J’ai peur…

Bonjour, cet article ne sera pas positif, ni réjouissant. Il fera écho où non à des choses qui vous font aussi peur. Il n’est que le début de quelque chose de plus beau j’espère.

J’ai peur des extrémismes. J’ai peur des suprémacistes blancs. J’ai peur de ne pas avoir les mêmes chances qu’un homme parce que je suis une femme. J’ai peur du réchauffement climatique. J’ai peur parce que tout va tellement vite, trop vite. J’ai peur parce que ce n’est plus comme avant. J’ai peur des perturbateurs endocriniens. J’ai peur des banques, des multinationales, du monde de la finance et de l’argent virtuel. J’ai peur des centrales nucléaires. J’ai peur de ne pas assez maitriser certains sujets et de ne pas être légitime pour donner mon avis. J’ai peur du pouvoir de l’argent. J’ai peur de l’extinction massive des espèces animales. J’ai peur de manger le cancer. J’ai peur pour nos enfants, alors que je n’ai pas d’enfant, alors j’ai peur pour les enfants des autres. J’ai peur de consommer en sachant pertinemment que je me fais berner, que j’entretiens un système qui enrichit toujours plus certains, en appauvrit d’autres et nique la planète au passage. J’ai peur des robots. J’ai peur de la disparition de la notion de vie privée. J’ai peur de la course en avant. J’ai peur des gens qui avancent seuls et avec des œillères. J’ai peur de ne pas faire le poids. J’ai peur qu’il soit trop tard. J’ai peur de la dissolution des solidarités… J’ai peur ou je suis en colère, je ne sais plus vraiment.

Le but n’est pas d’en rester là, ce n’est que le prélude à d’autres articles. Cependant, avant de reparler de bonnes résolutions, de minimalisme, de slow living et de citoyenneté, j’éprouve le besoin de parler de tout ce qui me terrifie, de sortir cette boule d’angoisse de moi, de faire l’inventaire de tout ce qui nourrit cette boule que j’ai en regardant le journal, en lisant, en constatant…

Il y a quelques mois, lors d’un weekend aux Pays-Bas, un pays qui me relaxe, j’ai partagé avec deux amies qui se reconnaitront peut-être, mon sentiment d’impuissance face à mon envie de vivre en accord avec mes principes et l’impossibilité dans laquelle je me trouvais, dans laquelle j’entends beaucoup de gens se trouver face à la triple envie/contrainte de consommer à la fois écolo/bio, équitable et durable/local. Ce constat était assez déprimant.

Les mois ont passé et j’ai réfléchi, commencé à écouter et donc à entendre aussi les initiatives positives autour de moi, à en parler avec mes amis, ma famille. Je me suis aperçue que tout de même beaucoup de gens ne s’en foutaient pas et que ça faisait du bien. J’ai commencé à faire attention à certaines choses, puis je suis partie au Danemark, puis j’ai vu avec deux ans de retard le documentaire « Demain » de Cyril Dion et de Mélanie Laurent. Et j’ai décidé d’en faire un peu plus, sans me mettre la pression, mais au contraire pour me sentir mieux. De tout ça, je reparlerai plus tard, bientôt, dans de futurs articles. A venir un bilan culturel, le Danemark, et plus de minimalisme et de consommation responsable.

A bientôt…

L’émotion du Sud

« Muchas gracias corazon ! », cette phrase lancée par une jeune serveuse espagnole à qui je venais de rappeler le détail de nos consommations pour qu’elle puisse nous les facturer, m’a marquée. Le mot doux, la confiance (j’aurais pu la rouler), la chaleur de sa voix… Il y a ceux qui disent les espagnols fiers et arrogants, que je ne comprends pas, et puis il y a moi et cette émotion qui me gagne lorsque je me rends en Italie ou en Espagne, l’émotion du Sud…

IMG_2317.JPGLa sensation de dépaysement mêlée au sentiment d’être à la maison, la lumière orangée des réverbères à la tombée du jour qui donne l’impression de déambuler dans un décor filtré en sépia, les rires bruyants émanant d’une poignée de quinquas attablés avec vue sur mer autour d’une bière… Le rire est-il dans leur voix ou dans le regard que je pose sur eux ? Je ne saurais le dire. Ce sont peut-être aussi tous ces souvenirs, ceux de la plus belle année de ma vie, qui froissent mon objectivité et me font chausser ces lunettes roses.

Peu importe, quand je suis dans le Sud non francophone, je me sens connectée à une partie de mon cœur que la vie de tous les jours a tendance à laisser en jachère, à la part tactile et fantasque contenue dans mon ADN, à une certaine idée du bonheur… Je m’y retrouve et c’est bon.

Et vous, avez-vous un rapport particulier à certaines destinations ? Vous y sentez-vous plus vivant, plus zen, plus séduit ?

Bilan culturel de février et mars : entre féminisme, Histoire et poésie

Je peine à maintenir le cap et la régularité sur mon blog. Pas que je ne vive rien d’intéressant à raconter, au contraire. Je m’astreins à beaucoup de discipline sportive et théâtrale (avoir étudié un minimum avant de me présenter aux répétitions) et je suis frustrée car j’ai tellement d’objectifs parallèles, mais je suppose que la procrastination fait partie de moi et que j’aime bien aussi être vautrée sur mon canapé. Voici que nous sommes en route vers le solstice d’été et que la clarté me donne le courage, entre une séance jambes à la salle de sport et un épisode de mon bien aimé Endeavour Morse, de m’attabler et de pianoter sur mon clavier.

Voici donc ce que j’ai consommé ces deux derniers mois :

Séries : la saison 2 de Grace et Frankie, la saison 1 de Lovesick, la saison 2 de Stranger Things, la saison 1 de la Casa de Papel, 7 seconds , Collateral, One of us et Requiem. Les 4 derniers titres sont des coproductions anglaises de netflix (sauf Seven Seconds qui est américaine). Le format est la mini série (entre 4 et 8 épisodes) et, mis à part Requiem qui appelle une suite, il n’y aura pas de saison 2. Peu de comédie, beaucoup de drame, de suspense et de tension dans ce binge watching hivernal. Ce qui ressort du lot c’est :

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  • Lovesick !!!! Le pitch – un mec avec une MST forcé de recontacter toutes ses conquêtes sexuelles – ne m’emballait pas plus que ça. Puis j’ai lu un article sur Madmoizelle et je me suis dit « pourquoi pas ? ». Et effectivement, pourquoi s’en priver ??? Ca se passe en Ecosse, ça parle d’amour et d’amitié, le héros (celui qui a la MST donc) est cute à se damner, et cet humour sarcastique….what’s not to love ? Le seul problème c’est que c’est trop court, 3 saisons rikiki à ce jour. Je me suis freinée et n’en ai regardé qu’une seule pour pas être en manque après. Go watch it !
  • La saison 2 de Stranger Things…faut il vraiment une explication ? Bon ok : bande de gosses pas farouches, années 80, nostalgie, monstres…excellent ! Sean Astin I love you !
  • La Casa de Papel : à trop trainer, maintenant tout le monde en parle, mais, quand je l’ai regardée, c’était pas comme ça. J’ai trouvé cette série en cherchant quelque chose à regarder en Espagnol pour rendre mon apprentissage sur Babbel plus vivant. Et comment dire ? Quel suspense, quelle originalité scénaristique, quel sens du détail et que de charisme (el Profesor te quiero…oui j’ai un homme dans chaque série, l’intelligence me séduit toujours). On se demande où cette histoire de prise d’otage dans la Maison de la Monnaie espagnole va nous emmener. On le saura demain puisque la seconde partie débarque sur Netflix. Ce sera la fin, on imagine mal une suite à une histoire de prise d’otage qui se termine et c’est sans doute mieux ainsi.
  • Dans les mini séries, j’épinglerais 7 seconds (dont je n’ai pas saisi le titre) pour son traitement périlleux et délicat de la question raciale aux USA (un thème qui revient dans beaucoup de séries et de films, ce qui est à la fois bon signe (on arrête de nier) et mauvais signe (ça n’a jamais été réglé) je suppose. En second, je dirais One of Us…je suis biaisée sans doute on me donne l’Ecosse, un double meurtre et un quasi huis clos familial et count me in ! C’est bien ficelé à nouveau mais c’est triste, je vous avertis.

Un documentaire : Secrets d’histoire « Les démons de Michel-Ange ». J’avoue, j’aime bien Stéphane Bern et puis ça m’a rappelé pas mal de souvenirs de ma vie en Italie. En ce moment, je ressens le besoin d’approfondir mes connaissances en histoire. Je n’étais pas réceptive ado et on ne me l’a, je pense, pas très bien enseigné. Je le regrette un peu maintenant et, moi qui aime me tenir au courant de l’actualité, je me sens très souvent extrêmement peu outillée pour comprendre les enjeux du monde moderne. De la lecture pas trop lourde à me recommander ?

J’ai pris le temps de lire 2 romans : « La maison du sommeil » de Jonathan Coe et « L’attentat » de Yasmina Khadra.

Le premier m’était tombé des mains il y a deux – trois ans et là, je l’ai lu en quelques soirs. Comme quoi c’est parfois une question de timing. Mes timides pas vers le minimalisme m’ont incitée à faire le tri dans ma bibliothèque et j’ai bien fait de donner une seconde chance à la maison du sommeil. Il y a pas mal de suspense et il faut un peu se concentrer car l’intrigue se déroule à deux époques différentes (un chapitre sur deux). Le twist final est inattendu, une fois de plus Coe ne fait pas dans la sobriété et aime les personnages absolutistes (un peu absurdes aussi). Son meilleur roman reste toutefois « Testament à l’Anglaise », saga familiale tourbillonnante et sidérante sur fond de tatchérisme.

J’avais déjà lu plusieurs livres de Jonathan Coe, mais encore jamais Yasmina Khadra, pourtant habitué des éloges du monde littéraire. Khadra, comme son nom ne l’indique pas, est un homme et Yasmina Khadra est un pseudonyme composé en réalité des deux prénoms de sa femme. C’était à la fois nécessaire (car il a servi dans l’armée pendant 25 ans) et révolutionnaire (quel acte féministe pour un algérien, je vous invite à aller lire ce qu’il dit de sa femme et ce qu’elle dit de lui, ça vous redonnerait foi en l’humanité). Je ne m’exprimerai pas sur la question israélo palestinienne, je n’ai pas eu la sensation de lire un ouvrage démagogique, même si la neutralité absolue n’existe pas. Bien sûr un tel roman ne peut qu’être politique, mais ce n’est pas ici son essence même. J’ai avant tout lu une histoire d’amour, une histoire d’amour qui se fracasse. J’ai lu une quête. J’ai lu l’histoire d’un homme qui perd tout ce qu’il a passé sa vie à gagner en fonçant aveuglément dans une seule direction en omettant de regarder en arrière de temps en temps. J’ai lu l’histoire de peuples qui avaient tout perdu et des fractures irrémédiables infligées à leur histoire et à leur dignité. J’ai lu de la nuance qui évitait la complaisance. Et plus que le fond, c’est la forme qui m’a séduite. Quel travail d’orfèvre et quelle puissance poétique. Ca chamboule et l’espace d’un instant, j’ai frôlé la sensation d’y être. Assurément je lirai d’autres livres de Yasmina Khadra.

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J’ai aussi vu 3 films au cinéma : « Wonder Wheel » de Woody Allen, « The Post » de Steven Spielberg et « Darkest Hour » (« Les heures sombres ») de Joe Wright. Je me suis beaucoup questionnée sur ce que signifiait pour une personne qui se dit féministe, d’aller voir un film de Woody Allen. Ses acteurs ne savent trop sur quel pied danser face aux accusations portées contre lui. La polémique suite à la couverture des Inrocks figurant Bertrand Cantat m’a amenée à me poser beaucoup de questions : si j’y vais, est-ce que je cautionne ? Peut-on aimer l’œuvre et mépriser les actes de l’homme ? A-t-on le droit de refuser à un homme, au nom de la décence, de s’afficher alors qu’il a purgé sa peine ? Est-il légitime d’exiger de lui une disparition plutôt qu’une réinsertion ? Le cheminement est toujours en cours et c’est l’important je pense, se poser des questions. Je n’écoute pas Bertrand Cantat, mais je suis allée voir « Wonder Wheel », l’atmosphère et est et Kate Winslet est tout bonnement au top, mais ça reste du Woody Allen sans trop d’inventivité, on sait où il va. Mais l’ambiance rétro et les couleurs de la fin de l’été dans une station balnéaire de la côte est en font tout de même un bon moment. Nous nous sommes tout de même demandées qui se moque de qui lorsque le personnage joué par Kate Winslet accuse son mari d’avoir un intérêt anormal (je ne me souviens plus des mots) pour sa propre fille (belle fille de Kate donc). Pied de nez à l’actualité ? Il faut oser ? Et convaincre une actrice de cette envergure de le jouer… A moins qu’Allen ne profite de cette réplique pour glisser une attaque plus directe à Mia Farrow , accusée d’avoir instigué ses enfants contre lui… Le saurons-nous un jour ?

« The Post » et « Darkest Hour » combinent un ensemble d’éléments appréciables qui les rendent difficilement criticables :

  • Des performances oscarisables et oscarisée pour Gary Oldman (qu’on ne reconnait tout simplement pas, big up au maquillage aussi)
  • On y apprend des choses, confer ce que j’ai dit plus haut
  • C’est compliqué au début, mais les éléments de compréhension de qui est qui nous sont distillés de sorte qu’on s’y retrouve avec un minimum de concentration
  • Du féminisme pour Meryl Strip
  • Tom Hanks a davantage de charme en vieillissant, ce qui n’est pas le cas de tout le monde, malgré ce qu’on en dit !
  • Ces scènes au parlement anglais…ça vous prend aux tripes et je sais déjà que je visiterai l’endroit où se tenaient les réunions du cabinet de guerre de Churchill lors de ma prochaine escapade londonienne.
  • Voir Ben Mendelshon (Danny dans Bloodline) en George VI m’a fait plaisir et ses scènes avec Gary Oldman m’ont donné envie de revoir « A King Speech » (avec Colin Firth dans le même rôle faut il le rappeler) à la lumière de ce film ci. Ils devraient faire un coffret dvd si ça existe toujours…

Voilà, c’est tout pour le moment. Long et digressif, mais ça fait toujours autant de bien de ne pas juste laisser les choses filer mais de fixer ce qu’on a apprécié et qui mérite qu’on en laisse une trace. Je pense qu’en fin d’année, je ferai mon propre palmarès de découvertes toutes catégories…

La liste des choses accomplies et mes « résolutions » automnales.

Le 15 septembre, sur ce blog, je consacrais un article à la venue de l’automne (voir plus bas). A l’occasion de cette déclaration d’amour, j’en profitais pour lister des choses que je voulais accomplir durant cette saison. L’heure est venue de voir si j’ai réussi. A dire vrai, je n’y ai plus tellement pensé et je me suis laissée vivre. Je trouve que c’est important d’avoir des objectifs et des envies, mais cela peut devenir un sujet d’insatisfaction récurrent si on commence à s’en vouloir, se comparer aux autres. Soit on s’épuise dans une fuite en avant sans profiter de l’instant présent, soit on finit par tout lâcher, sombrer dans la procrastination et vivre avec un sentiment d’échec.

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Pour ma part, chaque année, avant même de prendre de bonnes résolutions (ce que je ne fais pas vraiment), je prends le temps de noter dans un carnet la liste des choses accomplies durant les 12 mois qui viennent de s’écouler. Et croyez moi c’est surprenant car il y a beaucoup de choses si on s’autorise à être reconnaissant avec soi même : à inscrire un citytrip dans le pays voisin même si d’autres partent au bout du monde, à avoir atteint un petit objectif sportif sans pour autant courir le marathon… Nous nous mettons souvent de trop grands objectifs et passons à côté des belles choses qui se présentent sur notre chemin, qui sont parfois des étapes vers de plus grandes choses. Ou parfois pas, et ce n’est vraiment pas grave.

Ecrire cette liste et la relire me procure un sentiment très positif et me permet de remettre du sens et des évènements sur le temps qui passe. J’ai moins le sentiment que les choses m’échappent. Ensuite, je fais également une liste des choses que j’aimerais pour l’année qui vient et la liste des choses que j’aimerais voir continuer.

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Par rapport à ma liste du mois de septembre, voici où j’en suis :

  • Écrire plus souvent et publier deux fois par mois : je n’y suis pas encore mais j’ai continué à écrire. Je ne sais pas si je devrais m’organiser autrement et planifier des articles. Le dimanche après midi semble le bon moment. Je crois que je cherche encore ma ligne éditoriale aussi, pour l’instant cela fonctionne un peu comme un journal et je n’en suis pas totalement satisfaite.
  • Lire avant de m’endormir : check pour le moment et sans effort, j’en reparle bientôt
  • Continuer mon désencombrement : je dirais que c’est au point mort pour l’instant, je pense qu’une nouvelle petite purge me ferait du bien. Mais à part des vêtements, je ne laisse plus trop d’objets rentrer ici donc ça reste assez acceptable.
  • Economiser et ne plus sortir acheter le midi : ça a été mieux mais ça a été bien pire aussi et j’ai justement déjà cuisiné mes deux prochains repas de midi. Niveau économies, je prends aussi moins de bains et j’ai réussi à espacer les shampooings : moins d’eau et moins de produits.
  • Continuer le sport : check check check et je suis bien fière sur ce coup là. Je suis parvenue à une régularité exemplaire et je sens également les résultats. Notamment lorsque je fais un run à l’extérieur, j’atteins une endurance et une distance qui restent modestes mais supérieures à ce que j’ai pu faire ces dernières années. On ne lâche rien !
  • Faire ma propre soupe : quelques fois oui, mais souvent non et en fait ce n’est pas grave du tout.
  • Apprendre l’espagnol : après un creux, j’ai repris depuis quelques semaines et j’avance bien. Mon but est de continuer jusqu’à mon voyage à Valence en mars. D’ici là, je pense que je peux bien avancer dans le programme. Je pense que ma motivation avait un peu baissé car j’utilisais l’application sur ipod, c’est quand même plus ergonomique et je tiens plus longtemps si je prends le temps de me mettre devant mon ordinateur.
  • Me programmer des soirées créatives : je n’ai pas eu le temps, cette impulsion m’avait saisie en novembre et décembre c’était vraiment compliqué pour organiser ça.

Pas mal en somme. En tout cas, je suis sereine et persuadée que même si cela ne parait pas grand-chose, ça m’aide énormément à rester positive et à avoir moins peu du temps qui passe.

Une belle soirée

Deuxième article de cette série destinée à fixer les moments de bonheur de ma vie, de façon à mieux les identifier et à m’en souvenir. Puisque le bonheur nécessite d’être reconnu comme tel. Il ne s’agit pas ici d’une journée, mais plutôt d’une soirée et d’une bonne partie de nuit. Alors qu’y a-t-il eu de spécial ce soir là, celui du 10 novembre ? :

  • Le fait rare et précieux de se sentir parfaitement à sa place, dans son élément, de le savoir et de voir que d’autres le remarquent aussi
  • Vivre une aventure de groupe, avec ses heurts, mais où se sont tissés des liens et où la complicité culmine ce soir là
  • Le sentiment intense de vivre un moment unique, authentique, simple et tellement fort
  • Les rires, les rires, les rires incontrôlables…
  • L’idée que cette aventure va se poursuivre, que nous avons gagné le droit à un second chapitre
  • Le sentiment d’invincibilité de ces jours là qui persiste encore aujourd’hui
  • L’émotion, le plaisir, les applaudissements, l’urgence, la présence…

J’espère me souvenir encore de cette soirée, ce qu’elle avait de magique c’est peut-être qu’elle n’était pas planifiée.

Une belle journée

Le bonheur est fugace. Et nous peinons souvent à le reconnaitre comme tel. Il y a quelques jours, je me suis dit que j’étais heureuse. Pas aux anges, pas comblée, mais heureuse. Pourtant je n’ai pas ce que l’on entend par « tout ce qu’il faut » pour être heureuse. Mais que faut il finalement et après qui ou quoi courrons nous ? Je ne saurais le dire exactement, mais je me suis sentie ce jour là le cœur léger, ayant renoué avec une forme d’insouciance et d’avidité pour la vie qu’il m’a souvent été difficile de ressentir ces dernières années. J’ai encore beaucoup de choses à régler dans ma vie, des démons à chasser, des peurs à dépasser, etc… Mais je me lève le cœur léger (même si je hais les matins) et je me couche généralement fatigué et trop tard mais sans craindre que la nuit tombe. Je reçois et donne de l’amour à des gens avec qui je vis des relations constructives. Mon job n’est pas le job de mes rêves, mais il a du sens pour moi et correspond à mes valeurs à défaut de me passionner. Je suis en bonne santé. Je suis raisonnable et pas trop matérialiste, ce qui me permet de dire que l’argent n’est pas un problème. Enfin, j’ai la chance et le temps d’être impliquée dans des projets qui me passionnent et me font me sentir vivante. Je me suis dit qu’il fallait que je fixe ce sentiment, pour m’en souvenir les mauvais jours, mais aussi parce que l’écrire c’est l’ancrer, encrer pour ancrer même si c’est de l’encre numérique…

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Et cette journée était particulièrement jolie, ce 14 octobre. De façon à m’en souvenir et à faire une expérience lue dans beaucoup de livres de développement personnel et de blogs, je liste en conclusion les bonheurs du jour :

  • me retrouver dans les bois baignés de lumière, encore tamisée par les feuillages mais où le sol commence à vraiment crépiter sous nos pas
  • refaire le monde au soleil avec des amies, échanger sur nos vies, nos projets
  • porter une blouse pour laquelle j’ai eu un coup de cœur, que je me suis autorisée à acheter car elle est d’une couleur que je ne porte jamais (en accord avec ma politique d’achat plus raisonnée concernant les fringues) et me sentir belle dedans
  • bosser sur mon projet au jardin, sous un soleil de fin d’après midi
  • ne pas me dépêcher, m’autoriser à reporter une tâche à un autre jour afin de profiter au mieux de celui qui est là
  • programmer une balade à vélo avec mon père
  • écrire cet article devant la télé, en pyjama, à la lumière des bougies et d’une guirlande lumineuse offerte par maman
  • savourer un carré de chocolat

J’imagine que c’est plus difficile à faire lors des jours maussades et c’est dans ces cas là qu’il faut avoir le courage de le faire pour un effet à long terme, s’entrainer à toujours chercher au moins une petite chose. Mais bon, je vais m’arrêter là et juste être satisfaite, sans toujours penser que je pourrais m’astreindre à plus.

Less is more: le bilan

Me voici avec mon « bilan dépuratif ». J’ai mis du temps à me décider à écrire cet article et je pense que la principale raison (outre le fait que je suis une procrastinatrice de niveau olympique) c’est que cela ne s’est pas passé comme je l’avais prévu. Et c’est un autre problème que j’ai, à savoir tendance à reporter/mettre de côté/abandonner/renoncer aux choses si je ne peux pas les faire d’une façon qui me satisfait, c’est-à-dire que je trouve parfaite ou conforme à ce que j’avais annoncé. Et je me rends compte que cela me pousse à ne pas suivre certains chemins alors que j’en ai envie, simplement parce que j’ai peur de la déception, du manque de légitimité ou de crédibilité…que ce soit de moi-même ou des autres. Bref, voici donc ce qu’il s’est passé. Les premiers jours c’était facile, il me suffisait d’ouvrir un tiroir ou une armoire pour trouver un objet à virer, et ce alors que cela faisait quand même plusieurs mois que je me débarrassais ponctuellement d’affaires que je n’utilisais plus ou que j’avais en double. Mais en fait, cela concernait surtout les fringues et pas tant les objets. Je me suis dit que cela allait être vraiment une promenade de santé. Sur la deuxième quinzaine du mois d’août, j’ai laissé partir (à la poubelle, à la récup ou en stock brocante) :

  • Une boite à lunettes de soleil défraichie (ok, dégueulasse)
  • 5 bougeoirs/photophores (une autre de mes passions, j’ai dû faire des choix)
  • Un gros livre de cuisine (soyons réalistes…je ne cuisine pas)
  • 3 sacs
  • Un tapis de bain qui ne va pas avec la couleur de ma salle de bain
  • Une lanterne décorative
  • Un cadre
  • Une toile
  • Un porte clefs
  • Deux vieux téléphones portables et leurs chargeurs
  • Une paire de pompes

Ensuite…j’ai repris le travail, ma motivation a sans doute baissé et honnêtement j’avais exploré les options faciles. Je m’étais dit que je ne compterais pas les fringues, mais finalement j’ai décidé que je pouvais le faire. Arrêter de se mettre des limites, surtout quand je me les impose et qu’elles ne concernent que des accords pris avec moi-même. Je ne veux plus que le perfectionnisme soit une excuse pour ne pas faire les choses, ce dont je parlais plus haut. Pour ce qui est de la suite de mon mois de désencombrement, je déclare donc recevable la masse de vêtements que j’ai soit mise de côté pour un vide dressing (programmé et organisé, ce qui ne part pas sera donné) soit pour le recyclage. Et il y a plus d’une pièce pour  chacun des 15 jours qui restaient à mon défi, oh oui bien plus.

Bilan : je suis assez satisfaite au final. J’ai récupéré de la place (au sens physique du terme) mais aussi, comme j’en parlais l’autre fois, de l’espace mental. D’une part parce que cela m’a amenée à davantage de lâcher prise, d’autre part parce que (concernant les vêtements), je ne vois plus mon armoire en bordel tous les jours et je n’ai plus plein de pensées désagréables à son sujet (« tu en as trop », « il faut changer d’armoire », « mais ça coûte cher », « rien ne va avec ça », etc…). Moins de temps dépensé à des pensées stériles et futiles. J’ai aussi acheté moins de vêtements pour l’automne qu’à l’accoutumée. J’y réfléchis à deux fois, je pense aux sous bien sûr, mais aussi à mes projets et valeurs derrière. Ai-je besoin d’un énième pull gris ou ferais je mieux d’attendre de trouver ce cardigan moutarde qui manque à ma garde robe quitte à mettre le prix s’il vient d’une boutique plus chère ?

Pour la suite, je ne sais pas encore. J’ai envisagé de refaire cela une fois par an ou une semaine par saison peut-être. Mais je pense que la façon la plus simple et la plus libre (et n’est-ce pas ce que je recherche) est sans doute de créer chez moi un « sac de désencombrement » dans lequel je mettrai les candidat(e)s à l’exil. Je pourrai ensuite faire le point à chaque fois que je le verrai se remplir. Affaire à suivre…

Bienvenue à toi automne :-)

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Dans mon premier post sur ce blog, je criais mon amour au mois de décembre. J’adore toujours décembre, mais il n’est que l’apogée de la période de l’année que je préfère, celle qui va de septembre aux fêtes de fin d’année. Certains voient poindre leur dépression saisonnière avec la fin de l’été et le raccourcissement des jours, moi je suis ravie. D’autant qu’il fait plutôt frais et que l’automne est en avance. Ne vous méprenez pas, j’aime la chaleur, je la supporte même très bien, mais l’été est si décevant au nord. J’aime les étés du sud moi, ici je trouve simplement que l’automne est la saison qui a le meilleur « rapport qualité prix » .

De plus, comme je suis une éternelle étudiante, je suis toujours calquée sur un agenda scolaire. Janvier me semble moins propice aux résolutions, décisions et début que septembre. Je ne fais d’ailleurs jamais de résolutions en janvier. Je fais autre chose à ce moment là et j’en parlerai sans doute ici.

Par contre, j’aime prendre des nouvelles habitudes, tester de nouvelles choses, consulter les sites pour des formations ou des ateliers, regarder la nouvelle collection dans les magasins, etc…

Voici ce que j’ai envie de faire cet automne :

  • Prendre le temps d’écrire plus souvent et de publier au moins deux fois par mois sur mon blog. Cela implique d’éteindre la télé et de rester chez moi le vendredi soir, mais je suis sûre que cela me procurera beaucoup de satisfaction
  • Lire avant de m’endormir, j’ai déjà commencé, je ne regarde presque plus la télé ou youtube dans ma chambre
  • Continuer mon désencombrement (le point là-dessus dans un futur article), optimiser l’organisation de mon appartement
  • Par là, économiser, manger ce que j’ai chez moi et ne pas sortir m’acheter des sandwiches ou plats industriels le midi. Résister aux achats de fringues. Le but étant de pouvoir voyager en 2018 sans piocher (trop) dans mon épargne
  • Continuer le sport, au mois deux fois par semaine, trois idéalement. Ca devrait aller, je suis bien dans le rythme
  • Faire ma propre soupe, je viens de finir deux tasses de la première de la saison, ce qui m’a permis d’éviter de jeter l’un ou l’autre légume
  • Apprendre l’espagnol, ou du mois terminer les leçons que j’ai entamées sur l’appli Babbel
  • Me programmer des soirées créatives et inviter des personnes à se joindre à moi. A programmer en novembre.

Cela me semble déjà pas mal. Et vous ? Prenez vous des résolutions ? A quel moment ? Qu’est ce qui vous motive ? Que voulez vous commencer ?

Less is more: le minimalisme

J’ai été, comme beaucoup, une adolescente bordélique. J’ai ensuite été une colocataire qui cherchait à cantonner son bordélisme à sa chambre. Je tentais d’en préserver les espaces communs, avec un succès relatif selon les périodes et les témoignages . Aujourd’hui, cela fait trois ans que je vis dans 60 m², ce qui est à la fois petit et grand. Pour ma part et à l’issue de ma réflexion, j’estime que c’est assez. Depuis quelques années, je ne suis plus à l’aise avec l’idée de posséder autant de choses, ne jamais avoir un intérieur bien rangé, avoir des boites datant de mon déménagement remplies d’objets que j’ai la flemme de trier, de jeter, que je ne saurai pas où ranger si je les garde. Je me rends compte que les endroits surchargés, mal rangés, me stressent. Que j’aime les vêtements, mais que c’est rarement un plaisir de choisir ma tenue et de retrouver mes affaires chiffonnées parce que ma garde robe est trop petite. Alors, j’ai songé à investir dans une garde robe Pax optimisée de chez Ikea. Mais j’aime ma petite garde robe (oui parce que je m’attache sentimentalement aux objets, il parait que c’est mal), presqu’autant que j’aime l’appli H&M. J’ai récemment eu trois semaines de vacances. Je ne suis pas partie longtemps et il n’a pas fait très beau. Je me suis mise à regarder des vidéos youtube (dont les québécoises « un soupçon de rose » et « vivre avec moins ») qui parlaient de minimalisme. Outre le gain d’argent et l’aspect esthétique et éthique de décélérer au niveau de la consommation et de l’entassement de biens, ces filles parlent aussi de l’effet bénéfique du désencombrement sur l’anxiété. Il n’en fallait pas plus pour me séduire. Je ne me considère pas comme une acheteuse compulsive. Par contre, il est clair que je fonctionne un peu trop au sentiment, que ce soit au niveau de l’achat mais aussi quand il est question de me séparer d’un objet. Trop de coups de cœur pas rentabilisés, de cadres vides, de tee shits mignons qui ne s’accordent avec rien, de paires de boucles d’oreilles que je n’ai pas mises depuis 3 ans, de livres auxquels je n’ai pas accroché, etc… J’ai entrepris de ranger et de trier ma maison et surtout mes vêtements. Cela n’a pas été facile mais récupérer une demi étagère de libre dans ma garde robe (en plus d’avoir le reste bien rangé et aucun monticule sur mon bureau), sans la remplir par autre chose, m’a procuré un inattendu sentiment de satisfaction. Et désormais, depuis le 15 août je me suis lancée un défi « un jour, un objet », pendant 30 jours. L’idée est de virer une chose de chez moi chaque jour pendant un mois. Cet objet doit vraiment s’en aller. Je dois le jeter ou le donner intelligemment. Le mettre dans une caisse pour la brocante ou dans ma cave ne ferait que postposer le problème et déplacer l’encombrement. J’en suis donc au septième jour et, jusque là, ce n’est pas trop difficile, c’est plutôt plaisant même. Je pense en faire un bilan quand ce sera terminé. En faisant ça, je deviens une padawan du minimalisme ou plutôt du désencombrement. Je ne sais pas jusqu’où je vais aller, mais cela entraine son lot de réflexions. L’idée n’est pas de transformer mon appartement en appartement témoin. Par contre, je me rends compte que cela peut aller dans le sens de plusieurs objectifs et valeurs qui me tiennent à cœur :

  • Dépenser moins d’argent
  • Le dépenser à être et vivre des choses plutôt qu’à avoir
  • Si l’économie est suffisante, me permettre de travailler moins. Selon moi, l’argent doit rester un moyen et non une fin
  • Je pense que je déménagerai encore au moins une fois dans la vie. Réduire mes possessions me procure une plus grande sérénité et un sentiment de liberté à cette idée
  • Moins d’anxiété, moins de parasitage
  • Moins de temps perdu à ranger ou à chercher

A suivre…

Mon devoir de citoyenne

Lors de l’année écoulée, plus que jamais et comme beaucoup d’autres, je me suis demandé quel sens avait tout ça. La violence dans le monde, la violence au sein de notre société et non plus seulement la violence dans des contrées lointaines, les mesures économiques drastiques, l’encouragement à la délation, les résultats électoraux désespérants, sans parler des désastres écologiques et économiques que nous voyons à la télévisions ou que nous ne pouvons qu’anticiper. Il est alors facile pour une pessimiste telle que moi de basculer dans le nihilisme et de se questionner sur le sens même de l’existence. L’impression se renforce que, quoi qu’on fasse, de là où on est, on n’y pourra rien changer. Le risque est alors concret de ne plus vivre que dans la peur, la tristesse ou la colère. Que faire de ces émotions bien humaines, mais qui nous font mal et nous paralysent ? Il y a deux ans, lorsque la rédaction de Charlie Hebdo a été décimée, j’étais en plein cycle d’entrainement à la pleine conscience. Un programme de 8 semaines sur lequel je reviendrai peut-être. Notre instructrice a alors eu cette réflexion qui m’a marquée au début de notre séance hebdomadaire. Elle nous a dit que pour commencer, tout ce que nous pouvions faire, c’était vivre en conscience de nous-mêmes, en paix avec nous-mêmes pour ensuite pouvoir être en lien et en conscience avec les autres. Je ne me souviens plus de ses mots exacts, mais j’ai eu souvent l’occasion d’y repenser et je crois qu’elle a raison. Quand j’entendais parler mes grands parents, surtout mon grand-père issu de la vague d’immigration italienne dans les années 40, la vie me paraissait bien dure. La guerre bien sûr déjà en ce temps là. Mais aussi la pauvreté, les conditions de travail, les choix limités que chacun pouvait poser pour sa propre vie. Et finalement, malgré les avancées technologiques, la gratuité supposée de nos écoles et la qualité de notre système de sécurité sociale, les choses n’ont peut-être pas autant changé qu’on pourrait le croire. Mais je digresse, car en vérité, lorsque je l’écoutais parler, je ressentais aussi la chaleur qui se dégageait de la communauté d’alors : les collègues de travail, la famille, les gens du quartier, la cantine des ouvriers, les fêtes passées à danser et chanter. Je ne sais pas si c’était plus fort parce qu’entre immigrés il y avait le souci de se serrer les coudes et de se rappeler ensemble qui on était et d’écrire une histoire nouvelle, mais cela me semblait magique et je me suis souvent surprise à avoir la nostalgie (à cause de cet aspect chaleureux) d’une époque que je n’avais pas vécue. Une époque où le tissu social était plus dense, où les enfants jouaient dans les rues, où on ne laissait pas les personnes âgées seules et où chacun aidait son prochain comme il le pouvait. A la lumière de ce récit et des mots de ma prof de pleine conscience, je pense effectivement que le mieux que nous ayons à faire est de prendre soin de nous, de ne pas oublier, au-delà de l’individualisme, que nous sommes des animaux sociaux comme le disait Aristote et que nul ne s’en sort totalement seul. Il est de notre devoir premier de penser à notre bonheur, au sens que nous voulons donner à notre passage sur terre, à élargir nos horizons au-delà du métro-boulot-dodo. Je ne parle pas ici de prendre conscience que nous avons de la chance, même si mettre les choses en perspective peut toujours s’avérer utile. Je parle de pouvoir regarder plus largement sur notre chemin, d’essayer à notre mesure de laisser moins de personnes sur le côté. Nous sommes tous marqués par ces jeunes hommes (pour la plupart) qui, après un chemin plus ou moins long et plus ou moins invisible, semblent choisir de quitter l’humanité et la société qui les a vus grandir (plus ou moins, et souvent moins il faut le dire, de façon privilégiée) pour commettre des actes de barbarie. Comment ces gens ont-ils pu s’extirper du tissu social et choisir l’anéantissement des liens et l’anéantissement d’eux-mêmes, de leur famille, de leur futur et des valeurs de la religion ? Car si je ne m’abuse, toutes les religions prônent la solidarité et la valeur suprême de la vie. Comment n’avons-nous pas pu voir cela arriver et comment n’avons-nous rien fait. Lutter contre ces drames, c’est d’abord lutter contre la négativité qui est en nous, contre l’envie de ne plus parler à personne et le refus de comprendre ce qui nous arrive. C’est oser un sourire aux inconnus, accepter de rendre un service même si l’on n’a pas le temps, souligner les initiatives positives, refuser les discours haineux et leur opposer un optimisme minimal, ne pas croire qu’on connait tout de l’autre et oser aller voir comment est son monde. Se sentir à nouveau en lien avec les autres, connus et inconnus, espérer que la méfiance cesse un jour d’être un sentiment spontané face à ce qui ou celui qui ne nous est pas familier. Etre davantage en paix avec nous-mêmes et commencer à l’être avec les autres. C’est en tout cas la tâche que je m’assigne pour l’avenir et ce n’est pas facile, mais je suis convaincue que c’est vital.

Pour clôturer, je laisse la parole à Sénèque, qui parle du bonheur bien mieux que moi et qui définit si bien en quelques phrases ce que je commence à penser confusément :

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