La liste des choses accomplies et mes « résolutions » automnales.

Le 15 septembre, sur ce blog, je consacrais un article à la venue de l’automne (voir plus bas). A l’occasion de cette déclaration d’amour, j’en profitais pour lister des choses que je voulais accomplir durant cette saison. L’heure est venue de voir si j’ai réussi. A dire vrai, je n’y ai plus tellement pensé et je me suis laissée vivre. Je trouve que c’est important d’avoir des objectifs et des envies, mais cela peut devenir un sujet d’insatisfaction récurrent si on commence à s’en vouloir, se comparer aux autres. Soit on s’épuise dans une fuite en avant sans profiter de l’instant présent, soit on finit par tout lâcher, sombrer dans la procrastination et vivre avec un sentiment d’échec.

eb775ace5ee56e30b176760b90df259d

Pour ma part, chaque année, avant même de prendre de bonnes résolutions (ce que je ne fais pas vraiment), je prends le temps de noter dans un carnet la liste des choses accomplies durant les 12 mois qui viennent de s’écouler. Et croyez moi c’est surprenant car il y a beaucoup de choses si on s’autorise à être reconnaissant avec soi même : à inscrire un citytrip dans le pays voisin même si d’autres partent au bout du monde, à avoir atteint un petit objectif sportif sans pour autant courir le marathon… Nous nous mettons souvent de trop grands objectifs et passons à côté des belles choses qui se présentent sur notre chemin, qui sont parfois des étapes vers de plus grandes choses. Ou parfois pas, et ce n’est vraiment pas grave.

Ecrire cette liste et la relire me procure un sentiment très positif et me permet de remettre du sens et des évènements sur le temps qui passe. J’ai moins le sentiment que les choses m’échappent. Ensuite, je fais également une liste des choses que j’aimerais pour l’année qui vient et la liste des choses que j’aimerais voir continuer.

2945b0243d4470ad6bb46e12738e918f

Par rapport à ma liste du mois de septembre, voici où j’en suis :

  • Écrire plus souvent et publier deux fois par mois : je n’y suis pas encore mais j’ai continué à écrire. Je ne sais pas si je devrais m’organiser autrement et planifier des articles. Le dimanche après midi semble le bon moment. Je crois que je cherche encore ma ligne éditoriale aussi, pour l’instant cela fonctionne un peu comme un journal et je n’en suis pas totalement satisfaite.
  • Lire avant de m’endormir : check pour le moment et sans effort, j’en reparle bientôt
  • Continuer mon désencombrement : je dirais que c’est au point mort pour l’instant, je pense qu’une nouvelle petite purge me ferait du bien. Mais à part des vêtements, je ne laisse plus trop d’objets rentrer ici donc ça reste assez acceptable.
  • Economiser et ne plus sortir acheter le midi : ça a été mieux mais ça a été bien pire aussi et j’ai justement déjà cuisiné mes deux prochains repas de midi. Niveau économies, je prends aussi moins de bains et j’ai réussi à espacer les shampooings : moins d’eau et moins de produits.
  • Continuer le sport : check check check et je suis bien fière sur ce coup là. Je suis parvenue à une régularité exemplaire et je sens également les résultats. Notamment lorsque je fais un run à l’extérieur, j’atteins une endurance et une distance qui restent modestes mais supérieures à ce que j’ai pu faire ces dernières années. On ne lâche rien !
  • Faire ma propre soupe : quelques fois oui, mais souvent non et en fait ce n’est pas grave du tout.
  • Apprendre l’espagnol : après un creux, j’ai repris depuis quelques semaines et j’avance bien. Mon but est de continuer jusqu’à mon voyage à Valence en mars. D’ici là, je pense que je peux bien avancer dans le programme. Je pense que ma motivation avait un peu baissé car j’utilisais l’application sur ipod, c’est quand même plus ergonomique et je tiens plus longtemps si je prends le temps de me mettre devant mon ordinateur.
  • Me programmer des soirées créatives : je n’ai pas eu le temps, cette impulsion m’avait saisie en novembre et décembre c’était vraiment compliqué pour organiser ça.

Pas mal en somme. En tout cas, je suis sereine et persuadée que même si cela ne parait pas grand-chose, ça m’aide énormément à rester positive et à avoir moins peu du temps qui passe.

Less is more: le bilan

Me voici avec mon « bilan dépuratif ». J’ai mis du temps à me décider à écrire cet article et je pense que la principale raison (outre le fait que je suis une procrastinatrice de niveau olympique) c’est que cela ne s’est pas passé comme je l’avais prévu. Et c’est un autre problème que j’ai, à savoir tendance à reporter/mettre de côté/abandonner/renoncer aux choses si je ne peux pas les faire d’une façon qui me satisfait, c’est-à-dire que je trouve parfaite ou conforme à ce que j’avais annoncé. Et je me rends compte que cela me pousse à ne pas suivre certains chemins alors que j’en ai envie, simplement parce que j’ai peur de la déception, du manque de légitimité ou de crédibilité…que ce soit de moi-même ou des autres. Bref, voici donc ce qu’il s’est passé. Les premiers jours c’était facile, il me suffisait d’ouvrir un tiroir ou une armoire pour trouver un objet à virer, et ce alors que cela faisait quand même plusieurs mois que je me débarrassais ponctuellement d’affaires que je n’utilisais plus ou que j’avais en double. Mais en fait, cela concernait surtout les fringues et pas tant les objets. Je me suis dit que cela allait être vraiment une promenade de santé. Sur la deuxième quinzaine du mois d’août, j’ai laissé partir (à la poubelle, à la récup ou en stock brocante) :

  • Une boite à lunettes de soleil défraichie (ok, dégueulasse)
  • 5 bougeoirs/photophores (une autre de mes passions, j’ai dû faire des choix)
  • Un gros livre de cuisine (soyons réalistes…je ne cuisine pas)
  • 3 sacs
  • Un tapis de bain qui ne va pas avec la couleur de ma salle de bain
  • Une lanterne décorative
  • Un cadre
  • Une toile
  • Un porte clefs
  • Deux vieux téléphones portables et leurs chargeurs
  • Une paire de pompes

Ensuite…j’ai repris le travail, ma motivation a sans doute baissé et honnêtement j’avais exploré les options faciles. Je m’étais dit que je ne compterais pas les fringues, mais finalement j’ai décidé que je pouvais le faire. Arrêter de se mettre des limites, surtout quand je me les impose et qu’elles ne concernent que des accords pris avec moi-même. Je ne veux plus que le perfectionnisme soit une excuse pour ne pas faire les choses, ce dont je parlais plus haut. Pour ce qui est de la suite de mon mois de désencombrement, je déclare donc recevable la masse de vêtements que j’ai soit mise de côté pour un vide dressing (programmé et organisé, ce qui ne part pas sera donné) soit pour le recyclage. Et il y a plus d’une pièce pour  chacun des 15 jours qui restaient à mon défi, oh oui bien plus.

Bilan : je suis assez satisfaite au final. J’ai récupéré de la place (au sens physique du terme) mais aussi, comme j’en parlais l’autre fois, de l’espace mental. D’une part parce que cela m’a amenée à davantage de lâcher prise, d’autre part parce que (concernant les vêtements), je ne vois plus mon armoire en bordel tous les jours et je n’ai plus plein de pensées désagréables à son sujet (« tu en as trop », « il faut changer d’armoire », « mais ça coûte cher », « rien ne va avec ça », etc…). Moins de temps dépensé à des pensées stériles et futiles. J’ai aussi acheté moins de vêtements pour l’automne qu’à l’accoutumée. J’y réfléchis à deux fois, je pense aux sous bien sûr, mais aussi à mes projets et valeurs derrière. Ai-je besoin d’un énième pull gris ou ferais je mieux d’attendre de trouver ce cardigan moutarde qui manque à ma garde robe quitte à mettre le prix s’il vient d’une boutique plus chère ?

Pour la suite, je ne sais pas encore. J’ai envisagé de refaire cela une fois par an ou une semaine par saison peut-être. Mais je pense que la façon la plus simple et la plus libre (et n’est-ce pas ce que je recherche) est sans doute de créer chez moi un « sac de désencombrement » dans lequel je mettrai les candidat(e)s à l’exil. Je pourrai ensuite faire le point à chaque fois que je le verrai se remplir. Affaire à suivre…

Less is more: le minimalisme

J’ai été, comme beaucoup, une adolescente bordélique. J’ai ensuite été une colocataire qui cherchait à cantonner son bordélisme à sa chambre. Je tentais d’en préserver les espaces communs, avec un succès relatif selon les périodes et les témoignages . Aujourd’hui, cela fait trois ans que je vis dans 60 m², ce qui est à la fois petit et grand. Pour ma part et à l’issue de ma réflexion, j’estime que c’est assez. Depuis quelques années, je ne suis plus à l’aise avec l’idée de posséder autant de choses, ne jamais avoir un intérieur bien rangé, avoir des boites datant de mon déménagement remplies d’objets que j’ai la flemme de trier, de jeter, que je ne saurai pas où ranger si je les garde. Je me rends compte que les endroits surchargés, mal rangés, me stressent. Que j’aime les vêtements, mais que c’est rarement un plaisir de choisir ma tenue et de retrouver mes affaires chiffonnées parce que ma garde robe est trop petite. Alors, j’ai songé à investir dans une garde robe Pax optimisée de chez Ikea. Mais j’aime ma petite garde robe (oui parce que je m’attache sentimentalement aux objets, il parait que c’est mal), presqu’autant que j’aime l’appli H&M. J’ai récemment eu trois semaines de vacances. Je ne suis pas partie longtemps et il n’a pas fait très beau. Je me suis mise à regarder des vidéos youtube (dont les québécoises « un soupçon de rose » et « vivre avec moins ») qui parlaient de minimalisme. Outre le gain d’argent et l’aspect esthétique et éthique de décélérer au niveau de la consommation et de l’entassement de biens, ces filles parlent aussi de l’effet bénéfique du désencombrement sur l’anxiété. Il n’en fallait pas plus pour me séduire. Je ne me considère pas comme une acheteuse compulsive. Par contre, il est clair que je fonctionne un peu trop au sentiment, que ce soit au niveau de l’achat mais aussi quand il est question de me séparer d’un objet. Trop de coups de cœur pas rentabilisés, de cadres vides, de tee shits mignons qui ne s’accordent avec rien, de paires de boucles d’oreilles que je n’ai pas mises depuis 3 ans, de livres auxquels je n’ai pas accroché, etc… J’ai entrepris de ranger et de trier ma maison et surtout mes vêtements. Cela n’a pas été facile mais récupérer une demi étagère de libre dans ma garde robe (en plus d’avoir le reste bien rangé et aucun monticule sur mon bureau), sans la remplir par autre chose, m’a procuré un inattendu sentiment de satisfaction. Et désormais, depuis le 15 août je me suis lancée un défi « un jour, un objet », pendant 30 jours. L’idée est de virer une chose de chez moi chaque jour pendant un mois. Cet objet doit vraiment s’en aller. Je dois le jeter ou le donner intelligemment. Le mettre dans une caisse pour la brocante ou dans ma cave ne ferait que postposer le problème et déplacer l’encombrement. J’en suis donc au septième jour et, jusque là, ce n’est pas trop difficile, c’est plutôt plaisant même. Je pense en faire un bilan quand ce sera terminé. En faisant ça, je deviens une padawan du minimalisme ou plutôt du désencombrement. Je ne sais pas jusqu’où je vais aller, mais cela entraine son lot de réflexions. L’idée n’est pas de transformer mon appartement en appartement témoin. Par contre, je me rends compte que cela peut aller dans le sens de plusieurs objectifs et valeurs qui me tiennent à cœur :

  • Dépenser moins d’argent
  • Le dépenser à être et vivre des choses plutôt qu’à avoir
  • Si l’économie est suffisante, me permettre de travailler moins. Selon moi, l’argent doit rester un moyen et non une fin
  • Je pense que je déménagerai encore au moins une fois dans la vie. Réduire mes possessions me procure une plus grande sérénité et un sentiment de liberté à cette idée
  • Moins d’anxiété, moins de parasitage
  • Moins de temps perdu à ranger ou à chercher

A suivre…