Bilan culturel d’octobre

Bonjour,

Après une petite série d’articles sur le style de vie plus simple et les efforts écologiques que je fais, me revoici avec les découvertes culturelles du mois. Je pense que je vais alterner les articles ayant trait à des sujets de société, des réflexions et d’autres davantage axés sur l’art, la littérature et les voyages aussi.

Si vous souhaitez voir les articles précédemment écrits sur un thème donné, il vous suffit de cliquer sur les mots clé en dessous des articles et l’historique des articles qui y ont trait s’affichera.

Tout de suite, le bilan culturel du mois d’octobre. On commence avec les séries :

  • J’ai terminé les 3 saisons disponibles sur Netflix de Poldark et cela reste un grand coup de cœur. J’attends impatiemment la suite et je trouve que l’intrigue parvient à se renouveler en traitant toujours autant des intrigues sentimentales que de la réalité sociale de cette fin de 18° siècle en Cornouailles. Et Ross Poldark est l’un des personnages les plus charismatiques qu’il m’ait été donné de voir sur petit écran. A consommer sans modération pour les amoureux de l’Angleterre et des séries en costumes historiques.

"I would rather fail fighting than throw up my hands and wait for the end."--Ross

  • Dans la même veine, je me suis lancée dans la série Outlander. Le pitch est simple : à la fin de la seconde guerre mondiale, un couple de jeunes mariés anglais se retrouve en Ecosse. En touchant des pierres dressées où se tiennent des rituels ancestraux, Claire, la jeune femme, se retrouve propulsée dans l’Ecosse du 18° siècle, terre de clans qui lutte contre les anglais. Là bas, elle rencontre un séduisant Highlander, mais se retrouve aussi face à l’ancêtre vicieux et sans pitié de son mari du 20° siècle. La série est un peu beaucoup à l’eau de rose et assez sulfureuse, pas mal de scènes chaudes et de scènes sanguinolentes aussi. Les paysages écossais sont fabuleux et la plastique de Sam Heughan également. On est emportés, mais le scénario n’est pas fou fou, l’essentiel de l’intrigue tourne autour du couple qui affronte 1000 dangers et doit les surmonter. Par contre, aucun développement, en tout cas dans la première saison du thème du voyage dans le temps. On apprend au cours de la saison que le personnage de Claire n’est pas le seul à avoir fait cette expérience, mais je reste sur ma faim. Néanmoins, je compte continuer à regarder cette série parfaite pour les longues soirées d’hiver. Par contre sur netflix Belgique, seules deux saisons sont disponibles alors qu’il y en a 4 sur netflix France, quelqu’un connait il la cause de cette injustice ?
  • Sur ARTE, j’ai regardé la seconde saison d’une série danoise qui s’appelle « Les Héritiers» et qui est absolument excellentes pour ceux qui aiment les séries nordiques mais veulent autre chose que des polars ou si vous aimez vous plonger dans les sagas familiales et leurs secrets. La série aborde ici le thème de la fratrie, une fratrie adulte qui se retrouve à gérer le patrimoine de la mère lorsqu’elle décède. Entre l’enfant caché, le père hippie, gentil mais inconsistant, le névrosé dont le père s’est suicidé, celle qui dirige tout et le petit dernier, on peut tour à tour éprouver de l’empathie ou de l’agacement pour chacun d’eux. C’est assez intense (voire violent) émotionnellement, mais j’ai aimé le fait que malgré les conflits et les trahisons, cette famille possède quelque chose de très fort, un héritage familial à la fois lourd et merveilleux qui les unit. Passionnant. A voir s’il y aura une saison 3. Les deux premières comptaient je pense chacune 8 épisodes de 50 minutes plus ou moins.
  • Au rayon comédies à regarder en faisant du sport ou en repassant (doublé en français et d’une durée de 25 minutes plus ou moins), j’ai terminé New Girl, pas trop accroché à Kimmy Schmidt et quasi fini Grace et Frankie. J’ai donc entamé The Good Place, l’histoire d’une jeune femme qui arrive au Paradis (appelé le bon endroit) lors de son décès et à qui l’on explique que c’est un privilège qu’on n’octroie qu’aux gens exceptionnellement bons, altruistes et désintéressés, les autres finissant au mauvais endroit. Le problème c’est que la protagoniste se rend immédiatement compte qu’il y a une grosse erreur de casting, elle qui a mené sa vie de façon égoïste et superficielle. Cependant, par crainte de se retrouver projetée au mauvais endroit, elle va tout faire pour cacher cette méprise et s’atteler à devenir une bonne personne. La série fait le job sans être exceptionnelle. On sourit sans rire aux éclats. Il y a aussi un peu de suspense. Parfait en pédalant ou en repassant des chemises.

Au niveau des lectures, j’ai lu « Les nouveaux monstres » de Simonetta Greggio, qui n’est autre de la suite de « Dolce Vita », dont j’avais parlé ici. Cette lecture m’a énormément plu, mais je suis consciente que c’est sans doute parce que je m’intéresse à l’histoire et que j’ai vécu deux ans en Italie. Si le sujet vous tente et que vous aimez comme moi apprendre sans toutefois avoir le courage d’ingurgiter de classiques et/ou fastidieux livres d’histoire, ces romans sont pour vous. Celui-ci s’attache à la période qui va de 1978, l’année de l’enlèvement et de l’assassinat d’Aldo Moro, et poursuit jusqu’en 2014 en nous contant les années de plomb, le monstre de Florence, la bande de la Magliana et en dénonçant les collusions entre le Vatican, l’état italien et la Mafia. Le tout mis en parallèle avec les secrets de famille des deux narrateurs, le destin national se mêle aux destins personnels des membres d’une famille. Passionnant et extrêmement bien construit.

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Enfin, j’ai assisté à une représentation du « Triomphe de l’Amour » de Marivaux dans une mise en scène du grand Denis Podalydès, le tout dans la magnifique salle du Théâtre de Liège. Tout était réuni pour une soirée d’enchantement : le texte de Marivaux, l’une des plus belles langues qu’il m’ait été donné d’entendre (un peu dur de se faire l’oreille au début, mais en 10-15 minutes on s’habitue et ça coule comme un nectar dans l’oreille), la scénographie qui m’a fait penser au bayou louisianais (mais peut-être juste à moi), le cadre et les acteurs. Si le spectacle passe près de chez vous, courrez-y. Même si vous n’êtes pas fan de théâtre, cela vaut la peine de se risquer à un classique et d’en prendre plein les yeux, juste pour voir si vous n’aimez vraiment pas ça. Moi en tout cas, c’est pour des moments comme cela que j’ai l’impression que la vie vaut d’être vécue, magiques et hors du temps.

Et vous qu’est-ce qui vous a distrait ou fait rêver?

Petits gestes écolos 1

Bonjour, voici le premier article d’une série que j’espère longue et dédiée aux idées et gestes de colibri que je fais et que nous pouvons tous faire, au moins certains, au quotidien, pour diminuer notre empreinte écologique et ne pas manger du plastique quand nous mangeons du poisson, car désormais c’est ce qu’il se passe ouais ouais. N’hésitez pas à partager vos idées que je pourrais inclure dans les futurs articles pour faire une belle liste d’idées et de trucs pour traquer le plastique. Au fil du temps, cela peut même devenir amusant !

Colibri Backgrounds 4K Download

Mais sans plus tarder, commençons par les 7 premiers gestes qui sauvent   :

  • Se promener avec un tote bag ou sac réutilisable dans son propre sac dès que l’on va faire un tour (car le diable est toujours où on ne l’attend pas) ou du shopping. C’est bête, mais on s’épargne d’avoir plein de sacs en plastique qui sont souvent à usage unique et remplissent nos armoires. Jamais on ne m’a refusé de mettre des articles dans mon tote bag, comme j’ai pu entendre que ça avait été le cas pour certaines personnes chez H&M où autres magasins du genre qui utilisent les sacs pour faire de nous des hommes/femmes sandwich ambulants (légère impression qu’on se fout de nous là les marques, non ?). Pareil à la boucherie, pharmarcie, la liste est infinie… Et si vous avez oublié votre sac et que l’achat est imprévu (ou qu’ils vous obligent à en prendre un), vous pouvez juste fourrer vos médicaments dans votre sac à main/dos ou porter votre pull jusqu’à votre voiture/train/bus…
  • Acheter les fruits et légumes non emballés dans du plastique. C’est devenu mon critère pour faire mes achats. Maintenant je sais que c’est discutable, mais le bio sur emballé (hello Delhaize) qui vient de l’autre bout du monde, perso bof…
  • Faire la vaisselle…oui oui…ne pas utiliser de verres/assiettes/couverts jetables, ou à la rigueur en papier alors. Cela demande d’accepter d’abandonner un peu de facilité de temps en temps oui je sais et moi aussi j’ai péché. Si vous manquez comme moi de fournitures lors d’un évènement où vous recevez beaucoup de personnes, demandez à votre maman/cousin/amie de vous en prêter. Le lave vaisselle est votre meilleur ami et, si vous n’en avez pas, l’ami qui restera faire la vaisselle avec vous jusqu’à 2h du matin est votre meilleur ami, un bon test en somme.
  • Utiliser du vinaigre pour nettoyer, les possibilités sont littéralement infinies… Acheté dans une bouteille en verre bien sûr.
  • Acheter des yaourts dans des pots en verre et globalement tout ce que vous pouvez en bocal plutôt que dans du plastique. Ensuite, à la bulle ou…à réutiliser pour…
  • Acheter en vrac ! Je n’achète pas tout en vrac parce que je ne suis pas parfaite et je commence à peine à m’y mettre, mais récemment j’ai fait l’achat de pâtes, riz, pépites de chocolat, risotto aux champignons, céréales, flocons d’avoine, shampooing, gel douche… en vrac et je peux vous dire que cela m’a épargné quelques sachets en plastic et pas mal de boites en carton. Pour les gens qui vivent en Belgique, je suis allée . En plus, c’est plus joli dans une armoire et je trouve que cela donne une meilleure idée des quantités qu’il me reste.
  • Investir (un bien grand mot) dans une gourde ! Bon, la mienne est en plastique et non en inox, mais elle résiste super bien jusqu’ici. C’est plus pratique pour la salle de sport car elle a un espère d’embout qu’on ne doit pas dévisser pour boire comme c’est le cas pour les gourdes en inox (qui sont meilleures autrement et ont l’avantage d’être isotherme, c’est juste que je me trouve un peu trop souvent lancée sur un tapis de course pour faire ça proprement). Elle me suit partout : dans la voiture, à la salle de sport (dingue le nombre de personnes qui sont encore à la bouteille en plastique), dans mon sac à dos en vacances. Terminé l’achat de bouteilles d’eau en plastique. Pour les sodas, pas de solution, encore une fois, allons y pas à pas plutôt que de ne pas y aller du tout.

J’en ai encore plein en tête, mais j’en garde pour la suite. Lesquelles êtes-vous prêts à adopter ? Où avez-vous adopté ? Avez-vous réussi à convaincre au moins une personne de votre entourage de faire comme vous ? Sinon il est temps les colibris !

Les choses que j’ai cessé (ou que je tente de cesser) de surconsommer

Voici (le début du) vif du sujet. L’an dernier j’ai commencé à trier chez moi et à me dire que j’allais moins acheter. J’en avais parlé ici et . J’ai bien réussi à trier et il faut que je continue. Par contre, j’avoue avoir encore acheté beaucoup de choses. Mais cet été, j’ai fait rénover une partie de l’appartement et je suis partie en vacances au Danemark (un pays assez onéreux pour ceux qui l’ignorent), ce qui m’a coûté une petite somme, mais me satisfait au quotidien (la nouvelle salle de bain) et me laisse des souvenirs de qualité (le Danemark). J’ai donc tenté de reprendre certaines bonnes résolutions après cet « été de la grande vie » et cette fois ci cela marche mieux. Bon c’est tout frais, mais je me dis que l’écrire ici peut m’encourager ! Commençons sans plus attendre :

  • Les vêtements ! Evidemment ! Je n’ai pas un dressing de fou comparé à certain.e.s, mais j’en avais quand même trop. Là cela fait deux mois que je tiens et je vais vraiment tenter d’acheter mois et uniquement pour de gros coups de cœur ou des besoins. Mais beaucoup de choses de l’hiver dernier sont encore en bon état, y compris mes chaussures donc je vais tenter de ne pas me trouver d’excuses. Le bon plan pour moi : avoir supprimé l’appli H&M de mon ipod. C’était le diable ce machin : 50 euros par ci, 40 euros par là…
  • Le vernis à ongles : ça m’est un peu passé tout simplement. J’en ai encore une boite au frigo (oui oui ça se conserve mieux ainsi), mais je n’en achète plus et je sais déjà quelles teintes je ne porte jamais. Je pense qu’un désencombrement va s’imposer là aussi et que je vais m’en tenir à 2 ou 3 basiques, même si je ne vais pas jeter des vernis encore en bon état. Je ne rachèterai simplement pas.
  • Les serviettes en papier : je les kiffe pourtant, j’en achetais à chaque saison ou occasion, mais elles sont à usage unique et emballées dans du plastique. Là aussi, après épuisement du stock, j’aviserai et investirai peut-être dans des serviettes en tissus. Un peu plus de travail pour le colibri J
  • Les cosmétiques : plus précisément les crèmes, j’adore ! Et j’étais très sensible aux flacons et fragrances de gel douche, etc… J’étais même abonnée à la birchbox ! Puis j’ai vu dans envoyé spécial (ou cash investigation, je ne sais plus) que les compos des grandes marques n’étaient pas meilleures que celles de produits vendus en grande surface (ça c’est pour le porte monnaire) et qu’un pourcentage hallucinant du prix de vente finançait les égéries et les campagnes publicitaires (bim !). Du coup, là aussi je finis patiemment et me tournerai vers des alternatives cruelty free et bio. Un de mes projets est de les faire moi-même aussi. Pour ce qui est des gels douche et shampooing, je recharge ou j’achète en vrac, c’est tout à fait possible. Si vous n’êtes pas prêts à passer par là, achetez au moins des grands conditionnements pour produire moins de plastique (et encore une fois épargner).
  • La bouffe : no comment ! Work in progress… Plus d’organisation, moins d’impulsivité.
  • Les livres : bon, je ne surconsommais pas vraiment. J’aime les livres, j’aime lire… Mais je suis retournée à la bibliothèque cette année, notamment pour les guides touristiques du Danemark. Economie de place sur mes étagères et d’argent. Je me suis aussi forcée à donner une chance à plusieurs livres qui m’étaient tombés des mains comme on dit… Et avec les économies réalisées peu à peu grâce à tout ceci, je pense bientôt m’offrir une liseuse. J’adore les livres, mais cela prend beaucoup de place. Par contre, je sais que je craquerai peut-être pour quelques belles éditions qui me feront vraiment plaisir et que je paierai pour ce que je lis. La vie d’artiste et d’auteur est difficile, les best sellers ok, mais il faut que les gens puissent vivre les amis…

Declutter, Simple Living

Bon c’est déjà pas mal pour aujourd’hui il me semble. Si d’autres choses me viennent (surement), je referai un article.

Et vous avez-vous réussi à vous débarrasser d’une addiction de consommation ou souhaiteriez vous le faire ? Comment avez-vous fait ? Quels bienfaits en retirez ou espérez-vous ?

So I start a revolution from my bed…

Les fans d’Oasis capteront la référence. Me revoici suite à mon article qui énumérait la liste impressionnante des choses qui me font peur. Une amie m’a dit qu’elle aurait bien écrit « je suis révoltée » à la place de j’ai peur, elle n’a pas tort.

Suite à l’impuissance que j’éprouvais face à tout cela et à l’impossibilité de mener une vie en accord parfait avec mes valeurs, j’ai cherché de l’inspiration et j’ai notamment entendu parler de l’effet colibri que vous connaissez peut-être. L’idée est de renverser la prémisse qui dit que quoi que l’on fasse, tout ça ne sera jamais qu’une goutte d’eau dans l’océan des problèmes. Le colibri, en plein incendie de forêt, se rend au point d’eau, en prend une goutte et la libère sur le feu. Face à l’incrédulité des autres animaux qui lui disent que tout cela est vain, le colibri répond invariablement « oui mais au moins je fais ma part ».

J’ai décidé de faire ma part aussi, je change peu à peu des choses dans mon quotidien. Je me dis que si chacun choisissait un petit combat, alors ensemble cela ferait beaucoup de gouttes d’eau. Je me mets aussi à en parler autour de moi et j’ai décidé d’écrire une série d’articles d’idées, d’inspirations sur mon cheminement. Ce cheminement est très modeste et je suis loin d’être parfaite, mais si on veut être parfait et légitime en tout, on finit par se trouver des excuses pour ne rien entreprendre. J’espère que vous ne me trouverez pas trop moralisatrice, mais j’ai découvert que j’avais moi-même des comportements tellement absurdes…

yessir...

Dans mon discours, il va être question de temps et d’argent notamment. Je suis guidée par plusieurs convictions assez profondément ancrées en moi :

  • L’argent ne fait pas le bonheur ! Bien sûr, nous avons tous besoin de certaines choses comme un toit, de quoi manger et nous sentir en sécurité et soignés. Mais des études ont prouvé qu’au-delà d’un certain salaire, l’argent cessait d’accroitre le bonheur ressenti et au contraire provoquait du stress (sans doute aussi car gagner beaucoup d’argent implique de travailler beaucoup et dans des environnements stressants).
  • Ce qu’on possède nous possède. Nous sommes rendus esclaves de nos possessions matérielles, que ce soit par le biais de désirs inassouvis et convertis en frustrations, d’emprunts à rembourser et qui peuvent étrangler ou simplement de choses à gérer, nettoyer, organiser en permanence. Et ne parlons pas de quand il faut déménager ou faire une valise. Un de mes moteurs pour changer.
  • Rien ne vaut ni n’achète (ni ne rattrape) le temps passé avec nos proches, les activités qui nourrissent notre cœur et notre esprit et le repos que nous pouvons nous accorder et qui nous permet de jouir davantage de l’instant présent sans être toujours fatigué, pressé ou dans la culpabilité.

Ce sont des convictions, mais cela ne veut pas dire que je suis à l’abri du désir de gagner plus d’argent, de m’offrir de nouveaux vêtements, de remplir mon temps d’activités excitantes. Mais au fond, j’y reviens toujours et je sais que c’est en essayant de vivre en accord avec ces convictions que je me sens le plus heureuse et la moins angoissée.

Mes choix et les changements que j’opère nécessitent parfois un investissement économique et temporel. Je n’y pense pas mais on me demande souvent (quand je parle de ma visite dans un magasin d’achats en vrac par exemple) « mais ce n’est pas plus cher ? ». Ma réponse est « je ne sais pas vraiment et probablement oui ». Il faut arrêter de croire qu’une transition durable peut se faire sans effort et que cela ne nous coûtera pas quelques euros en plus. Il faut se demander ce qui est important pour nous. Pour moi, dépenser quelques euros de plus par ci pas là n’est pas un problème, surtout que par ailleurs j’ai coupé certaines dépenses (dont je reparlerai) qui me laissent au final avec un bilan (moral et financier) où je suis largement gagnante.

La suite bientôt…

Bilan culturel août/septembre (suite et fin)

Bonjour à tous, avant plusieurs articles qui vous reparleront de minimalisme et de simplicité, voici la suite de mon bilan estival. Cet article concerne les films et les livres que j’ai tout de même eu le temps de consommer en plus de la quantité ahurissante de séries que j’ai regardées. Que voulez-vous, je suis une vraie casanière accro à la fiction, quoi que, vous verrez qu’il n’y a pas que de la fiction.

Au rayon lectures, j’ai englouti 4 ouvrages tous bien différents :

  • « Rebecca » de Daphné du Maurier. Un classique de la littérature anglaise écrit dans les années 30 du siècle dernier. J’avais tenté de le lire déjà une fois et plutôt que d’acheter un autre livre, j’ai décidé de lui donner une autre chance. Et il faut croire que tout est une question de timing en ce bas monde car j’ai adoré ! Plus jeune, je lisais des classiques pour le plaisir (et un peu pour paraitre intelligente), et là, ça faisait longtemps que je ne m’attaquais pas à de la « grande » littérature. « Rebecca » commence lentement, mais plus on lit, plus on est accro. L’histoire (transposée au cinéma par Monsieur Hitchcock) est celle d’une jeune fille (dont le prénom n’est jamais révélé) qui, lors d’un voyage dans le Sud de la France où elle est la demoiselle de compagnie d’une dame américaine, tombe amoureuse d’un veuf plus âgé qu’elle. Ce dernier, dont on dit qu’il ne s’est jamais remis de la mort de son épouse Rebecca, lui propose contre toute attente de l’épouser et de s’installer avec lui dans sa fameuse demeure qui s’appelle Manderley, en Cornouailles. Ne vous méprenez pas, ce roman est un vrai thriller, une atmosphère étouffante s’en dégage (lu en pleine canicule estivale, peut-être que cela a contribué à me faire mieux plonger dans l’ambiance) et Daphné du Maurier réussit à faire de Manderley, de ses couloirs et de ses secrets, un personnage à part entière. La langue est magnifique, c’est là aussi qu’on voit la différence entre les grands auteurs et les bons auteurs. J’ai été conquise et je vous le recommande. Quand je lis un classique, j’adore aussi aller en lire les analyses lorsque j’ai terminé ma lecture, pour faire durer le plaisir. Ce roman, en plus du visionnage de la série Poldark, contribue grandement à nourrir une obsession grandissante pour la région des Cornouailles, au top sur ma travel wish list !
  • « La ferme du bout du monde » de Sarah Vaughan : toujours en Cornouailles décidément, mais plus léger. Idéal pour décompresser ou lire en vacances. Ce roman nous plonge dans deux époques et alterne les chapitres qui se déroulent durant la deuxième guerre mondiale et de nos jours dans une ferme de Cornouailles. Dans les années 40, y grandissent ensemble la jeune fille de la famille et des enfants mis à l’abri du chaos londonien qui aident les propriétaires. De nos jours, la petite fille de l’adolescente que l’on suit dans les années 40 s’y réfugie pour se remettre de l’échec de son couple et s’éloigner de Londres. Intrigues sentimentales et récit de la guerre vue de la campagne, espoirs et deuils, un roman assez réussi qui m’a donné envie d’en lire d’autres de l’auteure (malheureusement celui que j’ai trouvé parle d’un concours de cuisine et cela ne m’a pas attirée plus que cela).

Top 10 Views | Best of the Cornwall Guide

  • « Désaxé » de Lars Kepler : Lars Kepler, nom de plume d’un couple de suédois, écrit les meilleurs polars que j’ai lus ces dernières années depuis la saga millénium. Désaxé est je pense le 5ème tome de ce qu’on appelle la saga Joona Linna, du nom de l’inspecteur finlandais qui en est le protagoniste. Dans ce tome-ci, il est à nouveau à la poursuite d’un serial killer. Je vous conseille ces romans autant pour les intrigues originales et bien ficelées qui explorent les recoins les plus effrayants de l’humanité que pour l’évolution personnelle de personnages de Joona Linna et Saga Bauer, les policiers, même si Saga ne fait ici qu’une apparition anecdotique.
  • « Reflets dans un œil d’homme » de Nancy Huston. Nancy Huston est une auteure que j’adore. Elle est Canadienne mais basée à Paris et écrit aussi bien des romans que des essais. Dans celui-ci, elle s’attaque à la théorie du genre. C’est difficile à résumer, mais passionnant à lire. Il ne faut pas avoir peur de s’y attaquer car, sans vulgariser outre mesure, Nancy Huston distille un point de vue nuancé, argumenté et illustré de nombreuses rencontres, exemples, témoignages. Un vrai travail de recherche. Alors les hommes ne peuvent-ils s’empêcher de regarder les femmes et de les désirer ? Au départ, j’ai été un peu ébranlée dans mes convictions féministes, mais je me suis accrochée et ma pensée en est sortie complexifiée et enrichie sans me mettre en porte à faux avec mes valeurs. Très personnel, mais je pense que cette lecture est à mettre entre les mains des hommes comme des femmes.

Quatre lectures très satisfaisantes donc et très différentes. Au rayon films, j’ai vu un documentaire « Demain » de Cyril Dion et Mélanie Laurent. Il est sorti il y a déjà deux ou trois ans et je suis à la traine. Ce film, que nombre d’entre vous ont déjà vu, m’a énormément parlé. Je ne vais pas m’étendre ici car j’en reparlerai sans doute plus tard, mais il m’a donné la pêche et je vous conseille à tous de le voir ou le revoir. Je pense lire l’ouvrage lié au film prochainement.

Enfin, je suis allée une fois au cinéma, la première depuis des mois et des mois. Je suis allée voir « Blakkklansman » de Spike Lee qui raconte l’histoire vrai d’un duo de flics (un noir et un blanc) qui font équipe pour infiltrer le Klan au début des années 70. Je ne connaissais pas cette histoire. Le film traite d’un sujet très grave, le racisme envers les afro américains, mais comporte également un côté « buddy movie » et une touche d’humour appréciable. Drôle et révoltant, on se choque de l’accueil de la jeune recrue afro au commissariat, puis à la fin, face aux images des émeutes aux Etats Unis les mois et années passées, on se dit que rien n’a vraiment changé…

Voilà, c’est tout pour ce bilan de deux mois. Ouf c’était long. Si vous avez de bons plans, dites-moi. Surtout en termes de lectures, j’ai envie de relire l’un ou l’autre « classique », des suggestions ?

Bilan culturel août/septembre (séries only)

Bonjour,

Me revoici avec un bilan culturel qui va couvrir deux mois. J’ai eu la flemme d’écrire et pourtant j’ai beaucoup vu et lu. Les longues soirées étouffantes d’été ont été passées à lire dehors et à visionner des séries jusqu’assez tard en aérant chez moi lorsque j’étais en vacances. Je ne vais pas m’étendre ici sur tout ce que j’ai pu découvrir, il y a des choses assez dispensables.

Dans ce rayon, je rangerai quelques fictions policières en format mini série (6 à 8 épisodes) : le huis clos « Le chalêt » trop prévisible, « La forêt », l’espagnol « the invisible guardian » sympathique mais pas ouf non plus et le très-moyen-bien-que-British « Paranoid » où le personnage incarné par Indira Varma (la Zoé de Luther) m’a assez vite insupportée. Ensuite, un peu mieux il y a eu Safe avec Michaël C Hall sur un scénario de Harlan Coben quand-même. Mais pas de coup de cœur dans la liste ci-dessus.

Parmi les séries que je conseille, j’ai terminé (en tout cas ce qui était disponible sur netflix) :

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« Lovesick » et là j’ai vraiment été conquise, mon petit cœur a fondu pour leurs aventures. Je ne sais pas s’il y aura une saison 4, je pense qu’elle n’est pas nécessaire, mais c’était trop couuuuuurt !

  • « New Girl » : la série qui pour moi est quasi un nouveau Friends ou HIMYM. Ca donne envie de vivre en coloc et c’est extrêmement drôle. Les personnages sont bien caractérisés sans être outranciers et le dosage de comique et de sensibilité est toujours extrêmement bien balancé. I love it. Vivement la saison 7 qui sera je pense la dernière.
  • « Line of Duty » : coup de cœur majeur pour cette série de la BBC une fois de plus. J’ignore pourquoi la première saison n’est pas disponible sur netflix. Il n’y a que la 2 et la 3 (la série est toujours en production). Ce n’est pas nécessaire pour comprendre, mais référence y est faite et la série est tellement excellente que c’est rageant d’en perdre une saison. Plongée dans la police des polices, dans la traque aux flics véreux. Il y a de l’action, mais pas que. La particularité et atout majeur de cette série, ce sont les magistrales scènes d’interrogatoire et de contre interrogatoire qui sont des bijoux de suspense. Le spectacteur sait pas mal de choses, mais on ronge tout de même son frein en se demandant comment cela va tourner et les acteurs sont vraiment très bons. A voir absolument.

J’ai également entamé/terminé partiellement :

  • Poldark : là encore gros coup de cœur. Cette série historique remplace un peu Downton Abbey dans mon cœur. Il y a tout pour me plaire : des intrigues, de la romance, l’Angleterre de 1780 et un héros hyper charismatique, Ross Poldark, socialiste dans l’âme alors qu’il est bien né. Il joue un soldat britannique de retour en Cornouailles après la guerre d’Indépendance Américaine. Là il se apprend coup sur coup que son amour de jeunesse est sur le point d’épouser son cousin Francis et que son père est mort. Il va faire contre mauvaise fortune bon cœur et faire son possible pour rouvrir la mine familiale, non sans se heurter à de multiples problèmes. Cette série est un remake et une adaptation d’une série littéraire de Winston Graham. Il y a pas mal de rebondissements et quand on se demande ce qui va encore bien pouvoir tomber sur la tête du pauvre Ross, il y a toujours un twist inattendu. De nouveaux personnages sont aussi introduits de temps en temps pour ne pas que l’histoire se répète et accrochez vos cœurs car les scénaristes savent prendre leurs responsabilités et tuer un personnage qu’on aime quand il le faut. Et puis comment ne pas être subjugué par les sublimes plans de la mer et de la campagne des Cornouailles, un paysage et des criques souvent au centre des intrigues.
  • sans-titre
  • Love : ici on est sur du plus léger et un format plus court. Comme son titre l’indique, on est ici sur une comédie romantique, mais du romantisme sans vernis. Ce que j’aime dans cette série, c’est précisément qu’elle n’est pas glamour et nous présente des personnages réalistes, tantôt charmants, tantôt complètement foireux. Le couple est atypique, entre Gus la bonne poire, bien élevé et protecteur et Mickey, une rebelle alcoolique et quelque peu instable émotionnellement. L’angle est aussi intéressant puisque (attention spoiler) l’intrigue ne vise pas à nous faire languir trois ou quatre saisons en attendant qu’enfin ils s’embrassent. Elle nous présente au contraire les écueils que rencontrent les jeunes couples qui apprennent à se connaitre, entre espoirs et déconvenues, moments tendres ou franchement gênants. Et ça marche ! Mention spéciale aux très chouettes acteurs qui campent les rôles secondaires.

Vu la longueur de ce post, je pense m’interrompre ici et réécrire un article dans quelques jours concernant le reste du bilan (visites, livres, films). Je pense que sinon, cela risque de devenir indigeste. J’espère que cela peut vous inspirer pour vos soirées d’automne et n’hésitez pas à me donner aussi votre avis.

 

J’ai peur…

Bonjour, cet article ne sera pas positif, ni réjouissant. Il fera écho où non à des choses qui vous font aussi peur. Il n’est que le début de quelque chose de plus beau j’espère.

J’ai peur des extrémismes. J’ai peur des suprémacistes blancs. J’ai peur de ne pas avoir les mêmes chances qu’un homme parce que je suis une femme. J’ai peur du réchauffement climatique. J’ai peur parce que tout va tellement vite, trop vite. J’ai peur parce que ce n’est plus comme avant. J’ai peur des perturbateurs endocriniens. J’ai peur des banques, des multinationales, du monde de la finance et de l’argent virtuel. J’ai peur des centrales nucléaires. J’ai peur de ne pas assez maitriser certains sujets et de ne pas être légitime pour donner mon avis. J’ai peur du pouvoir de l’argent. J’ai peur de l’extinction massive des espèces animales. J’ai peur de manger le cancer. J’ai peur pour nos enfants, alors que je n’ai pas d’enfant, alors j’ai peur pour les enfants des autres. J’ai peur de consommer en sachant pertinemment que je me fais berner, que j’entretiens un système qui enrichit toujours plus certains, en appauvrit d’autres et nique la planète au passage. J’ai peur des robots. J’ai peur de la disparition de la notion de vie privée. J’ai peur de la course en avant. J’ai peur des gens qui avancent seuls et avec des œillères. J’ai peur de ne pas faire le poids. J’ai peur qu’il soit trop tard. J’ai peur de la dissolution des solidarités… J’ai peur ou je suis en colère, je ne sais plus vraiment.

Le but n’est pas d’en rester là, ce n’est que le prélude à d’autres articles. Cependant, avant de reparler de bonnes résolutions, de minimalisme, de slow living et de citoyenneté, j’éprouve le besoin de parler de tout ce qui me terrifie, de sortir cette boule d’angoisse de moi, de faire l’inventaire de tout ce qui nourrit cette boule que j’ai en regardant le journal, en lisant, en constatant…

Il y a quelques mois, lors d’un weekend aux Pays-Bas, un pays qui me relaxe, j’ai partagé avec deux amies qui se reconnaitront peut-être, mon sentiment d’impuissance face à mon envie de vivre en accord avec mes principes et l’impossibilité dans laquelle je me trouvais, dans laquelle j’entends beaucoup de gens se trouver face à la triple envie/contrainte de consommer à la fois écolo/bio, équitable et durable/local. Ce constat était assez déprimant.

Les mois ont passé et j’ai réfléchi, commencé à écouter et donc à entendre aussi les initiatives positives autour de moi, à en parler avec mes amis, ma famille. Je me suis aperçue que tout de même beaucoup de gens ne s’en foutaient pas et que ça faisait du bien. J’ai commencé à faire attention à certaines choses, puis je suis partie au Danemark, puis j’ai vu avec deux ans de retard le documentaire « Demain » de Cyril Dion et de Mélanie Laurent. Et j’ai décidé d’en faire un peu plus, sans me mettre la pression, mais au contraire pour me sentir mieux. De tout ça, je reparlerai plus tard, bientôt, dans de futurs articles. A venir un bilan culturel, le Danemark, et plus de minimalisme et de consommation responsable.

A bientôt…

Mes bonnes adresses à Valencia

Après les deux articles – l’un sur son atmosphère, l’autre sur son intérêt touristique- qui m’ont été inspirés par Valence, en voici un troisième qui reprend quelques bonnes adresses que j’ai pu tester.

Pour manger :

  • Vivir sin dormir: situé sur le paseo maritimo à quelques enjambées du port, voici une bonne adresse pas cher où se restaurer lors d’une journée à la plage. Vous y trouverez toutes sortes de pains toastés, tapas et autres spécialités, le tout pour un prix raisonnable. Nous avons essayé une salade (qui ressemble à une salade niçoise mais je ne me souviens pas si elle était qualifiée comme telle sur le menu) qui était généreuse, fraîche et bien assaisonnée.
  • Si vous poursuivez le long de la mer, suffisamment jusqu’à arriver à la plage de la Patacona, vous découvrirez ce qui est le coup de cœur de cet article, à savoir la Mas Bonita , un écrin cosy, un régal pour les papilles et pour les yeux. Ils possèdent aussi une adresse dans le quartier de la Russafa. J’ai été conquise par la déco blanche et bleue azur, la salle est assez grande (mais à la haute saison il vaut sans doute mieux réserver). A l’arrière, la terrasse (ou patio) a des allures de jardin secret. A l’avant on peut aussi bien sûr s’installer au soleil et en été, ils ouvrent également un bar sur la plage avec transats et cocktails. L’offre va du brunch aux gateaux qui sont spectaculaires et n’ont rien à envier aux pâtisseries anglaises, je vous conseille un petit tour sur leur instagram pour vous convaincre…
  • Les ruelles et petites places du centre ville regorgent d’endroit sympas, cependant il n’est pas toujours facile de se faire une place au soleil. En été, on préfèrera l’ombre, mais en mars, désireuse de profiter de chaque rayon, c’est chez Blanquita, sur une petite place à deux pas du mercado central, que j’ai trouvé mon bonheur. Personnel sympathique et décontracté, on mange simple, bien et pour une somme très modique. Pas le plus bel endroit de Valence, mais parfait pour une heure au soleil un peu en dehors de la frénésie urbaine.
  • Enfin, une adresse qui est dans tous les guides touristiques et qui vaut le détour, l’horchateria de Santa Catalina, lieu historique ou essayer la boisson traditionnelle l’horchata (lait de tubercules de suchet ou chufa) ou, si vous préférez un bon chocolat chaud à l’ancienne (bien épais et légèrement amer) dans lequel vous pourrez plonger des fartons, churros ou autres spécialités locales. Affolement du taux de glycémie à prévoir. Le lieu est aussi intéressant pour son architecture et semble ouvert tous les jours jusqu’assez tard (22h en mars, sans doute plus tard en été). A voir…

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Pour faire du shopping : le bonheur c’est que les magasins ouvrent très tard en Espagne, tout comme certains lieux touristiques tels que la cité des arts et des sciences. Parfait pour rentabiliser sa journée, que vous mangiez vers 19 h comme dans le nord ou à 22h à l’heure ibérique. Possible donc de caler une visite ou une séance shopping en soirée. Attention cependant à la fermeture de l’après-midi, beaucoup de boutiques (pas les grandes enseignes ou les centres commerciaux, mais plutôt les petites enseignes des quartiers comme Russafa ou El Carmen) font une coupure entre 14h et 17h plus ou moins… Je n’ai pas fait beaucoup de shopping et peu dans les plus petits quartiers, mais notre hôtel était proche du centre commercial El Saler, ce qui m’a permis de faire quelques achats. Lors de mon prochain voyage, j’espère découvrir davantage les créateurs locaux. A retenir :

  • Ale Hop : il y en a absolument partout et on y trouve de tout, il faut se retenir pour ne pas faire des achats compulsifs et inutiles, mais pour un souvenir ou si vous avez besoin de trousses et de matériel scolaire/papeterie, vous trouverez votre bonheur… Eventails, trousses à messages, carnets, pins, jeux pour enfants, serviettes de place, le tout décliné dans des imprimés variés et sympas…
  • Parfois : accessoires et bijoux. C’est aussi une chaine, donc les prix sont modiques et ce n’est pas disponible chez nous. Une bonne adresse pour (se) faire plaisir sans risque de croiser tous les jours quelqu’un avec la même paire de boucles.
  • Oysho : bien connu en France aussi et dispo à la livraison en Belgique. J’avais découvert cette marque lors de mes premiers séjours en Espagne. Belles matières, lingerie simple et féminine, articles de sport…ça vaut la peine d’y faire un tour car les prix espagnols sont de 5 à 10€ inférieurs aux prix pratiqués à l’étranger.
  • Violeta by Mango : pour les grandes tailles, c’est la petite sœur de Mango. Jolies coupes, jolies matières mettant en valeur la silhouette dans l’esprit élégant de Mango. Possibilité de commander depuis l’étranger. Prix moyens, également un peu inférieurs si on fait son shopping directement en Espagne.
  • Le magasin de Cecilia Plaza (C/Roteros 14 bajo, 46 003 Valencia, www.ceciliaplaza.com), une découverte plus locale, faite lors d’une balade en soirée dans le joli quartier d’El Carmen. Cecilia est illustratrice et nous avons été accueillies à la boutique par son mari qui s’est montré charmant. Elle s’inspire beaucoup de la nature et de vues urbaines oniriques. Certains diront que c’est enfantin, mais c’est surtout très poétique et joyeux. Dommage qu’il soit difficile d’emporter en avion de grandes reproductions, j’aurais volontiers craqué…

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Bilan culturel de juillet

Me revoici pour le rendez-vous mensuel où je parle de mes trouvailles. J’ai beaucoup travaillé ce mois de juillet, ne m’arrêtant qu’à la fin avec un agenda non moins chargé. Cela fait une éternité que je ne suis plus allée au cinéma ou voir une expo. La sélection sera cette fois ci très limitée.

J’ai regardé qu’une seule série. Elle n’est pas excellente, mais son but était d’entretenir ce que j’avais appris d’espagnol et de m’y baigner un peu les oreilles. Il s’agit de « Mar de Plastico » qui n’est pas une série netflix, mais c’est là qu’on la trouve. Elle comporte deux saisons de 13 épisodes d’une heure chacun donc on peut tenir un bon bout de temps avec. Mar de Plastico, où mer de plastique, désigne les immenses étendues recouvertes par des serres dans la région d’Almeria (en Andalousie) et où sont produits une grande quantité de fruits et légumes destinés à l’exportation. C’est une série policière, le suspense est bien mené et c’est un programme qui se laisse regarder. Il y a de la romance aussi et quelques personnages charismatiques, notamment l’inspecteur de Police. La série a également cherché à aborder la thématique des travailleurs clandestins venus d’Afrique et de la traite des femmes russes et de l’intégration des gitans d’Andalousie ce qui fait beaucoup et le traitement est parfois caricatural (pourquoi les africains parleraient ils espagnol entre eux ?). Il y a aussi beaucoup de bastons et c’est un peu fatigant à la fin, tous ces mecs qui se cognent dessus. Néanmoins quelques acteurs sont très bons, il y a du suspense, la tension est caniculaire et ce n’est pas non plus dépourvu d’humour et de charme.

Je continue à regarder au goutte à goutte mes séries doudou « New Girl », « Grace et Frankie » et je rebinge un peu « Lovesick » aussi…

Niveau lecture, je me suis plongée dans le troisième tome, en Italien toujours, de la saga d’Elena Ferrante, « celle qui fuit et celle qui reste ». Je n’ai pas été déçue, même si la narratrice m’a souvent agacée par son égocentrisme et que je pense que le tome précédent, qui évoque l’adolescence, restera le plus intéressant et le plus fascinant en ce qu’il réussit à nous faire coller au plus près des émotions, espoirs et tourments liés à cette période. Ce troisième tome est quant à lui plus politique. Je ne tarderai pas à me plonger dans le quatrième et dernier tome de la saga, qui révèlera enfin (je l’espère) où est partie Lila.

Voilà, je pense ne rien oublier. Ma lecture du moment est plus légère et en français, mais ce sera pour le bilan du mois d’août.

 

Bilan culturel de mai et juin

Cette fin de printemps a été bien chargée pour moi, entre répétitions et cours d’espagnol, j’ai peut-être regardé moins de choses, mais j’ai surtout l’impression que c’est le premier weekend depuis longtemps où je ne dois pas travailler ou courir pour respecter mes engagements.

Ma mémoire me jouera peut être des tours, mais voici ce dont je me souviens. Ce que j’ai oublié ne m’aura pas marqué.

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J’ai lu le second roman de la série « l’amie prodigieuse » de Elena Ferrante. Toujours en italien et toujours assez vite et en me rendant compte qu’il me manque pas mal de vocabulaire, même si cela ne gêne absolument pas ma compréhension du roman. Je suis toujours aussi accro et j’ai déjà entamé le troisième. J’ai aimé suivre Lila et Elena dans leur entrée à l’âge adulte. Rappelons qu’on ignore toujours, malgré les rumeurs, l’identité exacte d’Elena Ferrante, qui est un pseudonyme. Certains pensent même que c’est un homme ou que les romans sont écrits à 4 mains. J’ai rarement été aussi passionnée par des livres qui ne sont pas des thrillers, mais l’auteur réussit tellement bien à saisir au plus près l’intimité des pensées de ses protagonistes qu’elles ont eu tôt fait de me coller à la peau, ou plutôt à l’esprit. L’âge venant et avec lui la conscience politique qui s’éveille ajoutent encore une dimension supplémentaire qui en fait, en plus des chroniques d’une relation très particulière, la chronique de l’Italie secouée par la lutte des classes et de la féminité rebelle en quête d’émancipation. A suivre.

J’ai regardé la seconde saison de « 13 reasons why » aussi. Je trouve toujours cette série d’utilité publique. On aurait tort de croire qu’elle est faite pour être regardée par les ados. Je suggère un visionnage accompagné. Il y a des plus et des moins dans cette série. J’ai apprécié le traitement des séquelles d’un viol par exemple, il n’y a pas ici de bonnes et de mauvaises victimes et en cela la série, bien qu’étant militante, les soustrait à la pression de porter plainte absolument. Je n’ai pas aimé les apparitions de Katherine Langford, en vision pour Clay, ce n’était clairement pas nécessaire. Sauf lors de la veillée pour lui dire au revoir. Clay lui-même m’a énervée, mais je suppose que geindre et être en colère perpétuellement était une étape nécessaire de son processus de deuil. J’ai été touchée énormément par Alex, Justin et Zach. J’ai aussi aimé qu’on donne plus de place aux adultes. Même si tout cela reste très américain (le cas particulier du traitement réservé aux sportifs n’est pas pertinent chez nous) et que le tout donne parfois l’impression qu’on nous fournit les tous les stéréotypes possibles d’adolescents, je la conseille. Elle a le mérite d’être unique en son genre, d’offrir une représentativité large aux (soi disant) minorités et d’être un fabuleux appel à tendre la main et à ne plus détourner les yeux face à la détresse des autres.

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J’ai enfin regardé la saison 2 de « Marcella », série britannique teintée de scandinoir diffusée sur netflix. Le personnage principal est insupportable, mais très bien joué. Marcella est une enquêtrice en plein divorce et en plein conflit avec son ex. De plus, elle est toujours hantée par la mort de son bébé six ans auparavant. Elle est incapable de gérer ses émotions et souffre d’absences qu’elle s’efforce de cacher aux autres. Mais elle assure en tant qu’enquêtrice. La voici ici confrontée à des meurtres d’enfants qui portent une signature rituelle. La série est violente et parfois choquante, mais c’est vraiment du bon suspense. Et je me suis surprise à penser que ce qu’on ne pardonne pas à Marcella, c’est peut-être d’être une femme. Un personnage qui ici ne contrôle pas ses émotions, manque parfois d’empathie et n’est pas vraiment une bonne mère. En fin de saison, elle a le mérite de se confronter à ses traumatismes et la série en général fait des traumatismes (infantiles ou non) un thème récurrent. Alors s’il y a une saison 3, ce que semble présager le final, je donnerai encore sa chance à Marcella.