Plaisirs de fin d’hiver et bonnes adresses liégeoises…

Cela faisait longtemps que je n’avais pas pris le temps de coucher sur papier virtuel les petits plaisirs dont ma vie est faite. Et pourtant je suis plus que jamais concentrée sur eux, sans doute aidée en cela par le contexte de la pandémie. Allons-y donc pêle-mêle. Et quelques chouettes adresses liégeoises au passage.

Avoir pu retourner, le temps d’une soirée, dans un atelier pour coudre, Koxinel’s. Donner vie à un projet laissé à l’abandon depuis octobre. Observer le tissu, guidé par mes doigts, filer sous l’aiguille, se transformer, se composer et devenir peu à peu une robe. Une robe portée par la suite avec plaisir et fierté. Avant cela il a fallu construire, déconstruire, enfiler, découdre, assembler, épingler, retourner, patienter, demander de l’aide, se laisser guider, ralentir… Se vider l’esprit, quel bonheur.

Observer l’éveil timide de la nature. Timide comme ces chevreuils donc j’ai furtivement surpris la course dans les bois.

Maitriser enfin la brasse coulée et mettre fin à 30 ans de croyances auto-limitantes. S’exercer dans le bassin d’apprentissage pour se synchroniser. Se forcer. Réussir à plonger la tête sous l’eau une fois sur deux. Puis se retrouver rapidement essoufflée. Regarder avec envie les autres y arriver. Puis le déclic ! Evident, stupide, libérateur. Je veux simplement prendre trop d’air, c’est ce qui me désynchronise. Il suffit d’une petite bouffée, aussi vite expulsée. Et soudain me voici enchainant les longueurs sans aucun effort. Me voici semblable à mes compagnons de couloir, me voici exultant intérieurement. Découvrant soudain comme la nage peut être un plaisir alors que j’ai longtemps cru que ce sport n’était pas pour moi. Il n’est jamais trop tard.

Après des heures et des heures d’essais, d’entrainement, de conseils, entendre les cordes sonner juste lorsque je les pince, voir mes doigts danser, mus par une agilité et une souplesse que je ne leur connaissais pas.

Une balade, par un samedi aussi froid qu’ensoleillé, sur une portion du circuit Paliss’art à Liège. Délaisser le téléphone et jouer à la carte au Trésor. Regarder en l’air, capturer l’instant, chercher, redécouvrir des endroits connus. Le tout avec une amie précieuse. Qui me fait découvrir la Caféière, son joyeux bric à brac et son chocolat chaud absolument divin. Une résurrection pour les papilles.

Le stretching, le yoga, la méditation, l’étirement du corps en pleine conscience. Me répéter que le calme est en moi et que je peux le convoquer à tout moment pour faire face aux tourments du monde.

Les repas repris à l’extérieur grâce à un soleil prématuré et généreux. L’insouciance et les rires entre collègues à la table du jardin, sans crainte que ces rires soient vecteurs de maladie. Les projets pour le printemps à venir, avec une immunité croissante.

Ma magnifique bibliothèque, chinée en décembre à Onderdepoort et qui trône désormais dans ma chambre, avant d’un jour orner le salon d’une future maison. Un supplément d’âme pour accueillir mes livres chéris.

Boyhood. Ce film m’a touchée en plein cœur, il est tout ce que j’aime. J’en ai parlé dans mon dernier bilan.

Le vaccin pour ma grand-mère, ma Mamy, si précieuse pour moi. J’espère qu’elle le supportera bien et que cela nous ouvrira la perspective de bientôt partager un repas ensemble. En attendant, c’est toujours masquée, en gardant mes distances, que je profite de l’avoir toujours dans ma vie.

Mes chéries, ma filleule, que j’aime de tout mon cœur et qui me le rendent bien. Leurs rires, leurs câlins, leur manque aussi malheureusement, mais qui a décuplé les démonstrations d’amour lorsque nous nous voyons.

Un délicieux brunch de chez Tea Late, généreux, savoureux, inventif. Savouré en deux fois, le temps d’un dîner et d’un quatre heures.

Conclure quelques ventes sur vinted. Satisfaction. Retourner pour la deuxième fois troquer des vêtements chez Slow 31. Je vous invite à découvrir ce concept qui existe sans doute dans d’autres villes. On ne vend pas, on ne donne pas, on dépose des vêtements, on reçoit des points et on peut prendre ce que l’on veut dans la boutique en fonction des points dont on dispose (chaque vêtement vaut un certain nombre de points). Une initiative qui fonctionne comme un vestiaire partagé, encourageant la décroissance et un fonctionnement circulaire. J’ai acheté un abonnement là-bas : 45 euros pour 5 passages. Je me suis délestée de pas mal de pièces que je ne parvenais pas à vendre et j’en ai déniché d’autres (dont un superbe manteau esprit comme neuf que je porte quasi chaque jour) qui me conviennent mieux et que je ne laisserai pas dépérir au fond de mon armoire.

Coucher sur papier l’embryon d’un projet qui me trotte en tête depuis de nooooombreuses années. Décider d’y consacrer un peu de temps, de passer à l’action quand je le sens en espérant qu’un papillon s’envole un jour.

Et bien sûr le chocolat, la pizza d’après la piscine, le bain après le sport, le moment de lecture juste avant de dormir et tant d’autres pépites du quotidien.

Et vous, quels sont vos petits plaisirs. Je m’aperçois que je carbure à cela en ce moment. Moins d’achats, plus de culture, plus de resto, plus de voyages, mais un retour à l’essentiel qui m’aide énormément.

Mes souhaits pour 2021

Après la liste des choses que j’ai accomplies en 2020, j’ai pris le temps de coucher sur papier une série de vœux ou d’intentions pour 2021. Je n’aime pas les résolutions, je trouve même cela stupide de penser qu’une fois pas an on est capable de tout changer. Surtout quand ce moment est le cœur de l’hiver, c’est-à-dire par la période la plus réjouissante pour se mettre au jogging ou arrêter de fumer je suppose. Par contre, je suis sensible aux rituels et j’aime en septembre et décembre faire le point, voir ce que je garde, ce que j’ai terminé, ce que j’aimerais amorcer (l’an dernier, j’avais réalisé un vision board). Et sortir du tout ou rien draconien.

En 2021, je voudrais continuer à progresser dans mon apprentissage simultané de la guitare folk et du solfège. Ce cours hebdomadaire est un phare dans mes semaines boulot/maison, all work and no play… Comme je suis débutante, il est assez gratifiant de voir qu’en travaillant les progrès sont substantiels puisque la marge de manœuvre est importante. J’ai bien fait d’enfin me décider.

Je voudrais également progresser dans mon apprentissage de l’espagnol. En réalité, j’ai écumé presque tous les cours de l’application Babbel, mais sans possibilité de pratiquer la langue, je perds. Je suis donc en train de refaire toutes les leçons de conjugaison. Mon abonnement est valable jusque fin février. Ensuite, j’aimerais m’inscrire à des tables de conversation et j’ai déjà pris des contacts pour après ce semi confinement dans lequel nous sommes plongés depuis maintenant deux mois et demi. Je pense faire de même pour l’italien. Je n’ai pas de problèmes de grammaire en italien, mais je voudrais enrichir mon vocabulaire.

Dans le même ordre d’idée et là ce n’est ni une résolution, ni une intention, ni un objectif, mais un vrai vœux : je voudrais aller en Italie. Nous rêvons tous d’escapades (et certains ne s’en privent pas, ce que je déplore au vu de l’évidence que cela participe à propager le virus), mais l’Italie me manque vraiment. J’y ai vécu, puis je n’y suis pas allée pendant plusieurs années et enfin, j’y suis retournée en 2019 pour un voyage qui m’a profondément reconnectée à moi-même et à mon amour de cette terre.

Pour changer de registre, cette année, j’aimerais mettre mes craintes de côté et, sinon acheter une maison, du moins en visiter. Je me sens à l’étroit dans mon appartement et surtout je souffre de ne voir que briques et asphalte par mes fenêtres, même si j’ai la chance de vivre dans un très joli centre-ville. Beaucoup de questions : revendre ? où aller ? sur quoi transiger et sur quoi non ? combien puis je me permettre de dépenser ? Bref…je pense que visiter permettra d’enclencher le processus et que j’aurai moins peur le jour où j’aurai un coup de cœur. Dans le même ordre d’idée, je souhaite progresser vers l’élimination du superflu de mon appartement. Au-delà de l’aspect anticonsumériste de mes efforts, ils découlent également du stress vécu lors du déménagement précédent (alors que je n’ai pas tant que ça pour être honnête, mais je déteste gérer le matériel, je m’en sors beaucoup mieux avec les humains) et de l’envie de me sentir libre de bouger.

Je souhaite également conserver une routine sportive. Durant le premier confinement, j’étais vraiment bien. Cet hiver c’est plus dur. Je n’ai jamais arrêté de faire du sport, mais je n’en n’ai pas toujours fait plusieurs fois pas semaine ni en planifiant des entrainements cohérents et complets et j’aimerais reprendre. Cela me fera un bien fou je le sais. J’ai d’ailleurs réservé en ligne un créneau pour tester une nouvelle piscine. Et, objectif de l’an dernier déjà, j’aimerais refaire de l’escalade. Je n’ai eu qu’une fois l’occasion d’aller faire du bloc cette année et je n’ai pas vu le temps passer. Par contre, j’ai fait connaissance avec les courbatures aux avant bras.

Et enfin, éternel objectif, sans cesse remis sur le métier, j’aimerais continuer à écrire. Ecrire sur ce blog, écrire pour aller mieux car j’ai découvert que durant les « bas », cela fait vraiment partie des outils qu’il faut que j’exploite et enfin, pratiquer l’écriture littéraire maintenant que j’ai diminué mon temps de travail et investi dans un ordinateur flambant neuf. Si je suis ultra motivée, j’ai même dans un coin de ma tête l’idée d’utiliser un max les investissements de cette année (appareil photo et ordinateur) afin de réaliser de courtes vidéos.

Au rayon du moins, j’espère troquer une partie des sodas (mon péché mignon) pour de l’eau et les heures passée devant netflix pour regarder des longs métrages et lire des essais notamment. J’ai déjà diminué et je m’aperçois que je me sens beaucoup plus satisfaite lorsque je consacre davantage de temps à la lecture ou la guitare et je souhaite continuer sur cette voie.

Un beau programme donc. Et encore, je me suis restreinte. Si je m’écoutais, je mettrais au programme de m’acharner à nouveau sur le néérlandais, faire de la danse (il me faudrait encore choisir entre contemporain, danses de salon ou claquettes…j’ai hésité 15 ans entre piano et guitare, ça peut me mener loin), faire du woofing (ça je le garde en tête), une série déraisonnable de voyages, courir 15 km sans peine (je plafonne depuis un moment niveau jogging) , me lever plus tôt le weekend, suivre des moocs…bref, j’ai un appétit d’expériences et une curiosité intellectuelle débordantes, mais je sens que je dois me freiner car je suis alors sujette à la procrastination et j’arrive à un âge (oh my god) où j’ai besoin d’accomplir vraiment les choses et de rêvasser moins. Sur cette un peu trop sérieuse, je clôture cette liste de désirs.

Et vous, avez-vous des rituels de fin/début d’année ? Vous sentez vous enthousiastes en ce début d’année ?

Une photo du Pacific Crest Trail….un vrai rêve…juste parce que j’avais envie (je ne connais pas la dame)