Chroniques littéraires : mes coups de cœur et déceptions des derniers mois

Bonjour à vous qui passez ici. Après des mois à procrastiner, à être en retard dans mes chroniques, à continuer à lire sans publier, si bien que la liste de mes chroniques ressemblait au tonneau des danaïdes, voici enfin que, lors d’un weekend à la mer, j’ai décidé d’en finir avec cette liste. J’ai encore des chroniques à rédiger, mais j’ai décidé de publier cette liste et telle qu’elle était il y a un mois. Il faut absolument que j’arrive à alléger ma tâche. Je pense qu’à l’avenir je me contenterai de citer mes déceptions sans développer. N’hésitez pas à suivre mon compte instagram également. J’y publie plus fréquemment et pas forcément dans le même ordre qu’ici. Tous les livres chroniqués ici le sont déjà sur instagram, mais l’inverse n’est pas vrai cependant. Si vous lisez cet article, n’hésitez pas à marquer votre passage d’un petit like ou d’un commentaire, cela fait toujours plaisir. Bonne lecture à vous. Je commence par le meilleur, au cas où la longueur de l’article vous découragerait. Au moins, vous aurez une idée de ce que j’ai préféré ces derniers mois (juillet-octobre plus ou moins)

5 étoiles

“Medusa” d’Isabelle Sorente. Mon coup de Coeur de l’année (et elle est bien entamée)! Marianne est une jeune femme brillante, fascinée par les monstres et les mythes dont elle se plait à réécrire la fin. Elle vit une amitié fusionnelle avec Béatrix, son frère Liam l’admire et l’adore. Elle est proche de son père, qui vit à Paris, mais sent incomprise par sa mère, qui vit dans le Sud. Lorsqu’elle décède inopinément, chacun.e se retrouve à devoir faire son deuil, la paix avec soi-même, avec Marianne, avec les autres et à retrouver un sens à la vie. Un roman magnifique qui parle de la creation littéraire (à travers les personnages de Marianne et de Beatrix), mais aussi de l’autrice elle même qui nous parle de son rapport avec sa “Muse”. Un roman féministe qui célèbre l’amitié, la sororité, une autre masculinité possible. Un roman sensible qui interroge le lien d’amitié, le lien fraternal, amoureux et parental. Comment faire famille après une separation, un abandon, un deuil?

4 étoiles :

“La petite pharmacie littéraire” d’Elena Molini, un roman qui parle bibliothérapie, amitiés féminines et intrigues est forcément fait pour moi. Surtout s’il se passe à Florence. Et si le personnage de Blu est inspiré de la vie de l’autrice Elena Molini, qui gère une librairie que je rêve de visiter où elle propose de vraies prescriptions littéraires. Il y a une ou deux suites qui sont d’ors et déjà sur ma wish list.

« Debout, assise, couchée » d’Ovidie. Un essai de l’autrice et réalisatrice Ovidie sur le rapport entre les femmes et les chiens. Leur relation, l’histoire de leur domesticité et comment les chiens protègent les femmes et vice versa. Un ouvrage puissant, féministe et personnel où l’autrice adopte un point de vue d’historienne et de sociologue tout en nous parlant des chien.ne.s de sa vie. A lire également : “La chair est triste, hélas” un manifeste où Ovidie explique pourquoi elle a décidé de ne plus avoir de relations sexuelles avec des hommes”.

“Et c’est ainsi que nous vivrons” de Douglas Kennedy. Je fus il y a quelques années une fan absolue de Douglas Kennedy. Je ne sais pas pourquoi ne n’avais plus lu de roman de lui au cours des dernières années (j’avais sans doute simplement découvert d’autres auteur.ice.s et avais besoin d’être à nouveau surprise) mais c’est avec grand plaisir de que je renoue avec cette dystopie dont on m’a offert une copie dédicacée. La Fan girl que je suis n’y a pas résisté. Moi qui ne l’avais pas lu depuis quelques années, j’ai pu constater qu’il s’était bien renouvelé, même si ses thèmes de prédilection demeurent. Il s’interroge ici sur l’avenir de plus en plus morcelé des Etats-Unis, ou plutôt désunis puisqu’une sécession a eu lieu et que les côtes (traditionnellement démocrates) sont désormais un état alors que le centre en constitue un autre. La force de son roman est que, malgré le progressisme de son auteur et ce que je sais de ses position, il dresse une critique bilatérale. Un livre qui devrait nous faire encore plus réfléchir. Cela ressemble furieusement à ce qu’il se passe en Europe aussi… Tout cela double d’un véritable thriller qui nous tient véritablement en haleine.

« Tout ce que nous allons savoir » de Donal Ryan est l’histoire d’une jeune femme, fraichement divorcée qui se retrouve enceinte d’un adolescent issu de la communauté du voyage à qui elle enseigne la lecture. Elle se lie également avec une jeune fille de cette même communauté, rejetée par l’homme à qui sa famille l’avait mariée. Les personnages féminins sont magnifiques et j’ai été touché par cette histoire de grossesse en contexte hostile, par la rencontre entre ces deux femmes, ces deux mondes. Et puis l’Irlande évidemment…

“Le Bal des Ombres” de Joseph O’Connor est un livre pour les amoureux du monde du théâtre et de la littérature. Il suit les traces de Bram Stoker (l’auteur de “Dracula”) qui décroche le poste d’administrateur au mythique théâtre du Lyceum. Son destin s’y trouve mêlé durant des années à l’acteur phare du Lyceum, Henry Irving. Ce dernier est un tragédien shakespearien passionné et tempétueux. Pour compléter le trio, l’actrice Ellen Terry, amie, amante et muse, femme libre et courageuse. C’est sous la forme d’une conversation épistolaire entre Stoker et Terry, au crépuscule de leur vie, qu’est introduite ce qui est en réalité une fresque historique et une chronique de vies vouées à la création et à l’amour du théâtre. Je recommande chaudement ce livre si l’un de ces thèmes/genres vous parle.

“3 ciotole” de Michela Murgia. Michela Murgia est une autrice et militante féministe décédée prématurément d’un cancer il y a 2 ans. J’avais beaucoup aimé son roman Accabadora qui dépeignait des personnages féminins forts, qui effraient parfois les autres tout simplement parce qu’elles ne rentrent dans aucune case. Son ultime livre “Tre ciotole” (“trois bols: rituels pour une année de changement”) n’a je pense pas (encore?) été traduit en français. Inspiré de notre vécu durant la crise du coronavirus, il se compose de récits qui s’entremêlent et où ses personnages se retrouvent en crise profonde et/où contraints au changement. Un livre que je me réjouis de relire en français s’ils le traduisent et qui je pense pourrait trouver écho chez tout le monde, car qui n’a jamais dû s’adapter à une situation qui change drastiquement, que ce soit une pandémie, une rupture, un départ à la retraite, etc…

“Le parfum des poires anciennes” d’Ewald Arenz. J’ai adore ce roman allemand qui m’a fait penser au “bruit du dégel” de John Burnside qui avait été un vrai coup de coeur. Il y est question d’une jeune fille, Sally, qui souffre d’anorexie et qui s’évade du centre où elle est hospitalisée. Elle se réfugie par hasard (d’abord elle s’y cache) dans une ferme tenue par une femme seule et taciturne nommée Liss. La rencontre de ces solitudes blessées qui vont créer peu à peu du lien en travaillant la terre, les arbres et les animaux, m’a énormément parlé. Ce n’est pas du nature writing mais une forme de country writing plutôt. Au fil des chapitres, leurs histoires traumatiques se révèlent et se réveillent et si on a l’impression que Liss et sa ferme sauvent Sally, plus le roman avance, plus on se rend compte que c’était peut-être aussi la rencontre nécessaire pour Liss.

“8 crimes parfaits” de Peter Swanson est le roman policier parfait pour ceux qui aiment Agatha Christie et les classiques. Truffé de références et de plot twists glaçants, je n’ai pas vu venir la fin et j’ai aimé être ainsi surprise et effrayée. Ma petite voix intérieure a plusieurs fois glapi “oh mais non!”. Ne vous laissez pas tromper par le chat sur la couverture et le fait que le narrateur soit libraire car ceci n’est pas un cosy mystery, même si les ambiances sont douillettes par moment.

3,5 étoiles:

“le couteau” de Salman Rushdie. Un livre écrit par Rushdie suite à l’agression au couteau qu’il a subie en 2022. Il y revient sur sa vie sous la menace de la fatwa et parle de comment la beauté et l’amour l’ont finalement sauvé et guidé sur son chemin de guérison.

“Elle et son Chat” de Makoto Shinkai et Naruki Nagakawa est un roman japonais qui suit les habitants du quartier et nous les présente vus par leurs chats. Ce sont les chats qui nous livrent leurs observations et points de vue sur leurs humains. Les chats qui dialoguent entre eux, se promènent dans leur quartier et parfois provoquent même les rencontres humaines. Un livre doux et profond qui aborde des thèmes comme le deuil, la solitude et les amours compliquées. Adorable

“Cachemire Rouge” de Christiana Moreau. Christiana Moreau est une autrice sérésienne dont j’ai déjà apprécié le roman “la sonate oubliée”. Ici, elle nous conte les destins croisés d’une jeune entrepreneuse Florentine (Alessandra) qui possède avec sa meilleure amie un magasin de vêtements en cachemire et d’une adolescente (Bolormaa) qui grandit dans les plaines de Mongolie et dont la famille se retrouve contrainte de renoncer à la vie nomade. Elle se retrouve alors à travailler comme ouvrière dans une ville chinoise où elle croisera Alessandra. Cette dernière tombe amoureuse d’un pull en cachemire rouge créé par Bolormaa et lui laisse son contact en Italie. Quand Bolormaa se fait une amie et qu’elles décident toutes deux de quitter la Chine pour chercher une vie plus digne en Italie, elle se dit qu’elle doit retrouver Alessandra… C’est un livre fort qui m’en a appris sur l’artisanat, la vie nomade et comment le réchauffement climatique impacte directement les populations qui vivent cette vie. Ce livre parle aussi d’amitié fortes, de solidarité, de sororité, mais aussi des vies brisées en essayant de rejoindre l’Europe.

“Wayward Pines” de Blake Crouch est le premier tome d’une saga dystopique qui se déroule dans une mystérieuse ville idyllique où le personnage principal doit mener une enquête. Il y subit un accident et, à son réveil, tout le monde agit bizarrement et il peine à obtenir des réponses sur ce qui lui est arrivé. Et quand il s’aperçoit avec effroi qu’il n’arrive plus ni à joindre ses proches, ni à quitter Wayward Pines, il se lance dans une autre enquête et entre en rébellion… jusqu’à découvrir une vérité à laquelle ni lui ni le lecteur ne sont prêts. J’ai beaucoup aimé, j’ai encore plus aimé le tome 2 et je me réjouis du tome 3 tout en étant triste d’avance que ce soit le dernier. Brillant, captivant et bien écrit.

“Nos pères, nos frères, nos amis” de Mathieu Palain est le compte rendu d’une enquête journalistique et personnelle de l’auteur auprès de témoins, de victimes et d’auteurs de violence, notamment via sa participation à des groupes de parole pour hommes violents. Je pense que tout le monde devrait lire de tels livres et se questionner afin de déconstruire l’image du monstre et de comprendre les mécanismes sociaux et familiaux qui fabriquent la violence et les rapports de domination au sein des relations conjugales et familiales.

3 étoiles :

“Un manoir en Cornouailles” de Eve Chase. J’ai bien aimé ce roman aux accents gothiques où il est question de secrets de famille, de traumas enfouis et d’une demeure mystérieuse en Cornouailles. Cependant rien n’arrive à la cheville du “Rebecca” de Daphné du Maurier.

“Le club des veuves qui aimaient la littérature érotique” de Balli Kaur Jaswal est un roman sympathique où nous faisons connaissance avec une jeune londonienne d’origine Pendjabi qui se retrouve, après avoir répondu à une annonce qui recherchait une animatrice d’ateliers d’écriture dans un centre culturel pendjabi, à rencontrer un groupe de femmes qui, parfois ne sachant ni lire ni écrire, ont surtout besoin de se raconteur, de raconter leurs rêves, leurs fantasmes, leurs mariages heureux ou non. Le tout avec en toile de fond la mort mystérieuse d’une jeune femme de la communauté dont il se dit qu’elle s’est suicidée…mais la réalité pourrait bien être tout autre. Humour et gravité se côtoient dans ce roman à la croisée des cultures.

“Mauvaise pente” de Keith Ridgway est un roman Irlandais qui parle de violences conjugales, d’addiction à l’alcool et d’homosexualité mal acceptée. Pas léger léger donc. Le tout dans une Irlande encore fortement conservatrice. Mais que se passe-t-il lorsque la mère de famille qui a vu son fils chéri fuir la maison en raison de son orientation sexuelle et de la violence du père décide de ne plus accepter la vie que ce dernier lui fait subir? Un roman puissant et assez noir où les choses ne tournent pas vraiment comme on l’espérait mais qui est au fond très réaliste et profondément humain avec une anti-héroïne à laquelle on s’attache.

“La langue des choses cachées” de Cécile Coulon est un roman qui ressemble à un conte initiatique. Il nous plonge dans une communauté angoissante que visite un jeune guérisseur qui succède à sa mère et fait émerger des secrets enfouis tout en rétablissant la justice à sa manière. Un livre onirique, poétique et sauvage. Âmes sensibles, à manipuler avec précaution.

“Nature Morte” de Louise Penny est un roman policier canadien qui situe son intrigue dans un petit village québécois au sein de la nature et où tout le monde se connait. La victime était appréciée de tous, même si personne ne connaissait certains de ses secrets. Je me suis sentie comme si un meurtre avait été commis à Stars Hollow (la ville de Gilmore Girls si certain.e.s n’ont pas la référence) et j’ai apprécié l’enquête, sans toutefois bien comprendre le personnage de la jeune enquêtrice que je n’ai pas réussi à cerner et dont je n’ai pas compris le rôle au sein de l’intrigue.

“2060” de Lauren Bastide est lui aussi une forme de conte féministe et futuriste qui nous amène à être témoin de la fin du monde et où la protagoniste re-parcourt le fil de son existence, marquée par son histoire avec une ancienne amante et son engagement féministe et écologiste

2 étoiles:

“Le cinéma de rêve face à la mer” de Holly Hepburn. Et encore un “feel good” qui coche toutes les cases du mielleux: une héroïne parfaite, une petite communauté toute mignonne, un fiancé qui n’a peut-être pas les mêmes aspirations que l’héroïne, un beau gosse célibataire qui s’avère être l’ami-amoureux avec qui l’héroïne a passé tous ses étés adolescents (et malgré cela elle ne le reconnait pas lorsqu’ils se croisent à la gare). Un vrai film de Noël. Sauf que cela se passe en été en Cornouailles. Néanmoins celui ci tire un peu plus son épingle du jeu grâce à des thèmes annexes comme le cinéma Classique et l’histoire des chemins de fer (oui oui original). On sait également qu’il y a un conflit familial sous-jacent entre les parents et les grands parents de la protagoniste. Il semblerait que cela doive se poursuivre dans un second tome, mais Holly Hepburn risque de me perdre en chemin…sauf si ça se passe à Noël, alors peut-être. 😊

1 étoile:

“Sarà perché ti amo” de Serena Giuliano. Après avoir découvert la plume de Serena Giuliano lors d’un atelier de bibliothérapie et étant exposée à son succès via les réseaux, j’ai décidé de tenter la lecture d’un roman de l’autrice. Malheureusement, pour le “feel good” comme pour le “cosy mystery”, je peine à trouver des ouvrages qui me plaisent vraiment. Qui ne sont pas caricaturaux ou cousus de fil blanc. Il y a ici une belle solidarité entre femmes qui sauve un peu l’affaire. J’ai également aimé que l’intrigue se déroule durant la coupe d’Europe de foot gagnée par l’Italie car je me suis retrouvée dans l’euphorie de ces moments. Malheureusement, les hommes sont soit parfaits, soit abjects. Alors qu’ils sont supposés être amis depuis 20 ans, le couple “normal” ne semble s’apercevoir que maintenant que leur pote a un sérieux problème avec les femmes… C’est un peu trop incohérent pour moi malheureusement…

Pas du tout aimé:

“Bienvenue à l’hôtel Savoy : Qui a tué Miss Kane ?” de Prudence Emery et Ron Bass. J’ai été déçue par ce cosy mystery (encore que je ne sois pas certaine qu’il coche les critères pour se trouver dans cette catégorie) à la couverture attirante. Non seulement l’héroïne m’a agacée à se mettre dans des situations de danger parfaitement évitables, mais le pire pour moi c’est qu’il y a une banalisation totale de la violence de genre, des gifles se perdent sans que les auteurs aient le moindre point de vue dessus, les hommes traitent les femmes comme leurs propriétés, les femmes minaudent et au final, on peut tuer par amour. Indigeste…

la couverture était pourtant prometteuse…

Abandonnés en cours de lecture : “la gifle” de Christos Tsiolkas (trop violent et j’ai trouvé tous les personnages insupportables et malsains, chacun à sa manière) et “toutes les familles sont psychotiques” de Douglas Copeland (trop barré, mais avec un titre pareil, j’aurais pu m’en douter me direz-vous).

Voilà, au-delà de la satisfaction personnelle que je retire à garder une trace de mes lectures, j’espère que ces avis et chroniques vous donneront des idées et de l’inspiration ou au contraire vous éviteront des déceptions si toutefois vous avez des goûts proches des miens. Je ne suis pas friande de certains genres et mon avis reste personnel. A chacun.e de se faire le sien.

A ce propos n’hésitez pas à me dire si vous avez lu certains de ses livres et si vous partagez ou non mon avis.

Bilan culturel de mars

Entre deux journaux de confinement, voici mon bilan du mois de mars. Sans surprise, je n’ai pas pu aller au cinéma ni au théâtre avant le coup d’arrêt asséné par le virus et j’essaie de limiter ma consommation de netflix. J’y arrive plutôt bien puisque je travaille encore et que je me consacre à d’autres activités pour lesquelles je n’ai pas le temps habituellement.

Par contre, je suis bonne cliente de youtube, plateforme sur laquelle je regarde chaque jour de semaine un épisode de Secrets d’Histoire. Je ne vais pas ici en refaire la liste, mais c’est devenu mon petit rituel quand je fais des pauses. Je le regarde en 5 ou 6 fois 15 minutes et je termine souvent vers 19h après le sport et avant une séance netflix ou de la lecture. Tout cela me donne envie de visiter beaucoup de chateaux.

Au niveau des séries, j’ai :

  • Regardé la 4° saison d’Outlander. Je suis assez mitigée. Sans en dire trop pour ceux qui souhaitent regarder, les saisons que j’ai préférées sont la 1 et la 3 car elles se passaient en Ecosse. Cela reste néanmoins un très bon divertissement et il n’est pas inintéressant de voir comment est dépeint le nouveau monde à la fin du XVIII ° siècle

Jamie Fraser Quotes - MagicalQuote
Il y a pire que d’être confinée avec Jamie Fraser…

  • J’ai retrouvé Barnaby le dimanche sur France 3, mon moment doudou avant de recommencer la semaine.

J’ai terminé « Rendez-vous avec le crime » de Julia Chapman. Il s’agit du premier tome d’une série de romans policiers assez légers qui se déroulent dans les montagnes du Yorkshire. On est bien loin de mes thrillers de Lars Kepler et c’est sans prétention, mais j’aime aussi un bon récit et l’aspect série qui nous plonge peu à peu au cœur d’une communauté fictive so British. Contrairement à la série Agatha Raisin dont la lecture m’avait déçue, je pense que je lirai d’autres tomes des détectives du Yorshire, c’est parfait pour les vacances notamment ou pour se détendre au coin du feu.

Les Détectives du Yorkshire - Tome 1 : Rendez-vous avec le crime ...

De mémoire, j’ai regardé deux longs métrages qui étaient sur mon disque dur (enregistré de la télé) depuis plusieurs mois :

  • Whiplash de Damien Chazelle (qui a ensuite réalisé  « Lalaland ») qui nous donne à voir la relation entre un jeune batteur hyper ambitieux et le chef d’orcheste de son conservatoire. Chef d’orchestre aux méthodes peu orthodoxes qui n’hésite pas à harceler, diminuer et même je dirais torturer ses étudiants. J’ai absolument adoré ce film, j’étais tenue en haleine comme devant un thriller. Les deux comédiens sont absolument fantastiques et ont été nommés aux Oscars. La musique tient également un rôle prépondérant et les séquences sont éblouissantes. Le jeune comédien est batteur dans la vraie vie et je ne suis moi-même pas musicienne mais j’y croyais à fond, même si j’imagine qu’il a été doublé pour certaines séquences. C’est un film d’apprentissage qui parle de passion et des limites à franchir…ou pas… Je vous le recommande chaudement.

Whiplash » : duel de mâles au sein d'un orchestre

  • Suite Française de Saul Dibb. Cela se passe durant la deuxième guerre mondiale. Je l’avais enregistré surtout parce que Michelle Williams, Kristin Scott Thomas et Matthias Schoenaerts figuraient au générique et que je les apprécie beaucoup. J’ai eu le plaisir de découvrir que Ruth Wilson (« Luther » et « The Affair ») et Lambert Wilson jouaient notamment dans cette adaptation d’un roman autobiographique d’Irène Némirovsky. L’histoire est celle d’une jeune femme qui vit avec son austère belle-mère en attendant que son mari revienne du front. Durant l’occupation, elles se retrouvent obligées d’héberger un jeune officier Allemand par lequel la jeune femme se sent rapidement attirée. J’ai beaucoup aimé ce film. Les personnages y vivent une belle évolution, surtout la détestable belle-mère qui révèle son cœur. C’est aussi une histoire d’amour tragique et il met en évidence la zone grise entre le bien et le mal alors qu’on se prend de sympathie pour un Allemand raffiné et contraint de faire la guerre tandis que la délation sévit entre les habitants du villages…

Suite française
Matthias Schoenaerts, plus hilarant que jamais  😉

Enfin, au rayon culture, comme je l’ai relaté dans mon dernier article, j’ai eu l’occasion de visiter le Speelklok Museum d’Utrecht ainsi que l’Hortus Botanicus d’Amsterdam.

Et voilà, c’est tout pour ce mois de mars. Et vous ? Comment résistez-vous à la tentation de passer trop de temps devant netflix ? Faites-vous des découvertes intéressantes ? Qui sont vos compagnons fictifs de confinement ?

Bilan culturel de janvier

En ce jour de tempête, je profite d’un dimanche calme (je ne suis sortie que pour aller rendre visite à ma grand-mère et ça fait du bien une journée à la maison) pour rédiger mon bilan culturel de janvier. Ce soir, je lirai au lit l’Auberge de la Jamaïque qui est une lecture parfaite pour ce genre de météo venteuse et inquiétante. J’en parlerai surement dans le bilan de février.

En janvier donc, j’ai lu pas mal. J’ai lu du théâtre notamment car je suis en prospection pour de nouveaux projets. J’ai également lu un roman en Italien. Je l’avais acheté cet été dans une librairie-cafétaria  à Aoste. Ce roman a reçu des prix en Italie et il a été traduit en français. Il s’agit de « Les huit montagnes » de Paolo Cognetti. Ce roman est une histoire d’amitié entre le protagoniste, qui découvre les joies (et les difficultés) de la montagne en quittant Milan pour les vacances avec ses parents et y retrouve chaque année Bruno, qui aspire à vivre en altitude. Cette histoire m’a beaucoup touchée et donné une furieuse envie de repartir bientôt à l’assaut des alpages. L’auteur a lui-même quitté une vie citadine pour aller vivre en montagne et devenir un « nouveau montagnard » comme il y a des nouveaux ruraux. Je vous le recommande chaudement.

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Je suis allée voir deux pièces de théâtre sur la scène professionnelle. L’une que j’ai beaucoup aimée et l’autre qui m’a mise en colère. Je commence par cette dernière. Il s’agit d’une mise en scène du classique « Un tramway nommé désir » de Tennessee Williams par Salvatore Calcagno. Il faut savoir que j’adore ce texte, j’ai eu l’opportunité de le lire, d’en travailler certaines scènes et de voir le film mythique avec Vivien Leigh et Marlon Brando. C’est un théâtre qui nécessite beaucoup de naturel et de sincérité et j’ai assisté à une mise en scène très vaniteuse, pleine d’effets et d’ajouts à la limite du grotesque. Les acteurs étaient poseurs et ne suscitaient pas l’empathie alors que le texte est magnifique. Je pense que ce n’est pas une question de talent d’acteur mais de direction d’acteurs. Bref,  j’ai été très déçue. Je me réjouissais tellement de voir ce texte sur scène…

J’ai également vu « Scapin 68 » mis en scène par Thierry Debroux. Il s’agit du texte intégral des « Fourberies de Scapin » de Molière ambiancé en mai 68. En soi, si le théâtre de Molière fascine toujours c’est parce qu’il est intemporel. L’amour, les serviteurs qui se jouent des maitres, les parents confrontés à la rebellion de leurs enfants, cela parle toujours. Et cette mise en scène a ici fonctionné à merveille. Elle était extrêmement péchue et dynamique, les acteurs se mouvant tels des acrobates dans une scénographie sur plusieurs étages avec trapes et tiroirs. Le rôle principal de Scapin est défendu avec brio par Othmane Moumen . La pièce tourne déjà depuis un moment donc je ne sais pas si vous (en tout cas les belges) aurez l’occasion de la voir, mais si elle se présente et que vous avez envie de passer un bon moment et de rire sans voir le temps passer, ne la manquez pas.

J’ai regardé deux polars nordiques. J’en regarde tellement que je commence à saisir des mots en suédois, je me demande si c’est grave 🙂 .

J’ai d’abord regardé la série suédoise Quicksand (8 épisodes) qui, sur une double temporalité (le présent de la détention de la protagoniste et les flashbacks de l’année avant) cherche à percer le mystère qui entoure une fusillade dans un lycée. Maïa est elle complice de son petit ami ou victime ? Et surtout, comment ce couple apparemment parfait et envié de tous en est-il arrivé là ? Cette série m’a plu, sans être transcendante.

J’ai également regardé Deadwind (12 épisodes), une série finlandaise cette fois ci. Une enquêtrice en deuil et au caractère pas facile fait ici la paire avec un jeune enquêteur au passé mystérieux pour élucider le meurtre d’une jeune femme à la suite d’une soirée d’entreprise. J’ai beaucoup aimé cette série, même si elle tirait un peu en longueur. Le tandem de policiers est assez charismatique, même si elle était énervante (il y a souvent des personnages comme ça dans les séries policières). L’enquête explore beaucoup de pistes et ouvre également de nouvelles énigmes au fil des épisodes. Complot d’entreprise, chantage politique, trafic de stupéfiants, révélation d’abus…sur quel fil tirer pour dérouler la vérité ? Au final le scénario est très bien ficelé et je recommande vivement cette série qui est longtemps restée sur ma liste avant que je me décide.

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Voilà, c’est tout pour ce mois-ci, même si j’ai le sentiment d’oublier quelque chose… cela me reviendra peut-être. Il est vrai aussi que j’ai eu beaucoup d’obligations ce mois de janvier. Il a été fatigant physiquement et émotionnellement, ce qui explique que j’ai eu moins de temps que les mois précédents.

Et vous, avec quoi avez-vous commencé l’année ? Avez-vous également une grande envie d’hiberner ?