Roadtrip au Danemark 1: Odense

Il y a maintenant plus de deux mois que je suis revenue du Danemark. Je suis partie avec mon amie S. pour un roadtrip là-bas. Je rêvais de retourner en Scandinavie depuis ma visite de Stockholm et de son archipel qui remonte déjà à l’été 2017.Tout vient à point à qui sait attendre et je n’ai pas été déçue.

Dans cet article, je vous parlais de l’émotion si particulière et de ce sentiment d’appartenance que je ressentais lorsque je voyageais dans le Sud et particulièrement en Espagne ou en Italie. J’adore également le Nord, pour de toutes autres raisons…la sérénité qui s’en dégage, une impression de ralenti, les intérieurs douillets, le blond polaire des enfants, le bois naturel et la chaume… Il y a bien aussi une émotion du nord qui s’empare de moi presque dès que je franchis la frontière qui me sépare des Pays-Bas et qui va crescendo à mesure que j’approche de la mer Baltique.

Notre voyage a compté plusieurs étapes et nous avons logé en 4 endroits différents. Je pense que cela ne tiendra pas en un seul article, mais sans doute en 3 ou 4.

Travel to Denmark - Episode 74 - Amateur Traveler Travel ...

C’est par Odense, capitale de la Fionie, que nous commençons, à l’issue d’une longue route qui nous aura permis d’apprécier un pays paralysé par les travaux, j’ai nommé l’Allemagne. Lorsque nous arrivons, au Danhostel d’Odense, réservé sur booking, l’heure du souper est déjà dépassée et nous trouvons simplement une enveloppe à mon nom scotchée au volet baissé de la réception. Cette enveloppe contient la clé d’un dortoir de 9 privatisé pour nous. L’atmosphère est étrange, il fait déjà noir et après un paquet de miracolis rapidement cuisiné dans la cuisine collective, nous nous retirons dans notre dortoir. Il y a plusieurs Danhostels au Danemark et deux à Odense. Nous avons dormi dans celui qui est hors du centre ville, situé dans un grand bâtiment en U avec des colombages et donnant sur une grande cour pavée. Nous avons également vu celui, beaucoup plus moderne, de Roskilde, au bord du Fjord. Le nôtre était correct, mais une fois payé le supplément pour les draps, ça ne nous est pas revenu moins cher que le reste. Je n’ai plus les prix exacts en tête, mais en s’y prenant 4-5 mois à l’avance sur booking, nous avons trouvé des logements à prix corrects (pour l’Europe du nord et des chambres privatives, il va sans dire que c’est plus cher qu’un dortoir au Pérou), je pense qu’on en a eu pour 40€ par personne et par nuit en moyenne. Par contre, je confirme, la vie est chère au Danemark, TOUT est cher…

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Le lendemain, nous voilà parties à l’assaut des rues d’Odense qui est, comme l’Allemagne, en travaux ! Mais de gros travaux… Odense est la ville natale du héros national Hans Christian Andersen. Et même si la ville lui rend déjà plus qu’hommage, les autorités ont décidé de construire un énorme parc qui s’annonce féérique en plein centre ville : chemins, espaces verts et lieux de détente inspirés par la vie et l’œuvre de H.C.A. au programme. Cela s’annonce délicieux, mais pour l’instant c’est à l’état de cratère et nous a occasionné bien des détours. Néanmoins, nous avons apprécié cette petite ville de charme et avons visité l’ensemble des musées dédiés à l’auteur. Avec un pass qui coûte environ 25€ on se lance sur ses traces et on peut visiter son musée, sa maison natale, la maison de son enfance, ainsi qu’un musée plus général sur l’histoire de la Fionie. Les maisons modestes et colorées du quartier où il est né sont toujours là et on a le sentiment de se promener dans une carte postale, tout est si petit, si calme, si doux… Nous en apprenons également un peu plus sur l’histoire de la ville et découvrons quelques endroits de charme et insolites :

  • la hutte des elfes qui fait partie du complexe muséal et ou enfants et adultes (nous ne nous sommes pas privées) peuvent se déguiser et déambuler dans ce qui ressemble à une tanière d’elfes avec arbres creux reconstitués, coins lecture, lits, ménagerie, tout pour se réinventer une vie de contes de fées et perdre toute notion du temps
  • les jardins communautaires, organisés comme de véritables campings, où les citadins et les amoureux de jardinage peuvent s’offrir un lopin de terre à fleurir ou cultiver. J’ai été séduite à cette idée et j’ai complètement craqué à la vue de leurs abris de jardin qui ressemblent davantage à des tiny houses.
  • Le parc derrière la cathédrale, sa roseraie et ses statues
  • L’horloge animée par des créatures fantastiques qui carillonne toutes les heures et offre un spectacle de quelques minutes sur la petite place qui fait face au musée Andersen.

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Cette première journée m’a charmée et le destin d’Andersen m’a touchée. Je me dis que je lirais bien ses contes en rentrant, c’est jusqu’à maintenant resté un vœux pieux. Je garde un souvenir de mon regard hébété face aux boites aux lettres des immeubles aux multiples étiquettes ornées de noms exotiques. Les rues larges, la place de choix réservée aux cyclistes, le silence, les gens ne crient pas ici, les petits personnages en papier plié qu’Andersen offrait aux enfants de ses amis, je me réjouis déjà d’être au lendemain et d’aller voir la mer.

Quelques adresses :

Mes bonnes adresses à Valencia

Après les deux articles – l’un sur son atmosphère, l’autre sur son intérêt touristique- qui m’ont été inspirés par Valence, en voici un troisième qui reprend quelques bonnes adresses que j’ai pu tester.

Pour manger :

  • Vivir sin dormir: situé sur le paseo maritimo à quelques enjambées du port, voici une bonne adresse pas cher où se restaurer lors d’une journée à la plage. Vous y trouverez toutes sortes de pains toastés, tapas et autres spécialités, le tout pour un prix raisonnable. Nous avons essayé une salade (qui ressemble à une salade niçoise mais je ne me souviens pas si elle était qualifiée comme telle sur le menu) qui était généreuse, fraîche et bien assaisonnée.
  • Si vous poursuivez le long de la mer, suffisamment jusqu’à arriver à la plage de la Patacona, vous découvrirez ce qui est le coup de cœur de cet article, à savoir la Mas Bonita , un écrin cosy, un régal pour les papilles et pour les yeux. Ils possèdent aussi une adresse dans le quartier de la Russafa. J’ai été conquise par la déco blanche et bleue azur, la salle est assez grande (mais à la haute saison il vaut sans doute mieux réserver). A l’arrière, la terrasse (ou patio) a des allures de jardin secret. A l’avant on peut aussi bien sûr s’installer au soleil et en été, ils ouvrent également un bar sur la plage avec transats et cocktails. L’offre va du brunch aux gateaux qui sont spectaculaires et n’ont rien à envier aux pâtisseries anglaises, je vous conseille un petit tour sur leur instagram pour vous convaincre…
  • Les ruelles et petites places du centre ville regorgent d’endroit sympas, cependant il n’est pas toujours facile de se faire une place au soleil. En été, on préfèrera l’ombre, mais en mars, désireuse de profiter de chaque rayon, c’est chez Blanquita, sur une petite place à deux pas du mercado central, que j’ai trouvé mon bonheur. Personnel sympathique et décontracté, on mange simple, bien et pour une somme très modique. Pas le plus bel endroit de Valence, mais parfait pour une heure au soleil un peu en dehors de la frénésie urbaine.
  • Enfin, une adresse qui est dans tous les guides touristiques et qui vaut le détour, l’horchateria de Santa Catalina, lieu historique ou essayer la boisson traditionnelle l’horchata (lait de tubercules de suchet ou chufa) ou, si vous préférez un bon chocolat chaud à l’ancienne (bien épais et légèrement amer) dans lequel vous pourrez plonger des fartons, churros ou autres spécialités locales. Affolement du taux de glycémie à prévoir. Le lieu est aussi intéressant pour son architecture et semble ouvert tous les jours jusqu’assez tard (22h en mars, sans doute plus tard en été). A voir…

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Pour faire du shopping : le bonheur c’est que les magasins ouvrent très tard en Espagne, tout comme certains lieux touristiques tels que la cité des arts et des sciences. Parfait pour rentabiliser sa journée, que vous mangiez vers 19 h comme dans le nord ou à 22h à l’heure ibérique. Possible donc de caler une visite ou une séance shopping en soirée. Attention cependant à la fermeture de l’après-midi, beaucoup de boutiques (pas les grandes enseignes ou les centres commerciaux, mais plutôt les petites enseignes des quartiers comme Russafa ou El Carmen) font une coupure entre 14h et 17h plus ou moins… Je n’ai pas fait beaucoup de shopping et peu dans les plus petits quartiers, mais notre hôtel était proche du centre commercial El Saler, ce qui m’a permis de faire quelques achats. Lors de mon prochain voyage, j’espère découvrir davantage les créateurs locaux. A retenir :

  • Ale Hop : il y en a absolument partout et on y trouve de tout, il faut se retenir pour ne pas faire des achats compulsifs et inutiles, mais pour un souvenir ou si vous avez besoin de trousses et de matériel scolaire/papeterie, vous trouverez votre bonheur… Eventails, trousses à messages, carnets, pins, jeux pour enfants, serviettes de place, le tout décliné dans des imprimés variés et sympas…
  • Parfois : accessoires et bijoux. C’est aussi une chaine, donc les prix sont modiques et ce n’est pas disponible chez nous. Une bonne adresse pour (se) faire plaisir sans risque de croiser tous les jours quelqu’un avec la même paire de boucles.
  • Oysho : bien connu en France aussi et dispo à la livraison en Belgique. J’avais découvert cette marque lors de mes premiers séjours en Espagne. Belles matières, lingerie simple et féminine, articles de sport…ça vaut la peine d’y faire un tour car les prix espagnols sont de 5 à 10€ inférieurs aux prix pratiqués à l’étranger.
  • Violeta by Mango : pour les grandes tailles, c’est la petite sœur de Mango. Jolies coupes, jolies matières mettant en valeur la silhouette dans l’esprit élégant de Mango. Possibilité de commander depuis l’étranger. Prix moyens, également un peu inférieurs si on fait son shopping directement en Espagne.
  • Le magasin de Cecilia Plaza (C/Roteros 14 bajo, 46 003 Valencia, www.ceciliaplaza.com), une découverte plus locale, faite lors d’une balade en soirée dans le joli quartier d’El Carmen. Cecilia est illustratrice et nous avons été accueillies à la boutique par son mari qui s’est montré charmant. Elle s’inspire beaucoup de la nature et de vues urbaines oniriques. Certains diront que c’est enfantin, mais c’est surtout très poétique et joyeux. Dommage qu’il soit difficile d’emporter en avion de grandes reproductions, j’aurais volontiers craqué…

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Visiter Valencia, Espagne

A la découverte de Valencia

Ce mois de mars, je suis allée à Valence, ou Valencia, en Espagne, pour la troisième fois. C’est une ville que je commence à connaitre et que j’ai découverte grâce à une magnifique rencontre, une amitié née lors de mes années italiennes.

Valence est la troisième ville d’Espagne après Madrid et Barcelone. Autour de moi, je ne connais pas grand monde qui y soit allé et j’en fais la publicité. Pour moi cette ville est fantastique, elle m’a inspiré mon article sur l’émotion du sud et elle a mille choses à offrir. Elle est maritime et n’est pas engorgée de touriste. Elle est située à 300 km plus ou moins au sud de Barcelone et fait face aux îles Baléares. Culture, nature, modernité, tradition, chacun peut y trouver son compte.

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A ne pas manquer selon moi :

  • Une promenade sans les Jardin del Turia : le fleuve Turia a été détourné suite à une importante crue en 1957. Son lit, surplombé de ponts datant d’époques différentes, a fait place à 7 km de promenades, de palmeraies, fontaines, terrains de sports, aires de jeux… Un véritable poumon dans la ville et un régal pour les yeux que ce soit vu d’en haut ou d’en bas. L’ancienne embouchure du fleuve est désormais occupée par la Ciudad de las Artes y las Ciencias.
  • La Ciudad de las artes y las ciencias précisément. Quoi qu’est-ce ? Un complexe culturel et muséal projeté par Santiago Calatrava et Felix Candela. Je vous laisse checker cela sur wikipedia. Toujours est il que c’est très impressionnant, c’est blanc, inspiré par la mer et quand cela se découpe sur un ciel bleu sans nuages (ou avec d’ailleurs), c’est un vrai ravissement pour les yeux. Je vous conseille vivement la visite del’Oneanografic, qui est l’un des plus grands aquariums d’Europe et est juste magnifique. Il n’y a pas que des poissons, mais aussi des oiseaux, des papillons, etc…répartis par biotopes. Le tout accompagné de musique douce et de lumières tamisées pour un effet zen garanti. J’aurais jamais cru autant aimer les méduses. Attention, c’est près de 30 euros pour un adulte..

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  • Le Mercat Central pour les amateurs d’architecture du début du siècle et une vraie ambiance du sud parmi les étals de fruits, de poissons frais, etc…
  • Le bioparc : c’est un zoo mais en mieux ! Tout d’abord, ils ont cherché à abolir les barrières visuelles entre le public et les animaux. En fait, il y a très peu de barrières/clôtures visibles, ils misent pour la sécurité sur les plans d’eau, les vitres, la pierre ou les différences de niveau : vous verrez les chimpanzés et les girafes depuis un passage, une espèce de corniche, qui les surplombe. Je ne sais pas si les animaux voient la différence, mais moi en tout cas je me suis davantage sentie en immersion. De base, je n’aime pas trop les zoos et je suis contre l’instrumentalisation des animaux, mais le Bioparc fait partie d’un programme de préservation de la faune africaine. Pour chaque espèce, ils expliquent si elle est en danger ou pas, le pourquoi de ce danger et comment ils participent au programme de sauvegarde. A voir absolument, je pense que si je vivais à Valence, je prendrais un abonnement.
  • L’albufera : je n’y suis pas allée cette fois-ci, mais j’aimerais beaucoup y retourner. Il s’agit d’une réserve naturelle au sud de Valence, une lagune. On peut s’y promener et y faire un tour en bateau. Au coucher du soleil, cela devient magique. Avec le bus touristique de Valence, plusieurs formules sont proposées pour s’y rendre, moyennant un supplément.
  • Le centre historique : plaza de la Virgen, les beaux bâtiments du quartier des banques, la vue sur la ville si vous osez gravir la tour du Micalet à la Cathédrale Santa Maria, la Lonja de la Seda, la estacion del Norte et son style art déco rococo (je vous conseille d’entrer admirer les détails), la poste sur la Plaça del Ajuntament (entrez également)…

Je vais m’arrêter ici dans mon plaidoyer pour cette ville que, pour ma part, je préfère largement à Barcelone. Dans un prochain article, je répertorierai mes bonnes adresses sur place, en ville et à la plage. Si vous passez par ici et que vous aimez Valence et/ou avez de bonnes adresses, n’hésitez pas à me les laisser dans les commentaires…

L’émotion du Sud

« Muchas gracias corazon ! », cette phrase lancée par une jeune serveuse espagnole à qui je venais de rappeler le détail de nos consommations pour qu’elle puisse nous les facturer, m’a marquée. Le mot doux, la confiance (j’aurais pu la rouler), la chaleur de sa voix… Il y a ceux qui disent les espagnols fiers et arrogants, que je ne comprends pas, et puis il y a moi et cette émotion qui me gagne lorsque je me rends en Italie ou en Espagne, l’émotion du Sud…

IMG_2317.JPGLa sensation de dépaysement mêlée au sentiment d’être à la maison, la lumière orangée des réverbères à la tombée du jour qui donne l’impression de déambuler dans un décor filtré en sépia, les rires bruyants émanant d’une poignée de quinquas attablés avec vue sur mer autour d’une bière… Le rire est-il dans leur voix ou dans le regard que je pose sur eux ? Je ne saurais le dire. Ce sont peut-être aussi tous ces souvenirs, ceux de la plus belle année de ma vie, qui froissent mon objectivité et me font chausser ces lunettes roses.

Peu importe, quand je suis dans le Sud non francophone, je me sens connectée à une partie de mon cœur que la vie de tous les jours a tendance à laisser en jachère, à la part tactile et fantasque contenue dans mon ADN, à une certaine idée du bonheur… Je m’y retrouve et c’est bon.

Et vous, avez-vous un rapport particulier à certaines destinations ? Vous y sentez-vous plus vivant, plus zen, plus séduit ?