Accomplissements de 2024 et souhaits pour 2025

Me voici de retour avec l’un des articles que j’aime bien rédiger chaque année en reparcourant mon agenda. Cela me permet de me remémorer les bons souvenirs, d’en tirer de nouvelles satisfactions et de réfléchir à ce qu’il est important pour moi de poursuivre l’année suivante. Il s’agit de lister les choses accomplies et vécues en 2024. Bien sûr c’est loin d’être exhaustif, mais voici ce que j’ai réussi à identifier de significatif pour moi. En 2024, j’ai donc :

  • Validé mon cursus de solfège (4 ans de formation) et intégré un cours d’ensemble de guitares classiques en parallèle de mes cours individuels de guitare classique
  • Fait du sport deux fois par semaine en moyenne
  • Visité l’Irlande (Galway, le Connemara, le Burren et Dublin en tout cas) : j’ai adoré ce voyage avec mon amie Sophie. J’ai aimé la chaleur des Irlandais et j’y retournerais volontiers.
  • Joué Titania dans le Songe d’une nuit d’été. Une adaptation accompagnée par un groupe rock. Un rêve me concernant. J’avais joué Helena au tout début de ma pratique théâtrale et je rêvais d’incarner la reine des fées.
  • Entamé un projet d’écriture de roman, accompagnée d’une guide fantastique et d’un groupe de femmes qui partagent ce besoin d’écrire et de vivre une vie créative. De belles rencontres et la sensation d’être pleinement à ma place dans ce cocon créatif mensuel.
  • Animé 3 ateliers de bibliothérapie en bibliothèque.
  • Lu davantage et regardé moins de séries. Je n’ai compté ni les uns ni les autres, mais je sais que le ratio a bougé en faveur des livres. La création des ateliers m’y a énormément incitée, ainsi le petit monde des comptes littéraires sur instagram.
  • Percé deux trous supplémentaires à mes oreilles. J’y ai pensé des années et maintenant c’est fait.
  • Passé un we à Lille avec une amie que je n’ai pas souvent l’occasion de voir, mais qui est l’une des plus chères à mon cœur.
  • Profité d’un massage par mois : un cadeau que je me suis ocrtoyé malgré ma décision d’économiser.
  • Economisé en vue d’un projet en 2025. J’ai commencé à budgetiser mensuellement les dépenses annuelles et à conscientiser davantage où allait mon argent. De plus en plus j’ai besoin de donner du sens au temps que je passe au travail. En donner ce qu’il faut pour avoir la vie que je veux.
  • Assisté à des évènements divers et variés : pièces de théâtre,  concert de chorale, spectacle de gym de ma filleule, concert rock d’un groupe d’amis…
  • Revu à Bruxelles une amie que je n’avais pas vue depuis 15 ans
  • Visité le labyrinthe de Durbuy avec ma petite chérie
  • Assisté à une finale olympique, celle du waterpolo, remportée par la Serbie face à la Croatie. Une expérience que je ne regrette pas, même si un peu avant d’y aller je n’en n’avais plus envie (les billets étaient achetés depuis plus d’un an). Voir Paris au ralenti était vraiment une expérience étonnante et l’ambiance des JO était magique, même si beaucoup est sans doute à critiquer.
  • Eté en Bretagne en passant par Honfleur avec mon amoureux. Visité, mangé des crêpes et profité de la plage de Dinard et des sentiers côtiers.
  • Eté à Ostende 3 nuits dans un bel hôtel avec ma maman et profité de l’ambiance de Noël là-bas. Un petit luxe.
  • Adopté un chat et participé au sauvetage de plusieurs autres. Un chat qui me remplit de bonheur, même si sa sœur ne le vit pas ainsi.
Irlande, mai 2024…

En lisant cette liste, je réfléchis inévitablement à ce que je veux poursuivre, faire différemment ou découvrir pour l’année 2025. Et voici donc la liste :

  • Partir en Italie un mois ou plus. La raison de mes économies est que j’ai demandé un congé sans solde de 7 semaines en mai juin de cette année. J’ai déjà réservé 9 nuit dans une ferme du Chianti. Je dois continuer à planifier ce voyage qui se veut plus une retraite et une parenthèse qu’un voyage touristique. Je serai accompagnée par mon père dans ce périple. Je ressens fortement le besoin de me reconnecter à l’Italie (où je vais régulièrement mais où j’ai surtout vécu deux années qui ont grandement participé à forger la personne que je suis). Le processus d’écriture et la création des ateliers n’a fait que renforcer ce besoin de prendre un moment pour me consacrer à cette part de moi et de mon travail que j’aimerais développer. Ecrire, accompagner des gens grâce aux livres et à l’écriture, sortir du carcan qu’impose un travail sédentaire sans possibilité de télétravail. M’offrir une chambre à moi loin des obligations du quotidien en somme. C’est le projet du printemps qui se prépare autant sur le plan géographique et philosophique qu’économique.
  • Un projet de création théâtrale est également au programme pour 2025. Il commence très bientôt et devrait donner lieu à des représentations début octobre. Et quand je dis « création », je veux dire que cette fois-ci, le texte, c’est nous qui allons l’écrire. Une expérience nouvelle, grisante et un peu stressante. Serons-nous capable de produire une matière suffisamment bonne que pour en faire un spectacle?
  • Poursuivre ma pratique sportive régulière en mettant davantage l’accent sur le travail musculaire que sur le cardio, sachant que construire du muscle devrait m’aider pour améliorer mon cardio tandis que l’inverse n’est pas forcément vrai. Ce n’est pas en courant ou en marchant qu’on maintient sa masse musculaire, surtout quand on est une femme et qu’on n’a plus 20 ans ni même 30.
  • Continuer à lire, pour le plaisir, pour apprendre, pour le travail aussi. Voir si je peux continuer à proposer des ateliers en bibliothèque ou ailleurs.
  • Poursuivre ma démarche d’investir mon temps et mon argent dans les endroits importants pour moi. Travailler oui, mais pour pouvoir me ménager des espaces de liberté, de création, de voyage et de connexion avec mes proches. Voilà ce qui me tient à cœur. Je peux passer pour une radicale du budget, une rêveuse ou quelqu’un qui manque d’ambition financière et professionnelle, mais je pense vraiment qu’il faut que je m’écoute là-dessus. Travailler bien, diversifier mon travail et au final travailler plus uniquement si c’est cohérent avec mes valeurs et mes envies. Bien sûr j’ai des envies de maisons, de voyages et même de possessions matérielles, mais il s’agit de faire la balance entre ce que ça coûte et ce que ça ME coûte.
  • Continuer la guitare, même si je ne sais pas si ce sera encore réaliste après cette année scolaire. J’aime cela quand j’y suis, mais respecter l’horaire du cours et travailler entre les séances me coûte parfois et je me demande si c’est sur cela que je dois mettre la priorité quand je manque de temps pour aller faire du sport. Sans compte que la salle de sport et la guitare impliquent tous deux une dépense financière qui pourrait être épargnée ou investie ailleurs.
  • Dépoussiérer ma connaissance de l’Italien (et pratiquer ce qui sera le cas au printemps), mais aussi renouer avec l’apprentissage du néerlandais et le dépoussiérage de mes bonnes bases en espagnol. Apprendre une langue est un plaisir pour moi et se case facilement dans une journée si on a la bonne appli sous la main.
  • Continuer à me faire plaisir en m’offrant un massage mensuel, un moment créatif ou une expérience insolite. Pouvoir me confier le temps d’un instant ou d’une heure à quelqu’un qui va prendre soin de moi quand je le fais tant pour d’autres. Notamment parce que c’est mon métier.
  • Me connecter à la nature autant que je le peux. En apprendre plus sur elle, m’y immerger, sortir davantage.
  • Honorer les liens qui comptent pour moi sans pour autant me perdre dans les méandres d’un agenda surchargé.

Je pourrais sans doute lister des envies à l’infini, comme chacun.e d’entre nous, mais je pense qu’il est sage de s’arrêter là. Je n’aspire pas/plus aux ruptures, aux avant/après, mais plutôt à ce que les changements opérés soient lents et durables si c’est la condition pour qu’ils adviennent. J’admire quelquefois les impulsifs, je sais cependant que ce n’est pas mon tempérament. Je sais aussi que la plupart du temps, mes choix je les fais seule. Ce qui confère une liberté que peu ont, mais qui me prive aussi d’être guidée par la co-construction qui peut rassurer, épauler, canaliser, orienter… Les avantages et les inconvénients d’être son propre moteur, sa propre boussole dans un cœur à la fois sauvage et anxieux.

En 2025, je vous souhaite de vous accepter toujours plus, de faire coïncider votre vie avec vos valeurs et vos aspirations et d’opérer dans la mesure du possible les ajustements qui vous porteront vers plus de bonheur et de liens heureux.

Mon fond d’écran/vision board créé pour ce début 2025

Nouvelles de moi(s) à moi, à vous…

Je ne sais pas qui passe encore ici. J’y pense souvent et je culpabilise ne ne pas pouvoir maintenir une régularité ou une ligne éditoriale, mais la vie est ainsi faite. A côté de la routine du boulot, du sport et des obligations « incompressibles », je suis assez cyclique. Tantôt séries, tantôt (et de plus en plus) livres. Tantôt sorties, journées sur les chemins, tantôt casanière, siestes en pleine journée. Et puis le théâtre, qui fout en l’air la routine, qui pousse à délaisser d’autres choses, qui fait vibrer…d’abord une fois par semaine, puis deux, puis des semaines entières, pour finir par des weekends de représentations intenses où tout tourne autour de ces moments de scène, de coulisses, d’after, avec un groupe qui a oeuvré durant de longs mois. Les paillettes de Titania sont désormais derrière moi. Mon costume gît toujours dans le sac dans lequel je l’ai ramené, il ne doit pas sentir très bon. J’ai encore mon texte en mémoire, mais ceux qui font du théâtre savent que ce n’est pas retenir son texte le plus difficile ni le plus merveilleux du théâtre…

Après deux semaines, j’ai récupéré de ma fatigue. Je métabolise l’après coup. Je retrouve une routine. J’ai écrit deux brouillons d’articles (une liste de plaisirs des derniers mois et une liste de chroniques littéraires) que je ne retrouve plus. Je croyais me les être envoyés par mail. Tant pis. Ils deviennent de plus en plus caduques. Je reposte régulièrement sur instagram. J’espère toujours faire une liste des livres lus depuis le début de l’année. Et axée sur mes coups de coeur. Les critiques, les résumés, internet en regorge. Ce que je cherche à transmettre c’est ce qui m’a marquée, ce qui m’a émue, ce qui pourrait vous/nous venir en aide dans certains des livres que je lis. Je prépare de nouveaux ateliers de bibliothérapie créative. Pour la bibliothèque de Visé, bientôt à Liège aussi j’espère. Comment trouver sa place? Comment trouver refuge? Comment résister face à un monde qui se dérègle? Comment tisser des liens qui nous construisent et nous accompagnent? Ce sont des thèmes qui reviennent souvent, qui me tiennent à coeur et auxquels mes lectures font souvent écho… Je devrais peut-être faire des listes de titres…mais ce qui me convient à moi ne résonnera pas de la même manière chez tout le monde. Là est la beauté de l’échange en groupe de bibliothérapie.

J’ai repris l’écriture aussi. J’écris un récit long, avec un début, un milieu, et je suppose une fin, que je n’entrevois pas encore. Après des années à avoir l’impression de ne rien avoir à raconter et surtout la certitude que tout a été dit mieux que je ne pourrai jamais le dire, je me suis lancée dans l’écriture d’un roman. D’un roman que j’écris pour moi. Mais quand j’en lis des passages à voix haute, je me dis que c’est quand même pas mal. J’abandonne l’idée d’avoir l’idée géniale, l’ambition de plaire au plus grand nombre, le syndrome de l’imposteur qui me dit que je ne suis pas à ma place. J’écris pour donner un contour à mes pensées, pour nourrir ma résilience et conjurer mes peurs profondes. J’écris aussi et avant tout avec plaisir, le plaisir d’avancer, d’ordonner, de dessiner, d’aborder les thèmes que je veux, comme je le veux, de formuler dans une histoire ce qui me tient à coeur, de créer la narration que j’aimerais lire. Pour le moment c’est le foutoir car j’écris par à coups, le style est inégal, le fond n’est pas toujours cohérent. Peu importe, tant que cela veut bien jaillir, je ne bride pas l’inspiration. L’élagage, la réécriture, les décisions, ce sera pour plus tard. Je me laisse le temps. Je n’ai pas de business plan ni de délais. Je sais juste qu’au printemps, je voudrais prendre une pause dans ma carrière et avancer là dessus. Pas une pause de six mois, mais plus que les 25 jours de vacances annuels, qui me semblent un minimum pour me reposer, partir une fois en vacances et dont je garde toujours quelques unités pour les semaines de représentations et les fêtes de fin d’année.

Alors voilà, c’était des nouvelles de moi à moi, de moi à vous qui avez tenu jusque là. Que je connais ou pas. Sinon je continue le sport, j’ai décoré chez moi pour l’automne. J’aimerais étirer, diluer cette saison qui me plait, mais je nous sens déjà toustes précipité.e.s vers Noël. Je lis goulument. Je viens de passer un weekend fait de balades et de nourriture réconfortante. Je tapote sur ce clavier avec la satisfaction de voir mes ongles nouvellement vernis. J’ai recueilli deux petits chats qui se retrouvaient à la rue. Ils sont en famille d’accueil chez mes parents. Je vais en adopter un. Deux si le second ne trouve pas de famille. Je vais m’arrêter ici. Je pense que finalement la spontanéité ne me va pas si mal…

Absolument pas ma création, mais j’adore…

Mes voeux et envies pour 2024

Me revoici depuis l’autre côté du réveillon. Happy New Year à tous. Si vous voulez de jolis voeux, Cécile Coulon s’en est déjà chargée sur sa page instagram que je vous laissse aller visiter. Je ne me frotte pas à l’exercice, je me suis contentée de partager les siens sur la page dédiée à mon blog.

Pour 2024, conformément à mon habitude, pas de résolutions démesurées, mais de la persévérance dans ce qui fonctionne pour moi, moins de ce qui ne me convient pas et quelques nouveaux rêves et défis tout de même. Voici ce que j’ai listé:

  • terminer et valiser mon cursus en solfège. Cela aura duré 4 ans et devrait s’achever en juin! Je m’y amuse mais c’est tout de même fatigant car c’est deux heures en soirée et cela demande beaucoup de concentration.
  • continuer le sport au moins deux fois par semaine. Depuis que je fais de la musique, j’ai abandonné les 3 sessions, il faut faire des choix.
  • Manger davantage de protéines. Parce que je suis végétarienne et pour que mes séances de sport soient efficaces.
  • Aller en Italie, comme chaque année
  • Aller en Irlande, pour la première fois
  • Continuer à lire, concevoir des ateliers et faire grandir mon projet professionnel alternatif
  • Ecrire. certes j’ai écrit, sur le blog, pour mon projet, pour réfléchir, mais j’aimerais enfin explorer une écriture fictionnelle et mener un projet raisonnable à son terme. Trop d’idées demandent sortir là.
  • Trier davantage et me débarrasser des objets inutiles, vieux cables (la flemme de tirer cela mon Dieu) et autres vêtements que je ne porte plus. Je songe à utiliser la technique d’avoir en permanence une boite ou un sac dans l’appartement où je mets les choses qui doivent partir.
  • continuer à épargner, que ce soit pour une maison ou pour des envies et nécessités plus ponctuelles grâce au système des enveloppes.
  • continuer à prendre le train plus régulièrement. S’il y a quelque chose de frustrant à se contraindre à des horaires, au moins c’est écologique, c’est reposant et une fois que c’est en marche on sait quand on arrive. Et si en plus je me motive à utiliser ce temps pour lire ou écouter des podcasts enrichissants c’est mieux.
  • Et enfin, ne pas surcharger mes soirées et mes weekends et c’est un grand défi. Car j’ai beaucoup d’ami.e.s, car j’aime être disponible et passer du temps avec eux.elles, mais parfois, mes weekends ressemblent à un tetris, mes soirs de semaine aussi… Oser dire non, dire que pas cette semaine là. Car sinon, je sais que je n’ai pas assez de temps de recharge (team introvertie, oui beaucoup d’amis, mais oui besoin de beaucoup de temps seule) et je néglige le sport, l’instrument, etc…

Voilà, je vais rester raisonnable et m’arrêter ici. Je ferai peut-être un bilan à mi année pour voir où j’en suis. J’adore lire ce genre d’articles écrits par d’autres. N’hésitez pas à partager et aussi à l’écrire vous-même. En étant raisonnables toujours car sinon le risque est de s’enfermer dans l’échec et le mécontentement. N’oubliez pas de noter ce dont vous pouvez déjà être fier.e, c’est important. C’est aussi pour cela que j’écris systématiquement la liste de mes accomplissements et découvertes en fin d’année. Tout comme les listes de gratitude, c’est excellent pour le moral et contre l’anxiété. Et qui n’a pas besoin d’un petit boost pour démarrer l’année?

La liste des choses accomplies en 2023

Je profite du calme avant le réveillon pour rédiger mon traditionnel article de fin d’année. Celui qui me permet de me remémorer les accomplissements de l’année écoulée, ainsi que de poser les jalons et visualiser ce que j’aimerais poursuivre ou faire de nouveau en 2024 ! Vous pouvez retrouver les articles des autres années ici, ici, ici:Le top de 2019: séries, films, littérature…, ici, ici et ici

On commence par la liste des choses accomplies en 2023 . En 2023, j’ai donc :

  • Continué mes cours de guitare et de solfège en académie
  • Fait du sport en moyenne deux fois par semaine, moins souvent et moins intensément qu’auparavant (multiplication des activités oblige) mais néanmoins régulièrement
  • Subi deux interventions sous anesthésie générale : une ostéotomie bi-maxillaire en février et un retrait des plaques de titane que j’avais en bouche en novembre. Et quand on sait ce que cela m’a coûté, je pense que je peux le classer dans les accomplissements. Je suis très contente de l’avoir fait mais cela m’a demandé de la patience et du courage, ce n’est pas allé sans heurts !
  • Bénéficié d’une vingtaine de séances de kinésithérapie pour m’aider à récupérer d’une luxation non réversible de l’articulation temporo mandibulaire gauche. Effet secondaire rare de l’opération !
  • Passé un agréable weekend hivernal à Stavelot, entre autres pour l’anniversaire d’une amie. J’ai eu l’occasion d’y visiter l’abbaye et le musée Apollinaire !
  • Continué à m’investir dans la production annuelle de ma troupe de théâtre, mais sans pouvoir jouer à cause de mes chirurgies et convalescence. Cela m’a néanmoins permis de me rendre utile autrement et de participer à la vie de la troupe depuis les coulisses.
  • Organisé un blind test avec d’autres membres de la troupe pour récolter des sous à investir dans nos spectacles
  • Eté à Bruxelles pour assister au premier spectacle de stand up de ma vie, en italien qui plus est.
  • Suivi un weekend de formation + une journée de suivi en bibliothérapie ! Suite à cela, j’ai organisé des apéros littéraires avec des amies intéressées par le projet, j’ai donné mon premier atelier à ce public témoin et j’ai conclu un accord pour en animer à la bibliothèque de ma commune ! Je suis très fière et très heureuse d’avoir travaillé sur ce projet !
  • Participé moi-même à des ateliers de bibliothérapie et des ateliers d’écriture avec Le Mot qui Délivre
  • Fait un escape room dans une maison hantée en réalité virtuelle avec une amie. Un peu coûteux mais terriblement amusant !
  • Passé 4 mini séjours à la mer (un en amoureux, deux avec ma maman et un entre amies, on varie les plaisirs) : deux à Domburg (en Zélande, aux Pays-bas), un à Middelkerke et un à Ostende. J’ai à chaque fois profité de superbes hôtels en réservant en semaine.
  • Suivi une formation pour produire un podcast dans le cadre de mon travail
  • Eté en Italie et découvert avec émerveillement les rives du Lac de Côme et Bellagio, ainsi que la minuscule ville médiévale Monteriggioni en Toscane.
  • Eté au théâtre et au cinéma. J’ai vu « Les trois Mousquetaires », « Oppenheimer » et plus récemment « Winter Break » et « Wonka ». Je les ai tous beaucoup aimés. Au rayon séries, j’ai terminé « The Crown », « Toujours là pour toi », « Guide astrologique pour coeurs brisés » entre autres…
  • Lu beaucoup de livres, davantage que les autres années. D’une part à cause de et grâce à ma formation et mon projet d’ateliers en bibliothérapie et ensuite parce que les convalescence et le fait que je ne joue pas sur scène m’ont concédé du temps au calme. Comme quoi, finalement, à toute chose malheur est bon ! Mes coups de cœur, j’en parle dans les articles de ce blog, mais aussi plus régulièrement sur instagram ! Je peux citer, au rayon découvertes Cécile Coulon, Victoire Tuaillon, Diglee, Susan Fletcher, William Boyd, Sally Rooney, Lucinda Riley, Kristopher Jansma… et au rayon des confirmations Jonathan Coe, Baptiste Beaulieu, Liv Strömquist, Simonetta Greggio
  • Me suis offert des petits plaisirs réguliers, tels qu’une belle manucure en vernis permanent ou des séances de massage relaxant. Cette année a été physiquement et quelque fois moralement éprouvante et j’ai décidé de consacrer un budget mensuel pour prendre soin de mon corps en plus de mon esprit.
  • bien profité de la période de Noël je trouve. J’ai fait une jolie déco, celle que j’aime, chaleureuse et traditionnelle.
  • Profité de ma famille. Là aussi avoir des semaines de convalescence m’a permis de me faire chouchouter et, quand ça allait mieux, de passer plus de temps auprès de ma grand-mère. Que je vois tout de même une fois par semaine quoi qu’il arrive
  • Continué à économiser dans l’optique d’acheter un jour une petite maison avec une deuxième chambre et un coin de verdure… Je ne l’ai pas encore trouvée, mais l’épargne se constitue.
  • Commencé à écouter quelques podcasts : ceux d’Eloïse, InPower de Lucie Aubery, Le cœur sur la table de Victoire Tuaillon, la source de Cécile Coulon… Je pioche par-ci par là dans ces contenus littéraires et féministes qui me parlent.
  • Eté révoltée par toute une série d’affaires médiatisées, qu’elles concernent les violences faites aux femmes, aux enfants, aux peuples ou à la planète. Je ne peux pas ne pas le mentionner, même si ce n’est pas un accomplissement. Quoi que, garder sa santé mentale et continuer à agir avec intégrité et engagement dans ce monde est, à bien y regarder un défi quotidien !

Je suis à peu près certaine d’oublier des choses, mais je ne peux pas lister tout ce qui est repris dans mon agenda 2023. Je pourrais simplement ajouter les nombreux moments d’amour, de partage et d’amitié autour de verres, de discussions, de cafés, de thés, de balades ou de moments culturels. Ils sont le sel (mais aussi le sucre et les épices) du quotidien et je suis très heureuse d’avoir un entourage d’une telle qualité. Si vous passez par ici, vous vous reconnaitrez. Et laissez-moi un cœur ou une étoile en commentaire, ça me fera plaisir !

Je voulais poursuivre en écrivant mes désirs et engagements pour 2024, mais j’ai envie finalement de m’arrêter ici et d’écrire la suite demain. Comme un rituel. Laisser à 2023 ce qui lui appartient. Cette année a vu naître un nouveau projet, elle m’a aussi frustrée et contrainte au repos. Sans doute l’un n’aurait il pas pu advenir sans l’autre. Et puis, j’entre en 2024 avec un nouveau sourire et des dents bien alignées, alors c’est sans regret !

Rentrée et Tempérance

Bonjour à toustes, à toi qui passes par hasard ici, à ma maman certainement !

Il y a quelques mois j’avais décidé de reprendre mon blog en main avec une publication hebdomadaire, de recentrer ma ligne éditoriale autour de la littérature et de me créer un joli feed instagram. Un peu parce que je fonctionne comme cela (toujours se mettre des objectifs, planifier et essayer d’être disciplinée), un peu aussi car j’ambitionne de développer une activité en lien avec mon métier (psychologue) et la littérature. C’est en ce sens que j’ai entrepris une démarche de formation à la bibliothérapie avec Eloïse Steyaert du Mot qui délivre. Bref, force est de constater que je n’y parviens pas. J’ai essayé plusieurs fois et je pense qu’il faut que je lâche un peu de lest à ce niveau-là.

En plus du travail, je suis toujours impliquée dans ma troupe de théâtre, j’essaie de faire du sport deux fois par semaine et je fais du solfège et de la guitare. La belle vie. Et déjà beaucoup de choses. Mais je dois pourtant sans cesse me réfréner. J’ai failli m’inscrire à un workshop de crochet. Je me suis raisonnée en me disant que je devrais plutôt me débarrasser de la machine à coudre et du matériel qui l’accompagne et encombrent mon armoire. Je voudrais aussi rafraichir mon néerlandais et mon espagnol. Et aller courir. Et, et, et… J’ai toujours été comme cela, j’ai besoin d’apprendre, besoin de me fixer des objectifs. Et je ne suis pas satisfaite non plus quand les choses sont faites à moitié. Il faut donc que je me bride, mais ce mot ne me plait pas. Il faut que je me recentre, que je me concentre. Que j’accepte que j’aimerais toucher à tout, mais que l’important pour moi est aussi et  avant tout d’être constante et régulière dans des activités et des projets qui avancent et me procurent un sentiment d’accomplissement et de compétence.

Je ne me suis pas inscrite au crochet.

Je me suis remise assidument à la lecture. Parce que cela me fait du bien et parce que j’ai pour projet de créer des ateliers bibliothérapeutiques. Des ateliers qui viseraient à prodiguer du ressourcement, de l’apaisement, mais aussi à renouer avec sa créativité autour du média livre/littérature.

Je ne vais pas exiger de moi-même une publication hebdomadaire sur mon blog, car cela finit par devenir une exigence paralysante qui fait que je ne publie rien pendant des mois.

Je vais à la salle de sport deux fois par semaine. Je n’attends pas d’avoir beaucoup de temps pour y aller. J’y vais même pour une demi-heure intense plutôt que de sauter la séance par manque de temps ou d’énergie.

Je ne joue pas dans la pièce de ma troupe cette année. Je suis sereine, pourtant j’aime le projet. Mais je suis en convalescence d’une grosse opération et je dois l’accepter. Je me ressource et travaille dans l’ombre pour mieux repartir.

Je ne vais pas programmer de weekend à la Toussaint. Je vais prendre ce temps pour être à la maison. Et pour économiser pour ma liste de « voyages de rêve ».

Je ne sais pas si je vais acheter une maison où juste garder mon appartement et conserver le luxe de ne pas devoir travailler pour payer quitte à ne pas m’épanouir. Je vais peut-être me payer plus souvent des « vacances avec jardin ». A voir.

Voici mon mood de la rentrée, créer et persévérer. Nidifier pour mieux s’envoler. Et ne pas se disperser, mais approfondir. Car même si cela part d’une jolie pulsion de vie, cela risque de m’épuiser.

J’ai commencé la rédaction de cet article en me disant que j’allais y dresser la liste de mes dernières lectures, celles, nombreuses, que je n’ai pas eu le loisir de chroniquer individuellement. Mais la plume a dérapé et m’a emmenée là où j’en avais besoin. Déplier, observer, trier mes pensées. Penser pour mettre en actes. Ne pas s’y perdre. C’est aussi cela l’écriture pour moi. Alors je vais m’arrêter là.

J’espère que la fin de l’été se passe bien pour toi ou vous qui me lis(ez). Je ne sais pas si le mois de septembre à cet effet là sur vous. Pour moi c’est toujours une page blanche assez excitante qui ouvre également sur la saison où je me sens le mieux, l’automne. Je vous/me reviens quand je peux avec de nouveaux partages.

Au creux de l’effort, s’émerveiller des surprises de la nature…

« American Predator » de Maureen Callahan et quelques réflexion sur les contenus « True Crime »

La chronique d’aujourd’hui concerne un ouvrage « True crime », un genre très à la mode et controversé car accusé de glamouriser la violence et les auteurs de violence, surtout malheureusement à l’encontre des femmes. Moi-même je consomme ce contenu, mais je suis néanmoins interpellée par cet attrait et notamment la polémique autour de productions netflix, telles que « You » et « Dahmer ». L’une est une fiction, l’autre une série inspirée de faits réels et je ne les ai regardés ni l’un ni l’autre. Je pense que j’étais un peu à saturation et que le fait que j’ai pu abondamment lire combien le public trouvait les protagonistes beaux, attirants et suscitant l’empathie m’a un peu effrayée. Penn Badgley (qui campe le personnage principal de « You ») et Evan Peters (tour à tour érigé en sex symbol par certains et accusé d’être trop sexy pour incarner un tueur en série par d’autres) ont je pense eux-mêmes déclaré ressentir un certain malaise vis à vis de communautés de fans fantasmant sur les personnages qu’ils incarnent. Je ne sais pas quel est votre avis à ce sujet ni si vous en avez un, mais c’est une question qui me travaille. Le féminicide est enfin en passe de devenir un sujet politique et en même temps, j’ai le sentiment que tout une industrie en tire profit et que nous, public, femmes et hommes, sommes en quelque sorte fascinés par ces crimes.

Pour en revenir à l’ouvrage dont je voulais parler aujourd’hui, il relate la quête de divers agents des forces de l’ordre afin d’arrêter le ravisseur d’une jeune fille, dont on va rapidement s’apercevoir qu’il a déjà tué auparavant et pas qu’une seule personne. Il s’agit d’Israel Keyes et ce n’est pas un suspense car l’affaire a fait grand bruit et ses méthodes et sa préparation (il voyageait beaucoup et disséminait des « kits de meurtres » dans différents Etats pour n’y revenir commettre un méfait que des mois ou des années après) sont assez glaçants. Cet ouvrage est aussi haletant qu’écoeurant parfois. L’enquête est soignée et l’autrice a dû visionner les vidéos de la police et interroger les agents durant des heures et des heures pour nous livrer un résultat aussi complet. La jeunesse de Keyes est également documentée abondamment et donne des pistes pour comprendre l’horreur puisque, comme la plupart des tueurs en série, on découvre sans surprise qu’il n’a pas bénéficié d’une vie familiale « équilibrée » et favorisant le bon développement d’un enfant. Au final un ouvrage modèle du genre, assez malaisant, mais, pour en revenir à ce que je disais plus haut, c’est sans doute à considérer comme une réussite. Pour ma part, je pense que je vais m’écarter un peu de ce type de contenus et en revenir à des polars et enquêtes de pure fiction (un nouveau Lars Kepler est sorti et cet auteur fait partie de mes favoris) car je me rends compte que le suspense me plait et me détend, mais que j’ai de plus en plus tendance à être écoeurée face aux histoires de tueurs réels.

Rétrospective 2022

Fidèle à la tradition (parfois dans un carnet, parfois sur mon blog comme en 2018), j’ai dressé la liste non exhaustive des choses accomplies cette année. Cette année a été riche en célébrations puisque la plupart de mes amis et moi sommes nés en 1982, ce qui a donné lieu à de jolies fêtes d’anniversaire. J’ai également assisté à deux mariages et refréquenté les théâtres avec grand plaisir…

Janvier:

  • j’ai passé une soirée aux thermes Sané à Tongres
  • j’ai été à la patinoire de Liège avec ma filleule, sa soeur et leur maman
  • j’ai participé à un atelier d’écriture avec Le mot qui délivre

Février:

  • j’ai été voir une pièce en wallon au Trianon, une expérience amusante qui m’a fait me sentir jeune!
  • Je suis retournée au cinéma voir des films italiens « Io sto bene » et « Gli anni più belli« . Le second m’a fait pleurer de nostalgie
  • Je suis allée voir une expo immersive sur Magritte au musée de la Boverie
  • J’ai assisté à une représentation de « La Cerisaie » avec la divine Isabelle Huppert

Mars:

  • j’ai organisé un jeu de piste pour un anniversaire (pour une adulte) et cela a égayé mes journées pendant plusieurs semaines
  • j’ai participé à un atelier d’écriture
  • j’ai passé un weekend à Domburg, en Zélande et, malgré la saison, nous avons eu une chance incroyable car nous avons pu admirer l’éclosion du printemps sous un soleil radieux
  • je suis allée à Paris et j’ai pu y retrouver des amies, faire une balade en bateau sur la scène et visiter l’expo sur Marcel Proust au Musée du Carnavalet, organisée à l’occasion du centenaire de sa mort

Avril:

  • j’ai fêté mon anniversaire en au moins trois fois, entourée de la plupart des gens qui me sont chers, hormis ceux qui vivent à l’étranger
  • j’ai rejoué notre spectacle « Petit théâtre sans importance », créé en novembre 2021, lors d’un festival
  • je suis allée voir Alain Souchon qui, à 78 ans, a encore une voix qui tient très bien la route et déploie une énergie quasi juvénile sur scène

Mai:

  • j’ai organisé et animé une soirée quizz – blind test pour et avec ma troupe de théâtre. Une première!
  • j’ai présenté et réussi mes évaluations de solfège à l’académie. Je continue et petit à petit, ce que je joue commence à ressembler à quelque chose. Et surtout, cela m’amuse et me détend.
photo de bonheur choisie un peu au hasard

En juin, j’ai réalisé un de mes voyages de rêve. Je suis partie en Norvège! Les randos étaient difficiles, j’ai eu le mal de mer et mon sommeil était entravé par un soleil qui ne se coucha jamais, mais le sentiment qui m’habite en repensant à ce voyage est l’émerveillement. Calme, dépaysant, sauvage et merveilleux pays! Et une maison hyggelig à souhaits!

En juillet:

  • j’ai assisté à deux mariages sous le soleil
  • j’ai eu pour la première et j’espère dernière fois le covid!
  • je suis allée aux thermes Elaïsa, au coeur du part naturel de Haute Campine
  • j’ai passé à nouveau quelques jours en Zélande, à la Maison la Tulipe, à Zoutelande. Les Hortensias étaient en pleine floraison, la maison était magique et les plages d’une surprenante sérénité
  • j’ai à nouveau participé à un atelier d’écriture, mais en plein air cette fois!

En août, je suis partie en Italie. Retrouvailles, pizza, marche en montagne, piscine. J’ai également à nouveau visité une expo immersive, cette fois sur Léonard de Vinci. Elle se tenait dans une église désacralisée du centre de Florence et j’aurais bien passé la journée étendue à profiter des projections à 360 degrés sur les parois richement décorées et sculptées…

En septembre:

  • j’ai participé à deux jours de formation sur le thème des récits de vie et des albums jeunesse, cela m’a donné des idées de reconversion professionnelle partielle
  • j’ai passé un petit weekend à Bruxelles au cours duquel j’ai fait une matinée de yoga, suivie d’un brunch healthy et copieux

En octobre:

  • j’ai réitéré l’expérience du théâtre en wallon, dans une petite salle perdue dans la campagne à 45 minutes de chez moi. Une ambiance particulière et un public qui avait souvent deux fois moi âge ou presque
  • j’ai participé à une activité de team building façon escape game en extérieur dans les ruines d’un château médiéval. J’ai pu manipuler un arc à flèche mais je suis loin de posséder une adresse elfique
  • j’ai vu « Italie-Brésil 3 à 2« , une pièce de Davide Enia adaptée et interprétée par Fabrice Piazza. Le titre évoque un match de foot épique de la coupe du monde de 1982 et comment il est vécu minute par minute par les membres d’une famille sicilienne passionnée et superstitieuse. Un excellent moment pour tous, amateurs de football ou non, italiens ou non, je pense que tout le monde peut s’y plaire. Le tout accompagné d’un guitariste.
l’aubépine en automne
cosy à onderdepoort

Novembre:

  • j’ai joué dans 6 représentations des « Amoureux » de Carlo Goldoni, un classique du 18° siècle transposé dans l’univers musical et esthétique des années 60.
  • j’ai assisté, pour la première fois, au concert de la chorale d’une amie.

Et en décembre…je pense avoir tout dit dans le post précédent. J’ai le sentiment d’avoir bien profité de cette période que j’aime tant, même si elle est à nouveau passée à toute vitesse. Merci 2022 pour les souvenirs. Je réfléchis à présent à ce que je garde, ce que je laisse et ce que j’entreprends en 2023… Et vous? Quels souvenirs? Quels projets?

40

Aujourd’hui, j’ai enfin 40 ans. Enfin oui, car après des mois à ne pas passer une semaine quasi sans que quelqu’un me rappelle que cette année ça allait être mon tour, j’avais hâte d’arriver à cette journée et de voir si subitement, j’allais constater les ravages du temps. Il est encore trop tôt pour savoir si je vais y survivre, mais je constate que comme pour les 20, comme pour les 30, pas grand-chose ne change, ni pour moi ni pour les autres. Si ce n’est le regard que l’on nous porte, que l’on se porte à soi-même aussi, mais peut-on dissocier les deux ?

Cette année j’ai tout fait pareil, pas de grande fête, pas de tenue extravagante, pas d’envies démesurées. Pourtant j’en fais un article me direz-vous…eh bien oui tout de même, car ces 40 ans riment, à quelques mois près, avec mes 15 ans dans l’asbl où je travaille. Et cette stabilité ça me travaille. Je réfléchis depuis des mois à ce que je veux garder dans ma vie, voir fructifier, élaguer, cultiver, ce dont je veux me délester.

Mon amie Nuria, qui ne me lira probablement pas car elle est espagnole et ne connait pas l’existence de ce blog, termine souvent ses posts instagram très spirituels par des hashtags tout aussi spirituels, tels que « si te hace feliz aumenta la dosis » (ça sonne tellement mieux en espagnol, comme à peu près tout d’ailleurs). J’aime planifier, j’ai un côté control freak et pourtant, je n’ai jamais réussi à avoir de plan bien défini pour ma vie. Quel métier faire ? Où vivre ? Vivre seule ou non ? J’ai navigué à vue et continue à le faire, cela répond sans doute tout de même à un besoin de liberté.

A 40 ans comme à 20, je m’assois toujours à même le sol dans les gares si le train a du retard et que je suis fatiguée. A 40 ans comme à 15, je fais toujours la grasse matinée. A 40 ans comme toujours, je porte quelquefois des vêtement dont j’ignore moi-même s’il sont vraiment beaux, littéralement un exercice de style. A 40 ans comme à 10, je n’imagine pas ma vie sans mes parents. A 40 ans comme à 18, j’attends toujours ma lettre d’admission à Hogwarts (oui j’étais déjà un peu vieille je sais). A 40 ans, j’ai toujours les mêmes amis que quand j’avais 3, 10, 12, 18, 23, 30 ou 35 ans. Je les accumule sur mon chemin, c’est peut-être cela finalement mon projet familial atypique. Quel réconfort de ne pas évoluer parfois, d’éprouver la solidité des liens, la force de l’habitude et le détachement toujours plus grand du regard des autres.

Et maintenant ? Et maintenant, je veux encore plus de tout cela, je veux m’asseoir dans de nombreuses gares, fouler de nombreux quais qui m’emmèneront aux quatre coins de l’Europe et peut-être au-delà. Je voulais aller en Andalousie et en Cornouailles avant mes 40 ans. Ce n’est que partie remise. A la place cette année, un autre rêve, la Norvège. Le pays le plus cher d’Europe en pleine inflation spectaculaire d’à peu près tout. Après nous les mouches dit-on ! Je veux encore plus de théâtre, de moments complices avec mes partenaires, de stress en coulisses, de nuits trop courtes, de projecteurs qui font mal aux yeux et de fierté. Je veux oser mes propres projets professionnels, me prendre au sérieux, proposer des choses et des façons de faire en totale conscience et confiance envers qui je suis et ce que je suis capable d’apporter. Je veux être avec les gens que j’aime, enfants, amis, parents, aînés, fabriquer des souvenirs pour dans 5-10-15-20-50 ans même. Je veux parler espagnol, jouer de la guitare, écrire, courir et jardiner, le tout sans pression ni échéance. Je pense que je tiens le bon bout. Et si l’univers m’envoie une petite maison à prix raisonnable avec un petit jardin et une petite pièce bureau-bibliothèque, ce sera la cerise sur le gâteau.

Et vous, est-ce que les chiffres ronds vous mettent la pression ou vous font philosopher ?

Et pour conclure, juste comme cela, une capture du superbe film qu’est « Boyhood »…

Toutes mes vies… (atelier d’écriture)

La semaine dernière, j’ai suivi un atelier d’écriture intime avec le mot qui délivre. Le thème « toutes mes vies ». Nous avons passé deux heures sur un exercices pour délier notre plume puis deux consignes plus conséquentes. Je me risque à publier ici le premier exercice ainsi que la première consigne. Si cela vous tente de faire pareil en commentaire, je me ferai un plaisir de vous lire…

Qu’est-ce qu’une vie ?

Une vie c’est un cadeau non sollicité pour celui qui le reçoit, parfois aussi pour celui, celle, ceux qui le conçoivent.

Une vie c’est un nouvel éphémère chaque matin.

Une vie c’est une table pas si rase sur laquelle il faut trouver où poser ce qui va nourrir l’envie de continuer.

Une vie ce n’est jamais tout à fait la nôtre. Une vie c’est se cogner à celle des autres.

« Une vie » c’est un roman de Maupassant (que je n’ai pas lu).

Une vie c’est au moins une chose qu’on a en commun.

Une vie c’est fait de hasards, de coïncidences, de nuits d’insomnies à faire des choix pour les défier, de matin gonflés de sommeil à force de ne pas y arriver…

La Liste de toutes mes vies

Ma vie de solitude choisie, d’introversion heureuse, d’intensité intérieure

Ma vie d’amie enthousiaste, entourée de mes frères et sœurs nés d’autres ventres

Ma vie d’éternelle étudiante, d’assoiffée d’apprentissages, d’incorrigibles éclectismes

Ma vie choisie sans enfant à moi, à écouter ceux des autres, à chérir ma filleule comme si elle était mon sang, à chérir mon enfance, à ne pas vouloir grandir

Ma vie de petite fille d’immigrés, au cœur morcelé, au cœur dont certains bouts ont la saveur de l’olive et des racines adriatiques

Ma vie d’énergies alternées, paressant sans culpabilité ou m’agitant avec avidité

Ma vie sur les planches, grisée par la poussière des coulisses, vivant pour le pouls agité des soirs de première, pour l’éblouissement des projecteurs, pour la transmission des mots

Ma vie pour la transmission finalement. Ma vie pour les histoires. Pour le lien tissé jour après jour. Pour les passages du clair à l’obscur.

Ma vie par procuration, héroïne de romans ou de films

Ma vie faite de petites absurdités et de grandes révélations

Ma vie d’amoureuse qui compose pour l’aimer aussi fidèlement que librement, pour rester libre d’être fidèle à moi-même.

Ecrire…

Depuis que je suis toute petite, j’ai envie d’écrire. Mais qu’est ce que cela veut dire au juste avoir envie d’écrire ? Et pourquoi n’ai-je jamais « rien » écrit ? Par rien, j’entends une fiction avec un début et une fin. Une première majuscule et un point final. Une histoire. Un texte à faire relier et qui peut être mis entre les mains d’une tierce personne. Là est peut-être le problème. La définition du rien ou plutôt le fantasme du tout. Depuis que je sais écrire et lire, je rêve qu’un jour, j’écrirai un livre. Une fiction pour être précise. Or, au crépuscule de la trentaine, je n’ai toujours pas accouché de ce premier roman, de cette opera magna qui fera de moi une femme accomplie, une femme qui n’a pas oublié ses rêves de petite fille. Or pour écrire un roman, il faut deux choses essentielles : avoir quelque chose à dire et être prêt à travailler. Comme le premier, qui me parait également le prérequis, ne s’est jamais présenté (autrement que comme un début je veux dire), je n’ai jamais essayé de le forcer. Je ne ferai jamais partie de ces auteurs qui disent avoir besoin d’écrire pour vivre. Vous savez, ceux qui semblent possédés par des personnages et des messages plus grands qu’eux et qui racontent le besoin impérieux de les externaliser sous forme de récit. Je n’ai pas ces choses-là à dire. Je n’ai pas non plus le sentiment d’avoir quelque chose d’autobiographique qui vaille le coup à part des bribes de journal intime, mais il serait bien narcissique que de penser que cela a une quelconque valeur, tant du point de vue de la forme que du fond. D’autres auteurs eux, expliquent qu’il faut s’asseoir jour après jour à la table et se mettre à écrire, une phrase après l’autre, inlassablement et avec rigueur. Ainsi pourrait on également mettre au monde une histoire. Je ne l’ai jamais tenté non plus. Au fond, est-ce que je veux vraiment écrire un livre ? Et suffit pourquoi le voudrais-je ? Et le vouloir suffit-il ? Peut-être ne me suis-je pas encore détachée du moi idéal que je me suis façonnée sur mesure à l’adolescence que pour m’avouer que je ne l’écrirai pas ce livre. Que je ne l’écrirai pas et que ce n’est pas grave. Pourquoi est-il si important pour moi de m’identifier à une image de personne créative, d’artiste, d’intellectuelle. Je l’ignore. Au final, cela ne fait que nourrir une insatisfaction et il faudrait sans doute que je parvienne à me détacher de tout cela. Que je me détache de cette notion d’objectif, d’accomplissement, de performance. Ces idées abstraites et subjectives qui ont si souvent été un poison pour moi. N’osant pas parler de mes rêves de peur que l’on me questionne sur le pourquoi du comment je ne les ai pas atteints. Mais les questions les plus pertinentes et acérées ne risquent-elles pas de venir de moi-même ? Et n’ai-je pas mérité la liberté de penser ce que je veux de moi-même ? N’ai-je pas le devoir aussi d’arrêter de me regarder pour me tourner vers un monde ou d’autres histoires sont possibles que la mienne ? Que ma quête d’une image ? Ne ferais-je pas mieux d’accepter que je n’écrirai par ce livre. Mais que j’écris d’autres choses, qui sont lues ou pas. Que mon métier, que je n’ai pas eu le sentiment de choisir, j’y ai peu à peu trouvé un certain épanouissement. On ne sait pas toujours pourquoi on fait un choix, mais il faut pouvoir se demander pourquoi on le maintient et écouter les réponses. Et s’il n’y avait pas que la peur du changement ? Mes mots sont bien décousus et si je les publie, je ne m’attends pas à ce qu’ils soient intégralement compris, mais cela me fait du bien et elle est peut-être là ma plume. Une plume qui ordonne les états d’âmes, qui panse les blessures, qui décrit le chaos, qui lui donne sinon une forme du moins une ombre que je peux apprivoiser et surveiller du coin de l’œil. Elle est peut-être là ma plume et si j’écris, ne suis-je pas auteure malgré tout ?