Bilan culturel (chargé) de décembre

Bonjour, voici le bilan culturel du mois de décembre. J’ai été plus libre ce mois ci, sans le théâtre, et j’ai en plus eu la chance d’avoir des congés. J’ai donc pu me promener, reprendre le sport à un bon rythme et également lire, checker netflix et même sortir au cinéma. Ca me manquait tellement ! Je projette de faire un top de ce que j’ai le plus aimé en 2018 dans un article très bientôt. Stay tuned comme on dit !

Commençons tout de suite par les séries regardées en décembre. Sur netflix, j’ai terminé :

  • La saison 1 de sick note. J’ai surtout cliqué parce que c’est avec Rupert Grint et je pense avoir déjà laissé des indices qui vous permettent de savoir que je suis une fan inconditionnelle de Harry Potter. Le pitch tient en une ligne : un mec (Rupert Grint, très bon une fois de plus en loser) se fait diagnotiquer erronément un cancer et se retrouve embarqué dans une série de mensonges et d’aventures loufoques avec son médecin… C’est drôle, mais pas non plus fou. Il faut aimer l’humour absurde et les personnages un peu caricaturés et théâtraux.

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  • La saison 2 de The Good Place : je n’étais pas emballée plus que ça par la première, mais là ça y est, je kiffe cette série. J’avais peur que ça ne tourne en rond et finisse par me gaver (comme Kimmy Schmitt et surtout Orange is the new black – juste plus possible), mais j’ai été agréablement surprise. C’est toujours très drôle, ça amène à réfléchir et il y a un fichu suspense. La série est tellement originale que je pense qu’elle avait besoin d’une saison pour se poser. Vivement la suite, une saison 3 est disponible.
  • The innocent Man : cette série est une adaptation de la seule œuvre non fictionnelle de John Grisham, juriste devenu écrivain et spécialiste des romans judiciaires. Il y a 6 épisodes et la série traite de deux homicides survenus au début des années 80 dans une petite ville d’Oklahoma. Ces homicides ont donné lieu à des arrestations assez rapides sans preuves matérielles, principalement sur la base d’aveux vidéofilmés. Deux hommes ont été condamnés pour chaque crime et Grisham, des avocats, experts indépendants et l’équipe de The Innocence project tentent de prouver leur innocence. Révoltant et passionnant… Je vous conseille cette série qui fait froid dans le dos et rappelle qu’on peut se faire rapidement voler sa vie quand on est démuni dans certains bleds de l’Amérique profonde… On estime aux USA que 4% des personnes incarcérées sont innocentes, ce qui veut dire 90000 personnes.

J’ai également regardé pas moins de 3 séries à la télévision, eh oui :

  • Les enquêtes de Vera sur France 3. J’ai déjà parlé de cette série, la saison vient de s’achever. Elle fait partie de mes séries anglaises doudou du dimanche soir. France 3 alterne les diffusions de Grantchester, mon chouchou Endeavour (Morse), Vera et Barnaby pour mon plus grand plaisir. Oui je sais, on va dire que je regarde des trucs de vieux et c’est pas vrai et puis je m’en fous, j’ai une vieille âme que voulez vous.
  • La saison 2 de This is us…que dire, cette série est une vraie pépite que tout le monde devrait voir, j’en ai déjà parlé l’an dernier aussi. Que d’émotions, que de thèmes abordés, quels beaux personnages…je sens qu’elle va finir dans le top.

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  • La vérité sur l’affaire Harry Québert : ça faisait longtemps que je l’attendais, ayant comme beaucoup, lu le fabuleux et diabolique roman de Joël Dicker en…2015 je pense. J’avais été happée par ce récit et ce roman si « américain » écrit par un jeune suisse de 30 ans à peine. Je ne dévoile rien de l’intrigue. Je l’ai redécouverte en partie (elle est si sinueuse que j’en avais oublié des rebondissements) et j’ai apprécié cette série. Patrick Dempsey colle tout à fait à l’idée qu’on pouvait se faire du mélancolique Harry Québert. J’ai été plus surprise par le personnage de Marcus, davantage golden boy dans la série que dans les livres il me semble. J’ai eu envie de le gifler une ou deux fois. Les décors sont superbes, l’atmosphère est incroyable. Même si c’était diffusé sur TF1, j’avais activé la VO sous titrée et ça change tout. A voir que vous ayez lu le roman ou non…et si vous ne l’avez pas lu, lisez le il est incroyable.

C’est tout pour les séries, passons maintenant aux films, en allant du moins bon au meilleur :

  • Sur netflix j’ai regardé deux films produits par la plateforme et on ne peut plus dispensables : the Holiday Calendar pour l’ambiance de Noël (ne me jugez pas, n’avez-vous jamais péché ?) et Ibiza avec Gillian Jacobs (de « Love ») et Richard Madden (« Bodyguard »). J’ai regardé ce second lors d’une soirée papote avec une amie et principalement pour les acteurs (sous exploités) et parce que j’aime Ibiza (sous exploitée aussi…). Bref, dispensable comme j’ai dit.
  • Les Animaux Fantastiques : les Crimes de Grindewald. Forcément j’y suis allée. Malgré les mauvaises critiques que j’avais lues. J.K Rowling forever et Eddie Redmayne forever. Par contre, je n’aime pas du tout Johnny Depp mais comme il joue une crapule, je peux le détester à mon aise, ça passe. Et Ezra Miller ( « Le monde de Charlie » et « We need to talk about Kevin ») au top, comme d’habitude. J’ai aimé ce film, mais je suis biaisée. Pas assez cependant pour ne pas me rendre compte que la première heure était très très lente, qu’il ne s’y passe rien et que leurs amourettes commençaient à m’ennuyer (what the fuck les gars, des gens vont mourir, ressaisissez vous !). Heureusement cela décolle ensuite et on a une vraie intrigue et du vrai suspense. On retourne à Poudlard/Hogwarts avec Jude Law en Albus Dumbledore jeune et ça forcément j’ai adoré. J’espère en voir plus dans le prochain film que j’irai fidèlement voir avec ma broche du vif d’or achetée à Bruges.
  • Dans ses yeux (« el secreto de sus ojos ») un film policier argentin de Juan José Campanella, sorti en 2009, avec Ricardo Darin. Ce film a reçu le Goya du meilleur film étranger en langue espagnole ainsi que l’Oscar du meilleur film étranger, ça vous donne une idée du niveau. Voici les premières lignes du synopsis de wikipedia : En 1999 à Buenos Aires, un agent à la retraite du ministère fédéral de la justice, Benjamín Espósito, essaie d’écrire l’histoire d’une affaire criminelle qu’il a traitée 25 ans plus tôt et qui le hante toujours : le viol et le meurtre en juin 1974 d’une jeune femme mariée, Liliana Colotto. Il rencontre sa supérieure de l’époque, Irene, dont il est toujours secrètement amoureux, et évoque avec elle l’enquête qu’il a menée à cette époque avec son adjoint, Pablo Sandoval. Espósito et Sandoval, émus par la ferveur de l’amour que l’époux de la victime portait à sa femme et l’obstination de celui-ci à retrouver le coupable, ont refusé que le dossier soit classé… Je ne vous dévoile pas la suite. Au-delà du suspense et du final qui m’a scotchée, ce film est une magnifique et triste ode à l’amour véritable, qui pose la question de la vengeance et de la reconstruction après qu’il nous ait été enlevé. A voir pour les amateurs de cinéma étranger de qualité.

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  • 1900 de Bernardo Bertolucci. En hommage à ce sulfureux dinosaure du cinéma Italien, Arte a diffusé en deux soirées (5h20 de film) sa fresque historique sortie en 1976. Au casting, des paysans d’Emilie Romagne (région natale de Bertolucci), des acteurs italiens, mais aussi Gérard Depardieu, Donald Sutherland, Robert De Niro et Burt Lancaster, entre autres… Le film a été tourné en plusieurs langues et les acteurs français, anglais et américains ont été ensuite doublés par des comédiens italiens. Sans doute Bertolucci avait il une idée précise de qui il voulait dans son film et il s’est donné les moyens de ses ambitions. L’histoire suit les vies parallèles d’Alfredo Berlinghieri (De Niro), héritier d’une propriété terrienne prospère, et d’Olmo Dalcò (Depardieu), enfant batard de la communauté de domestiques qui travaille sur le domaine. Le film commence avec la naissance des deux enfants en 1901, le premier film se penche sur l’amitié qui se noue entre les deux gamins aux origines bien différentes en pleine montée du fascisme. La seconde partie les montre jeunes adultes et hommes murs alors que le destin les sépare à l’aube de la seconde guerre mondiale, Olmo partant alors combattre le fascisme. Le film se termine en 1945 lorsque l’Italie est libérée, au mois d’avril. Ce film m’a passionnée. Il m’a également étonnée, j’y ai vu des scènes (notamment de la nudité infantile) que je pense qu’on ne pourrait plus voir aujourd’hui. Ce film est violent et très émouvant aussi, car dans les hommes on continue à voir les enfants du début du film. Les scènes chorales où les paysans chantent leur résistance sont magnifiques. Encore ici, je vous conseille ce film qui ne m’a pas ennuyée une seule minute alors que j’ai regardé la seconde partie le soir de Noël et que j’étais bien crevée.

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Enfin, j’ai lu un livre que je devais lire depuis des années, depuis mon échange Erasmus à Florence en fait. Il s’agit de « Retour à Montechiarro » de Vincent Engel (auteur belge et professeur à l’UCL), paru en 2001. C’est un hasard ce mois-ci, que j’aie lu ce livre et vu le film de Bertolucci, c’était complémentaire et a aidé le puzzle à s’enrichir dans ma tête. Ici aussi, nous faisons un plongeon dans l’histoire de l’Italie en suivant les protagonistes de la famille Della Rocca sur plusieurs générations : de 1855, jusqu’à 1978, année de l’assassinat d’Aldo Moro. C’est un roman fleuve qui fait 700 pages environs. Certains passages sont si beaux que j’ai noté les numéros de page pour pouvoir les recopier avant de rendre le livre à la bibliothèque. Ici aussi il est question d’amours déchirantes, de l’histoire de l’Italie, mais aussi d’une déclaration d’amour à la Toscane. Montechiarro est un village fictif, mais dans ma tête, j’étais à San Giminiano, je parierais que Vincent Engel aussi. Les personnages féminins sont nombreux, ils résistent et n’existent pas qu’au travers des hommes, ce qui m’a plu. J’ai eu l’impression de lire un classique du 19° siècle, mais sans que cela soit rébarbatif du tout, je ne sais pas comment retranscrire mon expérience de lecture. J’ai eu le cœur retourné par ce livre et je n’ai qu’une seule hâte : retourner en Italie, en Toscane. Cela fait si longtemps…

Voilà pour ce bilan, je me rends compte qu’il est très chargé, mais surtout parce que je suis tombée sur des pépites ce mois ci et que j’avais énormément de choses à en dire. Et vous qu’est ce qui vous a fait vibrer ?

Bilan culturel août/septembre (suite et fin)

Bonjour à tous, avant plusieurs articles qui vous reparleront de minimalisme et de simplicité, voici la suite de mon bilan estival. Cet article concerne les films et les livres que j’ai tout de même eu le temps de consommer en plus de la quantité ahurissante de séries que j’ai regardées. Que voulez-vous, je suis une vraie casanière accro à la fiction, quoi que, vous verrez qu’il n’y a pas que de la fiction.

Au rayon lectures, j’ai englouti 4 ouvrages tous bien différents :

  • « Rebecca » de Daphné du Maurier. Un classique de la littérature anglaise écrit dans les années 30 du siècle dernier. J’avais tenté de le lire déjà une fois et plutôt que d’acheter un autre livre, j’ai décidé de lui donner une autre chance. Et il faut croire que tout est une question de timing en ce bas monde car j’ai adoré ! Plus jeune, je lisais des classiques pour le plaisir (et un peu pour paraitre intelligente), et là, ça faisait longtemps que je ne m’attaquais pas à de la « grande » littérature. « Rebecca » commence lentement, mais plus on lit, plus on est accro. L’histoire (transposée au cinéma par Monsieur Hitchcock) est celle d’une jeune fille (dont le prénom n’est jamais révélé) qui, lors d’un voyage dans le Sud de la France où elle est la demoiselle de compagnie d’une dame américaine, tombe amoureuse d’un veuf plus âgé qu’elle. Ce dernier, dont on dit qu’il ne s’est jamais remis de la mort de son épouse Rebecca, lui propose contre toute attente de l’épouser et de s’installer avec lui dans sa fameuse demeure qui s’appelle Manderley, en Cornouailles. Ne vous méprenez pas, ce roman est un vrai thriller, une atmosphère étouffante s’en dégage (lu en pleine canicule estivale, peut-être que cela a contribué à me faire mieux plonger dans l’ambiance) et Daphné du Maurier réussit à faire de Manderley, de ses couloirs et de ses secrets, un personnage à part entière. La langue est magnifique, c’est là aussi qu’on voit la différence entre les grands auteurs et les bons auteurs. J’ai été conquise et je vous le recommande. Quand je lis un classique, j’adore aussi aller en lire les analyses lorsque j’ai terminé ma lecture, pour faire durer le plaisir. Ce roman, en plus du visionnage de la série Poldark, contribue grandement à nourrir une obsession grandissante pour la région des Cornouailles, au top sur ma travel wish list !
  • « La ferme du bout du monde » de Sarah Vaughan : toujours en Cornouailles décidément, mais plus léger. Idéal pour décompresser ou lire en vacances. Ce roman nous plonge dans deux époques et alterne les chapitres qui se déroulent durant la deuxième guerre mondiale et de nos jours dans une ferme de Cornouailles. Dans les années 40, y grandissent ensemble la jeune fille de la famille et des enfants mis à l’abri du chaos londonien qui aident les propriétaires. De nos jours, la petite fille de l’adolescente que l’on suit dans les années 40 s’y réfugie pour se remettre de l’échec de son couple et s’éloigner de Londres. Intrigues sentimentales et récit de la guerre vue de la campagne, espoirs et deuils, un roman assez réussi qui m’a donné envie d’en lire d’autres de l’auteure (malheureusement celui que j’ai trouvé parle d’un concours de cuisine et cela ne m’a pas attirée plus que cela).

Top 10 Views | Best of the Cornwall Guide

  • « Désaxé » de Lars Kepler : Lars Kepler, nom de plume d’un couple de suédois, écrit les meilleurs polars que j’ai lus ces dernières années depuis la saga millénium. Désaxé est je pense le 5ème tome de ce qu’on appelle la saga Joona Linna, du nom de l’inspecteur finlandais qui en est le protagoniste. Dans ce tome-ci, il est à nouveau à la poursuite d’un serial killer. Je vous conseille ces romans autant pour les intrigues originales et bien ficelées qui explorent les recoins les plus effrayants de l’humanité que pour l’évolution personnelle de personnages de Joona Linna et Saga Bauer, les policiers, même si Saga ne fait ici qu’une apparition anecdotique.
  • « Reflets dans un œil d’homme » de Nancy Huston. Nancy Huston est une auteure que j’adore. Elle est Canadienne mais basée à Paris et écrit aussi bien des romans que des essais. Dans celui-ci, elle s’attaque à la théorie du genre. C’est difficile à résumer, mais passionnant à lire. Il ne faut pas avoir peur de s’y attaquer car, sans vulgariser outre mesure, Nancy Huston distille un point de vue nuancé, argumenté et illustré de nombreuses rencontres, exemples, témoignages. Un vrai travail de recherche. Alors les hommes ne peuvent-ils s’empêcher de regarder les femmes et de les désirer ? Au départ, j’ai été un peu ébranlée dans mes convictions féministes, mais je me suis accrochée et ma pensée en est sortie complexifiée et enrichie sans me mettre en porte à faux avec mes valeurs. Très personnel, mais je pense que cette lecture est à mettre entre les mains des hommes comme des femmes.

Quatre lectures très satisfaisantes donc et très différentes. Au rayon films, j’ai vu un documentaire « Demain » de Cyril Dion et Mélanie Laurent. Il est sorti il y a déjà deux ou trois ans et je suis à la traine. Ce film, que nombre d’entre vous ont déjà vu, m’a énormément parlé. Je ne vais pas m’étendre ici car j’en reparlerai sans doute plus tard, mais il m’a donné la pêche et je vous conseille à tous de le voir ou le revoir. Je pense lire l’ouvrage lié au film prochainement.

Enfin, je suis allée une fois au cinéma, la première depuis des mois et des mois. Je suis allée voir « Blakkklansman » de Spike Lee qui raconte l’histoire vrai d’un duo de flics (un noir et un blanc) qui font équipe pour infiltrer le Klan au début des années 70. Je ne connaissais pas cette histoire. Le film traite d’un sujet très grave, le racisme envers les afro américains, mais comporte également un côté « buddy movie » et une touche d’humour appréciable. Drôle et révoltant, on se choque de l’accueil de la jeune recrue afro au commissariat, puis à la fin, face aux images des émeutes aux Etats Unis les mois et années passées, on se dit que rien n’a vraiment changé…

Voilà, c’est tout pour ce bilan de deux mois. Ouf c’était long. Si vous avez de bons plans, dites-moi. Surtout en termes de lectures, j’ai envie de relire l’un ou l’autre « classique », des suggestions ?

Bilan culturel d’avril

Me voici de retour pour un bilan printanier. Il est plus léger que le précédent, notamment parce que nous avons eu de beaux jours qui m’ont éloignée des écrans, mais aussi parce que j’ai eu des weekends off (voyage et réception d’amis) qui ne m’ont pas laissé le temps de « consommer ». Cependant, je dois dire que le peu que j’ai regardé était de qualité.

J’ai dévoré la seconde partie de « La casa de papel », toujours en espagnol sous titré. Cette seconde partie a fait la part belle aux histoires plus personnelles qui ont amené les protagonistes à effectuer ce braquage. On a moins vu les otages et c’est un peu dommage. Je trouve que la série aurait davantage pu exploiter cette forme de résistance, les scénaristes ont préféré se concentrer sur la lutte police/braqueurs. Bien sûr le syndrome de Stockholm est évoqué et on souffre pour cette pauvre Ariadna, mais la seule figure d’opposition qui reste est un Arturo Roman de plus en plus caricatural et c’est pour moi la petite faiblesse du produit. J’ai tout de même adoré la série, les questions qu’elle pose, son côté militant. Les policiers ne sont pas de mauvais bougres, mais on a envie de chanter « Bella Ciao » avec Denver, Moscou et les autres… On annonce une saison 3, ce qui me laisse dubitative, mais j’ai quand même envie de savoir ce qu’ils sont devenus et d’en savoir plus sur le lien qui unit Berlin et le Professeur, ainsi que sur le passé de Tokyo. Ce personnage, qui tient la narration et est donc central, m’est apparu comme une salope égoïste la majorité du temps. J’aurais besoin de savoir comment elle en est arrivée là.

J’ai aussi regardé la cinquième (déjà) série d’ « Endeavour » (« les enquêtes de Morse » en français). Pour ceux qui l’ignorent, cette série anglaise, dont l’action se déroule dans l’Oxford des années 60, est le prequel d’une autre célèbre série anglaise qui a fait les beaux jours de la chaine ITV (pour une fois que ce n’est pas la BBC) de 1987 à 2000. Endeavour (que l’on peut traduire par « effort ») est en réalité le prénom que cache honteusement l’Inspecteur Morse, célibataire mélomane et cruciverbiste acharné. La série originale a également fait l’objet d’un autre spin off, « Lewis », qui suivait, dans les années 2000, les aventures de Lewis, autre fois sergent de Morse et qui formait avec lui un tandem complémentaire. Pourquoi regarder ces séries et plus particulièrement « Endeavour » :

  • Pour la complexité de leurs personnages, l’évolution y est explorée davantage en profondeur et sur la longueur, ce qui me plait. Pas de rebondissements comme dans les séries américaines, mais davantage d’introspection et de fêlures.
  • Les duos de flics anglais sont toujours intéressants et complexes
  • Pour la reconstitution de l’époque : les codes sociaux, l’esthétique, les luttes sociales des années 60.
  • Pour la beauté d’Oxford et la musique de Barrington Pheloung qui a composé le générique de Morse et Endeavour en utilisant du code Morse pour intro
  • Pour les personnages féminins, peu nombreux, mais touchants et progressistes telle la douce Joan qui cherche à s’affranchir de son père trop protecteur (l’Inspecteur Thursday) et la jeune recrue Shirley Trewlove qui brille par son esprit et son professionnalisme mais est confrontée au sexisme de certains

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« Nos plus belles années » (1973) de Sidney Pollack. Je regarde trop rarement des classiques ou simplement des films plus anciens. Celui-ci m’a captivée et touchée. Les tempéraments bien dessinés des protagonistes, tiraillés entre leur amour, les ambitions artistiques de l’un et le militantisme ardent de l’autre…et Robert Redford était vraiment magnifique.

Documentaire « embrace » de Taryn Brumfit. A voir absolument. C’est un film réalisé par une photographe australienne. C’est beau, touchant, féministe, body positive et ça ouvre les yeux une fois de plus en nous encourage à nous accepter et à concentrer notre énergie sur des choses tellement plus importantes que notre aspect.

J’ai également lu plusieurs pièces de théâtre car je suis en recherche de notre nouveau projet, mais je n’ai pas encore eu de coup de cœur. Je n’en parle pas ici car personnellement je ne lis du théâtre qu’en vue de trouver un texte à mettre en scène. S’il s’agit juste de profiter d’un moment de lecture, je préfèrerai souvent un roman ou un ouvrage de référence.

Bilan culturel de février et mars : entre féminisme, Histoire et poésie

Je peine à maintenir le cap et la régularité sur mon blog. Pas que je ne vive rien d’intéressant à raconter, au contraire. Je m’astreins à beaucoup de discipline sportive et théâtrale (avoir étudié un minimum avant de me présenter aux répétitions) et je suis frustrée car j’ai tellement d’objectifs parallèles, mais je suppose que la procrastination fait partie de moi et que j’aime bien aussi être vautrée sur mon canapé. Voici que nous sommes en route vers le solstice d’été et que la clarté me donne le courage, entre une séance jambes à la salle de sport et un épisode de mon bien aimé Endeavour Morse, de m’attabler et de pianoter sur mon clavier.

Voici donc ce que j’ai consommé ces deux derniers mois :

Séries : la saison 2 de Grace et Frankie, la saison 1 de Lovesick, la saison 2 de Stranger Things, la saison 1 de la Casa de Papel, 7 seconds , Collateral, One of us et Requiem. Les 4 derniers titres sont des coproductions anglaises de netflix (sauf Seven Seconds qui est américaine). Le format est la mini série (entre 4 et 8 épisodes) et, mis à part Requiem qui appelle une suite, il n’y aura pas de saison 2. Peu de comédie, beaucoup de drame, de suspense et de tension dans ce binge watching hivernal. Ce qui ressort du lot c’est :

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  • Lovesick !!!! Le pitch – un mec avec une MST forcé de recontacter toutes ses conquêtes sexuelles – ne m’emballait pas plus que ça. Puis j’ai lu un article sur Madmoizelle et je me suis dit « pourquoi pas ? ». Et effectivement, pourquoi s’en priver ??? Ca se passe en Ecosse, ça parle d’amour et d’amitié, le héros (celui qui a la MST donc) est cute à se damner, et cet humour sarcastique….what’s not to love ? Le seul problème c’est que c’est trop court, 3 saisons rikiki à ce jour. Je me suis freinée et n’en ai regardé qu’une seule pour pas être en manque après. Go watch it !
  • La saison 2 de Stranger Things…faut il vraiment une explication ? Bon ok : bande de gosses pas farouches, années 80, nostalgie, monstres…excellent ! Sean Astin I love you !
  • La Casa de Papel : à trop trainer, maintenant tout le monde en parle, mais, quand je l’ai regardée, c’était pas comme ça. J’ai trouvé cette série en cherchant quelque chose à regarder en Espagnol pour rendre mon apprentissage sur Babbel plus vivant. Et comment dire ? Quel suspense, quelle originalité scénaristique, quel sens du détail et que de charisme (el Profesor te quiero…oui j’ai un homme dans chaque série, l’intelligence me séduit toujours). On se demande où cette histoire de prise d’otage dans la Maison de la Monnaie espagnole va nous emmener. On le saura demain puisque la seconde partie débarque sur Netflix. Ce sera la fin, on imagine mal une suite à une histoire de prise d’otage qui se termine et c’est sans doute mieux ainsi.
  • Dans les mini séries, j’épinglerais 7 seconds (dont je n’ai pas saisi le titre) pour son traitement périlleux et délicat de la question raciale aux USA (un thème qui revient dans beaucoup de séries et de films, ce qui est à la fois bon signe (on arrête de nier) et mauvais signe (ça n’a jamais été réglé) je suppose. En second, je dirais One of Us…je suis biaisée sans doute on me donne l’Ecosse, un double meurtre et un quasi huis clos familial et count me in ! C’est bien ficelé à nouveau mais c’est triste, je vous avertis.

Un documentaire : Secrets d’histoire « Les démons de Michel-Ange ». J’avoue, j’aime bien Stéphane Bern et puis ça m’a rappelé pas mal de souvenirs de ma vie en Italie. En ce moment, je ressens le besoin d’approfondir mes connaissances en histoire. Je n’étais pas réceptive ado et on ne me l’a, je pense, pas très bien enseigné. Je le regrette un peu maintenant et, moi qui aime me tenir au courant de l’actualité, je me sens très souvent extrêmement peu outillée pour comprendre les enjeux du monde moderne. De la lecture pas trop lourde à me recommander ?

J’ai pris le temps de lire 2 romans : « La maison du sommeil » de Jonathan Coe et « L’attentat » de Yasmina Khadra.

Le premier m’était tombé des mains il y a deux – trois ans et là, je l’ai lu en quelques soirs. Comme quoi c’est parfois une question de timing. Mes timides pas vers le minimalisme m’ont incitée à faire le tri dans ma bibliothèque et j’ai bien fait de donner une seconde chance à la maison du sommeil. Il y a pas mal de suspense et il faut un peu se concentrer car l’intrigue se déroule à deux époques différentes (un chapitre sur deux). Le twist final est inattendu, une fois de plus Coe ne fait pas dans la sobriété et aime les personnages absolutistes (un peu absurdes aussi). Son meilleur roman reste toutefois « Testament à l’Anglaise », saga familiale tourbillonnante et sidérante sur fond de tatchérisme.

J’avais déjà lu plusieurs livres de Jonathan Coe, mais encore jamais Yasmina Khadra, pourtant habitué des éloges du monde littéraire. Khadra, comme son nom ne l’indique pas, est un homme et Yasmina Khadra est un pseudonyme composé en réalité des deux prénoms de sa femme. C’était à la fois nécessaire (car il a servi dans l’armée pendant 25 ans) et révolutionnaire (quel acte féministe pour un algérien, je vous invite à aller lire ce qu’il dit de sa femme et ce qu’elle dit de lui, ça vous redonnerait foi en l’humanité). Je ne m’exprimerai pas sur la question israélo palestinienne, je n’ai pas eu la sensation de lire un ouvrage démagogique, même si la neutralité absolue n’existe pas. Bien sûr un tel roman ne peut qu’être politique, mais ce n’est pas ici son essence même. J’ai avant tout lu une histoire d’amour, une histoire d’amour qui se fracasse. J’ai lu une quête. J’ai lu l’histoire d’un homme qui perd tout ce qu’il a passé sa vie à gagner en fonçant aveuglément dans une seule direction en omettant de regarder en arrière de temps en temps. J’ai lu l’histoire de peuples qui avaient tout perdu et des fractures irrémédiables infligées à leur histoire et à leur dignité. J’ai lu de la nuance qui évitait la complaisance. Et plus que le fond, c’est la forme qui m’a séduite. Quel travail d’orfèvre et quelle puissance poétique. Ca chamboule et l’espace d’un instant, j’ai frôlé la sensation d’y être. Assurément je lirai d’autres livres de Yasmina Khadra.

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J’ai aussi vu 3 films au cinéma : « Wonder Wheel » de Woody Allen, « The Post » de Steven Spielberg et « Darkest Hour » (« Les heures sombres ») de Joe Wright. Je me suis beaucoup questionnée sur ce que signifiait pour une personne qui se dit féministe, d’aller voir un film de Woody Allen. Ses acteurs ne savent trop sur quel pied danser face aux accusations portées contre lui. La polémique suite à la couverture des Inrocks figurant Bertrand Cantat m’a amenée à me poser beaucoup de questions : si j’y vais, est-ce que je cautionne ? Peut-on aimer l’œuvre et mépriser les actes de l’homme ? A-t-on le droit de refuser à un homme, au nom de la décence, de s’afficher alors qu’il a purgé sa peine ? Est-il légitime d’exiger de lui une disparition plutôt qu’une réinsertion ? Le cheminement est toujours en cours et c’est l’important je pense, se poser des questions. Je n’écoute pas Bertrand Cantat, mais je suis allée voir « Wonder Wheel », l’atmosphère et est et Kate Winslet est tout bonnement au top, mais ça reste du Woody Allen sans trop d’inventivité, on sait où il va. Mais l’ambiance rétro et les couleurs de la fin de l’été dans une station balnéaire de la côte est en font tout de même un bon moment. Nous nous sommes tout de même demandées qui se moque de qui lorsque le personnage joué par Kate Winslet accuse son mari d’avoir un intérêt anormal (je ne me souviens plus des mots) pour sa propre fille (belle fille de Kate donc). Pied de nez à l’actualité ? Il faut oser ? Et convaincre une actrice de cette envergure de le jouer… A moins qu’Allen ne profite de cette réplique pour glisser une attaque plus directe à Mia Farrow , accusée d’avoir instigué ses enfants contre lui… Le saurons-nous un jour ?

« The Post » et « Darkest Hour » combinent un ensemble d’éléments appréciables qui les rendent difficilement criticables :

  • Des performances oscarisables et oscarisée pour Gary Oldman (qu’on ne reconnait tout simplement pas, big up au maquillage aussi)
  • On y apprend des choses, confer ce que j’ai dit plus haut
  • C’est compliqué au début, mais les éléments de compréhension de qui est qui nous sont distillés de sorte qu’on s’y retrouve avec un minimum de concentration
  • Du féminisme pour Meryl Strip
  • Tom Hanks a davantage de charme en vieillissant, ce qui n’est pas le cas de tout le monde, malgré ce qu’on en dit !
  • Ces scènes au parlement anglais…ça vous prend aux tripes et je sais déjà que je visiterai l’endroit où se tenaient les réunions du cabinet de guerre de Churchill lors de ma prochaine escapade londonienne.
  • Voir Ben Mendelshon (Danny dans Bloodline) en George VI m’a fait plaisir et ses scènes avec Gary Oldman m’ont donné envie de revoir « A King Speech » (avec Colin Firth dans le même rôle faut il le rappeler) à la lumière de ce film ci. Ils devraient faire un coffret dvd si ça existe toujours…

Voilà, c’est tout pour le moment. Long et digressif, mais ça fait toujours autant de bien de ne pas juste laisser les choses filer mais de fixer ce qu’on a apprécié et qui mérite qu’on en laisse une trace. Je pense qu’en fin d’année, je ferai mon propre palmarès de découvertes toutes catégories…

Bilan culturel de janvier

Me voici de retour pour la liste mensuelle des choses bonnes et moins bonnes que j’ai vues ou lues durant le mois de janvier. Je suis assez satisfaite car cela fait environs deux mois que je lis à nouveau avant de m’endormir. Je ne regarde plus la télé dans ma chambre et je me rends compte que je me réjouis de ce petit rendez-vous avec un bon bouquin avant de fermer les yeux. Je ne me force pas mais j’espère garder cette routine. J’ai également décidé d’essayer de me repencher sur des livres qui m’étaient « tombés des mains » en cours de lecture… Cela va me permettre de rentabiliser mes achats et de ne pas en faire de nouveaux pendant un petit temps. J’ai une sélection de livre que j’aimerais lire sur mon ipod (je les prends en photo dans les magasins) et il faudra alors que je décide quoi en faire : m’en acheter certains, m’offrir une liseuse pour lutter contre l’encombrement et voyager léger ou reprendre le chemin de la bibliothèque comme lorsque j’avais 10 ans… Je suis en réflexion à ce niveau. Mais passons au bilan…

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Livres :

  • « l’amica geniale » ou « l’amie prodigieuse » d’Elena Ferrante
  • « Dolce Vita 1959-1979 » de Simonetta Greggio

Pendant que j’apprends l’espagnol, je me reconnecte aussi peu à peu avec la culture italienne. Le premier connait un succès fou et bien que le sujet (la vie dans un quartier pauvre de Naples dans les années 60, racontée du point de vue des plus jeunes) et le style ne soient pas révolutionnaires, j’avoue qu’on est happé par cette histoire d’amitié tourmentée, il est facile de s’immerger dans le récit de la narratrice et de vivre avec elle les petits et grands drames de la vie, de l’école primaire à l’adolescence, ses rêves, ses premiers émois, son choc intergénérationnel. J’ai déjà acheté le second, toutjours dans la langue originale. Je ne m’en suis pas trop mal sortie jusque là, alternant les moments où je lisais tout d’une traite et ceux où j’étais plus motivée et où je m’arrêtais pour chercher des traductions.

Le second je l’ai lu en français et pour cause : son auteure, bien qu’italienne, écrit en français. Alternant chapitres qui traitent de la confession d’un vieux prince mourant et faits divers/épisodes de l’histoire de l’Italie durant les années de plomb, le rythme est assez soutenu. Il manque parfois un peu de contextualisation pour ceux qui en connaissent peu sur cette période chahutée de la péninsule transalpine, mais wikipedia est là et ça donne justement l’envie d’approfondir. En miroir des luttes du peuple et de la violence qui fait rage, des tableaux de fêtes felliniennes décadentes enrobent le récit  d’un voile de nostalgie et d’insouciance qui suffit à pallier la gêne liée à certaines incompréhensions du lecteur et à nous donner à apprécier la dualité de la révolte et de l’épicurisme dans la société d’après guerre. Je lirai sans doute aussi la suite, « les nouveaux monstres » qui traite de l’ascension de Silvio Berlusconi. J’ai hâte de voir si on l’on aura encore droit à ce montage alterné de chapitres ou à une autre originalité.

Films :

  • « 3 billboards outside Ebbing, Missouri » de Martin Mc Donagh
  • « New Years Eve » de Garry Marshall

Pas la peine de s’attarder sur le second, qui n’arrive pas à la cheville de Love Actually. Le premier par contre m’a positivement étonnée. Si on regarde la bande annonce, on s’attend à rire. Si on ne fait que lire (comme moi), on s’attend à un drame, la réalité est à mi chemin. Le jeu de Frances Mc Dormand a déjà été auréolé d’un golden globe, tout comme celui de Sam Rockwell, qui livre une prestation sans faute dans le rôle le plus intéressante du film. Les amateurs d’enquête au sens propre seront déçus, on assiste plutôt à une histoire qui traite de grands thèmes universels : vengeance, deuil, transmission, attitude face à la mort, rédemption… A voir.

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Séries:

  • « The end of the fucking world » saison 1
  • « New Girl » saisons 1 à 5
  • « Grace and Frankie » saison 2

Mention très special à la mini série britannique “the end of the f***ing world” et à ses jeunes interprètes pour cette justesse de ton qui sous des dehors de comédie noire (parfaitement réussie) nous régale d’un portrait d’adolescents aux prises avec leurs traumatismes familiaux, le traitement de leurs émotions et leur besoin d’être aimé… J’espérerais une suite, mais si cela s’arrête ici, je pense que c’est aussi bien, sachant que cette série est adaptée d’un roman graphique qui, lui, n’a je pense pas de suite.

Théâtre: « Le vent souffle sur Erzebeth » de Céline Delbecq

Voilà, je pense que je vais m’en tenir à cela pour ce mois-ci. Je pense qu’il faudrait sans doute que je consacre un article entier aux séries qui méritent le plus d’être bingées. On s’y perd si facilement sur netflix…

Bilan culturel novembre-décembre: Dark, The Party, …

A partir de la mi novembre, j’ai eu davantage de temps pour moi. Je n’en ai pas profité pour lire davantage et j’ai passé trop de temps (et encore à l’heure où j’écris ces lignes) à regarder des téléfilms de Noël.

Néanmoins, voici le bilan de ces deux mois.

Séries :

  • Broadchurch saison 3
  • Mindhunter saison 1
  • This is us saison 1
  • Dark saison 1
  • Glitch saisons 1 et 2

J’ai eu quelques coups de cœur ici. Glitch était pas mal du tout, même si j’ai pu relever certaines incohérences dans le scénario de cette série qui parle du retour inexpliqué à la vie de personnes mortes à des époques différentes et sans lien apparent entre elles. Les personnages sont attachants et l’intrigue est prenante, mais comment expliquer qu’une femme décédée depuis deux ans puisse se balader dans sa ville natale sans que personne ne la reconnaisse. Et que personne ne vienne voir ce que fait la police alors qu’il n’y a que plus que deux agents en poste. Mais bon, c’est le fin fond de l’Australie, peut-être sont ils habitués à vivre en autarcie. Une bonne série, sans plus, mais je regarderai tout de même la suite avec plaisir, surtout pour les personnages de Kirstie et Charlie.

J’ai également retrouvé Broadchurch (et David Tennant) avec plaisir. L’intrigue est à nouveau bien ficelée et j’ai apprécié le fait de continuer à suivre la famille Latimer, le sujet du deuil et de comment cela affecte leur couple est traité avec énormément de subtilité et de complexité. Même si rien n’égalera jamais le coup de poing que la première saison a mis dans nos faces, cette saison est une réussite. Mais j’ai limite davantage apprécié les retrouvailles avec mes personnages fétiches que l’intrigue en elle-même. Fait intéressant, il s’agit ici non pas d’un meurtre mais d’un viol et encore une fois, tout est cohérent et nuancé : regard porté sur la victime, stress post traumatique, notion de consentement. Dommage que toutes les victimes d’agressions sexuelles n’ont pas la « chance » de tomber sur les enquêteurs bienveillants de Broadchurch.

Mindhunter a également été un régal pour moi. Et j’en ai vu un rayon en termes de séries, émissions sur des enquêtes résolues ou non, portraits docu de criminels. Le sujet me fascine assez. Et cette série, qui suit les débuts de la psychologie criminelle et de la science du profilage à la fin des années 70 m’a de suite happée. Elle lève le voile sur une partie de l’histoire que je ne connaissais pas, celle de deux enquêteurs partis à la rencontre de vrais tueurs en série (mention spéciale à Cameron Britton dans le rôle de Ed Kemper) afin de décrypter leur trajectoire meurtrière et d’identifier des facteurs prédictifs permettant de prévenir le passage à l’acte ou des traits de personnalité utiles lors d’interrogatoires. La réussite de cette série doit beaucoup au personnage de l’agent Holden Ford qui est interprété par Jonathan Groff, idéalement servi par une écriture fine, évolutive et sans concessions. Ce personnage mérite une récompense, tant au niveau du scénario que de l’interprétation de l’acteur.

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Mes deux coups de cœur sont cependant This is us et Dark, dans deux styles complètement différents. This is us est une véritable ode à la famille, certes à l’américaine, mais c’est tellement plus que cela. Une émotion belle et brute se dégage de chaque épisode. Les sujets traités sont durs : maladie, mensonge, adoption, rivalités, addictions…mais les personnages sont magnifiques et ça fait du bien. Mention spéciale au tout premier épisode de la série qui est l’un des plus beaux toutes séries confondues selon moi. J’ai été littéralement scotchée et la suite ne m’a pas déçue. Dark est une série allemande, mais ne fuyez pas pour autant. Certains l’ont comparée à Stranger Things et il y a quelque chose dans l’atmosphère, le côté rétro et la bande d’ados qui y fait penser, mais cela s’arrête là. Le thème de Dark est autre et Dark est beaucoup plus…dark justement. Le scénario est bien ficelé, très très bien ficelé, mais attention il faut s’accrocher. On voit évoluer les personnages à différentes époques et ils sont donc interprétés chacuns par deux ou trois acteurs. Ils ont tous des noms et des physiques d’allemands (pas beaucoup) de mixité culturelle à Winden et donc c’est très compliqué à mémoriser, d’autant que la série nous amène peu à peu à comprendre les liens qui se nouent et se dénouent entre les familles et les générations. Je vous conseille de googler « Dark qui est qui ? » afin de vous aider à mémoriser sans trop vous spoiler. Là aussi j’espère une suite, même s’il faudra sans doute que je regarde à nouveau la saison 1 pour me remettre dans le bain. Je suis sûre d’y découvrir plein de détails qui m’ont échappé. Loin d’un énième polar nordique (sur lesquels je ne crache pas), Dark est vraiment suprenante.

Films :

  • « Le bonhomme de neige » de Tomas Alfredson d’après Jo Nesbo
  • « The Party » de Sally Potter

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J’ai été déçue par le premier, qui se laisse regarder, sans plus. Le second m’a beaucoup plus. Il a la particularité d’être en noir et blanc et de ne durer que 75 minutes. C’est une durée inhabituelle mais comme c’est un huis clos, point trop n’en faut et le film est soigneusement calibré pour n’en faire ni trop ni trop peu. Kristin Scott Thomas est impeccable, mais mes coups de cœur vont à Cillian Murphy, délicieusement agité et à Timothy Spall, à l’hébétude hilarante. Et le twist final est parfaitement envoyé.

Théâtre :

  • « Futur conditionnel » de Xavier Daugreilh
  • « Invasion » de Jonas Hassen Khemiri

Ce post est relativement long, je devrais peut-être me contenter de lister et revenir dans d’autres articles sur les sujets à développer.  J’espère davantage parler littérature dans le premier bilan de 2018. Vive les longues soirées d’hiver…

Bilan Culturel: octobre

J’inaugure ici une nouvelle série d’articles qui me permettront de garder une trace de toutes mes découvertes. Je pourrai y revenir pour en approfondir l’une ou l’autre et faire des liens ou livrer une plus ample réflexion si un sujet m’amène à faire des recherches par la suite.

J’ai pensé à plusieurs catégories : séries, films, documentaires, musique, concerts, littérature, vidéos inspirantes, spectacle vivant, visites…

Ce mois d’octobre n’a pas été particulièrement riche culturellement. Cela s’explique sans doute par le manque de temps et de motivation à sortir, tous deux liés à mon implication dans les répétitions du spectacle dans lequel je joue actuellement. Néanmoins, voici mes découvertes du mois d’octobre.

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Séries :

  • « Happy Valley » (BBC), vu sur netflix
  • « Luther » (BBC), vu sur netlfix
  • « Stranger Things » (Netflix) Saison 1
  • « Mindhunter » (Netflix), première partie de la saison 1

Flims :

  • « le sens de la fête » (2017) de Toledano et Nakache, vu au cinéma
  • « Gosford Park » (2001) de Robert Altman
  • « American Sniper » (2014) de Clint Eastwood
  • « Kingsman 2 : le cercle d’or » (2017) de Matthew Vaughn

Vidéo : Ted Talk de Laurent Gounelle « comment devenir pleinement soi-même

De cette sélection, je retiens surtout Stranger Things et les trouvailles plus British. Stranger Things car cela me rappelle mon enfance et les films des années 80. De plus j’ai toujours aimé les films centrés sur les enfants et la bande de préados de cette série claque carrément. Pour le reste, Happy Valley et Luther comblent mon amour pour les séries policières anglaises, avec des personnages bien fouillés, écorchés vifs mais tellement charismatiques. La seconde mouture de Kingsman n’était pas aussi incroyable que la première, mais la barre était placée très haut. Quant à Gosford Park, je me souviens avoir voulou le voir à sa sortie, il y a très longtemps donc. Le casting est lêché et, si je l’ignorais au début, on reconnait très bien la signature de Julian Fellowes, scénariste de…Downton Abbey. L’intrigue criminelle sert déjà ici à dépeindre les rapports étroits entre le monde « d’en haut », les nobles, et celui d’en bas, « les domestiques ». Le tout est virevoltant et puis il y a Maggie Smith…what’s not to love ?

Pour le mois de novembre déjà en cours, j’espère avoir le temps de me poser devant un bouquin, je me rends compte que cela manque à cette sélection. Je sais aussi que j’irai prochainement au théâtre. A suivre…