Bilan Culturel de novembre

Bonjour, voici le bilan mensuel, j’essaie de ne pas perdre mes bonnes habitudes. Ce mois-ci j’ai été extrêmement occupée et je suis pas mal fatiguée aussi. Je pense que décembre sera le mois de la lecture et du retour au cinéma. En ce mois de novembre, je n’ai guère eu le temps ni le courage de m’éloigner de l’écran domestique.

A la télévision, j’ai pu regarder :

  • Le documentaire « le psychiatre et l’assassin » qui traite du cas difficile des malades mentaux placés en détention, du risque de passage à l’acte et des croisements entre la médecine et la justice pénale. Ce documentaire prend racine dans l’affaire Luc Meunier qui a pour la première fois vu un médecin psychiatre condamné pour l’homicide commis par un de ses patients. Ce documentaire était diffusé sur France 2.
  • La malédiction de la Vologne, prochainement diffusé sur France 2 (les 5 et 6 décembre), une série documentaire en 5 parties qui retrace la célèbre affaire Grégory Villemin, mystère judiciaire et familial non résolu depuis 1984. J’ai beaucoup aimé cette production car outre les faits rebattus sans cesse, elle a une dimension sociologique. Elle contextualise l’affaire dans ce que le narrateur (Denis Podalydès) nomme « les grandes familles de la Vologne » et le monde des ouvrier du textile, terreau fertile pour les jalousies et les rancoeurs. Des comédiens sont engagés pour dire les pv d’audition, c’est bien monté, pas kitsch du tout et pour s’y retrouver, un arbre généalogique reliant les protagonistes de façon lisible nous est présenté à diverses reprises. Chacun se fera son idée et le documentaire n’est pas là pour présenter une vérité. Au-delà du fait divers, je trouve qu’il élève le débat jusqu’à expliquer comment ce fait divers est aujourd’hui partie intégrante de l’histoire judiciaire et de celle de la région.
  • Les enquêtes de Vera sur France 3. Cette série fait partie des rares que je regarde encore à la télévision. Sur France 3, je regarde toujours les enquêtes de Vera, Endeavour (les enquêtes de Morse, dont je parle ici), Grantchester et Brokenwood (qui a la particularité d’être néo zélandaise). J’aime toujours autant me plonger dans les mystères de la lande anglaise avec un(e) policier(e) acariâtre aux blessures cachées. Ici l’Inspecteur Chef Vera Stanhope.

Sur netflix, ça a été assez écclectique et j’ai mis du temps à trouver mon bonheur (les suites d’Outlander et de Poldark m’attendent, mais j’aime postposer mes séries fétiches, je n’aime surtout pas ne plus en avoir en réserve). J’ai commencé par Maniac, que j’attendais avec impatience. Pourquoi ? Parce qu’il y a Emma Stone qui transforme en or pratiquement tout ce qu’elle touche, Seth Rogen et que cela parle de santé mentale dans un univers esthétiquement très léché. Eh bien j’ai été déçue et je n’ai pas pu aller au-delà du 4° épisode. J’ai essayé pourtant, mais j’ai détesté. Certes c’est beau, mais on est davantage dans une série d’hommages décalés au cinéma de genre que dans une réflexion sur ce que notre société fait de la souffrance et moi c’est ça que j’attendais. Je ne dis pas que c’est mauvais car manifestement plein de gens crient au génie. Je vous laisse vous faire votre propre opinion. Peut-être qu’un jour je m’éveillerai en ayant envie de voir la suite, mais ce n’est pas demain la veille je pense.

Ensuite, j’ai achevé la première saison de The good Place dont j’ai parlé dans mon bilan précédent. C’est gentil, ça ne prend toujours pas aux tripes, mais comme je commençais à trouver ça un peu redondant, le final de la saison (qui compte 13 épisodes) nous offre un twist inattendu et sympathique. J’imagine donc que cela va rester la série qui peut m’accompagner durant le sport et le repassage. Si vous avez des suggestions en format court (20-25minutes), je suis preneuse puisque j’ai terminé Grace et Frankie ainsi que New Girl.

Bodyguard (2018) - Netflix Nederland - Films en Series on ...

Enfin, la palme du mois revient à Bodyguard dont j’avais lu le plus grand bien et qui ne m’a pas déçue. C’est l’histoire d’un vétéran de guerre brisé par ce qu’il a vu au front. A son retour, il entre dans la police et, après avoir déjoué un attentat, se voit assigné à la protection de la Ministre de l’Intérieur dont il ne partage pas du tout les positions politiques. Bodyguard est une mini série en 6 parties et son héros est fascinant, une telle intensité irradie de lui. Le personnage ne parle pas beaucoup et ce n’est pas facile de décrypter ce qu’il pense vraiment, mais les émotions sont très violentes. C’est admirablement joué et en plus il a l’accent écossais, ce qui n’est pas pour me déplaire. Il faut le temps de s’y retrouver un peu dans les multiples personnages, mais ça vaut la peine. La série gagne également un bon point pour la représentation de personnages féminins forts. Je n’ai été qu’à moitié surprise lorsque j’ai vu à la fin que Jed Mercurio en était le producteur, tout comme il a produit Line of Duty, un coup de cœur absolu de cette année dont je parlais dans un précédent bilan. Vivement d’autres saisons.

Enfin, en cette fin de mois, j’ai tout de même réussi à terminer un livre. Il s’agit de Reflets en eau trouble de Joyce Carol Oates, une grande romancière américaine que je voulais découvrir depuis un moment. J’ai choisi un roman court parce que j’avais peu de temps et j’ai été surprise car c’est une lecture très originale, même si je ne sais pas si on peut qualifier cela d’exercice de style. L’auteur s’inspire d’un fait divers que je ne connaissais pas, l’accident de voiture de Ted Kennedy en 1969. Cet accident coûta la vie à sa jeune passagère et mit fin à ses ambitions présidentielles. Le roman n’est pas une chronique judiciaire ni politique. L’auteur nous livre en quelque sorte ce qui défile dans la tête de la jeune femme alors qu’elle vit ses derniers instants et que la voiture dont elle ne peut se libérer est engloutie. Comme le dit le 4° de couverture (éditions Babel), c’est « un roman bref et terrible, qui stigmatise le déclin moral, spirituel et intellectuel de la société américaine. Un conte cruel sur la puissance et la naïveté ». Sur ma pile à lire, du même auteur, m’attend Blondie, sur Marylin Monroe. Et vous ? Avez-vous déjà lu Joyce Carol Oates ? Des suggestions ?

2 réflexions au sujet de « Bilan Culturel de novembre »

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