Mes voeux pour 2020

Bonjour à tous,

En cette période de fin/début d’année, j’ai pris le temps, comme beaucoup d’entre vous sans doute, de réfléchir aux évènements de 2019 et à mes vœux pour 2020. Comme j’en ai déjà parlé ici et là, je note depuis quelques années la liste des choses que j’ai accomplies durant l’année écoulée. Je le fais la plupart du temps en feuilletant mon agenda (oui j’ai toujours un agenda papier) et le blog m’aide aussi énormément.

Je ne vais pas ici vous détailler toute cette liste, mais je vous partage tout de même ce qui concerne le blog. En 2019, j’ai :

  • Publié 44 articles sur éclats d’âme, pas loin d’un par semaine donc.
  • Terminé 18 livres
  • Vu 26 longs métrages, seulement un toutes les deux semaines (mais j’en oublie sans doute)
  • Fait deux voyages magnifiques à la rencontre de mes racines, en Croatie et en Italie, chroniqués sur ce blog
  • Vu 8 pièces de théâtre jouées par des troupes professionnelles
  • Consommé tellement moins de vêtements et d’objets en tous genres…
  • Économisé entre 1/5 et ¼ de mon salaire pendant quasi toute l’année

Etablir cette liste m’aide à me sentir aux commandes de ma vie et à apprécier le chemin parcouru. Cela me permet également choisir et poser les balises de l’année qui débute. Je ne parlerai pas de résolutions, je préfère parler de vœux et de la poursuite d’un chemin qui me convient.

En 2020, je souhaite :

  • Continuer à courir régulièrement, être à l’aise sur 10km (ça commence à aller vraiment pas mal) et, si possible, aller un peu plus loin et pourquoi pas un peu plus vite. Cela me fait tellement de bien au moral !

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  • Faire davantage de choses par moi-même : produits d’entretien, cosmétiques, bougies, décoration…
  • Trier toujours plus, donner, recycler, vendre, transformer.
  • Avancer vers le dressing parfait et une décoration également plus simple, des choses qui vont rester et dont je ne me lasserai pas.
  • Aller en Angleterre
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Lake District national park
  • Retourner à Amsterdam et dans les environs.
  • Aller skier, cela fait des années que je n’y suis pas allée et ma vie manque de sensations fortes.
  • Écrire quelque chose (contrainte minimale) et l’imprimer sur du papier.
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Mon spot pour écrire (joking, ça c’est un autre rêve) 🙂
  • Publier régulièrement sur mon blog, oser amener davantage de contenu personnel et d’écriture créative.
  • Marcher (en montagne si possible)
  • Apprendre de nouvelles choses ou m’améliorer : couture, néérlandais…

Mes vœux ne diffèrent pas beaucoup d’une année à l’autre, ce doit être la maturité je suppose J. L’an dernier, je n’avais pas écrit d’objectifs de la sorte, mais je l’avais fait pour 2018 et j’ai réussi à tout faire. Je pense qu’il est important d’être raisonnable et de parvenir à en réaliser certains plutôt que de se lancer dans des résolutions intenables (genre aller à la salle 3 fois semaine si vous n’avez jamais fait de sport) ou qui ne dépendent pas de vous (gagner à la loterie). Bien sûr, il ne faut pas avoir peur de rêver grand. Chaque petit pas est souvent une étape vers quelque chose de plus beau d’ailleurs… Je garde encore mes rêves un peu secrets, pour ne pas me mettre la pression. Certains se devinent peut-être et je laisse également la place à la surprise.

Et vous, avez-vous fait le bilan ? Prenez vous des résolutions ? Avez-vous passé une belle année 2019 ou aviez-vous hâte de la laisser derrière vous ?

Sport: mon rapport à la performance et à la motivation

Hier (à l’heure où j’écris ces lignes), dimanche 24 novembre, je suis allée courir dans la grisaille de l’après-midi et c’était assez facile. « J’étais facile », « j’avais de bonnes sensations », comme on dit dans le jargon des runners et plus largement des sportifs. J’ai couru 10 kilomètres, je me suis forcée à démarrer lentement, j’ai tenu le tempo et j’ai même pu accélérer à la fin. Je n’ai pas été vite, je l’ai fait en 1h09. Mais j’ai eu du plaisir.

Après une adolescence très sportive, mon rapport au sport a été fluctuant, teinté de culpabilité. Je m’entrainais en dent de scie à la course et c’était très décourageant de constater que mon niveau baissait rapidement si je m’arrêtais. A l’été 2016, après un arrêt de travail de 3 mois dû à une anxiété importante, je me suis réinscrite en salle de sport. J’ai commencé à faire un peu de tout, du pilates, du hiit, du cardio, des machines aussi. J’y vais 3 fois par semaine depuis tout ce temps et cela me fait un bien fou. Je me sens beaucoup moins anxieuse, je décharge colère et frustrations lors de mes séances s’il y a lieu, mon sommeil est meilleur, je suis moins fatiguée et je me sens plus forte et plus fière de moi. Beaucoup me disent qu’ils n’ont pas la motivation.

Permet d'être motivé! Grab My Fitness Posters Posters,  #fitness #motive #permet #posters

Moi aussi trop souvent, j’ai fait l’erreur de croire qu’il fallait être motivé. En réalité, il faut être discipliné. Je me souviens qu’adolescente, les gens pensaient que j’aimais étudier…hum. Non, il s’agit d’avoir un but et ne pas le lâcher. Mon but n’est pas d’être motivée, mon but est de tenir pour toutes les raisons et bénéfices que j’ai mentionnés ici au dessus. Je mets mon sac de sport dans ma voiture et je ne repasse pas par mon appartement avant d’avoir été m’entrainer. Sinon je sais que c’est foutu. Quand je zappe systématiquement un exercice, je le remplace par un autre qui me plait davantage. L’idée, dans des semaines bien chargées, n’est pas de ne faire que souffrir.

Choisir ses contraintes, c’est pour moi la clef. Je suis quelqu’un qui n’aime pas se voir imposer des contraintes externes (comme la plupart des gens me direz-vous), mais j’ai développé un caractère qui fait que je sais m’en imposer pas mal. Pour cela il faut bien les choisir. Je suis également quelqu’un qui sait souffrir ou en tout cas persévérer malgré la douleur. Ca parait bizarre dit comme ça, mais avoir fait du sport plus jeune m’a aidée à me forger un mental, à ne pas m’arrêter, à me répéter sans cesse que la fin justifie les moyens, que la fatigue n’est pas une excuse, que les règles ne sont pas une excuse et que le froid n’est pas une excuse. De même lorsque mon anxiété revient, elle a beau me paralyser, je finis toujours par me révolter et reprendre le dessus. Depuis trois ans, j’ai réussi à aller rechercher tout ça au fond de moi et les résultats sont là.

Pourtant, je ne suis pas prédisposée à performer. J’ai un souffle au cœur (découvert lors d’une opération à 17 ans) et si ce n’est pas dangereux, le cardiologue m’a dit que cela n’aidait pas non plus à se bâtir un cardio de fou et qu’il était bon de m’entrainer. A la montagne cet été, j’ai pu constater que j’étais pas mal, que mon corps endurait sans trop se plaindre et comme j’en parlais dans cet article, ça m’a fait énormément de bien. Car je suis aussi exigeante et, si je m’entraine, c’est aussi pour pouvoir en demander plus à mon corps, pour qu’il m’obéisse et qu’il supporte mes défis. Cet été, j’ai recommencé à courir plus régulièrement hors de la salle et à présent, je suis passée à deux entrainements en salle et une sortie le weekend. Pour la première fois ce weekend, j’ai vraiment pris du plaisir sur 10km. Aussi parce que je me suis forcée à ne pas partir trop vite. Vers la fin, cependant je me suis dit à plusieurs reprises « ok tu pourrais accélérer » ou « pourquoi pas tenter d’en faire plus que 10 » puis j’ai choisi de m’arrêter à 10 alors que j’étais encore « bien » et que ce bon souvenir allait s’imprimer dans mon corps et l’encourager lors des prochaines sorties.

J’ai trop souvent cette tendance à toujours vouloir m’améliorer et je suis toujours découragée lorsque mes efforts de paient pas, trop impatiente sans doute. Je suis compétitrice et j’ai toujours eu peur de me décevoir. Cela m’a conduite à ne pas faire de compétition plus jeune au grand désespoir de mes entraineurs. Il y a des choses que je n’ai jamais osé faire et que je n’ose toujours pas faire par crainte de l’échec ou plutôt par exigence de résultat. J’aime être bonne et si c’est possible d’être la meilleure, j’aime encore plus. A l’école secondaire, je me mettais une pression de dingue. Mais là, j’ai décidé de ralentir. Je ne courrai sans doute plus jamais comme je courrais à 16 ans. Mais je cours mieux qu’il y a 6 mois et si je continue, je courrai encore mieux dans 6 mois. Je n’ai pas de temps à faire, je ne prépare pas de compétition, je veux juste me faire plaisir et me dépasser. Peu importe finalement que ce soit de passer de 1h30 à 1h15, de 1h10 à 1h05 ou de 55 min à 53. L’important c’est de ne rien lâcher.

Bon je cours pas (ça fait mille ans que je dois me mettre au sport ... ahem) mais j'aime beaucoup cette citation. Parce que quand on se lance dans quelque chose au début on n'est pas forcément le meilleur souvent même on est un peu mauvais. Mais au moins on a le mérite d'être entré dans la course et d'y aller au lieu de rester dans son canapé. Alors aujourd'hui force et courage à ceux qui débutent qui sont encore loin de la ligne d'arrivée mais qui se donnent à fond ! On a tous été le dernier quelque part et avec les années on revoit ces débuts difficiles avec tendresse #frenchquote #citationdusoir #pensées #proverbe #developpementpersonnel #citationdujour

Voilà, cet article est un peu décousu. Ca tournait dans ma tête hier alors que je rentrais chez moi en marchant après ma séance et j’avais envie de le déposer. Parce que ce rapport à l’effort, à la souffrance et à la performance est quelque chose qui a coloré et colore toujours ma vie, tantôt de couleurs flamboyantes, tantôt en noir lorsque ça devient trop. Au final, je suis peut-être en train de trouver un équilibre, du moins jusqu’à la prochaine vague. Je pense qu’en définitive, nous avons tous besoin de nous dépasser et d’avoir des buts. Pour y arriver, avoir des routines et une certaine discipline est important. Les résultats suivront alors toujours, mais ce n’est pas parce qu’ils ne sont pas (tout de suite) à la hauteur de ce qu’on espérait qu’il faut tout abandonner. Il y a toujours des bénéfices collatéraux (pourquoi parle-t-on toujours de dommages collatéraux et jamais de bénéfices ?) qu’il ne faut pas négliger.

Peut-être personne ne lira-t-il cet article, peut-être répondra-t-il aux interrogations de ceux qui se demandent comment rester motivés, peut-être aussi en aidera-t-il certains d’entre vous. Moi en tout cas, je suis contente de l’avoir écrit, sans obligation qu’il plaise. J’aimerais aussi écrire sur l’anxiété, mais je n’ai pas encore trouvé mon angle d’attaque. Personnel ou scientifique ? Un avis ?

Keep your digital wallpaper looking fly with this sweet Frida Kahlo quote.