Roadtrip au Danemark 2: Roskilde

En route pour la seconde étape de mon périple danois. Ça prend du temps, mais distiller les récits durant plusieurs mois fait durer le plaisir. Et pour garder les détails frais en mémoire, j’ai écrit manuellement dans un carnet de voyage à mon retour. Ecrire à la main est vraiment quelque chose que j’apprécie et dans mon joli carnet, j’ai également collé des morceaux de plans, des tickets et des cartes de restaurants. Cela fait de beaux souvenirs. Bref, nous nous étions quittés à Odense. La seconde étape du voyage était Roskilde qui se situe sur une autre île. Nous avons quitté la Fionie pour l’île de Seeland et traversé notre premier vrai grand pont, appelé liaison du Grand Belt et long de 18 kilomètres. Ai-je besoin de mentionner que c’était assez flippant impressionnant ?

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Nous faisons étape pour deux nuits au BB Roskilde où nous sommes accueillis par notre hôte Robert. Le studio est conforme aux photos sur booking. Elle est située sous leur maison et dispose d’une petite terrasse arborée. Ambiance « hyggelig » à souhait. Salon, coussins, lits moelleux. Déco cosy et de bon goût, chaleureuse sans être chargée. Je me couche et poursuis la lecture de « Désaxé » de Lars Kepler, un polar nordique dont je parlais ici et qui permet de rester d’humeur nordique (et inquiétante).

Nous avons choisi Roskilde comme étape pour plusieurs raison : sa proximité avec Copenhague (pour l’étape suivante), sa cathédrale classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO, son fjord et son musée des bateaux vikings.

Nous avons énormément marché durant notre journée de visite. Le temps est radieux. Nous descendons au fjord via un parc et de tranquilles quartiers. Ensuite, nous le longeons jusqu’au centre ville. Nous empruntons un sentier qui passe à l’arrière de jardins donnant sur la mer et je fantasme sur la vue que j’aurais d’une de ces demeures. Certaines disposent même de mini vérandas au fond du jardin et je m’imagine tellement y lire et siroter mon thé emmitouflée dans des plaids réconfortants en automne et au printemps lorsqu’il fait trop frais pour profiter de la terrasse. Quel rêve !

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Nous visitons le Musée des bateaux vikings. Comme à Odense, il faut prévoir un petit budget, mais la muséographie est très belle et le ticket nous donne droit à plusieurs visites guidées. On peut aisément y passer une demi-journée et les amateurs d’archéologie s’y retrouveront. Pour ma part, lire les panneaux m’a suffi à l’intérieur du musée et j’ai décroché de la visite guidée, mais j’ai beaucoup aimé celle proposée en extérieur. Là bas, un charmant guide spécialisé en archéologie expérimentale -ils s’attèlent à construire des bateaux en utilisant les techniques de l’époque- nous explique la démarche avec passion.

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Direction ensuite la fameuse cathédrale et ça monte, ça monte. Je ne la trouve pas magnifique de l’extérieur, mais l’intérieur regorge de merveilles à découvrir. C’est ici que reposent la majorité des monarques danois et le tombeau de l’actuelle reine est déjà prêt à l’accueillir, dissimulé jusqu’à son décès aux yeux du public par une installation assez improbable. A noter également une chaire impressionnante, un balcon royal aux motifs finement ciselés et l’horloge qui représente la scène de St Georges terrassant le dragon et qui s’anime toutes les heures, le dragon succombant dans un étrange cri/grincement. A l’étage, détail typiquement danois, les différentes étapes de construction-restructuration-agrandissement de la cathédrale à travers des siècles sont représentées sur des maquettes en légo réalisées par un passionné. Amusant.

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L’après-midi touche à sa fin et nous constatons qu’en ce dimanche la ville est déserte. Ironiquement, l’endroit le plus insolite que nous visitons sera le cimetière, premier d’une longue série. Je reviendrai sur ce point, les cimetières scandinaves sont tellement plus « vivants » que ceux de chez nous !

Nous redescendons vers le fjord et visitions un quartier de petites maisons typiques avant de rejoindre notre airbnb au prix d’une longue marche et d’une montée éprouvante. Comme nous avons fait le tour de ce que nous voulions voir, nous décidons de consacrer la journée du lendemain  à la visite du château d’Helsingør, au prix d’un léger détour  avant de rejoindre Copenhague dans la soirée. Suite au prochain épisode.

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Carte postale de Bruges

Matin d’hiver – le train vers la mer – la bruine dans le ciel flamand – les pavés luisants – effluves de chocolat dans les narines – poésie nordique – encore la bruine – marcher, flâner, se laisser aller au hasard des ruelles qui voient défiler le monde – la magie des illuminations sur le Markt – Beffroi des libertés –  les bateaux chargés de touristes bravant l’humidité, leur voyage de l’année – marcher encore marcher – souper et dormir sur un bateau – la chambre blanc or bois, cocon sur les flots – souvenirs de sorties scolaires – parures rubis et or sur les façades – les cygnes qui règnent sur le Minnewater – jardins secrets – le béguinage apaisant – encore des lumières – se réveiller sur le canal – parenthèse atypique – battre le pavé – se réchauffer avec un doux breuvage lacté – se retourner et encore s’émerveiller – souvenirs et chaud au cœur – reprendre la direction de la gare – voyager avec des yeux d’enfant…

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Adresses pour une escapade brugeoise de qualité :

  • le Boat hotel de barge : un hôtel sur une ancienne barge à 5 min à pieds de la gare, 5 min du Minnewater et 15 min du Beffroi, c’est charmant, le personnel est absolument adorable et parle français. La literie est très bonne et le petit déjeuner est compris. Je vous conseille également leur restaurant. Un sans faute pour ma part.
  • L’espresso bar I love Coffee : à 200 mètres du Markt, une chouette adresse, déco industrielle lounge, un vertigineux choix de latte aromatisés, mais aussi des thés et des limonades maison. Un vrai coffee bar davantage fréquenté par les habitués que par les touristes, ce qui est malheureusement difficile à trouver dans l’hyper centre.
  • Olleke : attention les geeks craquage en vue, petite boutique (mais en ligne je vois qu’on peut commander) pour les fans de Harry Potter principalement, mais aussi du Seigneur des anneaux, les Animaux Fantastiques, Star Wars et Stanger Things. Produits dérivés, papeterie, figurines pop… J’ai craqué sur un pins du vif d’or et je suis une Potterhead comblée.
  • La féérie de Noël dans ce magasin, filiale d’un producteur allemand de décorations de Noël. Je pense que je n’en ai jamais vu de plus beau : décorations, calendriers de l’avent, horloges, maisons de poupées, etc… Le tout apparemment fait main, en bois, en verre et en métal. Les prix sont un peu élevés forcément, mais rien que pour le plaisir des yeux ça vaut le détour et pour (vous) faire un cadeau qui ne soit pas « made in china », la bonne adresse.
  • Une adresse que je n’ai pas testée, mais dont j’ai admiré plusieurs fois le lustre magistral, les ouvriers au travail et les délices exposés, Le Merveilleux qui, comme son nom l’indique propose cette pâtisserie à base de meringue dans des variations que je n’aurais pu imaginer. Pour ma prochaine visite sans doute, cela faisait rêver en tout cas…

Les gestes écolos (2)

Bonjour à tous, me revoici avec une nouvelle fournée de petits gestes écolos. Merci à celles qui ont réagi dans les commentaires à mes articles sur la surconsommation et sur mes premières idées de gestes qui sauvent. Voici de nouvelles idées :

  • Revenir au tissu ! Comme je vous le disais je consommais beaucoup de serviettes de table en papier. Comme tout le monde, j’utilisais également beaucoup de mouchoirs en papier, des nappes en papiers à l’occasion, bref… Là je suis en train de transitionner. Ça va doucement car je vais d’abord écouler mon stock et les réflexes sont bien ancrés. Concernant les mouchoirs, j’ai récupéré un peu de ceux de mes grands-parents et Saint Nicolas m’a offert une jolie pochette en tissu avec des mouchoirs à l’intérieur (ainsi qu’un étui pour ma brosse à dents et des lingettes démaquillantes réutilisables, faut croire que j’ai été très sage). C’est tellement plus doux que le papier, j’avais oublié !!! Et ce n’est pas emballé dans du plastique. Pour les serviettes, une fois mon stock écoulé, je me réjouis de m’offrir de jolies pièces. J’en ai vu beaucoup de charmantes chez zara home notamment. Mais il est possible d’en faire soi-même en choisissant un joli tissu. Je n’utilise plus non plus de cotons démaquillants mais du tissu. En plus, cela donne de jolies idées cadeaux pour les fêtes et c’est tellement plus raffiné.

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  • Manger moins de viande. J’ai arrêté depuis longtemps. Je mange encore du poisson et très occasionnellement du poulet de la ferme (mais cela fait bien un an que je n’en ai pas mangé en fait). Vous trouverez pléthore de documentation sur comment l’élevage de masse détruit les écosystèmes (et notamment pour cultiver la nourriture des animaux, on déforeste massivement dans les pays du Sud et on chasse les locaux, une vraie mafia) et n’est absolument pas respectueux des animaux qui sécrètent des hormones de stess que nous ingurgitons ensuite. Si vous voulez manger de la viande, tournez vous vers les circuits courts qui privilégient le bien être animal et font vivre les agriculteurs de votre région. Si vous voulez arrêter en tout ou en partie, veillez à consommer suffisamment de protéines végétales et, au besoin, à vous supplémenter en vitamine B12.
  • Comme on me l’a suggéré dans les commentaires lorsque je parlais de ma surconsommation de cosmétiques, revenez aux savons en pain et pourquoi pas au shampooing et au dentifrice solide. Afin de bannir définitivement le plastique de la salle de bain. Revenir au temps de nos grands parents en somme, quand la vie n’était pas régie par le plastique (qui est fabriqué à partir de pétrole si vous ne saviez pas…tiens tiens…). Pour ma part, je n’ai pas encore trouvé le shampooing solide qui me convient, celui que j’ai testé laisse mes cheveux poisseux (j’ai les cheveux fins qui regraissent vite). Ce même shampooing convient par ailleurs à ma mère, donc si vous avez des suggestions pour moi, je suis preneuse.
  • Evitez les produits suremballés et pensez y lors de vos courses de Noël. Recyclez vos emballages. Offrez vos présents emballés dans du papier recyclé, dans du tissu, dans un tote bag noué par des rubans, ou dans une mason jar, les possibilités sont infinies et sachez que le papier cadeau traditionnel n’est pas bon pour l’environnement : on utilise pas mal de saletés pour le fabriquer et il ne se recycle pas bien…

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  • Achetez une brosse à dents compostable ou bien à manche réutilisable, pensez à combien de brosses à dents on utilise dans une vie… Là aussi, vous en trouverez sur internet, mais aussi en magasin bio/vrac. La mienne est une humble brush. Lamazuna propose également des brosses dont on ne doit changer que la tête ainsi que toute une gamme zéro déchet (cup menstuelle, cosmétiques, etc…). Si vous avez déjà testé, faites moi part de votre avis, c’est vegan et fabriqué en France en plus. Ils proposent des coffrets cadeau (en bois) pour les fêtes.

Voilà pour les idées du jour, n’oubliez par de me faire part des vôtres et de continuer à sensibiliser les personnes autour de vous et vos enfants. Encore une fois, l’idée n’est pas d’être parfait en toute circonstance, mais de modifier peu à peu et durablement nos habitudes pour que cela finisse par envoyer un message aux marques et aux décideurs qui sait. A court terme, cela apporte en tout cas de la satisfaction et de la qualité dans ma vie…

Roadtrip au Danemark 1: Odense

Il y a maintenant plus de deux mois que je suis revenue du Danemark. Je suis partie avec mon amie S. pour un roadtrip là-bas. Je rêvais de retourner en Scandinavie depuis ma visite de Stockholm et de son archipel qui remonte déjà à l’été 2017.Tout vient à point à qui sait attendre et je n’ai pas été déçue.

Dans cet article, je vous parlais de l’émotion si particulière et de ce sentiment d’appartenance que je ressentais lorsque je voyageais dans le Sud et particulièrement en Espagne ou en Italie. J’adore également le Nord, pour de toutes autres raisons…la sérénité qui s’en dégage, une impression de ralenti, les intérieurs douillets, le blond polaire des enfants, le bois naturel et la chaume… Il y a bien aussi une émotion du nord qui s’empare de moi presque dès que je franchis la frontière qui me sépare des Pays-Bas et qui va crescendo à mesure que j’approche de la mer Baltique.

Notre voyage a compté plusieurs étapes et nous avons logé en 4 endroits différents. Je pense que cela ne tiendra pas en un seul article, mais sans doute en 3 ou 4.

Travel to Denmark - Episode 74 - Amateur Traveler Travel ...

C’est par Odense, capitale de la Fionie, que nous commençons, à l’issue d’une longue route qui nous aura permis d’apprécier un pays paralysé par les travaux, j’ai nommé l’Allemagne. Lorsque nous arrivons, au Danhostel d’Odense, réservé sur booking, l’heure du souper est déjà dépassée et nous trouvons simplement une enveloppe à mon nom scotchée au volet baissé de la réception. Cette enveloppe contient la clé d’un dortoir de 9 privatisé pour nous. L’atmosphère est étrange, il fait déjà noir et après un paquet de miracolis rapidement cuisiné dans la cuisine collective, nous nous retirons dans notre dortoir. Il y a plusieurs Danhostels au Danemark et deux à Odense. Nous avons dormi dans celui qui est hors du centre ville, situé dans un grand bâtiment en U avec des colombages et donnant sur une grande cour pavée. Nous avons également vu celui, beaucoup plus moderne, de Roskilde, au bord du Fjord. Le nôtre était correct, mais une fois payé le supplément pour les draps, ça ne nous est pas revenu moins cher que le reste. Je n’ai plus les prix exacts en tête, mais en s’y prenant 4-5 mois à l’avance sur booking, nous avons trouvé des logements à prix corrects (pour l’Europe du nord et des chambres privatives, il va sans dire que c’est plus cher qu’un dortoir au Pérou), je pense qu’on en a eu pour 40€ par personne et par nuit en moyenne. Par contre, je confirme, la vie est chère au Danemark, TOUT est cher…

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Le lendemain, nous voilà parties à l’assaut des rues d’Odense qui est, comme l’Allemagne, en travaux ! Mais de gros travaux… Odense est la ville natale du héros national Hans Christian Andersen. Et même si la ville lui rend déjà plus qu’hommage, les autorités ont décidé de construire un énorme parc qui s’annonce féérique en plein centre ville : chemins, espaces verts et lieux de détente inspirés par la vie et l’œuvre de H.C.A. au programme. Cela s’annonce délicieux, mais pour l’instant c’est à l’état de cratère et nous a occasionné bien des détours. Néanmoins, nous avons apprécié cette petite ville de charme et avons visité l’ensemble des musées dédiés à l’auteur. Avec un pass qui coûte environ 25€ on se lance sur ses traces et on peut visiter son musée, sa maison natale, la maison de son enfance, ainsi qu’un musée plus général sur l’histoire de la Fionie. Les maisons modestes et colorées du quartier où il est né sont toujours là et on a le sentiment de se promener dans une carte postale, tout est si petit, si calme, si doux… Nous en apprenons également un peu plus sur l’histoire de la ville et découvrons quelques endroits de charme et insolites :

  • la hutte des elfes qui fait partie du complexe muséal et ou enfants et adultes (nous ne nous sommes pas privées) peuvent se déguiser et déambuler dans ce qui ressemble à une tanière d’elfes avec arbres creux reconstitués, coins lecture, lits, ménagerie, tout pour se réinventer une vie de contes de fées et perdre toute notion du temps
  • les jardins communautaires, organisés comme de véritables campings, où les citadins et les amoureux de jardinage peuvent s’offrir un lopin de terre à fleurir ou cultiver. J’ai été séduite à cette idée et j’ai complètement craqué à la vue de leurs abris de jardin qui ressemblent davantage à des tiny houses.
  • Le parc derrière la cathédrale, sa roseraie et ses statues
  • L’horloge animée par des créatures fantastiques qui carillonne toutes les heures et offre un spectacle de quelques minutes sur la petite place qui fait face au musée Andersen.

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Cette première journée m’a charmée et le destin d’Andersen m’a touchée. Je me dis que je lirais bien ses contes en rentrant, c’est jusqu’à maintenant resté un vœux pieux. Je garde un souvenir de mon regard hébété face aux boites aux lettres des immeubles aux multiples étiquettes ornées de noms exotiques. Les rues larges, la place de choix réservée aux cyclistes, le silence, les gens ne crient pas ici, les petits personnages en papier plié qu’Andersen offrait aux enfants de ses amis, je me réjouis déjà d’être au lendemain et d’aller voir la mer.

Quelques adresses :

Faut-il « trouver » sa vocation? Et comment? (Ted Talk)

Je suis sûre que beaucoup d’entre vous connaissent les ted talks (en français les conférences ted), et pour ceux qui ne connaissent pas, voici l’article qui en parle sur wikipedia.

De temps en temps, j’aimerais vous parler ici d’une ted talk qui m’a intéressée ou inspirée. Le sujet de celle que je veux vous partager aujourd’hui m’a beaucoup touchée personnellement et a mis récemment des mots sur quelque chose qui a été difficile à vivre pour moi pendant des années.

Le titre est « why some of us don’t have one true calling », qu’on pourrait traduire par « pourquoi certains d’entre nous n’ont pas une vraie vocation ». L’intervenante est une jeune femme qui s’appelle Emilie Wapnick et le lien est ici. Cette vidéo m’a fait un bien fou, j’étais face à mon écran et je me disais « mais oui mais oui, c’est ça, c’est exactement ça, tu as tout bon en fait ! ».

J’ai grandi en croyant en Jésus (pas longtemps mais bon…), au fait qu’un jour je rencontrerais « la bonne personne » et que mon futur métier finirait par s’imposer à moi comme une évidence. Comme pour la majorité des gens, ces certitudes ont toutes tôt où tard vacillé et j’en ai été assez déstabilisée. Surtout les deux dernières.

J’étais une très bonne élève, assidue et intéressée par la plupart des matières. Mais plus les années avançaient, plus j’entendais des gens se conforter dans un choix d’études supérieures, se projeter dans une carrière qui leur correspondrait et dont ils étaient certains que c’était « fait pour eux ». Bien sûr, énormément de personnes étaient aussi perdues que moi, mais moi je ne voyais que les premiers. Et je les enviais énormément. Je me demandais pourquoi cela ne m’arrivait pas à moi. Chaque choix envisagé me semblait frustrant et la formation parfaite n’existait pas. Mon estime de moi en a vraiment beaucoup souffert, car mes indécisions me donnaient l’impression de gâcher mon potentiel, moi qui avais toujours « performé » à l’école. J’aurais tant voulu suivre une voie évidente et gravir les échelons un à un jusqu’à atteindre un niveau d’excellence et, même si je ne me l’avouais pas, la reconnaissance des autres.

J’ai fini par faire un choix de dernière minute, en catastrophe, ce qui m’a plongée dans des angoisses et un sentiment d’insatisfaction importants. J’avais d’abord opté pour une formation assez généraliste, des études commerciales, qui me permettaient de toucher à toutes sortes de sujets. Je me suis sauvée de cette école où, clairement, je n’aurais pas été à ma place puisque tout était orienté vers le monde des affaires, la consommation, le profit. Comme vous le savez si vous me connaissez ou si vous me lisez un peu, c’est aux antipodes de ce que je suis (attention, je ne dis pas que toutes les personnes qui font HEC sont comme ça, ni que HEC est une mauvaise formation dénuée d’éthique, c’est juste ce que j’ai ressenti du haut de mes 18 ans, mais je suis sûre qu’on peut faire de très belles choses et s’engager dans un monde plus solidaire suite à des études commerciales). Je me suis ensuite inscrite dans la voie où je suis toujours actuellement. J’ai réussi chaque année d’études sans jamais retrouver le plaisir d’étudier que j’avais avant et en rêvant toujours d’un ailleurs que je ne parvenais pas à identifier. Je ne me reconnaissais pas non plus tout à fait dans mon amphi et toujours à l’heure actuelle, j’ai beaucoup de mal à répondre à la question « que fais tu dans la vie ? » (le small talk c’est si atroce non ?) en me limitant à décliner ma profession.

Heureusement, j’ai fait la paix avec ce parcours et avec moi-même au fil du temps. J’ai développé mes autres passions, je me suis aussi rendue compte que je pouvais amener qui j’étais dans la voie que j’avais choisie et même être assez bonne. Et surtout, ce que je fais est en adéquation avec des valeurs profondes et a un sens pour moi, ce qui me permet de supporter pas mal de choses désagréables et frustrantes liées à ma pratique professionnelle. Si je me suis trompée, ce n’est en tout cas pas lourdement. Si j’avais dû refaire des études ensuite (ce que j’ai entamé, puis abandonné), j’aurais pu faire beaucoup de choses et toujours aujourd’hui, des années après, il me vient régulièrement à l’idée de refaire un master en ci ou en ça en me disant « mais pourquoi ça n’existait pas quand j’avais 18 ans ? ». Mais je ne suis toujours pas fixée sur un sujet. Cela se voir sur ce blog aussi. Cela a sans doute été le cas pour beaucoup d’entre vous aussi et vous verrez pour beaucoup de personnes dans le public de la Ted Talk. Peut-être êtes-vous toujours en quête ? Peut-être vous êtes vous trompé ? Peut-être devez vous vous réorienter ? Mais peut-être aussi n’êtes vous pas si mal là où vous êtes ? Et surtout, je pense que notre réussite et notre talent ne s’exprime pas seulement dans les études et au travail. Nous sommes tellement plus que ça.

Ce sujet ne vous a peut-être pas atteints de la même façon que moi. Je pense que cela a été difficile à vivre aussi parce que toute mon enfance et mon adolescence, je faisais énormément dépendre mon estime de moi de mes résultats scolaires et que « la bonne élève » était une part importante de mon identité. Je me mettais donc une pression énorme pour trouver LA chose qui allait me permettre de continuer à briller et utiliser mes compétences. Je croyais également que c’était ce qui était attendu de moi et que si j’échouais, ce serait une déception pour tous. Je pensais que ceux qui savaient ce qu’ils voulaient faire m’étaient supérieurs. Alors qu’en réalité, mais il faut des années pour le comprendre, je n’étais juste pas comme ça.  Je n’étais pas le genre de fille qui allait subitement éclore en découvrant sa vocation. Mais tout était déjà là, il fallait juste que je l’accepte, que j’accepte de tâtonner, que mon chemin soit sinueux, que tout cela n’était pas grave. Il y a quelques mois, une amie (peut-être te reconnais tu ? surement…) m’a dit (je ne me rappelle plus les mots exacts) que je cultivais mes singularités avec talent. C’est l’un des meilleurs compliments que j’ai pu recevoir.

Je vous laisse avec la vidéo, dites moi ce que vous en pensez et n’hésitez pas à partager l’article ou la vidéo, surtout si vous connaissez des gens qui vivent des choses similaires ou si vous avez des jeunes ou des moins jeunes autour de vous qui doivent choisir une orientation. Vous pouvez aussi la montrer aux parents de ces gens-là. J’espère que cela pourra leur faire du bien autant qu’à moi et les aider à dédramatiser et à être cléments avec eux-mêmes. N’hésitez pas aussi à partager vos expériences ou des conférences TED intéressantes.

Petits gestes écolos 1

Bonjour, voici le premier article d’une série que j’espère longue et dédiée aux idées et gestes de colibri que je fais et que nous pouvons tous faire, au moins certains, au quotidien, pour diminuer notre empreinte écologique et ne pas manger du plastique quand nous mangeons du poisson, car désormais c’est ce qu’il se passe ouais ouais. N’hésitez pas à partager vos idées que je pourrais inclure dans les futurs articles pour faire une belle liste d’idées et de trucs pour traquer le plastique. Au fil du temps, cela peut même devenir amusant !

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Mais sans plus tarder, commençons par les 7 premiers gestes qui sauvent   :

  • Se promener avec un tote bag ou sac réutilisable dans son propre sac dès que l’on va faire un tour (car le diable est toujours où on ne l’attend pas) ou du shopping. C’est bête, mais on s’épargne d’avoir plein de sacs en plastique qui sont souvent à usage unique et remplissent nos armoires. Jamais on ne m’a refusé de mettre des articles dans mon tote bag, comme j’ai pu entendre que ça avait été le cas pour certaines personnes chez H&M où autres magasins du genre qui utilisent les sacs pour faire de nous des hommes/femmes sandwich ambulants (légère impression qu’on se fout de nous là les marques, non ?). Pareil à la boucherie, pharmarcie, la liste est infinie… Et si vous avez oublié votre sac et que l’achat est imprévu (ou qu’ils vous obligent à en prendre un), vous pouvez juste fourrer vos médicaments dans votre sac à main/dos ou porter votre pull jusqu’à votre voiture/train/bus…
  • Acheter les fruits et légumes non emballés dans du plastique. C’est devenu mon critère pour faire mes achats. Maintenant je sais que c’est discutable, mais le bio sur emballé (hello Delhaize) qui vient de l’autre bout du monde, perso bof…
  • Faire la vaisselle…oui oui…ne pas utiliser de verres/assiettes/couverts jetables, ou à la rigueur en papier alors. Cela demande d’accepter d’abandonner un peu de facilité de temps en temps oui je sais et moi aussi j’ai péché. Si vous manquez comme moi de fournitures lors d’un évènement où vous recevez beaucoup de personnes, demandez à votre maman/cousin/amie de vous en prêter. Le lave vaisselle est votre meilleur ami et, si vous n’en avez pas, l’ami qui restera faire la vaisselle avec vous jusqu’à 2h du matin est votre meilleur ami, un bon test en somme.
  • Utiliser du vinaigre pour nettoyer, les possibilités sont littéralement infinies… Acheté dans une bouteille en verre bien sûr.
  • Acheter des yaourts dans des pots en verre et globalement tout ce que vous pouvez en bocal plutôt que dans du plastique. Ensuite, à la bulle ou…à réutiliser pour…
  • Acheter en vrac ! Je n’achète pas tout en vrac parce que je ne suis pas parfaite et je commence à peine à m’y mettre, mais récemment j’ai fait l’achat de pâtes, riz, pépites de chocolat, risotto aux champignons, céréales, flocons d’avoine, shampooing, gel douche… en vrac et je peux vous dire que cela m’a épargné quelques sachets en plastic et pas mal de boites en carton. Pour les gens qui vivent en Belgique, je suis allée . En plus, c’est plus joli dans une armoire et je trouve que cela donne une meilleure idée des quantités qu’il me reste.
  • Investir (un bien grand mot) dans une gourde ! Bon, la mienne est en plastique et non en inox, mais elle résiste super bien jusqu’ici. C’est plus pratique pour la salle de sport car elle a un espère d’embout qu’on ne doit pas dévisser pour boire comme c’est le cas pour les gourdes en inox (qui sont meilleures autrement et ont l’avantage d’être isotherme, c’est juste que je me trouve un peu trop souvent lancée sur un tapis de course pour faire ça proprement). Elle me suit partout : dans la voiture, à la salle de sport (dingue le nombre de personnes qui sont encore à la bouteille en plastique), dans mon sac à dos en vacances. Terminé l’achat de bouteilles d’eau en plastique. Pour les sodas, pas de solution, encore une fois, allons y pas à pas plutôt que de ne pas y aller du tout.

J’en ai encore plein en tête, mais j’en garde pour la suite. Lesquelles êtes-vous prêts à adopter ? Où avez-vous adopté ? Avez-vous réussi à convaincre au moins une personne de votre entourage de faire comme vous ? Sinon il est temps les colibris !

Bilan culturel août/septembre (séries only)

Bonjour,

Me revoici avec un bilan culturel qui va couvrir deux mois. J’ai eu la flemme d’écrire et pourtant j’ai beaucoup vu et lu. Les longues soirées étouffantes d’été ont été passées à lire dehors et à visionner des séries jusqu’assez tard en aérant chez moi lorsque j’étais en vacances. Je ne vais pas m’étendre ici sur tout ce que j’ai pu découvrir, il y a des choses assez dispensables.

Dans ce rayon, je rangerai quelques fictions policières en format mini série (6 à 8 épisodes) : le huis clos « Le chalêt » trop prévisible, « La forêt », l’espagnol « the invisible guardian » sympathique mais pas ouf non plus et le très-moyen-bien-que-British « Paranoid » où le personnage incarné par Indira Varma (la Zoé de Luther) m’a assez vite insupportée. Ensuite, un peu mieux il y a eu Safe avec Michaël C Hall sur un scénario de Harlan Coben quand-même. Mais pas de coup de cœur dans la liste ci-dessus.

Parmi les séries que je conseille, j’ai terminé (en tout cas ce qui était disponible sur netflix) :

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« Lovesick » et là j’ai vraiment été conquise, mon petit cœur a fondu pour leurs aventures. Je ne sais pas s’il y aura une saison 4, je pense qu’elle n’est pas nécessaire, mais c’était trop couuuuuurt !

  • « New Girl » : la série qui pour moi est quasi un nouveau Friends ou HIMYM. Ca donne envie de vivre en coloc et c’est extrêmement drôle. Les personnages sont bien caractérisés sans être outranciers et le dosage de comique et de sensibilité est toujours extrêmement bien balancé. I love it. Vivement la saison 7 qui sera je pense la dernière.
  • « Line of Duty » : coup de cœur majeur pour cette série de la BBC une fois de plus. J’ignore pourquoi la première saison n’est pas disponible sur netflix. Il n’y a que la 2 et la 3 (la série est toujours en production). Ce n’est pas nécessaire pour comprendre, mais référence y est faite et la série est tellement excellente que c’est rageant d’en perdre une saison. Plongée dans la police des polices, dans la traque aux flics véreux. Il y a de l’action, mais pas que. La particularité et atout majeur de cette série, ce sont les magistrales scènes d’interrogatoire et de contre interrogatoire qui sont des bijoux de suspense. Le spectacteur sait pas mal de choses, mais on ronge tout de même son frein en se demandant comment cela va tourner et les acteurs sont vraiment très bons. A voir absolument.

J’ai également entamé/terminé partiellement :

  • Poldark : là encore gros coup de cœur. Cette série historique remplace un peu Downton Abbey dans mon cœur. Il y a tout pour me plaire : des intrigues, de la romance, l’Angleterre de 1780 et un héros hyper charismatique, Ross Poldark, socialiste dans l’âme alors qu’il est bien né. Il joue un soldat britannique de retour en Cornouailles après la guerre d’Indépendance Américaine. Là il se apprend coup sur coup que son amour de jeunesse est sur le point d’épouser son cousin Francis et que son père est mort. Il va faire contre mauvaise fortune bon cœur et faire son possible pour rouvrir la mine familiale, non sans se heurter à de multiples problèmes. Cette série est un remake et une adaptation d’une série littéraire de Winston Graham. Il y a pas mal de rebondissements et quand on se demande ce qui va encore bien pouvoir tomber sur la tête du pauvre Ross, il y a toujours un twist inattendu. De nouveaux personnages sont aussi introduits de temps en temps pour ne pas que l’histoire se répète et accrochez vos cœurs car les scénaristes savent prendre leurs responsabilités et tuer un personnage qu’on aime quand il le faut. Et puis comment ne pas être subjugué par les sublimes plans de la mer et de la campagne des Cornouailles, un paysage et des criques souvent au centre des intrigues.
  • sans-titre
  • Love : ici on est sur du plus léger et un format plus court. Comme son titre l’indique, on est ici sur une comédie romantique, mais du romantisme sans vernis. Ce que j’aime dans cette série, c’est précisément qu’elle n’est pas glamour et nous présente des personnages réalistes, tantôt charmants, tantôt complètement foireux. Le couple est atypique, entre Gus la bonne poire, bien élevé et protecteur et Mickey, une rebelle alcoolique et quelque peu instable émotionnellement. L’angle est aussi intéressant puisque (attention spoiler) l’intrigue ne vise pas à nous faire languir trois ou quatre saisons en attendant qu’enfin ils s’embrassent. Elle nous présente au contraire les écueils que rencontrent les jeunes couples qui apprennent à se connaitre, entre espoirs et déconvenues, moments tendres ou franchement gênants. Et ça marche ! Mention spéciale aux très chouettes acteurs qui campent les rôles secondaires.

Vu la longueur de ce post, je pense m’interrompre ici et réécrire un article dans quelques jours concernant le reste du bilan (visites, livres, films). Je pense que sinon, cela risque de devenir indigeste. J’espère que cela peut vous inspirer pour vos soirées d’automne et n’hésitez pas à me donner aussi votre avis.

 

Visiter Valencia, Espagne

A la découverte de Valencia

Ce mois de mars, je suis allée à Valence, ou Valencia, en Espagne, pour la troisième fois. C’est une ville que je commence à connaitre et que j’ai découverte grâce à une magnifique rencontre, une amitié née lors de mes années italiennes.

Valence est la troisième ville d’Espagne après Madrid et Barcelone. Autour de moi, je ne connais pas grand monde qui y soit allé et j’en fais la publicité. Pour moi cette ville est fantastique, elle m’a inspiré mon article sur l’émotion du sud et elle a mille choses à offrir. Elle est maritime et n’est pas engorgée de touriste. Elle est située à 300 km plus ou moins au sud de Barcelone et fait face aux îles Baléares. Culture, nature, modernité, tradition, chacun peut y trouver son compte.

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A ne pas manquer selon moi :

  • Une promenade sans les Jardin del Turia : le fleuve Turia a été détourné suite à une importante crue en 1957. Son lit, surplombé de ponts datant d’époques différentes, a fait place à 7 km de promenades, de palmeraies, fontaines, terrains de sports, aires de jeux… Un véritable poumon dans la ville et un régal pour les yeux que ce soit vu d’en haut ou d’en bas. L’ancienne embouchure du fleuve est désormais occupée par la Ciudad de las Artes y las Ciencias.
  • La Ciudad de las artes y las ciencias précisément. Quoi qu’est-ce ? Un complexe culturel et muséal projeté par Santiago Calatrava et Felix Candela. Je vous laisse checker cela sur wikipedia. Toujours est il que c’est très impressionnant, c’est blanc, inspiré par la mer et quand cela se découpe sur un ciel bleu sans nuages (ou avec d’ailleurs), c’est un vrai ravissement pour les yeux. Je vous conseille vivement la visite del’Oneanografic, qui est l’un des plus grands aquariums d’Europe et est juste magnifique. Il n’y a pas que des poissons, mais aussi des oiseaux, des papillons, etc…répartis par biotopes. Le tout accompagné de musique douce et de lumières tamisées pour un effet zen garanti. J’aurais jamais cru autant aimer les méduses. Attention, c’est près de 30 euros pour un adulte..

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  • Le Mercat Central pour les amateurs d’architecture du début du siècle et une vraie ambiance du sud parmi les étals de fruits, de poissons frais, etc…
  • Le bioparc : c’est un zoo mais en mieux ! Tout d’abord, ils ont cherché à abolir les barrières visuelles entre le public et les animaux. En fait, il y a très peu de barrières/clôtures visibles, ils misent pour la sécurité sur les plans d’eau, les vitres, la pierre ou les différences de niveau : vous verrez les chimpanzés et les girafes depuis un passage, une espèce de corniche, qui les surplombe. Je ne sais pas si les animaux voient la différence, mais moi en tout cas je me suis davantage sentie en immersion. De base, je n’aime pas trop les zoos et je suis contre l’instrumentalisation des animaux, mais le Bioparc fait partie d’un programme de préservation de la faune africaine. Pour chaque espèce, ils expliquent si elle est en danger ou pas, le pourquoi de ce danger et comment ils participent au programme de sauvegarde. A voir absolument, je pense que si je vivais à Valence, je prendrais un abonnement.
  • L’albufera : je n’y suis pas allée cette fois-ci, mais j’aimerais beaucoup y retourner. Il s’agit d’une réserve naturelle au sud de Valence, une lagune. On peut s’y promener et y faire un tour en bateau. Au coucher du soleil, cela devient magique. Avec le bus touristique de Valence, plusieurs formules sont proposées pour s’y rendre, moyennant un supplément.
  • Le centre historique : plaza de la Virgen, les beaux bâtiments du quartier des banques, la vue sur la ville si vous osez gravir la tour du Micalet à la Cathédrale Santa Maria, la Lonja de la Seda, la estacion del Norte et son style art déco rococo (je vous conseille d’entrer admirer les détails), la poste sur la Plaça del Ajuntament (entrez également)…

Je vais m’arrêter ici dans mon plaidoyer pour cette ville que, pour ma part, je préfère largement à Barcelone. Dans un prochain article, je répertorierai mes bonnes adresses sur place, en ville et à la plage. Si vous passez par ici et que vous aimez Valence et/ou avez de bonnes adresses, n’hésitez pas à me les laisser dans les commentaires…