

Et vous, avez-vous fait le bilan ? Prenez vous des résolutions ? Avez-vous passé une belle année 2019 ou aviez-vous hâte de la laisser derrière vous ?

Bilan culturel de décembre

Bonjour,

Le mois de décembre a été comme je l’aime, tranquille et propice aux longues soirées à bouquiner et se reposer sur le canapé. J’ai donc eu l’occasion de me repaitre de séries. Voici le bilan de ce dernier mois.

Niveau cinéma :

  • Je me suis replongée dans les Harry Potter et j’ai décidé que je ne grandirais jamais. J’ai regardé La chambre des secrets, Le prisonnier d’Azkaban, la Coupe de Feu et l’Ordre du Phoenix. Plaisir sans cesse renouvelé. J’attends un peu avant de regarder les trois derniers, beaucoup plus sombres. Je me demande même si je ne vais pas d’abord relire les deux derniers romans.
  • Lors de ma soirée pyjama régressive, nous avons regardé A Star is born avec Lady Gaga et Bradley Cooper. Un beau film, mais si triste. La musique est évidemment somptueuse et les acteurs méritent amplement les honneurs qui leur ont été faits.
  • Je suis allée au cinéma voir A couteaux tirés/ Knives out, le film choral de cette fin d’année. Si vous l’avez manqué, il s’agit d’une histoire de meurtre dans le manoir d’une grande famille. Un classique « whodunnit » à première vue, mais en fait, ça décoiffe. Le scénario est signé Rian Johnson, qui réalise également le film. C’est absolument dingue, ça démarre en diesel, mais ensuite ça s’emballe et on ne sait ni ou ni quand ça va s’arrêter. Impressionnant !

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  • J’ai regardé le film netflix Extremely wicked, shockingly evil and vile avec Zac Efron et Lily Collins. Ce film aborde l’affaire Ted Bundy, que je connais déjà très bien. La particularité ici est que l’histoire n’est pas racontée du point de vue de Bundy, de la police ou de ses victimes, mais de celui de la femme qui a partagé sa vie durant des années (et vivait même un conte de fées avec lui). Elle a écrit un livre pour s’en sortir et ce film s’en inspire. J’espère qu’écrire ce livre l’aura aidée à s’en sortir. En tout cas, j’ai beaucoup aimé ce film.
  • Enfin, le 31, pour bien s’ambiancer, j’ai regardé le film dont tout le monde parle Marriage Story. Un film nommé aux Golden Globes (et peut-être aux Oscars), mais qui a la particularité d’être produit par Netflix et ne bénéficie pas d’une sortie en salles. Je trouve ça un peu triste, même en étant une adepte de netflix. La plateforme prend les cinéphiles en otage et j’aime avoir le choix de le voir en salles. Bref, le film est excellent, ça m’a fait penser aux Noces Rebelles (Revolutionary Road) avec Kate Winslet et Leonardo di Caprio. Ici, ce sont les impeccables Scarlett Johansson et Adam Driver qui campent un couple d’artistes en pleine séparation. Ils veulent faire les choses bien, mais sont tiraillés entre leurs rancoeurs, l’intérêt de leur fils et leurs aspirations personnelles qui ancrent l’un à New York et appellent l’autre à Los Angeles. Ce film est une histoire banale, ça pourrait être la vôtre ou la mienne, elle montre qu’une rupture amoureuse n’est pas une coupure mais qu’elle est faite d’allers retours et d’ascenseurs émotionnels, que le couple est à la fois le lieu où l’on donne le meilleur de soi-même et le pire, que de bonnes personnes peuvent faire des choses affreuses, que les avocats sont loin de toujours aider, mais qu’avec le temps, on peut aussi réussir sa rupture mieux que son mariage. En cela, le film, même s’il est triste (plus émouvant que triste, bittesrweet comme diraient les anglo saxons), ne finit pas dramatiquement comme les noces rebelles. A voir, que vous ayez fait ce type d’expérience ou non.

Au rayon series:

  • J’ai regardé la mini-série (8 épisodes) Unbelievable sur Netflix. Cette série se base sur des faits réels et nous propose deux arcs narratifs simultanés. On suit à la fois une jeune fille au parcours difficile accusée d’avoir faussement déclaré qu’elle a été violée et un tandem d’inspectrice d’un état voisin (cela se passe aux USA) qui se lance à la poursuite d’un violeur en série très méticuleux. J’ai adoré cette série, l’interprétation de la jeune Kaitlyn Dever dans le rôle de Marie Adler est bouleversante. Le personnage est d’ailleurs extrêmement bien écrit et illustre bien la difficulté de nos sociétés à accepter qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise victime de viol.
  • Encore sur Netflix, j’ai regardé une mini série de Noël norvégienne atypique Home for Christmas. Comme dans tout film de Noël qui se respecte, nous avons une héroïne célibataire et jolie. Elle en a marre de la pression familiale et ment en disant qu’elle s’est trouvée un mec et viendra avec lui au réveillon. On peut imaginer la suite…mais non. Ici, virage au 21° siècle et, enfin, une production qui parvient à nous réconforter, nous faire rire et modernise totalement le concept. Oui car, Johanne va s’inscrire sur un site de rencontre et faire des rencontres et ce ne sera pas toujours glamour. Je ne vous spoile pas la fin. Les personnages secondaires sont adorables et on en retire même quelques leçons de vie apaisantes et empouvoirantes. Le tout dans une petite ville norvégienne enneigée (et pour une fois, ça ne fait pas du tout fake) et illuminée comme il se doit. J’espère une suite à cette série et j’ai ouï dire qu’il y en aurait une…dans un an bien sûr !

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  • J’ai regardé la 5° saison de Luther. J’ai de nouveau apprécié, mais malheureusement elle était très courte et comme j’avais regardé les 4 premières saisons il y a déjà longtemps, je n’ai pas raccroché comme auparavant. C’est l’ennui de ces séries qui mettent des années à sortir et dont les saisons sont très courtes, il faudrait presque les regarder une seconde fois.
  • Enfin, j’ai terminé Poldark. Je suis donc en deuil. J’ai fait durer le plaisir au maximum, mais cette cinquième et dernière saison ne faisait que 8 épisodes. Je ne sais pas ce que je pourrais dire sur cette série que je n’ai déjà dit. J’ai adoré tout du début à la fin et cela restera probablement une de mes séries préférées. Je ne sais pas si je vais lui trouver un équivalent. Mon espoir réside dans le fait que certains romans n’ont pas encore été adaptés et des rumeurs disent que d’ici quelques années, il pourrait y avoir une suite. Mais qui sait si les acteurs seront toujours disponibles ? Je n’imagine pas un autre Ross et une autre Demelza…

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Je me suis lancée dans la lecture de plusieurs romans :

  • Solstice d’hiver de Rosamunde Pilcher. Ce livre vient d’une boite à livre et il avait l’air d’une parfaite lecture de saison. Effectivement, c’est un peu l’équivalent littéraire d’un téléfilm de Noël. Mais si mettre un film de Noël dans mon salon en vaquant à mes occupations me plait, je dois dire que lire un film de Noël n’est pas aussi satisfaisant. J’en suis venue à bout, mais c’était vraiment très mièvre et pas du tout réaliste. Pas étonnant puisque Rosamunde Pilcher est qualifiée sur internet d’autrice de romans « sentimentaux ». Bref, c’est bon pour une fois. J
  • J’ai lu les trois premiers tomes des Chroniques des Clifton de Jeffrey Archer qui suit le destin de deux enfants nés sous des étoiles bien différentes en 1920 à Bristol. C’est assez prenant et ça se lit vite. Les intrigues se nouent et se dénouent souvent un peu facilement, mais je ne boude jamais mon plaisir face à une saga familiale anglaise qui accompagne l’histoire et l’Histoire tout au long du 20° siècle. A la fin du troisième livre, je suis arrivée en 1957 et je sais qu’il y a encore au moins 4 tomes. Ce sera pour 2020 donc !

Enfin, au théâtre, je suis allée voir Linda Vista de Tracy Letts (qui est aussi l’auteur de la pièce qui a inspiré le film « Un été à Osage County »). Il s’agit d’une pièce californienne de 2h40. C’est assez long mais je ne me suis absolument pas ennuyée. Les acteurs étaient très bons, la scénographie modulable était très astucieuse et même si l’histoire ne me marquera pas durant des mois, j’ai été captivée par le spectacle.

Voilà, c’est tout pour ce mois de décembre. C’est déjà pas mal. Je m’aperçois que j’ai quand-même beaucoup regardé la télévision. De prochains articles arrivent et notamment mon top de l’année.

J’espère que vous aussi vous avez profité du mois de décembre pour lire et regarder de bons films au coin du feu. J’ai une cheminée mais je me chauffe au gaz, alors je mets souvent ma télé sur une playlist feu de bois ou une ambiance de la chaine youtube New Bliss et ça fait l’affaire.

Encore une fois bonne année et à bientôt pour de nouveaux articles.

Bilan culturel d’octobre

Bonjour à tou-te-s,

Je cours après le temps d’écrire en ce moment. J’accumule du retard, mais je constate avec bonheur que tous les jours d’anciens articles sont lus. Je vous remercie donc chers lecteurs, que vous soyez abonnés ou non. Je prends toujours autant plaisir à créer et rédiger le contenu que vous lisez et je pense que je le ferais même sans être lue, mais c’est sûr que ça motive ! N’hésitez pas à commenter et à me dire quels articles vous préférez. J’ai l’impression que ceux qui concernent l’écologie et le slowliving vous plaisent. Aujourd’hui, on se retrouve pour mon bilan culturel d’octobre, mais à l’approche des fêtes, je prévois également des billets sur la consommation responsable et l’écologie. A suivre donc…

En octobre, j’ai retrouvé une de mes séries anglaises chouchous, Les enquêtes de Vera. Cette saison, la neuvième, ne fait que 4 épisodes, donc je la savoure. Le personnage de Vera, vieille fille au look de paysanne fait toujours mouche avec son intelligence et sa bienveillance qui surprennent derrière son air bourru.

Je suis restée en Angleterre et j’ai poursuivi les aventures ou plutôt les mésaventures de la famille Shelby dans Peaky Blinders. A l’heure où j’écris, j’ai terminé la saison 5 et j’en parlerai en novembre. Je me demande tout de même à combien de flingues sur la tempe ou le front Tommy Shelby pourra survivre. Rien à voir, mais la musique de la série est tout simplement dingue, je pourrais écouter les épisodes les yeux fermés et ça vaudrait toujours la peine.

Je n’ai pas quitté le Royaume-Uni, mais j’ai rejoint l’Ecosse pour regarder, à la télévision cette fois, une autre série de la BBC « The Victim ». J’avais été quelque peu déçue par « The Bay », le mois dernier, mais « The Victim » a été une claque. Peut-être pas du niveau de Broadchurch, mais j’ai adoré cette série et je la recommande chaudement. L’histoire est originale. Ici point de meurtre, en tout cas au temps présent de la série. Les personnages principaux sont :

– une mère (à l’antipathie brillamment jouée par Kelly Mac Donald) qui a perdu son fils, assassiné des années plus tôt par un adolescent à peine plus âgé

– un jeune père de famille qui se fait tabasser et laisser pour mort sans raison apparente un soir d’Halloween.

Ces deux personnes, qui ne se sont jamais rencontrées, se retrouvent lors du même procès lorsque la première est accusée d’avoir provoqué et poussé à l’agression du second en révélant sur les réseaux sociaux qu’il était en fait le responsable de la mort de son enfant. L’adolescent coupable avait à l’époque reconnu les faits et retrouvé la liberté quelques années plus tard sous une nouvelle identité censée lui permettre de prendre un nouveau départ. Nul ne sait ce qu’il est devenu et Anna considère cela comme une injustice.

Cette série est un vrai suspense (Anna va-t-elle être condamnée ? Qui a agressé Craig ? Craig et Eddie J. Turner sont-ils la même personne ? et si ce n’est pas lui, où est-il ?), mais pose surtout intelligemment des questions nécessaires qui créent le malaise et pousseront chacun à se faire sa propre opinion : à quoi sert la justice ? à punir ? à réparer ? à protéger ? dans quel(s) cas a-t-on ou n’a-t-on pas droit à une seconde chance et qui peut en décider ? qui est la vraie victime du procès ?

Je ne spoile rien, mais vous aurez compris que j’ai été plus qu’emballée. Si vous l’avez vue, qu’en avez-vous pensé ?

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Côté cinéma, je suis redescendue en Angleterre et je suis allée voir Downton Abbey. J’ai savouré avec un grand plaisir mes retrouvailles avec le château, le personnel et la famille Crawley. Les scénaristes ont une nouvelle fois mis Dame Maggie Smith à l’honneur avec quelques répliques qui ne m’ont pas déçue, mais également des moments d’émotion. Certains trouvent que ce film est l’équivalent d’un Christmas Special, mais j’ai tout de même trouvé que c’était davantage que ça. J’ai aimé la dimension comique très présente et je trouve que c’est une belle conclusion pour la série. A noter que le film est visible sans avoir vu la série. On est sans doute un peu perdu au début évidemment, mais il suffit de se renseigner un peu. Par contre, attention, le film spoile la série bien entendu…

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Un peu de bonheur pour Tom et Thomas, deux de mes personnages favoris!

Côté littérature, j’ai changé de pays pour me rendre en Italie avec le court roman de Niccolo Ammaniti « Moi et toi ». Ammaniti est l’un des romanciers italiens contemporains les plus lus et il a récemment été le scénariste de la série « Il miracolo » (le miracle), chroniquée ici. Ce court roman parle de Lorenzo, un jeune adolescent doté d’une personnalité particulière et qui a du mal à s’intégrer. Pour se soustraire aux tracas de ses parents, il s’invente un groupe d’amis et une invitation à une semaine aux sports d’hiver. Le but : se ménager une semaine de tranquillité totale avec livres et jeux vidéos dans la cave de son immeuble. C’était sans compter sur le débarquement d’une demi-sœur quelque peu perturbée et avec laquelle il n’a jamais vécu. Ce roman se lit hyper vite et il est rempli d’humour et de sensibilité. J’ai été conquise et je le recommande, c’est un beau texte très touchant sur l’adolescence et l’amour.

Enfin, en octobre, j’ai eu l’occasion d’aller plusieurs fois à Bruxelles pour des activités diverses et variées, mais je pense rédiger un jour un article complet sur les adresses et activités insolites que j’ai pu découvrir dans cette capitale que j’aime de plus en plus.

D’ici là, je vous souhaite de bonnes lectures et de bons visionnages. Si vous avez des suggestions de livres pour cette saison, je suis preneuse. J’ai envie de lire des récits qui se passent dans des ambiances hivernales.

Bilan culturel (tardif) d’août

Comme dit précédemment, le mois d’août a été un mois de vacances. Fait de voyages, de sorties et de temps passé en famille et avec des êtres chers. Mais bien entendu, qui dit vacances dit lecture au jardin, siestes littéraires, soirées netflix jusqu’à passé minuit, cinéma et visites. Bref, ce bilan sera fructueux et j’ai été ravie de pouvoir passer tant de temps à lire et de retourner au cinéma. L’atmosphère des salles obscures m’avaient manqué.

Commençons d’ailleurs par l’écho des salles obscures. Je suis allée voir deux films très différents. Tout d’abord Yesterday. Dans ce film feel good, il est question d’un jeune homme qui tente de percer dans la musique et qui, alors qu’il est sur le point d’abandonner, fait un accident et se réveille du coma qui s’ensuit dans un monde qui n’a pas connu les Beatles. La suite, vous l’imaginez. C’est effectivement une jolie comédie romantique. On y retrouve Lily James et le moins connu Himesh Patel. C’est frais, original, la musique était forcément à mon goût. Il y a Ed Sheeran aussi qui joue son propre rôle. C’est réalisé par Danny Boyle (qui ne craint pas l’écclectisme, après « Trainspotting » et « Slumdog Millionnaire » notamment) et scénarisé par Richard Curtis (« Good Morning England », « 4Mariages et un enterrement » et « Love Actually). Le film est agréable, même s’il n’arrive pas au genou des autres scénarios de Curtis et du délire de Slumdog Millionnaire. A voir tout de même, pour se réchauffer le cœur et écouter les Beatles encore et encore.

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Dans un tout autre genre, je suis allée voir Once Upon a Time in Hollywood de Quentin Tarantino. Le film est long, mais je ne me suis pas ennuyée, j’ai même passé un bon moment. Cependant, on se demande pendant longtemps (et même encore maintenant en fait) où Tarantino voulait en venir en mettant en parallèle (et réécrivant) l’histoire de la Famille de Charles Manson  et de l’assassinat de Sharon Tate avec celle d’une star sur le déclin (Di Caprio) et de sa doublure (Pitt) dans le Hollywood des années 60. Au final, je crois qu’il a voulu se faire plaisir, rendre hommage à une époque et prendre son pied avec ses acteurs. Di Caprio est très drôle en acteur dépressif geignard et que dire de Brad Pitt, dans un rôle qui m’a rappelé celui qu’il tenait dans « Burn After Reading » et qui m’avait fait pleurer de rire. Et la violence me direz-vous ? Ceux qui ne l’aiment pas (mais iront ils voir Tarantino ?) seront soulagés car il y en a finalement peu et ceux qui l’aiment se régaleront durant les 15 dernières minutes hilarantes mais auront sans doute un goût de trop peu. Je n’en dis pas plus. Avez-vous vu le film ? Aimez-vous Tarantino ? Je sais que c’est un réalisateur qui divise et pour ma part, je suis loin d’avoir tout vu, mais j’arrive à le prendre au 36° degré donc j’aime bien.

Enfin, à la télévision, j’ai eu l’occasion de regarder « Testament of Youth » (mémoires de jeunesse), un film de James Kent avec Alicia Vikander dans le rôle principal, Kit Harington et Taron Egerton dans des seconds rôles. Il date de 2014, avant que tous trois deviennent des stars. Ce film est un film biographique basé sur les mémoires rédigées tout au long de sa vie par Vera Brittain, une écrivaine, pacifiste et féministe britannique. Je ne connaissais pas du tout Vera Brittain, une jeune femme qui s’est battue pour pouvoir faire des études avant de les abandonner pour devenir infirmière durant la première guerre mondiale. C’est un très beau film, mais il est aussi très triste et certaines scènes dans les hôpitaux sont dures à regarder. Néanmoins, je l’ai beaucoup aimé et cela m’a donné envie de lire les mémoires de Vera Brittain. Connaissez-vous le personnage et en avez-vous lu quelque chose ?

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Au niveau tourisme, j’en ai parlé ici et , mais je suis allée en Italie cet été. J’ai visité Vérone et je suis retournée à Florence, que je connais très bien. Je me suis fait plaisir en visitant à nouveau la Basilique de Santa Croce, un de mes endroits favoris sur terre. On y trouve notamment les tombeaux de Machiavel et Michelange et de superbes tableaux. Il y a également un cloître où était exposé un parcours retraçant les évènements de 1966 lors de la crue de l’Arno. La Basilique, proche du fleuve, avait été inondée et la population et des étudiants venus du monde entier s’étaient mobilisés pour sauver ses trésors. Je ne suis pas religieuse mais je suis fascinée par les chefs d’œuvre que la religion a inspirés aux hommes et je trouve un certain apaisement à fréquenter les églises.

Niveau lectures, j’ai terminé le cycle de l’ « amie prodigieuse »d’Elena Ferrante, avec « l’histoire de l’enfant perdue », toujours en Italien. Que dire ? J’ai été captivée par cette saga qui conte une histoire intime et nationale à la fois et ravie de réussir à la lire en italien sans difficulté. Je l’ai lu en Italie pour être dans l’ambiance et j’ai à nouveau passé un bon moment, même si la vie d’Elena et Lila n’est vraiment ni facile ni drôle. Cette amitié est parfois proche de la rage et n’est pas solaire, mais c’est ce lien particulier qui fait l’essence de l’histoire, la façon dont elles se construisent l’une face à l’autre, l’une avec l’autre et l’une contre l’autre. Elena m’a souvent énervée car je l’ai trouvée égoïste et mauvaise mère, mais aurais-je aussi mal jugé un personnage masculin ? A d’autres moments, j’ai eu de l’empathie pour elle et je resterai curieuse de savoir à quoi aurait ressemblé l’histoire si elle avait été contée par Lila…

Enfin, au rayon séries, j’ai regardé la troisème saison de la Casa de Papel qui a fait le job sans plus surprendre. J’ai bien aimé retrouver Berlin dans les flashbacks et Nairobi est devenue mon personnage préféré. Par contre, Tokyo est insupportable, tout ce qui arrive est toujours de sa faute. De même, Raquel ne sert pas à grand-chose. Mais bon, on veut du divertissement et il est clair qu’on en a.

J’ai également commencé une série dont j’entendais souvent parler (en bien). Il s’agit de Peaky Blinders qui suit une famille mafieuse dans le Birmingham d’après la première guerre. Je n’adore pas, car les histoires de gangsters c’est pas mon trip et bien souvent je ne comprends pas leurs embrouilles de chevaux et paris sportifs. Néanmoins, les personnages sont intéressants et ce qui me fait rester ce sont les intrigues familiales et aussi l’hypnotique Cillian Murphy, qui se fait casser la gueule en permanence mais qui n’abandonne jamais. Si vous aimez les histoires de clans, les atmosphères noires de début de siècle, les écorchés vifs (au propre comme au figuré) et la baston, cette série est faite pour vous…

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Voilà, c’est tout pour ce bilan du mois d’août qui s’est fait attendre. Et vous qu’avez-vous lu/vu/visité de bon ?

Bilan culturel de juillet

Bonjour à tous, me voici de retour pour le rituel mensuel. Ce mois-ci, j’ai avec plaisir consacré davantage de temps à la lecture. L’été est pour moi une saison qui s’y prête. Je suis naturellement une couche tard – lève tard et c’est encore accentué l’été avec la lumière qui nous accompagne tard dans la soirée. Comme je lis principalement avant de m’endormir, cela m’aide à lire davantage. Par contre ne parlons pas du supplice de la sortie du lit les jours de travail.

Ce mois-ci, j’ai donc pu terminer 3 romans qui sortent un peu de mes habitudes de lecture. Un classique et deux romans contemporains qui se ressemblent plus qu’on ne pourrait le penser :

  • « Le dixième homme » de Graham Greene
  • « Dans la forêt » de Jean Hegland
  • « Station Eleven » d’Emily St John Mandel

Je voulais lire un roman de Graham Greene. Comme j’avais vu le film de Brighton Rock, mon choix s’est porté sur « Le dixième homme ». En fait, il présentait surtout l’avantage d’être disponible à ma bibliothèque. C’est un livre qui n’est pas très long (212 pages dans l’édition que j’ai lue). Il présente la particularité de n’avoir été publié qu’en 1983 alors qu’il a été écrit en 1944, commandé par la Metro Goldwin Mayer pour servir de base au scenario d’un film qui ne sera jamais tourné. L’histoire est simple : durant la guerre, les Allemands détiennent 30 otages et leur intiment un soir l’ordre de désigner eux-mêmes trois d’entre eux qui seront fusillés le lendemain matin. A l’issue du tirage au sort, l’un de ceux désignés offre sa fortune à qui voudra prendre sa place. Un homme accepte le marché et se sacrifie alors pour assurer l’avenir de sa sœur et de sa mère. Il devient « le dixième homme ».  Ce début est assez rapide et l’essentiel du roman se concentre ensuite sur les conséquences de ce choix sur celui qui a survécu et sur la famille de celui qui est mort. Au-delà d’être un suspense assez haletant (cela pourrait toujours faire un excellent film d’époque), les thèmes abordés sont le pardon, la culpabilité, le sens de la vie, le mensonge… Car passé le soulagement de voir sa vie épargnée, on se rend bien vite compte que le protagoniste s’est condamné à une demi-vie, dépossédé de ses biens, de son honneur et de son identité. J’ai beaucoup aimé cette lecture et je vous la recommande. Je n’ai pas du tout trouvé cela daté.

« Dans la forêt » est un roman publié discrètement par Jean Hegland en 1996. L’autrice a essuyé de nombreux refus avant que son texte soit accepté par une petite maison d’édition. Il a finalement connu un succès national aux Etats-Unis et a été adapté au cinéma en 2014. Ce n’est qu’en 2017 qu’il a été traduit en Français et il connait en ce moment un beau succès en librairie, plus de 20 ans après sa rédaction. Son accueil timide il y a 20 ans de même que son succès actuel s’expliquent peut-être par son thème. Il s’agit de deux jeunes femmes, deux sœurs de 17 et 18 ans qui vivent, comme le titre l’indique, dans une forêt au moment où la société telle que nous la connaissons s’effondre. Il n’est pas mentionné comment cela est arrivé mais dès le début du livre on comprend que depuis quelques semaines ou mois, il n’existe plus d’internet, d’électricité et que bientôt on ne peut plus trouver d’essence ni de nourriture dans les rayons des supermarchés de la ville voisine. L’histoire relate donc l’apprentissage de cette nouvelle vie pour Eve et Nell qui doivent plus que jamais apprivoiser la forêt et ses ressources, se prémunir des maladies et intrusions tout en soignant leur relation entre lutte pour la survie et moments de renoncement. J’ai eu du mal à rentrer dans cette histoire où, de prime abord, il ne se passe pas grand-chose. La véritable aventure est ici avant tout intérieure, à mesure que s’opère chez Nell, la narratrice, un changement complet de perspective, de rapport à l’autre, à la vie et à la nature. Un roman que j’ai finalement beaucoup aimé et qui m’a captivée passées les premières dizaines de pages. Cela m’a aussi évidemment énormément fait réfléchir et fait prendre conscience à quel point je manque de connaissances et de compétences en termes de survie. Inquiétant à l’heure actuelle.

Enfin, j’ai eu un véritable coup de cœur pour « Station Eleven ». J’en avais eu un l’été dernier pour « Rebecca » (chroniqué ici) et depuis cette lecture, c’est le premier livre qui me captive ainsi. Il s’agit d’un roman post apocalyptique. Sans trop en dévoiler, je dirai juste qu’il ne s’agit pas d’une catastrophe écologique, mais rien de surnaturel non plus. Les chapitres alternent entre ce qui est le présent des personnages, à savoir l’an Vingt de la nouvelle ère, et de nombreux flash backs sur ce qui a précédé la chute de la civilisation et sur la façon dont les survivants se sont organisés après celle-ci. On y suit principalement une fanfare itinérante qui joue du Beethoven et du Shakespeare sur les routes depuis des années. Les chapitres se centrent sur des personnages qui ont connu une personne en commun, morte elle avant la chute.  Comme le précédent, ce roman fait un peu froid dans le dos et questionne notre pouvoir de résilience. Y sont abordées de nombreuses questions métaphysiques : les souvenirs sont ils un poids ou une force ? faut-il continuer à enseigner le monde d’avant aux enfants ? « Survivre ne suffit pas », tel est le leitmotiv de la fanfare. Je ne peux trouver le mot pour bien vendre ce roman mais je le conseille grandement, il est tout simplement magnifique, poétique, captivant. J’adore ce style de narration, éclatée au début et dont les pièces du puzzle s’assemblent peu à peu sans effort, harmonieusement. Je lirai assurément les autres ouvrages de cette jeune autrice canadienne, des polars qui plus est.

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En parlant d’Eleven, admirez mon sens de la transition puisque je viens de regarder la troisième saison de « Stranger Things » (pour ceux qui ne regardent pas, Eleven est l’héroïne de la série, je ne vous ostracise pas, je n’ai jamais regardé Game of Thrones) et je voudrais épouser les frères Duffer ! Ou en tout cas l’un des deux. Quel bonheur cette série, j’ai l’impression que cette saison était la meilleure, mais j’avoue ne pas m’être repassée les deux premières saisons. J’ai tellement adoré, c’est bourré de références pop (et historique, les russes et les américains en prennent tous pour leur grade) qui me plongent dans une grande nostalgie, surtout le dernier épisode… « l’histoire sans fin », « retour vers le futur », mon âme d’enfant est toute émue. L’esthétique est folle, cela se clôture sur du David Bowie…on veut ma peau manifestement. J’ai ri (quelqu’un peut-il être plus drôle que Steve Harrington ? Seriously ?) eu peur et j’ai même versé une larme… Bref je suis prête pour la suite, mais il nous faut maintenant ronger notre frein durant quelques bons mois, si pas plus d’un an. Bon, revoir « Dark » saison 1 et regarder et comprendre la saison 2 devrait sans doute m’occuper un bon bout de temps.

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Girl Power!
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Funniest gang on earth

Niveau ciné, je suis allée voir « Rocketman » le biopic musical sur John Lennon et j’ai adoré. J’avais un a priori positif car je suis fan des deux films Kingsmen et donc de Taron Egerton qui joue Elton John dans Rocketman. Pour ceux qui ont vu Kingsmen, il est amusant de se rappeler le caméo hilarant de Sir Elton dans le second opus. Je me demande si c’est à cette occasion qu’Elton a pensé que ce jeune acteur pourrait l’incarner… Bref, pour en revenir au film, ce fut un excellent moment. On y découvre la jeunesse de Sir Elton, enfant sensible et délaissé, qui n’a véritablement reçu d’amour que de sa grand-mère. Musicalement, on se régale aussi puisque les meilleures chansons nous sont proposées. Cela donne lieu à des moments façon comédie musicale. Le reste du temps, le film est plus classique, les acteurs ne chantent pas les dialogues. Ce sont plutôt des capsules où la narration s’arrêtent et personnellement cela ne m’a pas dérangée, j’ai trouvé cela très originale. J’ai été touchée par l’histoire d’Elton. J’ai vu qu’il était producteur du film et je ne sais pas jusqu’où il a planché sur le scenario, mais le film ne m’a pas semblé édulcoré dans la mesure où l’on voit tout de sa descente aux Enfers. Je ne vous cache rien, Elton John est toujours vivant, donc cela se termine plutôt sur une note d’espoir. Mention spéciale à Jamie Bell (que je n’avais absolument pas reconnu) dans le rôle du meilleur ami et parolier d’Elton John, Bernie Taupin. J’ai été émue par cette histoire de l’amitié d’une vie et par la performance des acteurs. Richard Madden (vu dans Bodyguard) n’est pas mal non plus en producteur peu scrupuleux. Il se fait tailler un costard lui par contre. Et enfin, détail qui n’en n’est pas un : les légendaires mises en scène et costumes sont reconstitués et on en prend plein les yeux. A voir, sur grand écran si vous en avez encore la possibilité !

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Jamie Bell et Taron Egerton

Je conclus cet article avec un autre film vu à la télévision. En le regardant, je me suis aperçue que je l’avais déjà vu, probablement au cinéma, mais que j’avais oublié. Il s’agit de « Mr Holmes » de Bill Condon avec Ian Mc Kellen. On y suit un Sherlock de 93 ans, désormais à la retraite, qui se plonge dans sa mémoire défaillante à l’aide du jeune fils de sa gouvernante, pour résoudre une enquête qui le hante depuis des décennies. Parallèlement, l’homme et l’enfant cherchent à résoudre le mystère qui entoure la mortalité étrangement élevée de la colonie d’abeilles dont s’occupe le vieil homme. Ce film est inspiré d’un roman de Mitch Cullin et qui reprend le célèbre personnage de Sir Arthur Conan Doyle. C’est un film gentillet dirais-je, mais il ne ravira pas les puristes. En effet, Holmes, même affecté par le grand âge, est bien différent du personnage (quelque peu dénué d’affects et cocaïnomane, dont Benedict Cumberbatch propose une interprétation plus fidèle dans la série de la BBC) créé par Conan Doyle qui l’aurait sans doute renié. A voir par un après-midi pluvieux en repassant avec une tasse de thé à portée de main, ce que j’ai fait.

Voilà, c’est tout pour ce mois-ci. Je retiendrai principalement « Station Eleven », « Stanger Things » et « Rocketman ». Et vous, quoi de neuf ?

Bilan culturel d’avril

Nous sommes déjà le 12 mai, il est donc plus que l’heure pour moi de faire mon bilan culturel du mois d’avril. Comme je le disais dans mon article précédent, j’ai été très occupée ce mois. J’ai passé du temps avec des amis et j’avais pas mal d’engagements en soirée avec ma troupe de théâtre, sans parler des représentations.

Au niveau lecture, je n’ai rien à déclarer pour avril. J’ai commencé à lire « Duma Key » de Stephen King, mais j’avance très lentement sans encore avoir d’avis tranché. Je ne sais pas si ça me plait ou non. J’imagine que je vais tout de même parvenir à le lire avant la fin mai.

Je suis allée au théâtre voir Hamlet, avec Thomas Mustin (plus connu sous son nom de scène musical Mustii) dans le rôle titre. C’était une production de l’atelier théâtre Jean Vilar. J’ai un avis mitigé sur cette adaptation. Le texte n’était pas intégral et il était entrecoupé de moments musicaux, en anglais pour la plupart.

Mustii sera Hamlet au Jean Vilar (Ottignies-Louvain-la ...

Les plus :

  • De bons musiciens et de bons chanteurs et des morceaux qui me plaisaient, il y avait même du Bowie
  • Thomas Mustin est une bête de scène
  • La scénographie modulable et pivotante
  • Les monologues essentiels préservés
  • L’histoire reste compréhensible
  • On ne s’ennuie pas du tout

Les moins :

  • Je n’ai pas compris cette « revisite » de l’œuvre, c’était joli et bien fichu mais sans réel plus.
  • Pas compris le pourquoi des choix musicaux…c’était à mon goût mais je n’ai pas saisi si c’était destiné à apporter un plus ou à remplacer des morceaux de texte « coupés au montage »
  • Je ne comprenais pas bien Ophélie et un autre comédien, Polonius je pense
  • L’apparition d’un personnage au parler plus vulgaire qui croire la route d’Hamlet
  • Avec les coupures et les effets, on y perd en émotion. Hamlet était touchant, mais juste quand l’émotion affleurait, il y avait souvent quelque chose, un mouvement, un intermède, qui venait casser le moment.

Au final, j’ai passé un bon moment, même si j’ai eu l’impression d’assister à un exercice de style. Le texte  été en partie expurgé des considérations politiques pour se centrer sur la quête de sens d’Hamlet, sa révolte intemporelle face à la déception que sont les adultes, son tumulte intérieur entre désir de vengeance et tentation de choisir la mort. Cependant, l’émotion manquait, il aurait suffi de pas grand-chose pourtant.

Niveau séries, j’ai regardé deux deuxièmes saisons :

  • Celle d’ « Outlander », dont j’avais déjà parlé ici. La première partie de la saison m’a ennuyée car elle avait lieu en France et ce n’était plus la même ambiance. Heureusement, Jamie et Claire sont ensuite rentés en Ecosse et j’ai beaucoup aimé, même s’il y avait beaucoup de scènes de bagarre.
  • Celle d’ « Ennemi Public » , série belge de la RTBF, que j’ai bien préférée à « la Trève ». La première saison clôturait une intrigue (des meurtres d’enfants dans une petite ville des Ardennes) et en laissait une autre ouverte (la disparition vingt ans plus tôt de la sœur de l’inspectrice Chloé Müller). C’est avec plaisir que j’ai retrouvé Angelo Bison, hypnotique, qui campe un assassin d’enfants en quête de rédemption et accueilli dans un monastère. L’intérêt de la série tient en bonne partie dans son interprétation, on se surprend à avoir de l’empathie pour lui, à croire en son changement, mais je n’en dis pas plus… A ses côtés, Stéphanie Blanchoud (Chloé Müller), Jean-Jacques Rausin (Michaël Charlier), Clément Manuel (frère Lucas), Pauline Etienne (Jessica Müller, adulte) et la jeune Fantine Harduin, entre autres… Une série qui donne l’occasion à des comédiens belges de tourner en Belgique et de jeter des ponts entre théâtre et télévision/cinéma. De plus, le suspense est réellement bien mené et on est vraiment tenus en haleine par la nouvelle intrigue, tout en suivant la vie des habitants de la communauté qui fait face aux conséquences de la première saison… A voir !

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Enfin, sur netflix, j’ai regardé un stand up de Ricky Gervais intitulé « Humanity ». J’ai découvert cet acteur archiconnu outre manche dans la série « After Life », chroniquée ici. J’ai adoré ce spectacle humoristique qui traite de la question « peut-on rire de tout ? » de façon intelligente et drôle. Le comédien y parle aussi de son non désir d’enfants et de son amour pour les animaux. Il y a là tout ce que j’aime, c’est audacieux, engagé, grinçant, extrêmement second degré et cynique. Bien loin de l’humour gras et misogyne des humoristes quinquas français que je ne supporte pas. Je vous recommande chaudement ce spectacle décomplexé et intelligent. Il est très bien sous-titré et lorsqu’on comprend bien l’anglais on saisit également quelques jeux de mots bien fichus.

Voilà, c’est tout pour ce mois d’avril. Je reviens en mai avec de la lecture j’espère, ça me manque. Et vous, qu’avez-vous découvert ? Quelque chose vous donne envie ?

 

Les petits plaisirs

Bonjour à tous, me revoici avec un nouvel article un peu différent. En ce moment je procrastine un peu beaucoup et je n’ai toujours pas rédigé mon bilan tri et minimalisme annoncé début février. La faute au splendide temps de février qui m’avait donné des envies de nettoyage de printemps et à celui de mars (plutôt inqualifiable) qui me laisse aujourd’hui avec l’énergie d’un mollusque sous valium. J’ai donc décidé de ne pas m’auto-flageller et de reporter de bel objectif à des jours plus doux et plus propices, lorsque j’en aurai l’envie.

Néanmoins, les dernières semaines n’ont pas été trop dégueulasses et je saisis l’occasion pour lister ici les choses qui m’ont fait plaisir malgré le temps maussade, découvertes et moments simples qui égaient le quotidien si on prend le temps de les savourer :

  • Décorer un arbre de Pâques : alors oui c’est clairement commercial et non minimaliste, mais j’avais craqué l’an dernier sur de jolies décos. Là, j’ai juste acheté des branches de cerisier et deux nouvelles boules (celles qui ressemblent à de petites montgolfières) et je ne culpabilise même pas car, tout comme mon sapin de Noël en son temps, ce petit arbre me procure du plaisir au quotidien. Il n’est pas très grand et c’est une pointe de verdure que j’apprécie, n’ayant ni jardin ni terrasse. Vous allez me dire que Pâques est encore loin, mais voilà, je l’ai fait dans la frénésie des beaux jours de février. N’est-il pas adorable ?

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  • Programmer une escapade d’une nuit à Lille pour retrouver une amie que je n’ai pas vue depuis (beaucoup) trop longtemps. La vie a fait que…mais elle m’a beaucoup manqué et je me réjouis ! L’occasion de parler, refaire le monde, découvrir mieux Lille, dénicher je l’espère des endroits cosy où prendre le thé et des artisans inspirants. Et puis j’adore passer la nuit à l’hôtel !!!
  • Parcourir des guides sur l’Angleterre empruntés à la bibliothèque et commencer une liste de lieux à ne pas manquer lors d’un périple qui n’a pas encore de début ni de durée. Se laisser aller à rêver et s’imaginer parcourir la côte en train jusqu’en Cornouailles et dans les Cotswolds…
  • S’essayer à un atelier couture. On pourrait facilement me décrire comme l’antithèse de « la fille bonne à marier » (patriarcat mon ami, que de belles expressions tu nous as inventées) : je n’aime ni cuisiner, ni jardiner, ni coudre, ni rien… La cuisine, je pense que c’est foutu, mais mes ambitions écologiques et de simplicité m’ont poussée à m’inscrire à un atelier zéro déchet chez Koxinel’s à Liège. J’ai passé une après-midi fantastique, ça m’a vidé la tête et j’étais comme dans un petit cocon créatif. Je n’ai pas vu le temps passer et j’ai été guidée pas à pas. Moi qui y allais juste dans une logique anti gaspi et pour pouvoir me débrouiller un minimum, j’ai trouvé ça amusant de dessiner un patron et se servir d’une machine. J’ai bien envie d’y retourner dans une formule « coudre un sweat ou une jupe » et de voir si je peux devenir plus autonome et fabriquer des vêtements ou de jolies choses à offrir. J’ai trouvé cela très reposant, quasi méditatif, moi qui ai un travail très cérébral et qui passe mon temps dans ma tête de façon générale.
  • Passer du temps avec ma filleule qui aura deux ans fin du mois. Après une phase où elle ne réclamait que ses parents, voilà qu’elle s’ouvre et m’adopte peu à peu. Moi, je l’ai aimée dès le début et mon cœur fond lorsqu’elle m’appelle marraine et court dans mes bras. La regarder grandir est une magnifique aventure et je rêve de plein de moments de complicité futurs avec elle et sa grande sœur.

Voilà, c’est tout pour le moment. Et vous quels sont vos plaisirs du moment et vos découvertes ?

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Bilan culturel de février

Bonjour, me voici pour le rendez-vous mensuel avec ma consommation de produits culturels ou assimilés. En ce mois de février, je peux parler de 3 séries, un film, un livre et deux pièces de théâtre. Il y a eu du très bon mais également quelques déceptions. Commençons sans plus attendre avec les séries. J’en ai regardé et terminé 3 :

  • Friends from college 2 (netflix): cette série de deux saisons de 8 épisodes de +-25 minutes est parfaitement dispensable. Je ne dis pas qu’elle est mauvaise, mais c’est juste parce que cela rendrait plus difficile de m’auto justifier quant au temps passé à la regarder. J’avais regardé la première saison en grande partie parce qu’il y avait Cobie Smulders (Robin dans « How I met your mother ») et que j’espérais que ce soit une comédie chorale sur la vie d’adulte comme je les aime et qui vieillissent un peu en même temps que moi. En vrai ils sont antipathiques et égocentrés au possible et l’effet de groupe ne rachète pas les individus. J’ai regardé la seconde pour voir si ça s’améliorait et pas vraiment. En plus, détail stupide, mais ça crève les yeux que les acteurs n’ont pas tous le même âge alors qu’ils sont censés être copains de promo. Je me demande pourquoi ça a été renouvelé, beaucoup de gens ont dû faire la même chose que moi. Et la fin n’est pas une vraie fin et laisse supposer une saison 3. Du gâchis. La curiosité ne me reprendra pas ou alors à regarder en cas de grippe.
  • Case (netflix) : un nouveau scandinoir en 9 épisodes. Cette série islandaise suit un avocat dépravé qui remet le pied à l’étrier en enquêtant sur le suicide d’une jeune ballerine et en découvrant au final tout un réseau pédophile qui abuse de jeunes filles en difficulté. C’est assez trash mais bien mené. J’ai un peu de mal avec les séries trop glauques en termes de sexualité et de dépravation, je préfère une bonne murder story, mais cette série n’est pas mal dans son genre.
  • Hinterland (production BBC diffusée sur netflix): j’ai repris mon visionnage de cette série galloise dont j’avais regardé un seul épisode. Je n’avais pas accroché la première fois, mais ici j’ai littéralement dévoré les 3 saisons, comme quoi…Attention, la version française n’est pas disponible. Ce n’est pas un problème pour moi qui regarde quasi tout en V.O. Cette série a la particularité de posséder deux versions originales : les scènes sont tournées une fois en anglais et une fois en gallois. A voir si vous aimez comme moi les landes pluvieuses et les intrigues fouillées qui plongent volontiers leurs racines dans les générations passées. A chaque épisode une intrigue, mais également une enquête en filigrane sur l’ensemble des trois saisons à la fin desquelles une boucle est bouclée. L’occasion pour moi de découvrir un amour insoupçonné pour les prénoms gallois tels Gwilym et Aneirin. Après les Cotswolds et les Cornouailles, nouvelle obsession. Take me to the UK.

BBC One - Hinterland

J’ai été voir un seul film au cinéma, mais ce fut une bonne pioche puisqu’il s’agit de « Green book » de Peter Farrelly . Que dire qu’on n’ait pas déjà lu dans la presse à propos de ce film absolument sublime ? Viggo Mortensen y est impérial, voici notre classieux Aragorn transformé en videur italien en léger surpoids, raciste de surcroit et, disons le franchement, pas très intelligent. Il est méconnaissable et hilarant. En contrepartie, Mahershala Ali ne se laisse pas bouffer et y est d’une sensibilité et d’une distinction récompensées à juste titre par l’Académie des Oscars pour la deuxième fois déjà. Le duo fonctionne à merveille et nous les suivons dans l’Amérique profonde, celle du Sud, baignée dans le jazz des années soixantes et la ségrégation raciale nauséabonde. Une histoire racontée avec humour mais qui ne nous épargne pas les scènes coup de poing ou même les images plus simples qui nous arracheraient une larme, comme ce moment où, à l’arrêt pendant que Tony Vallelonga (Mortensen) change un pneu sur une route de campagne, le musicien Don Shirley (Ali), à l’arrière, et les paysans noirs du champ de coton d’en face se dévisagent incrédules et peinent à se reconnaitre… Cathy Immelen (la critique cinéma de la RTBF) parle d’un feel good movie et c’est aller loin je trouve, mais courrez néanmoins le voir, vous ne serez pas déçus !

'Green Book' Is A Poorly Titled White Savior Film

Deux pièces de théâtre étaient inscrites dans mon carnet de bal ce mois-ci :

  • « L’école des femmes » : Je pense que c’est la première fois que j’allais voir un Molière sur une scène professionnelle. J’ai eu le plaisir de revoir en jeune première la comédienne Suzanne Aubin qui m’avait éblouie en Chérubin dans « La Folle journée ou le mariage de Figaro » mis en scène par Rémy Braché en 2016. Ici j’ai passé un bon moment sans être conquise par la mise en scène ni par le texte qui, pour moi, n’est pas le plus drôle de Molière. Les rôles de valets, d’habitude si malicieux chez Molière, sont ici vraiment secondaires et se bornent à suivre les instructions de leur maitre. Je pense que « Le Mariage de Figaro » et, plus tôt cette saison, « Le Triomphe de l’Amour » (Marivaux dans une mise en scène de Podalydès) m’en ont tellement mis plein la vue en termes de jeu, scénographie et mise en scène que j’en deviens très exigeante…
  • « Candide et la Folie du Monde » : j’ai découvert cette production de la compagnie du Simorgh sur une scène plus petite. J’ai été séduite par cette adaptation poétique, musicale, corporellement inventive du classique de Voltaire. Candide est virevoltant et on est complètement embarqué dans ce voyage initiatique cruel qui est le sien. Les comédiens incarnent à eux 5 une foule de personnages dans un exercice transformiste tout en sobriété. Leur tournée continue et je vous conseille de les découvrir. Pour ma part, c’est avec plaisir que je verrais une autre production de la compagnie.

Enfin, comme il n’y avait que 28 jours à ma disposition, je n’ai lu qu’un seul roman, qui a d’ailleurs été assez vite lu. Il s’agit d’ « Agatha raisin : gare aux fantômes » de M.C. Beaton. Il y a quelque temps, j’avais pu découvrir lors de mes dimanches soirs (sponsorisés par France 3 comme vous commencez à le savoir) la série adaptée des romans de M.C. Beaton. Les aventures d’Agatha Raisin sont plutôt décalées et humoristiques et j’avais bien aimé le personnage assez hautain et antipathique de prime abord, mais finalement piquant comme j’aime bien. Elle faisait la team avec son ancien associé londonien (oui je ne dis pas les choses dans l’ordre mais Agatha est une quinqua célibataire qui bossait dans la com à Londres avant de prendre une retraite anticipée dans la superbe région des Cotswolds où les crimes commis la poussent à devenir détective amateur) et une jeune mère célibataire. Blessée en amour, elle lorgnait aussi sur son charmant voisin. J’ai été déçue par le roman par contre. Il parait qu’il faut les lire dans l’ordre, moi j’ai pris une nouveauté en bibliothèque et en fait je n’ai pas retrouvé l’Agatha de la série. J’ai aimé l’ambiance village anglais et mystère, mais l’obsession d’Agatha pour les hommes a irrité la féministe en moi. Elle ne pense qu’à ça ! Comment séduire, se faire belle, impressionner…c’était agaçant au possible et j’ai trouvé cette préoccupation omniprésente dérangeante. Je ne me rappelais pas le personnage de série comme ça. Bien sûr on sentait la sensibilité sous la carapace, mais ici elle était simplement pathétique. Une vraie caricature. Bref, si d’autres d’entre vous ont lu la série, est-ce comme cela à chaque fois ? C’est dommage car pour une lecture légère, ça aurait pu être vraiment parfait. Dois-je donner une seconde chance à Agatha ?

Et vous, qu’avez-vous vu/lu/entendu ? Si vous voulez échanger avec moi, n’hésitez pas à me laisser un commentaire et/ou à vous abonner pour ne pas rater mes billets culture. Bon mois de mars à vous, plein de jolies choses…