Rentrée et Tempérance
Bonjour à toustes, à toi qui passes par hasard ici, à ma maman certainement !
Il y a quelques mois j’avais décidé de reprendre mon blog en main avec une publication hebdomadaire, de recentrer ma ligne éditoriale autour de la littérature et de me créer un joli feed instagram. Un peu parce que je fonctionne comme cela (toujours se mettre des objectifs, planifier et essayer d’être disciplinée), un peu aussi car j’ambitionne de développer une activité en lien avec mon métier (psychologue) et la littérature. C’est en ce sens que j’ai entrepris une démarche de formation à la bibliothérapie avec Eloïse Steyaert du Mot qui délivre. Bref, force est de constater que je n’y parviens pas. J’ai essayé plusieurs fois et je pense qu’il faut que je lâche un peu de lest à ce niveau-là.
En plus du travail, je suis toujours impliquée dans ma troupe de théâtre, j’essaie de faire du sport deux fois par semaine et je fais du solfège et de la guitare. La belle vie. Et déjà beaucoup de choses. Mais je dois pourtant sans cesse me réfréner. J’ai failli m’inscrire à un workshop de crochet. Je me suis raisonnée en me disant que je devrais plutôt me débarrasser de la machine à coudre et du matériel qui l’accompagne et encombrent mon armoire. Je voudrais aussi rafraichir mon néerlandais et mon espagnol. Et aller courir. Et, et, et… J’ai toujours été comme cela, j’ai besoin d’apprendre, besoin de me fixer des objectifs. Et je ne suis pas satisfaite non plus quand les choses sont faites à moitié. Il faut donc que je me bride, mais ce mot ne me plait pas. Il faut que je me recentre, que je me concentre. Que j’accepte que j’aimerais toucher à tout, mais que l’important pour moi est aussi et avant tout d’être constante et régulière dans des activités et des projets qui avancent et me procurent un sentiment d’accomplissement et de compétence.
Je ne me suis pas inscrite au crochet.
Je me suis remise assidument à la lecture. Parce que cela me fait du bien et parce que j’ai pour projet de créer des ateliers bibliothérapeutiques. Des ateliers qui viseraient à prodiguer du ressourcement, de l’apaisement, mais aussi à renouer avec sa créativité autour du média livre/littérature.
Je ne vais pas exiger de moi-même une publication hebdomadaire sur mon blog, car cela finit par devenir une exigence paralysante qui fait que je ne publie rien pendant des mois.
Je vais à la salle de sport deux fois par semaine. Je n’attends pas d’avoir beaucoup de temps pour y aller. J’y vais même pour une demi-heure intense plutôt que de sauter la séance par manque de temps ou d’énergie.
Je ne joue pas dans la pièce de ma troupe cette année. Je suis sereine, pourtant j’aime le projet. Mais je suis en convalescence d’une grosse opération et je dois l’accepter. Je me ressource et travaille dans l’ombre pour mieux repartir.
Je ne vais pas programmer de weekend à la Toussaint. Je vais prendre ce temps pour être à la maison. Et pour économiser pour ma liste de « voyages de rêve ».
Je ne sais pas si je vais acheter une maison où juste garder mon appartement et conserver le luxe de ne pas devoir travailler pour payer quitte à ne pas m’épanouir. Je vais peut-être me payer plus souvent des « vacances avec jardin ». A voir.
Voici mon mood de la rentrée, créer et persévérer. Nidifier pour mieux s’envoler. Et ne pas se disperser, mais approfondir. Car même si cela part d’une jolie pulsion de vie, cela risque de m’épuiser.
J’ai commencé la rédaction de cet article en me disant que j’allais y dresser la liste de mes dernières lectures, celles, nombreuses, que je n’ai pas eu le loisir de chroniquer individuellement. Mais la plume a dérapé et m’a emmenée là où j’en avais besoin. Déplier, observer, trier mes pensées. Penser pour mettre en actes. Ne pas s’y perdre. C’est aussi cela l’écriture pour moi. Alors je vais m’arrêter là.
J’espère que la fin de l’été se passe bien pour toi ou vous qui me lis(ez). Je ne sais pas si le mois de septembre à cet effet là sur vous. Pour moi c’est toujours une page blanche assez excitante qui ouvre également sur la saison où je me sens le mieux, l’automne. Je vous/me reviens quand je peux avec de nouveaux partages.



















