Ecologie et minimalisme: pourquoi ces efforts?

Bonjour à tous, je reviens ici avec un petit article motivationnel autour de l’écologie et du minimalisme. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été sensible à l’écologie, la nature, les animaux, le réchauffement climatique. J’ai arrêté très jeune de manger de la viande, bien avant l’engouement actuel pour le végétarisme ou le véganisme. Cependant c’est aussi une période où j’ai beaucoup pris l’avion sans trop me soucier de la planète, Ryanair était alors mon meilleur ami. Par ailleurs, ce n’est que depuis récemment que j’ai un véhicule à temps plein. J’ai longtemps longtemps utilisé les transports en commun pour la plupart de mes trajets. Je prenais aussi beaucoup de bains et me disais que toutes ces heures de train à réduire mon empreinte carbone méritaient bien cette petite récompense. Bref, j’y pensais sans faire de mon mieux. Aujourd’hui non plus, je ne fais pas de mon mieux. Faire de mon mieux signifierait reprendre le train et perdre parfois 45 min/1h à attendre parce que la SNCB a changé les horaires en 2014 et qu’ils ne matchent plus aussi bien ceux de mon boulot, cela signifierait renoncer pour de bon à l’avion (qui est moins cher que le train, j’ai regardé sérieusement pour aller en Toscane, on se fout de qui ?), cuisiner beaucoup plus notamment mes alternatives végétariennes au lieu de les acheter dans du plastique, renoncer pour de bon aux sodas, n’acheter que des marques éthiques ou en seconde main pour m’habiller, etc… On ne peut pas dire que je ne fais rien, au cours des derniers mois, j’ai entrepris beaucoup de petits changements :

  • J’ai décidé d’acheter plus raisonnablement et de donner-jeter-recycler régulièrement
  • J’ai commencé à acheter en vrac et un peu plus bio
  • Je prends moins de bains, même l’hiver, le sport aide car j’ai parfois davantage envie d’une douche
  • J’avais vachement diminué l’avion déjà, je ne l’ai pas pris pendant 5 ans et j’en reparlerai sans doute, mais je n’ai pas pris ryanair depuis 2011, les autres polluent tout autant mais si je peux éviter le foutage de gueule de l’ultra low cost
  • J’ai cessé de surconsommer des vêtements et suis même restée 4 mois sans en acheter. J’ai racheté un peu (5 pièces je pense au total) aux soldes, mais là je pense que c’est reparti pour une petite interruption.
  • Je choisis les contenants en verre plutôt que le plastique, je n’achète plus du tout de bouteilles d’eau, j’ai des sacs à vrac et des mouchoirs en tissu
  • J’ai pratiquement banni le plastique de ma salle de bain
  • J’utilise des détergents homemade ou écolos
  • J’ai changé de fournisseur d’énergie pour passer au 100% vert

Plus plein d’autres petites choses que je fais maintenant sans y penser et qui sont entrées dans ma routine. Certaines choses me demandent des efforts, d’autres pas du tout. Mon état d’esprit oscille entre deux pôles la plupart du temps.

L’un où je me dis que ce n’est pas assez, où j’en veux aux gens dans les centres commerciaux, aux gens qui prennent l’avion comme on prend le bus, à ceux qui sont pour la croissance à tout prix quand je me dis que la fin du monde est proche et que tout cela est bien dérisoire à côté. J’avais lu cet article (que je vous conseille) qui m’avait assez convaincue et impressionnée où un professeur d’université expliquait qu’il ne prendrait plus l’avion…jamais.

Puis il y a des jours de découragement où je me dis que les avions sont remplis de gens qui vont en voyage certes (et que c’est pas mal non plus dans le fond que des personnes aux revenus plus modestes puissent accéder à ce qui était autrefois un privilège) mais surtout de personnes qui voyagent pour le business et font des vols intercontinentaux pour 48h. Que les déchets plastiques des ménages devraient diminuer, mais qu’ils ne sont rien à côté de ceux des entreprises et qu’ils arrangent les lobbys pétroliers. Bref qu’il ne suffit pas de faire des efforts individuels et d’en vouloir aux autres. Car ces efforts ne sont produits en grande partie par une frange de la population, middle class, bobos, écolos, etc… Que les plus riches n’en ont cure apparemment (même ceux qui sont encore jeunes et vont vivre le réchauffement, même ceux plus vieux qui ont des petits enfants…) et que les plus défavorisés, dont les besoins primaires ne sont pas satisfaits (avoir un toit sur la tête, de quoi manger, des soins de santé, une sécurité…) ne peuvent tout simplement pas avoir la disponibilité mentale pour se soucier de ces enjeux là et que c’est bien normal.

Bref, que sans solution structurelle, qui contraint les entreprises et limite notre pouvoir d’achat de certaines choses, de par des règles claires ou simplement l’arrêt de la production de certaines choses, et bien on ne s’en sortira pas. Je ne parle pas de nivellement économique par le bas, mais si on continue à produire de l’huile de palme, la déforestation se poursuit et on continue à en consommer. Si elle est interdite, les entreprises devront trouver autre chose et on devra consommer autrement. On ne devrait plus avoir le choix. Limiter les trajets en avion, non en les réservant aux plus riches, mais en ayant un capital annuel, triennal, quinquennal, peu importe à ne pas dépasser. Les possibilités sont multiples. Elles demandent un gros travail au législateur et le législateur en bon apôtre de la sacro sainte croissance ne le fait pas. Je vous invite à lire cet article sur les travers de l’hyper responsabilisation individuelle qui résume assez bien ma pensée.

Dans ces jours là, la colère se mêle à la peur, se mêle à la tristesse et à un soupçon de misanthropie. Et pourtant, globalement, j’ai le moral, une vie dont je n’ai pas à me plaindre et je poursuivrai dans mes changements. Pourquoi ? Eh bien parce que cela va au-delà de l’écologie. J’ai découvert que j’étais plus heureuse en simplifiant ma vie et en étant davantage consciente de l’origine de ce que je consomme, des savoirs qui nous permettent de vivre de façon plus autonome et moins destructrice. Cela a commencé avec l’envie de désencombrer chez moi. Je sais que je serai amenée à nouveau à déménager au cours de ma vie et c’est fatigant de déménager. J’ai décidé que le jour où ça arriverait, je ne voulais pas m’épuiser, charrier des choses inutiles et passer ma vie avec des caisses d’objets fantômes qui ne verraient plus jamais la lumière du jour et ne feraient qu’occuper mon espace physique et mental. C’est parti d’un objectif de confort personnel à long terme. Puis j’y ai pris goût, j’ai trouvé ça reposant d’avoir un intérieur moins encombré et de savoir ce que j’avais, de mettre en valeur ce qui me plaisait. Ensuite, j’ai lu pas mal de blogs, regardé pas mal de vidéo youtubes inspirantes et c’est devenu un jeu. L’écologie est venue ensuite, j’ai eu un vrai déclic en allant au Danemark et en regardant (3 ans après tout le monde) le film Demain et sa suite Après demain. J’ai cessé d’acheter des vêtements, j’ai commencé à acheter en vrac, limiter le plastique et écrire mes articles sur les gestes écolos.

Au final, je continue parce que cela m’apporte des bienfaits à moi-même si ça ne sauvera pas le monde :

  • C’est mieux rangé chez moi
  • J’ai réalisé de sacrées économies notamment sur les vêtements
  • J’ai le plaisir de soutenir un commerce un peu plus local (je suis loin d’être au top)
  • Ma peau est plus belle
  • Je me sens plus zen
  • Je m’achète de jolies choses durables que je prends plaisir à réfléchir et choisir
  • Cela libère de l’espace mental pour ma créativité
  • Je sors moins souvent la poubelle (donc je paierai moins de taxes aussi)
  • Je passe moins de temps à faire mes courses

Et, chose la plus importante, même si je ne vais pas plus loin pour le moment (parce que c’est mon choix, je vais à mon rythme, cet entre deux me convient et ces fameux changements structurels je les attends quand-même…), je vis en accord avec ce que je pense. L’une des premières choses que je me souviens avoir apprises en arrivant à l’université, c’est la Théorie de la Dissonance Cognitive de Festinger (je vous invite à lire l’article wikipedia à ce sujet, c’est assez ludique et illustré et moi je trouve cela intéressant) qui dit, en gros résumé, que nous ressentons un état de tension interne lorsque nos valeurs, nos cognitions et nos actes ne sont pas cohérents. Par exemple, savoir que ce n’est pas bon de fumer et le faire quand même. Cette théorie dit que face à cet exemple banal, l’humain va typiquement culpabiliser (la tension interne). Pour s’arranger avec cette situation, il va peut-être tenter d’arrêter de fumer (pour que ses actes soient en accord avec ce qu’il sait). Il peut aussi se mettre à changer ses pensées pour que l’acte ne lui semble plus si néfaste, par exemple se dire « il faut bien mourir de quelque chose », « quand j’ai commencé, on ne savait pas que c’était si mauvais », « si j’arrête, je vais grossir et ça aussi c’est mauvais pour la santé », « je fais du sport alors ça compense ». De cette façon, il réduit la tension interne et retrouve du confort. Nous avons tous tendance à rechercher ce confort mental.

Pour moi c’est pareil avec la surconsommation et la pollution. Je suis désormais trop consciente pour faire comme si de rien n’était. Donc mes petits efforts sont finalement assez égoïstes puisqu’ils me font avant tout du bien à moi.

Voilà, je pense que je peux m’arrêter là, vous avez saisi. Cela me fait du bien de déplier ma pensée et de la mettre noir sur blanc. Peut-être penserez vous que je vais trop loin. Moi je pense que se faire du bien à soi, c’est faire du bien à la société et vice versa. Je suis quelqu’un qui vit autant que possible en accord avec de que je sens, avec mes intuitions et mes idéaux. Je pense que cela ne peut que faire du bien de prendre le temps d’identifier ce en quoi vous croyez, ce qui vous fait grandir et ce qui vous fait du bien sans causer de tort aux autres. Qu’en pensez-vous ? Je serais ravie d’avoir vos avis et de savoir ce que cet article vous inspire. Pour ma part, je continuerai à parler d’écologie et de simplicité sur cet espace virtuel sans que cela de devienne le thème principal. Il se fait que ça a pas mal occupé mon esprit ces derniers mois.  Je ne serai jamais parfaite, je ne vise pas à l’être, ni à faire culpabiliser les gens mais à partager ce qui fonctionne sur moi et à vous donner mes bons plans.

PS : disais un petit article en première phrase, mais il est super long. J’avais besoin de faire le tour de la question.

Les gestes écolos 3: électricité et menstruations

Bonjour à tous, me revoici avec un article écolo. Cela fait plusieurs semaines que j’attends de vous en parler car beaucoup de choses me trottent en tête, notamment en voyant les marches pour le climat, les mobilisations estudiantines, les jolies initiatives et en face, l’immobilisme des politiques qui ne se décident toujours par à limiter le pouvoir des lobbys et à mettre des contraintes aux multinationales qui détruisent notre planète. Je ferai un article là-dessus bientôt, qui parlera de mon point de vue sur la question, pourquoi faire des efforts, de l’espoir et aussi pourquoi persévérer dans cette voie peut être bénéfique à notre vie, même si cela ne change pas la face du monde. Mais j’y reviendrai, il est maintenant l’heure de parler des changements opérés dans ma vie. Ce qui est bien avec ces changements, c’est que ce ne sont pas des efforts, ce sont juste des choses qu’on fait une fois et qui font déjà la différence.

La première chose, c’est que j’ai fait les démarches pour changer de fournisseur d’électricité. J’ai délaissé un fournisseur classique (Essent, qui reste par contre mon fournisseur de gaz) pour confier mon approvisionnement électrique à Cociter (Comptoir Citoyen des Energies). Pourquoi ? Pas pour payer moins…encore une fois, si je comprends que beaucoup de monde doit regarder à chaque euro, j’ai la chance que cela ne soit pas mon cas et ce n’est pas ici le but de la démarche. Ma motivation est multiple :

  • investir dans une coopérative à taille humaine qui donne du travail aux gens ici, où l’on a directement une vraie personne qui répond à nos questions et est à notre écoute en cas de problème. Quel bonheur de ne pas atterrir dans un call center impersonnel après avoir tapé 3 numéros et été mis en attente plusieurs minutes.
  • être assuré que l’entreprise fournit de l’énergie verte et réinvestit dans les énergies renouvelables exclusivement. Car beaucoup de fournisseurs d’énergie dite « verte » réinvestissent tout de même leurs bénéfices dans le pétrole ou le nucléaire. Cociter a une cote de 20/20 chez Greenpeace.
  • Gagner un peu de sous : bon ça, c’est vraiment symbolique, mais pour souscrire un contrat, la coopérative demande que le client investisse en achetant une action auprès d’une des coopératives partenaires. En fait, Cociter redistribue l’énergie fournie par les éoliennes détenues par des coopératives citoyennes. En achetant les actions (dont le prix varie entre 125 et 250€ selon la coopérative), vous permettez aux coopératives de disposer de fonds afin de développer leur activité et grandir. Vous devenez donc actionnaire et chaque année vous êtes donc susceptible de percevoir des dividendes. Ceux-ci varient bien évidemment et sont plafonnés à 6%. C’est logique de plafonner, le but étant ici de pouvoir développer de nouveaux projets éoliens, de fournir une plus grande quantité d’énergie verte et non d’enrichir les actionnaires. Ceci dit, 6%, si on place une petite somme (le max étant je pense 5000 puisque ce sont des entreprises à taille humaine), c’est toujours plus rentable qu’un compte épargne.
  • Pouvoir admirer les éoliennes que je « finance » puisque j’ai acquis une action dans une coopérative située à une cinquantaine de km de chez moi.

Parc éolien de Chîvremont - Coopératives à la carte

Pour toute info supplémentaire, je vous invite à visiter leur site, ainsi que le site de Greenpeace qui vous informeront mieux que moi. Sachez qu’où que vous soyez en Wallonie, Cociter peut devenir votre fournisseur d’énergie. Si vous n’habitez pas cette région, consultez Greenpeace pour des alternatives près de chez vous ou faites une recherche sur internet, j’ai l’impression que ces initiatives se multiplient et ce serait étonnant qu’il n’en existe pas une qui peut vous satisfaire. Pour ma part, j’éprouve une grande satisfaction à l’issue de ce changement. Je me suis en quelque sortie rendue du pouvoir en posant un choix en accord avec mes valeurs. Je vous invite à examiner sérieusement la possibilité d’opérer vous aussi ce changement, que ce soit pour la planète ou parce que vous en avez marre d’enrichir des actionnaires multimilliardaires dans les pays du golfe par exemple.

Passons maintenant à mon second changement. Attention, sujet sensible puisque ce sujet concerne les règles, le sang, le cycle menstruel, les déferlantes, le débarquement des anglais…bref vous avez compris. Pour faire court, je cherchais une alternative aux protections traditionnelles. J’ai toujours détesté les tampons et en plus il y a des merdes fourrées dedans pour les blanchir. Ils en ont fait des bio mais cela ne règle pas le problème du choc toxique ni le problème que je n’aime pas en mettre (mais ça tout le monde s’en fout). Nous avons assisté à l’avènement de la coupe menstruelle. Une bénédiction pour certaines, écologique, économique, durable, bonne pour la santé. Mais cela ne réglait pas non plus le risque de syndrome du choc toxique, lié à la rétention du sang à l’intérieur du corps. Mais bon, c’est déjà super et tant mieux si cela convient à un grand nombre, mais les techniques invasives, toujours pas pour moi. Me restaient les serviettes hygiéniques. Pas de choc toxique, pas de problème d’insertion, mais de la pollution, des déchets, une sensation désagréable au bout de quelques heures, et toujours plein de merdes pour les blanchir parce que c’est bien connu, les règles c’est sale (dixit les marques et la société). Me restait la solution de pratiquer le flux instinctif libre (googlez pour en savoir plus car là, j’avoue que j’ai la flemme), mais j’ai préféré m’extasier sur la nouvelle découverte qu’internet a un jour livrée à mes petits yeux ébahis : la culotte de règles. Oui une culotte et basta. J’ai reçu plein de questions de mes copines, voici quelques réponses :

  • Elle ne sent pas ? NON
  • Elle ne perce pas ? NON
  • Mais c’est un lange ? NON, à peine plus épaisse qu’une culotte classique, et encore, juste au niveau de la zone inondable.
  • On la jette après combien de temps ? Elle est aussi durable qu’une culotte classique
  • Elle absorbe bien ? OUI

J’avais d’abord repéré les culottes de la marque THINX, qui bénéficiaient de bonnes critiques mais il fallait les acheter aux USA et je ne trouvais nulle part d’infos claires et sûres quant aux droits de douanes. Heureusement, après quelques mois d’attente, de recherche et de fréquentation de chaines youtubes ou sites féminins/istes, je suis tombée sur la cousine française de THINX qui s’appelle FEMPO. C’est une marque qui démarre, créée par deux femmes qui ont lancé leur start up à Paris. Je vous laisse vous renseigner sur leur site internet. Pour l’instant il y  deux modèles, la culotte (30€) et le shorty (32€) en noir. Elles sont en train de développer un modèle flux ++ (mais qu’est-ce qu’un flux ++ ? Moi le modèle normal me convient parfaitement, je tiens sans problème 12h, mais je ne pense pas avoir le pire flux du monde il est vrai.

Personnellement, je suis conquise par ce changement, il est même révolutionnaire pour moi. Je me souviens le plaisir que j’avais après plusieurs jours de règles, à retrouver la sensation du coton sur ma peau lorsqu’elles étaient enfin terminées. Eh bien ici, je ne perds jamais cette douce sensation. Pas d’odeur, pas de fuites, je me sens au sec et nette en permanence. Bien sûr elles sont un peu chères (et encore, ça dépend où vous achetez vos sous vêtements, mais si vous aimez la lingerie, 30 euros on y est vite), mais elles seront vite amorties quand on pense aux boites de tampons ou de serviettes qu’on n’achètera plus, aux poubelles de salle de bain qui ne déborderont plus, aux déchets que cela ne génèrera plus, au produits toxiques qui ne seront plus en contact avec notre peau, à la galère que c’était d’avoir ses règles (déjà) et d’avoir oublié de « refaire son stock » (en plus). Bref, un sans faute pour moi. Attention, le service clientèle est un peu lent, mais ici aussi, c’est à taille humaine et c’est un business qui démarre. Je vous conseille d’être généreuse au niveau des tailles pour être à l’aise car les modèles sont assez serrants, mais personnellement, pendant mon cycle, j’aime cette sensation d’être « contenue ». Pour l’entretien, il faut simplement rincer à l’eau froide (jamais chaude) puis mettre à la machine avec vos autres vêtements. J’ai commandé mon troisième modèle, car tourner avec deux est compliqué, mais je pense qu’avec 4 et une bonne organisation, cela suffira. En tout cas, pour moi c’est la liberté retrouvée, l’essayer, ça  été de suite l’adopter !

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Petits gestes écolos 1

Bonjour, voici le premier article d’une série que j’espère longue et dédiée aux idées et gestes de colibri que je fais et que nous pouvons tous faire, au moins certains, au quotidien, pour diminuer notre empreinte écologique et ne pas manger du plastique quand nous mangeons du poisson, car désormais c’est ce qu’il se passe ouais ouais. N’hésitez pas à partager vos idées que je pourrais inclure dans les futurs articles pour faire une belle liste d’idées et de trucs pour traquer le plastique. Au fil du temps, cela peut même devenir amusant !

Colibri Backgrounds 4K Download

Mais sans plus tarder, commençons par les 7 premiers gestes qui sauvent   :

  • Se promener avec un tote bag ou sac réutilisable dans son propre sac dès que l’on va faire un tour (car le diable est toujours où on ne l’attend pas) ou du shopping. C’est bête, mais on s’épargne d’avoir plein de sacs en plastique qui sont souvent à usage unique et remplissent nos armoires. Jamais on ne m’a refusé de mettre des articles dans mon tote bag, comme j’ai pu entendre que ça avait été le cas pour certaines personnes chez H&M où autres magasins du genre qui utilisent les sacs pour faire de nous des hommes/femmes sandwich ambulants (légère impression qu’on se fout de nous là les marques, non ?). Pareil à la boucherie, pharmarcie, la liste est infinie… Et si vous avez oublié votre sac et que l’achat est imprévu (ou qu’ils vous obligent à en prendre un), vous pouvez juste fourrer vos médicaments dans votre sac à main/dos ou porter votre pull jusqu’à votre voiture/train/bus…
  • Acheter les fruits et légumes non emballés dans du plastique. C’est devenu mon critère pour faire mes achats. Maintenant je sais que c’est discutable, mais le bio sur emballé (hello Delhaize) qui vient de l’autre bout du monde, perso bof…
  • Faire la vaisselle…oui oui…ne pas utiliser de verres/assiettes/couverts jetables, ou à la rigueur en papier alors. Cela demande d’accepter d’abandonner un peu de facilité de temps en temps oui je sais et moi aussi j’ai péché. Si vous manquez comme moi de fournitures lors d’un évènement où vous recevez beaucoup de personnes, demandez à votre maman/cousin/amie de vous en prêter. Le lave vaisselle est votre meilleur ami et, si vous n’en avez pas, l’ami qui restera faire la vaisselle avec vous jusqu’à 2h du matin est votre meilleur ami, un bon test en somme.
  • Utiliser du vinaigre pour nettoyer, les possibilités sont littéralement infinies… Acheté dans une bouteille en verre bien sûr.
  • Acheter des yaourts dans des pots en verre et globalement tout ce que vous pouvez en bocal plutôt que dans du plastique. Ensuite, à la bulle ou…à réutiliser pour…
  • Acheter en vrac ! Je n’achète pas tout en vrac parce que je ne suis pas parfaite et je commence à peine à m’y mettre, mais récemment j’ai fait l’achat de pâtes, riz, pépites de chocolat, risotto aux champignons, céréales, flocons d’avoine, shampooing, gel douche… en vrac et je peux vous dire que cela m’a épargné quelques sachets en plastic et pas mal de boites en carton. Pour les gens qui vivent en Belgique, je suis allée . En plus, c’est plus joli dans une armoire et je trouve que cela donne une meilleure idée des quantités qu’il me reste.
  • Investir (un bien grand mot) dans une gourde ! Bon, la mienne est en plastique et non en inox, mais elle résiste super bien jusqu’ici. C’est plus pratique pour la salle de sport car elle a un espère d’embout qu’on ne doit pas dévisser pour boire comme c’est le cas pour les gourdes en inox (qui sont meilleures autrement et ont l’avantage d’être isotherme, c’est juste que je me trouve un peu trop souvent lancée sur un tapis de course pour faire ça proprement). Elle me suit partout : dans la voiture, à la salle de sport (dingue le nombre de personnes qui sont encore à la bouteille en plastique), dans mon sac à dos en vacances. Terminé l’achat de bouteilles d’eau en plastique. Pour les sodas, pas de solution, encore une fois, allons y pas à pas plutôt que de ne pas y aller du tout.

J’en ai encore plein en tête, mais j’en garde pour la suite. Lesquelles êtes-vous prêts à adopter ? Où avez-vous adopté ? Avez-vous réussi à convaincre au moins une personne de votre entourage de faire comme vous ? Sinon il est temps les colibris !

Les choses que j’ai cessé (ou que je tente de cesser) de surconsommer

Voici (le début du) vif du sujet. L’an dernier j’ai commencé à trier chez moi et à me dire que j’allais moins acheter. J’en avais parlé ici et . J’ai bien réussi à trier et il faut que je continue. Par contre, j’avoue avoir encore acheté beaucoup de choses. Mais cet été, j’ai fait rénover une partie de l’appartement et je suis partie en vacances au Danemark (un pays assez onéreux pour ceux qui l’ignorent), ce qui m’a coûté une petite somme, mais me satisfait au quotidien (la nouvelle salle de bain) et me laisse des souvenirs de qualité (le Danemark). J’ai donc tenté de reprendre certaines bonnes résolutions après cet « été de la grande vie » et cette fois ci cela marche mieux. Bon c’est tout frais, mais je me dis que l’écrire ici peut m’encourager ! Commençons sans plus attendre :

  • Les vêtements ! Evidemment ! Je n’ai pas un dressing de fou comparé à certain.e.s, mais j’en avais quand même trop. Là cela fait deux mois que je tiens et je vais vraiment tenter d’acheter mois et uniquement pour de gros coups de cœur ou des besoins. Mais beaucoup de choses de l’hiver dernier sont encore en bon état, y compris mes chaussures donc je vais tenter de ne pas me trouver d’excuses. Le bon plan pour moi : avoir supprimé l’appli H&M de mon ipod. C’était le diable ce machin : 50 euros par ci, 40 euros par là…
  • Le vernis à ongles : ça m’est un peu passé tout simplement. J’en ai encore une boite au frigo (oui oui ça se conserve mieux ainsi), mais je n’en achète plus et je sais déjà quelles teintes je ne porte jamais. Je pense qu’un désencombrement va s’imposer là aussi et que je vais m’en tenir à 2 ou 3 basiques, même si je ne vais pas jeter des vernis encore en bon état. Je ne rachèterai simplement pas.
  • Les serviettes en papier : je les kiffe pourtant, j’en achetais à chaque saison ou occasion, mais elles sont à usage unique et emballées dans du plastique. Là aussi, après épuisement du stock, j’aviserai et investirai peut-être dans des serviettes en tissus. Un peu plus de travail pour le colibri J
  • Les cosmétiques : plus précisément les crèmes, j’adore ! Et j’étais très sensible aux flacons et fragrances de gel douche, etc… J’étais même abonnée à la birchbox ! Puis j’ai vu dans envoyé spécial (ou cash investigation, je ne sais plus) que les compos des grandes marques n’étaient pas meilleures que celles de produits vendus en grande surface (ça c’est pour le porte monnaire) et qu’un pourcentage hallucinant du prix de vente finançait les égéries et les campagnes publicitaires (bim !). Du coup, là aussi je finis patiemment et me tournerai vers des alternatives cruelty free et bio. Un de mes projets est de les faire moi-même aussi. Pour ce qui est des gels douche et shampooing, je recharge ou j’achète en vrac, c’est tout à fait possible. Si vous n’êtes pas prêts à passer par là, achetez au moins des grands conditionnements pour produire moins de plastique (et encore une fois épargner).
  • La bouffe : no comment ! Work in progress… Plus d’organisation, moins d’impulsivité.
  • Les livres : bon, je ne surconsommais pas vraiment. J’aime les livres, j’aime lire… Mais je suis retournée à la bibliothèque cette année, notamment pour les guides touristiques du Danemark. Economie de place sur mes étagères et d’argent. Je me suis aussi forcée à donner une chance à plusieurs livres qui m’étaient tombés des mains comme on dit… Et avec les économies réalisées peu à peu grâce à tout ceci, je pense bientôt m’offrir une liseuse. J’adore les livres, mais cela prend beaucoup de place. Par contre, je sais que je craquerai peut-être pour quelques belles éditions qui me feront vraiment plaisir et que je paierai pour ce que je lis. La vie d’artiste et d’auteur est difficile, les best sellers ok, mais il faut que les gens puissent vivre les amis…

Declutter, Simple Living

Bon c’est déjà pas mal pour aujourd’hui il me semble. Si d’autres choses me viennent (surement), je referai un article.

Et vous avez-vous réussi à vous débarrasser d’une addiction de consommation ou souhaiteriez vous le faire ? Comment avez-vous fait ? Quels bienfaits en retirez ou espérez-vous ?

So I start a revolution from my bed…

Les fans d’Oasis capteront la référence. Me revoici suite à mon article qui énumérait la liste impressionnante des choses qui me font peur. Une amie m’a dit qu’elle aurait bien écrit « je suis révoltée » à la place de j’ai peur, elle n’a pas tort.

Suite à l’impuissance que j’éprouvais face à tout cela et à l’impossibilité de mener une vie en accord parfait avec mes valeurs, j’ai cherché de l’inspiration et j’ai notamment entendu parler de l’effet colibri que vous connaissez peut-être. L’idée est de renverser la prémisse qui dit que quoi que l’on fasse, tout ça ne sera jamais qu’une goutte d’eau dans l’océan des problèmes. Le colibri, en plein incendie de forêt, se rend au point d’eau, en prend une goutte et la libère sur le feu. Face à l’incrédulité des autres animaux qui lui disent que tout cela est vain, le colibri répond invariablement « oui mais au moins je fais ma part ».

J’ai décidé de faire ma part aussi, je change peu à peu des choses dans mon quotidien. Je me dis que si chacun choisissait un petit combat, alors ensemble cela ferait beaucoup de gouttes d’eau. Je me mets aussi à en parler autour de moi et j’ai décidé d’écrire une série d’articles d’idées, d’inspirations sur mon cheminement. Ce cheminement est très modeste et je suis loin d’être parfaite, mais si on veut être parfait et légitime en tout, on finit par se trouver des excuses pour ne rien entreprendre. J’espère que vous ne me trouverez pas trop moralisatrice, mais j’ai découvert que j’avais moi-même des comportements tellement absurdes…

yessir...

Dans mon discours, il va être question de temps et d’argent notamment. Je suis guidée par plusieurs convictions assez profondément ancrées en moi :

  • L’argent ne fait pas le bonheur ! Bien sûr, nous avons tous besoin de certaines choses comme un toit, de quoi manger et nous sentir en sécurité et soignés. Mais des études ont prouvé qu’au-delà d’un certain salaire, l’argent cessait d’accroitre le bonheur ressenti et au contraire provoquait du stress (sans doute aussi car gagner beaucoup d’argent implique de travailler beaucoup et dans des environnements stressants).
  • Ce qu’on possède nous possède. Nous sommes rendus esclaves de nos possessions matérielles, que ce soit par le biais de désirs inassouvis et convertis en frustrations, d’emprunts à rembourser et qui peuvent étrangler ou simplement de choses à gérer, nettoyer, organiser en permanence. Et ne parlons pas de quand il faut déménager ou faire une valise. Un de mes moteurs pour changer.
  • Rien ne vaut ni n’achète (ni ne rattrape) le temps passé avec nos proches, les activités qui nourrissent notre cœur et notre esprit et le repos que nous pouvons nous accorder et qui nous permet de jouir davantage de l’instant présent sans être toujours fatigué, pressé ou dans la culpabilité.

Ce sont des convictions, mais cela ne veut pas dire que je suis à l’abri du désir de gagner plus d’argent, de m’offrir de nouveaux vêtements, de remplir mon temps d’activités excitantes. Mais au fond, j’y reviens toujours et je sais que c’est en essayant de vivre en accord avec ces convictions que je me sens le plus heureuse et la moins angoissée.

Mes choix et les changements que j’opère nécessitent parfois un investissement économique et temporel. Je n’y pense pas mais on me demande souvent (quand je parle de ma visite dans un magasin d’achats en vrac par exemple) « mais ce n’est pas plus cher ? ». Ma réponse est « je ne sais pas vraiment et probablement oui ». Il faut arrêter de croire qu’une transition durable peut se faire sans effort et que cela ne nous coûtera pas quelques euros en plus. Il faut se demander ce qui est important pour nous. Pour moi, dépenser quelques euros de plus par ci pas là n’est pas un problème, surtout que par ailleurs j’ai coupé certaines dépenses (dont je reparlerai) qui me laissent au final avec un bilan (moral et financier) où je suis largement gagnante.

La suite bientôt…

Bilan culturel août/septembre (suite et fin)

Bonjour à tous, avant plusieurs articles qui vous reparleront de minimalisme et de simplicité, voici la suite de mon bilan estival. Cet article concerne les films et les livres que j’ai tout de même eu le temps de consommer en plus de la quantité ahurissante de séries que j’ai regardées. Que voulez-vous, je suis une vraie casanière accro à la fiction, quoi que, vous verrez qu’il n’y a pas que de la fiction.

Au rayon lectures, j’ai englouti 4 ouvrages tous bien différents :

  • « Rebecca » de Daphné du Maurier. Un classique de la littérature anglaise écrit dans les années 30 du siècle dernier. J’avais tenté de le lire déjà une fois et plutôt que d’acheter un autre livre, j’ai décidé de lui donner une autre chance. Et il faut croire que tout est une question de timing en ce bas monde car j’ai adoré ! Plus jeune, je lisais des classiques pour le plaisir (et un peu pour paraitre intelligente), et là, ça faisait longtemps que je ne m’attaquais pas à de la « grande » littérature. « Rebecca » commence lentement, mais plus on lit, plus on est accro. L’histoire (transposée au cinéma par Monsieur Hitchcock) est celle d’une jeune fille (dont le prénom n’est jamais révélé) qui, lors d’un voyage dans le Sud de la France où elle est la demoiselle de compagnie d’une dame américaine, tombe amoureuse d’un veuf plus âgé qu’elle. Ce dernier, dont on dit qu’il ne s’est jamais remis de la mort de son épouse Rebecca, lui propose contre toute attente de l’épouser et de s’installer avec lui dans sa fameuse demeure qui s’appelle Manderley, en Cornouailles. Ne vous méprenez pas, ce roman est un vrai thriller, une atmosphère étouffante s’en dégage (lu en pleine canicule estivale, peut-être que cela a contribué à me faire mieux plonger dans l’ambiance) et Daphné du Maurier réussit à faire de Manderley, de ses couloirs et de ses secrets, un personnage à part entière. La langue est magnifique, c’est là aussi qu’on voit la différence entre les grands auteurs et les bons auteurs. J’ai été conquise et je vous le recommande. Quand je lis un classique, j’adore aussi aller en lire les analyses lorsque j’ai terminé ma lecture, pour faire durer le plaisir. Ce roman, en plus du visionnage de la série Poldark, contribue grandement à nourrir une obsession grandissante pour la région des Cornouailles, au top sur ma travel wish list !
  • « La ferme du bout du monde » de Sarah Vaughan : toujours en Cornouailles décidément, mais plus léger. Idéal pour décompresser ou lire en vacances. Ce roman nous plonge dans deux époques et alterne les chapitres qui se déroulent durant la deuxième guerre mondiale et de nos jours dans une ferme de Cornouailles. Dans les années 40, y grandissent ensemble la jeune fille de la famille et des enfants mis à l’abri du chaos londonien qui aident les propriétaires. De nos jours, la petite fille de l’adolescente que l’on suit dans les années 40 s’y réfugie pour se remettre de l’échec de son couple et s’éloigner de Londres. Intrigues sentimentales et récit de la guerre vue de la campagne, espoirs et deuils, un roman assez réussi qui m’a donné envie d’en lire d’autres de l’auteure (malheureusement celui que j’ai trouvé parle d’un concours de cuisine et cela ne m’a pas attirée plus que cela).

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  • « Désaxé » de Lars Kepler : Lars Kepler, nom de plume d’un couple de suédois, écrit les meilleurs polars que j’ai lus ces dernières années depuis la saga millénium. Désaxé est je pense le 5ème tome de ce qu’on appelle la saga Joona Linna, du nom de l’inspecteur finlandais qui en est le protagoniste. Dans ce tome-ci, il est à nouveau à la poursuite d’un serial killer. Je vous conseille ces romans autant pour les intrigues originales et bien ficelées qui explorent les recoins les plus effrayants de l’humanité que pour l’évolution personnelle de personnages de Joona Linna et Saga Bauer, les policiers, même si Saga ne fait ici qu’une apparition anecdotique.
  • « Reflets dans un œil d’homme » de Nancy Huston. Nancy Huston est une auteure que j’adore. Elle est Canadienne mais basée à Paris et écrit aussi bien des romans que des essais. Dans celui-ci, elle s’attaque à la théorie du genre. C’est difficile à résumer, mais passionnant à lire. Il ne faut pas avoir peur de s’y attaquer car, sans vulgariser outre mesure, Nancy Huston distille un point de vue nuancé, argumenté et illustré de nombreuses rencontres, exemples, témoignages. Un vrai travail de recherche. Alors les hommes ne peuvent-ils s’empêcher de regarder les femmes et de les désirer ? Au départ, j’ai été un peu ébranlée dans mes convictions féministes, mais je me suis accrochée et ma pensée en est sortie complexifiée et enrichie sans me mettre en porte à faux avec mes valeurs. Très personnel, mais je pense que cette lecture est à mettre entre les mains des hommes comme des femmes.

Quatre lectures très satisfaisantes donc et très différentes. Au rayon films, j’ai vu un documentaire « Demain » de Cyril Dion et Mélanie Laurent. Il est sorti il y a déjà deux ou trois ans et je suis à la traine. Ce film, que nombre d’entre vous ont déjà vu, m’a énormément parlé. Je ne vais pas m’étendre ici car j’en reparlerai sans doute plus tard, mais il m’a donné la pêche et je vous conseille à tous de le voir ou le revoir. Je pense lire l’ouvrage lié au film prochainement.

Enfin, je suis allée une fois au cinéma, la première depuis des mois et des mois. Je suis allée voir « Blakkklansman » de Spike Lee qui raconte l’histoire vrai d’un duo de flics (un noir et un blanc) qui font équipe pour infiltrer le Klan au début des années 70. Je ne connaissais pas cette histoire. Le film traite d’un sujet très grave, le racisme envers les afro américains, mais comporte également un côté « buddy movie » et une touche d’humour appréciable. Drôle et révoltant, on se choque de l’accueil de la jeune recrue afro au commissariat, puis à la fin, face aux images des émeutes aux Etats Unis les mois et années passées, on se dit que rien n’a vraiment changé…

Voilà, c’est tout pour ce bilan de deux mois. Ouf c’était long. Si vous avez de bons plans, dites-moi. Surtout en termes de lectures, j’ai envie de relire l’un ou l’autre « classique », des suggestions ?

J’ai peur…

Bonjour, cet article ne sera pas positif, ni réjouissant. Il fera écho où non à des choses qui vous font aussi peur. Il n’est que le début de quelque chose de plus beau j’espère.

J’ai peur des extrémismes. J’ai peur des suprémacistes blancs. J’ai peur de ne pas avoir les mêmes chances qu’un homme parce que je suis une femme. J’ai peur du réchauffement climatique. J’ai peur parce que tout va tellement vite, trop vite. J’ai peur parce que ce n’est plus comme avant. J’ai peur des perturbateurs endocriniens. J’ai peur des banques, des multinationales, du monde de la finance et de l’argent virtuel. J’ai peur des centrales nucléaires. J’ai peur de ne pas assez maitriser certains sujets et de ne pas être légitime pour donner mon avis. J’ai peur du pouvoir de l’argent. J’ai peur de l’extinction massive des espèces animales. J’ai peur de manger le cancer. J’ai peur pour nos enfants, alors que je n’ai pas d’enfant, alors j’ai peur pour les enfants des autres. J’ai peur de consommer en sachant pertinemment que je me fais berner, que j’entretiens un système qui enrichit toujours plus certains, en appauvrit d’autres et nique la planète au passage. J’ai peur des robots. J’ai peur de la disparition de la notion de vie privée. J’ai peur de la course en avant. J’ai peur des gens qui avancent seuls et avec des œillères. J’ai peur de ne pas faire le poids. J’ai peur qu’il soit trop tard. J’ai peur de la dissolution des solidarités… J’ai peur ou je suis en colère, je ne sais plus vraiment.

Le but n’est pas d’en rester là, ce n’est que le prélude à d’autres articles. Cependant, avant de reparler de bonnes résolutions, de minimalisme, de slow living et de citoyenneté, j’éprouve le besoin de parler de tout ce qui me terrifie, de sortir cette boule d’angoisse de moi, de faire l’inventaire de tout ce qui nourrit cette boule que j’ai en regardant le journal, en lisant, en constatant…

Il y a quelques mois, lors d’un weekend aux Pays-Bas, un pays qui me relaxe, j’ai partagé avec deux amies qui se reconnaitront peut-être, mon sentiment d’impuissance face à mon envie de vivre en accord avec mes principes et l’impossibilité dans laquelle je me trouvais, dans laquelle j’entends beaucoup de gens se trouver face à la triple envie/contrainte de consommer à la fois écolo/bio, équitable et durable/local. Ce constat était assez déprimant.

Les mois ont passé et j’ai réfléchi, commencé à écouter et donc à entendre aussi les initiatives positives autour de moi, à en parler avec mes amis, ma famille. Je me suis aperçue que tout de même beaucoup de gens ne s’en foutaient pas et que ça faisait du bien. J’ai commencé à faire attention à certaines choses, puis je suis partie au Danemark, puis j’ai vu avec deux ans de retard le documentaire « Demain » de Cyril Dion et de Mélanie Laurent. Et j’ai décidé d’en faire un peu plus, sans me mettre la pression, mais au contraire pour me sentir mieux. De tout ça, je reparlerai plus tard, bientôt, dans de futurs articles. A venir un bilan culturel, le Danemark, et plus de minimalisme et de consommation responsable.

A bientôt…