Bruxelles: Expo « Révolutions: Records and Rebels 1966-1970 »

Voir refleurir une plante qui ne nous donnait plus spécialement espoir, faire son sac de façon minimaliste et refermer la porte derrière soi sans pesanteur inutile, surprendre un papillon qui s’est lui aussi hasardé à devancer le printemps, prendre le train par un jour ensoleillé, avoir l’impression d’être en mai, télécharger de nouvelles playlists pour le voyage, enclencher « British classics » et démarrer avec « Beautiful ones » de Suede, amour adolescent presqu’oublié, trouver une place à l’étage avec baie vitrée et regarder défiler le paysage, la campagne en jachère, retrouver cette capitale que j’aime, se promener avec une amie de longue date dans un parc inconnu au tomber du jour et poursuivre la soirée à converser sur ce qui fait l’essentiel même si c’est dur, dormir, bruncher au soleil et savourer l’orange pressée par une main amie, sortir, marcher, flâner et se laisser porter jusqu’à destination, se laisser émerveiller, redécouvrir ses sens en portant un regard sur cette non quotidianité pourtant familière, battre le pavé et rentrer en se disant que c’était une belle journée…

Lifestyle: You Say You Want a Revolution? Records and ...

Comme à chaque fois que je me promène dans Bruxelles, je me dis que je n’en profite pas suffisamment. J’y suis allée principalement pour visiter l’exposition Revolutions: Records and Rebels 1966-70. Pour 10 euros, j’ai vécu une expérience immersive (grâce à la technologie Sennweiser : de la musique dans mes oreilles grâce à des écouteurs qui donne une impression que la musique est partout, à 360°) absolument magnifique durant presque 2 heures. Cette exposition a été conçue par les équipes du Victoria & Albert Museum, reconnu pour ses créations de qualité. Nous baignant dans la culture musicale des années 66 à 70 (la crème de la crème à mon humble avis), l’expo nous balade dans la société et les combats de l’époque : émancipation, féminisme, combats pour les droits des minorités ethniques et sexuelles, conquête de l’espace, manifestations estudiantines contre la guerre du Viet Nam, mai 68, etc… Le tout dans une esthétique léchée, qui va des affiches de festivals, aux costumes et au mobilier. On peut même revivre la prestation de Jimi Hendrickx à Woodstock sur écran géant, confortablement affalé sur un coussin fatboy. La fin de l’expo nous parle également des balbutiements de l’informatique et de l’éveil de la conscience écologique. Un triste rappel de ce que nous vivons aujourd’hui et qui montre que l’émancipation salvatrice a malheureusement rapidement fait place à l’individualisme et à la société de consommation que nous connaissons aujourd’hui. Place à de nouvelles luttes donc… Une expo à voir jusqu’au 10 mars (ce qui laisse deux weekends quand même) et que je vous recommande plus que vivement. J’ignore si elle va tourner dans d’autres villes et pays, j’espère que oui.

Voilà, c’est terminé pour aujourd’hui. Si vous avez lu et apprécié cet article (ou pas), n’hésitez pas à commenter, liker et vous abonner à mon blog. Ca fait toujours plaisir d’avoir un retour plus concret que les statistiques anonymes de wordpress.

Ecologie et minimalisme: pourquoi ces efforts?

Bonjour à tous, je reviens ici avec un petit article motivationnel autour de l’écologie et du minimalisme. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été sensible à l’écologie, la nature, les animaux, le réchauffement climatique. J’ai arrêté très jeune de manger de la viande, bien avant l’engouement actuel pour le végétarisme ou le véganisme. Cependant c’est aussi une période où j’ai beaucoup pris l’avion sans trop me soucier de la planète, Ryanair était alors mon meilleur ami. Par ailleurs, ce n’est que depuis récemment que j’ai un véhicule à temps plein. J’ai longtemps longtemps utilisé les transports en commun pour la plupart de mes trajets. Je prenais aussi beaucoup de bains et me disais que toutes ces heures de train à réduire mon empreinte carbone méritaient bien cette petite récompense. Bref, j’y pensais sans faire de mon mieux. Aujourd’hui non plus, je ne fais pas de mon mieux. Faire de mon mieux signifierait reprendre le train et perdre parfois 45 min/1h à attendre parce que la SNCB a changé les horaires en 2014 et qu’ils ne matchent plus aussi bien ceux de mon boulot, cela signifierait renoncer pour de bon à l’avion (qui est moins cher que le train, j’ai regardé sérieusement pour aller en Toscane, on se fout de qui ?), cuisiner beaucoup plus notamment mes alternatives végétariennes au lieu de les acheter dans du plastique, renoncer pour de bon aux sodas, n’acheter que des marques éthiques ou en seconde main pour m’habiller, etc… On ne peut pas dire que je ne fais rien, au cours des derniers mois, j’ai entrepris beaucoup de petits changements :

  • J’ai décidé d’acheter plus raisonnablement et de donner-jeter-recycler régulièrement
  • J’ai commencé à acheter en vrac et un peu plus bio
  • Je prends moins de bains, même l’hiver, le sport aide car j’ai parfois davantage envie d’une douche
  • J’avais vachement diminué l’avion déjà, je ne l’ai pas pris pendant 5 ans et j’en reparlerai sans doute, mais je n’ai pas pris ryanair depuis 2011, les autres polluent tout autant mais si je peux éviter le foutage de gueule de l’ultra low cost
  • J’ai cessé de surconsommer des vêtements et suis même restée 4 mois sans en acheter. J’ai racheté un peu (5 pièces je pense au total) aux soldes, mais là je pense que c’est reparti pour une petite interruption.
  • Je choisis les contenants en verre plutôt que le plastique, je n’achète plus du tout de bouteilles d’eau, j’ai des sacs à vrac et des mouchoirs en tissu
  • J’ai pratiquement banni le plastique de ma salle de bain
  • J’utilise des détergents homemade ou écolos
  • J’ai changé de fournisseur d’énergie pour passer au 100% vert

Plus plein d’autres petites choses que je fais maintenant sans y penser et qui sont entrées dans ma routine. Certaines choses me demandent des efforts, d’autres pas du tout. Mon état d’esprit oscille entre deux pôles la plupart du temps.

L’un où je me dis que ce n’est pas assez, où j’en veux aux gens dans les centres commerciaux, aux gens qui prennent l’avion comme on prend le bus, à ceux qui sont pour la croissance à tout prix quand je me dis que la fin du monde est proche et que tout cela est bien dérisoire à côté. J’avais lu cet article (que je vous conseille) qui m’avait assez convaincue et impressionnée où un professeur d’université expliquait qu’il ne prendrait plus l’avion…jamais.

Puis il y a des jours de découragement où je me dis que les avions sont remplis de gens qui vont en voyage certes (et que c’est pas mal non plus dans le fond que des personnes aux revenus plus modestes puissent accéder à ce qui était autrefois un privilège) mais surtout de personnes qui voyagent pour le business et font des vols intercontinentaux pour 48h. Que les déchets plastiques des ménages devraient diminuer, mais qu’ils ne sont rien à côté de ceux des entreprises et qu’ils arrangent les lobbys pétroliers. Bref qu’il ne suffit pas de faire des efforts individuels et d’en vouloir aux autres. Car ces efforts ne sont produits en grande partie par une frange de la population, middle class, bobos, écolos, etc… Que les plus riches n’en ont cure apparemment (même ceux qui sont encore jeunes et vont vivre le réchauffement, même ceux plus vieux qui ont des petits enfants…) et que les plus défavorisés, dont les besoins primaires ne sont pas satisfaits (avoir un toit sur la tête, de quoi manger, des soins de santé, une sécurité…) ne peuvent tout simplement pas avoir la disponibilité mentale pour se soucier de ces enjeux là et que c’est bien normal.

Bref, que sans solution structurelle, qui contraint les entreprises et limite notre pouvoir d’achat de certaines choses, de par des règles claires ou simplement l’arrêt de la production de certaines choses, et bien on ne s’en sortira pas. Je ne parle pas de nivellement économique par le bas, mais si on continue à produire de l’huile de palme, la déforestation se poursuit et on continue à en consommer. Si elle est interdite, les entreprises devront trouver autre chose et on devra consommer autrement. On ne devrait plus avoir le choix. Limiter les trajets en avion, non en les réservant aux plus riches, mais en ayant un capital annuel, triennal, quinquennal, peu importe à ne pas dépasser. Les possibilités sont multiples. Elles demandent un gros travail au législateur et le législateur en bon apôtre de la sacro sainte croissance ne le fait pas. Je vous invite à lire cet article sur les travers de l’hyper responsabilisation individuelle qui résume assez bien ma pensée.

Dans ces jours là, la colère se mêle à la peur, se mêle à la tristesse et à un soupçon de misanthropie. Et pourtant, globalement, j’ai le moral, une vie dont je n’ai pas à me plaindre et je poursuivrai dans mes changements. Pourquoi ? Eh bien parce que cela va au-delà de l’écologie. J’ai découvert que j’étais plus heureuse en simplifiant ma vie et en étant davantage consciente de l’origine de ce que je consomme, des savoirs qui nous permettent de vivre de façon plus autonome et moins destructrice. Cela a commencé avec l’envie de désencombrer chez moi. Je sais que je serai amenée à nouveau à déménager au cours de ma vie et c’est fatigant de déménager. J’ai décidé que le jour où ça arriverait, je ne voulais pas m’épuiser, charrier des choses inutiles et passer ma vie avec des caisses d’objets fantômes qui ne verraient plus jamais la lumière du jour et ne feraient qu’occuper mon espace physique et mental. C’est parti d’un objectif de confort personnel à long terme. Puis j’y ai pris goût, j’ai trouvé ça reposant d’avoir un intérieur moins encombré et de savoir ce que j’avais, de mettre en valeur ce qui me plaisait. Ensuite, j’ai lu pas mal de blogs, regardé pas mal de vidéo youtubes inspirantes et c’est devenu un jeu. L’écologie est venue ensuite, j’ai eu un vrai déclic en allant au Danemark et en regardant (3 ans après tout le monde) le film Demain et sa suite Après demain. J’ai cessé d’acheter des vêtements, j’ai commencé à acheter en vrac, limiter le plastique et écrire mes articles sur les gestes écolos.

Au final, je continue parce que cela m’apporte des bienfaits à moi-même si ça ne sauvera pas le monde :

  • C’est mieux rangé chez moi
  • J’ai réalisé de sacrées économies notamment sur les vêtements
  • J’ai le plaisir de soutenir un commerce un peu plus local (je suis loin d’être au top)
  • Ma peau est plus belle
  • Je me sens plus zen
  • Je m’achète de jolies choses durables que je prends plaisir à réfléchir et choisir
  • Cela libère de l’espace mental pour ma créativité
  • Je sors moins souvent la poubelle (donc je paierai moins de taxes aussi)
  • Je passe moins de temps à faire mes courses

Et, chose la plus importante, même si je ne vais pas plus loin pour le moment (parce que c’est mon choix, je vais à mon rythme, cet entre deux me convient et ces fameux changements structurels je les attends quand-même…), je vis en accord avec ce que je pense. L’une des premières choses que je me souviens avoir apprises en arrivant à l’université, c’est la Théorie de la Dissonance Cognitive de Festinger (je vous invite à lire l’article wikipedia à ce sujet, c’est assez ludique et illustré et moi je trouve cela intéressant) qui dit, en gros résumé, que nous ressentons un état de tension interne lorsque nos valeurs, nos cognitions et nos actes ne sont pas cohérents. Par exemple, savoir que ce n’est pas bon de fumer et le faire quand même. Cette théorie dit que face à cet exemple banal, l’humain va typiquement culpabiliser (la tension interne). Pour s’arranger avec cette situation, il va peut-être tenter d’arrêter de fumer (pour que ses actes soient en accord avec ce qu’il sait). Il peut aussi se mettre à changer ses pensées pour que l’acte ne lui semble plus si néfaste, par exemple se dire « il faut bien mourir de quelque chose », « quand j’ai commencé, on ne savait pas que c’était si mauvais », « si j’arrête, je vais grossir et ça aussi c’est mauvais pour la santé », « je fais du sport alors ça compense ». De cette façon, il réduit la tension interne et retrouve du confort. Nous avons tous tendance à rechercher ce confort mental.

Pour moi c’est pareil avec la surconsommation et la pollution. Je suis désormais trop consciente pour faire comme si de rien n’était. Donc mes petits efforts sont finalement assez égoïstes puisqu’ils me font avant tout du bien à moi.

Voilà, je pense que je peux m’arrêter là, vous avez saisi. Cela me fait du bien de déplier ma pensée et de la mettre noir sur blanc. Peut-être penserez vous que je vais trop loin. Moi je pense que se faire du bien à soi, c’est faire du bien à la société et vice versa. Je suis quelqu’un qui vit autant que possible en accord avec de que je sens, avec mes intuitions et mes idéaux. Je pense que cela ne peut que faire du bien de prendre le temps d’identifier ce en quoi vous croyez, ce qui vous fait grandir et ce qui vous fait du bien sans causer de tort aux autres. Qu’en pensez-vous ? Je serais ravie d’avoir vos avis et de savoir ce que cet article vous inspire. Pour ma part, je continuerai à parler d’écologie et de simplicité sur cet espace virtuel sans que cela de devienne le thème principal. Il se fait que ça a pas mal occupé mon esprit ces derniers mois.  Je ne serai jamais parfaite, je ne vise pas à l’être, ni à faire culpabiliser les gens mais à partager ce qui fonctionne sur moi et à vous donner mes bons plans.

PS : disais un petit article en première phrase, mais il est super long. J’avais besoin de faire le tour de la question.

Les beaux mots (1)

J’inaugure ici une nouvelles rubrique sur mon blog, une rubrique où garder une trace et partager les phrases qui me touchent par leur beauté ou leur vérité, au hasard de mes lectures. Les mots qui m’émeuvent, ceux pourquoi je lis, ceux qui me bousculent, ceux que j’aimerais pouvoir écrire…

Je vous retranscris ici quelques bribes de « Retour à Montechiarro » de Vincent Engel, dont j’avais parlé ici et qui me restera je le sais longtemps en mémoire…

Narrant un enterrement : « Sur le parvis, une fine pluie d’automne s’épuisait comme un chagrin lâché trop tôt. »

« S’il avait aimé Agnese comme un homme aime une femme, s’il avait été plus jeune, peut-être aurait-il fait ce choix-là, ou bien l’aurait-il emmenée loin d’ici avec lui. Mais les enfers collent à la semelle des émigrés, et son père était mort parce que son cœur était rivé à une porte de pierre, à une vision de l’homme qu’il n’avait pu défendre qu’à mots murmurés ou tracés dans le secret de carnets intimes. Agnese le traitait de suicidaire, et c’était sans doute vrai ; il se suicidait parce qu’il n’avait ni la force ni l’envie de vivre autrement, de changer d’être, de partir guerroyer à Troie quand l’ennemi menaçait Ithaque. La mort choisie devient parfois l’unique moyen de rester fidèle à un projet de vie, même s’il met un terme à cette même vie – celle-ci du moins se prolonge dans l’echo du dernier cri de liberté, dans les ondes du coup que l’on porte, en son âme et conscience, à son corps désormais d’aucune utilité. »

« Il y a beaucoup d’abbayes en Belgique et en France, et certaines sont plus belles que celles-ci ; mais aucune n’accède à la grâce que ce pays concède aux masures les plus humbles, les plus délabrées. Monte Oliveto ! Lorsque je l’ai aperçue sur cet éperon sec, briques rouges sur roche sombre, j’en ai eu le souffle coupé. La Toscane, Agnese ! Quelle féminité faite de blessures, de douceur cerclée d’épreuves… Durant des siècles, les hommes y ont bâti des citadelles, des forteresses, s’y sont livré des guerres sans merci ; depuis plus longtemps encore, des paysans en ont fait le jardin le plus splendide, d’une simplicité telle qu’on la croirait naturelle. La guerre y a perdu la bataille ; tout ici n’est plus que paix… »

Je n’ai rien à ajouter…les mots ont-ils également un pouvoir sur vous ?

The Everygirl's 2018 #bucketlist #theeverygirl

 

Roadtrip au Danemark 4: Copenhague

Notre périple nous emmène enfin à la capitale, Copenhague. Nous y passerons 3 nuits. Notre logement devient plus spartiate. Nous avons réservé dans un hôtel Cabinn. C’est une chaine d’hôtels, vous en trouverez plusieurs à Copenhague. C’est plus où moins le même prix qu’un bed and breakfast ailleurs, mais ça reste abordable scandinavement parlant. C’est petit, mais on ne peut pas les accuser de faire de la publicité mensongère en choisissant un nom pareil. Par contre c’est propre et les espaces sont optimisés. Cet hôtel nous a bien convenu et nous n’avons vraiment fait qu’y dormir. Nous avons payé le supplément pour laisser la voiture au parking et avons continué à vivre sur nos réserves pour ne pas payer le petit déjeuner.

Cet article sera vraiment trop long si je vous détaille les journées par le menu. Je vais donc vous faire un aperçu et insister sur les choses qui m’ont vraiment plu. Si je dois donner une impression générale, eh bien c’est simple, j’ai adoré Copenhague. C’est beau, calme, le vélo et les piétons sont vraiment rois ici. Il y a de nombreux parcs et comme il faisait beau nous avons énormément marché, plus de 20 km par jour, car oui c’est grand. Plus que ce à quoi je m’attendais. Lorsqu’on arrive à Copenhague, on traverse un pont. Je pensais que c’était un fleuve en dessous, mais non, c’est un énorme bassin d’eau douce qui ceinture le centre ville. Sur les berges piétonnes, à toute heure, on trouve des joggers, des gens qui vont bosser à vélo, promènent leurs chiens, des nounous qui trimballent des chapelets de blondinets dans de petits carrosses spécialement prévus et bien sûr des touristes. C’est absolument charmant.

Culturellement parlant, il y a énormément de choses à faire et si j’y retournais, j’aurais encore des choses à visiter. Je ne l’ai pas fait cette fois ci par manque de temps et par souci de ne pas exploser le budget. Je regrette un peu de ne pas avoir pris le pass pour toutes les attractions à Tivoli cependant. Voici une liste non exhaustive des jolies choses que nous avons découvertes :

  • Le Paludan Bogcafe : on commence par la « gastronomie ». Alerte bon plan ! C’est bon, copieux, pas cher et dans un cadre qui ravira les amateurs de livres et de hygge. Ce restaurant est situé dans une librairie de livres neufs et anciens. On fait la file pour commander au bar puis on s’installe et un serveur nous apporte notre commande. Nous y sommes allées deux fois, j’ai mangé un hamburger végétarien la première fois et une salade la seconde. A ne pas manquer, eau plate disponible gratuitement, un sans faute. Visitez leur site : www.paludan-cafe.dk

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  • Le château de Rosenborg : la résidence d’été de la famille royale, somptueuse et rehaussée par les magnifiques roseraies adjacentes. Nous n’avons pas fait la visite, mais l’extérieur valait déjà le coup.

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  • La relève de la garde à Amalienborg : la résidence de tous les jours de la royauté. Pour les amateurs, la garde est relevée tous les jours vers midi. Lorsque nous y étions, un gentil policier du cordon de sécurité se faisait un plaisir de répondre aux questions des touristes sur la vie des gardes, vraiment sympa !
  • La (longue, ce n’est pas du tout dans le centre) balade le long de l’eau jusqu’à la petite sirène et surtout le retour via le parc du Kastelet,. J’ai été étonnée par la taille de la statue. J’avais tellement entendu qu’elle était petite que je l’ai trouvée grande. Soyons clair, elle ne l’est pas vraiment. Elle a la taille d’une jeune fille de 14ans je dirais. A voir si vous voulez vous désespérer devant des groupes de touristes au minimum quadragénaires se comportant comme des adolescents en quête du selfie parfait au mépris de leur dignité, ah le tourisme de masse… Au retour, nous nous avons flâné (et reposé nos semelles fatiguées) dans le parc qui entoure le Kastelet, un ancien fort ceint de remparts en forme d’étoile à l’entrée duquel il y a une jolie église anglicane et une impressionnante fontaine.
  • Nyhavn : LA carte postale de Copenhague, ravissant… Nous avons dîné à proximité, un fish & chips sur un bateau/poissonnerie.

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  • La round tower : nous nous sommes laissées tenter par une ascension sans marches, sur un plan incliné en briques et en colimaçon, vue à couper le souffle sur les innombrables clochers de la ville, le pont de l’Oresund (le détroit entre la Suède et le Danemark qui est emprunté quotidiennement par des milliers de navetteurs) et les majestueuses éoliennes.

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Le fameux pont, au fond, et la Church of our Savior à droite
  • Tivoli : Le coup de cœur de mon séjour n’est pas une église, pas une merveille naturelle, pas un musée, mais un parc d’attraction. Je ne suis pourtant pas une adepte, je ne les ai jamais fréquentés, mais celui là m’a touchée au cœur. Il a 175 ans, est au cœur de la ville (ce qui n’était pas le cas lors de sa construction) et présente une délicieuse esthétique rétro et colorée. Les manèges d’antan côtoient les attractions à sensation fortes, les décors sont somptueux, tantôt asiatiques, tantôt arabisants. Rien n’est vulgaire. Il y a des concerts, un spectacle son/lumières/laser sur le plan d’eau tous les soirs d’été, une scène où on peut voit des pantomimes avec des personnages inspirés de la commedia dell’arte et, lorsque le soir tombe, la féérie n’a plus de limites puisque ce sont des milliers de lampions qui transforment le décor en rêve éveillé. J’ai été émue par un couple de californiens octogénaires qui nous ont raconté qu’ils étaient venus pour réaliser un rêve d’enfant du monsieur qui avait lu un article sur le parc lorsqu’il était à l’école primaire. Ils nous ont demandé de faire les attractions pour eux qui ne pouvaient plus et ne feraient que regarder. Un moment hors réalité pour moi, comme lorsque j’étais enfant et que je pouvais croire que le monde était comme dans mes rêves. A faire pour vous et refaire absolument pour moi. Cela a un coût, assez élevé, mais ça vaut la peine, je me demande comment cela n’est pas plus connu, je n’en avais jamais entendu parler avant de planifier mon voyage.

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  • La libre ville de Christiania : encore un endroit surprenant, je vous invite à aller lire l’histoire de ce quartier autonome de Copenhague. Une ancienne caserne militaire occupée puis finalement rachetée par une communauté hippie/anarchiste/post soixante huitarde après une lutte contre des investisseurs qui voulaient y implanter une zone résidentielle. Les habitants vivent ici selon leurs propres règles, vendent de la drogue dans la rue et ne se considèrent pas comme des citoyens de l’union européenne. Ca fait un peu trash et c’est vrai que je n’avais jamais vu de la drogue en vente ainsi comme au marché, mais c’est aussi coloré, je ne me suis pas sentie en insécurité et j’ai trouvé l’histoire de ces résistants passionnante. Ils étaient assoiffés de liberté et ont gagné contre Goliath. Aujourd’hui, les toxicomanes y cohabitent avec les bobos écolos et les vieux de la veille. A voir. Attention cependant, les photos sont interdites dans les rues où on « vend » et il est aussi interdit de courir. A bon entendeur…

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  • Church of our savior : à proximité de Christiania se trouve cette église au clocher reconnaissable puisqu’on peut l’escalader et que l’ascension se termine par un escalier qui tourne à l’extérieur du clocher. Je n’avais jamais vu ça. Comme nous avions déjà été dans la round tower, nous avons fait l’impasse. Par contre, nous avons admiré l’intérieur et notamment un des plus impressionnants orgues, en bois finement travaillé, que j’aie pu voir.
  • Malmö : Oui, nous sommes allées jusqu’en Suède, pour le fun, en prenant le train qui passe sur le pont de l’Oresund. Cela prend 36 minutes et c’est une expérience assez dépaysante. On se sent d’un coup très loin de chez soi, comme si on avait mis des centaines de kilomètres en plus entre soi et la maison. La ville en soi n’a pas un intérêt de fou, elle est mignonne. Depuis la construction du pont, les Danois plaisantent en disant que Malmö est devenu un nouveau quartier de Copenhague. Il y a un grand parc, un immeuble résidentiel construit par Calatrava (petit souvenir de Valence). Nous en avons profité pour manger un roulé à la cannelle, qui m’a rappelé mon séjour à Stockholm il y a 7 ans. Comme nous étions en fin d’après-midi et qu’elle ne voit pas tous les jours des gens qui viennent d’aussi loin (on s’était un peu perdue en zone résidentielle), la jeune fille du café nous a gentiment offert un invendu d’une autre variété pour qu’on goûte, à la cardamome si ma mémoire est bonne. Adorable de sa part et succulent !

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  • Le Jardin Botanique : pendant que S. visitait l’impressionnant musée de la ville de Copenhague, j’en ai profité pour faire un tour au jardin botanique. Je les adore, je ne peux résister à me promener dans les rocailles, lire les noms latins, admirer le travail minutieux des jardiniers. Il y a tellement de jolies images à emmagasiner. Je n’ai pas été déçue et bien sûr, le soleil était toujours radieux, quelle chance. Je n’ai pas visité l’intérieur, comme vous l’avez compris, mon programme est prêt pour un second séjour danois.
  • Cimetière Assistens Kirkegaard : c’est le grand cimetière monumental de Copenhague et j’y suis aussi allée seule, après le jardin botanique. Vous allez peut-être me trouver bizarre, mais enfant déjà, j’aimais visiter les cimetières, je jouais à me faire peur je suppose. Puis je me souviens avoir visité 3 cimetières, dont celui du père Lachaise, lors de mon premier séjour à Paris, comme une chasse au trésor à la recherche de mes auteurs favoris. En Scandinavie, ça m’a un peu repris. Les cimetières sont si différents d’ici, si apaisants, verdoyants et vivants. Les tombes sont décorées d’objets qui rappellent la personne, parfois les gens y posent un petit banc, des bricolages. Hans Christian Andersen et le philosophe Soren Kierkegaard (homophone du mot cimetière en danois vous constaterez) y sont enterrés. J’y ai rencontré et un peu coursé un écureuil roux (vivant). A l’entrée, les panneaux invitent les gens à profiter du cimetière comme d’un espace vert, avec respect et c’est ce qu’ils font. J’ai vu des gens qui y prenaient un bain de soleil, pique niquaient, y faisaient marcher leurs bambins pieds nu, jouaient de la guitare… Je me dis que le rapport à la mort doit sans doute être plus serein lorsqu’on importe la vie dans les cimetières…sujet d’étude intéressant.

C’est bizarre de conclure ainsi mon récit, mais c’est dans l’ordre chronologique le dernier endroit que j’ai visité à Copenhague. Ce fut ensuite la course effrénée pour revenir à l’hôtel et récupérer la voiture avant l’expiration de notre ticket de parking. Encore aujourd’hui, je peux dire que cette ville m’a marquée, je l’ai adorée. J’ai vécu un rêve éveillé de quelques heures à Tivoli, je suis rentrée chez moi en rêvant que rouler à vélo dans ma ville soit un jour possible comme à Copenhague. La quantité et la qualité des espaces verts (parcs, jardin botanique, cimetière) m’a impressionnée et pour ma part, cela compte beaucoup quand vient le moment de dire si j’ai aimé un peu, beaucoup ou à la folie une ville. Je vous laisse pour aujourd’hui, je pense avoir déjà été assez longue. Ce ne sera pas le cas avant longtemps, mais c’était difficile de se limiter. J’espère que cela ne vous a pas ennuyé et que vous aurez le courage de revenir par ici…

Roadtrip au Danemark 3: Helsingor et le château de Kronborg

Troisième étape de notre voyage au Danemark qui a duré même pas 10 jours mais qui s’étire durant des mois sur éclats d’âme. Nous décidons de visiter le château de Kronborg à Helsingor, ou Elseneur en français. Cela nous demande de faire un détour vers le Nord avant de replonger vers la capitale dans la soirée. Le château de Frederiksborg était également tentant, mais j’ai craqué pour Helsingor qui serait le château qui a inspiré Shakespeare pour écrire sa plus célèbre tragédie, Hamlet. Impossible à manquer pour une comédienne anglophile fan de l’auteur. Etonnement, il semblerait que Shakespeare n’ait jamais visité cet endroit, il n’a donc été inspiré que par des récits et des œuvres picturales pour donner un cadre aux tragiques aventures du fils du roi du Danemark.

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Cette visite, et cette journée en général, a été mon premier grand coup de cœur du séjour et je m’en rappellerai longtemps. Le soleil nous accompagnait toujours, il n’y avait pas trop de monde et l’endroit est tout simplement somptueux, en bord de mer avec vue sur la Suède. Le château est encerclé de canons car c’est l’entrée vers la mer Baltique et c’était il y a quelques siècles un important point de contrôle pour repérer les envahisseurs éventuels. Les navires marchands devaient également s’acquitter d’une taxe en passant, sous peine de se voir pris pour cible.

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Nous avons passé plusieurs heures à visiter ce merveilleux château, à contempler la Suède voisine du haut des tours et à écouter le ressac des vagues sur les galets en appréciant chaque instant dans ce cadre magnifique. Nous avons également bénéficié d’une visite guidée des appartements royaux, salles de réception et des sous sols où logeaient les armées en temps de guerre dans d’effroyables conditions. Il se raconte que les banquets duraient des jours et qu’un roi, je ne me souviens plus lequel, aimait faire tirer des salves de coups de canons. Les immenses fenêtres se brisaient alors parfois et les petites mains du château devaient s’employer à les remplacer durant le sommeil des puissants afin que les festivités puissent reprendre dès leur réveil. Imaginez-vous… J’ai également été émue en découvrant une pièce dédiée à une expo photo de portraits des comédiens et comédiennes venus jouer Hamlet lors de représentations au sein même de la forteresse au fil du temps, de Laurence Olivier à Jude Law, etc…

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vue sur la Suède

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Une fois cette enchanteresse visite achevée, nous dirigeons nos pas vers le centre ville. Nous marquons un premier arrêt près du centre culturel voisin du château et nous sirotons notre première limonade danoise en plein soleil avec vue sur de rutilants voiliers restaurés.

Nous poursuivons par une visite de la ville en suivant partiellement un sentier touristique tracé au sol. Après deux heures d’une balade qui nous envoie de la mignonnerie dans les mirettes en veux tu en voilà, nous retournons à la voiture et prenons la direction de Copenhague. Que de jolis souvenirs déjà engrangés alors que nous n’avons pas encore atteint la capitale…A suivre…

Bilan culturel (chargé) de décembre

Bonjour, voici le bilan culturel du mois de décembre. J’ai été plus libre ce mois ci, sans le théâtre, et j’ai en plus eu la chance d’avoir des congés. J’ai donc pu me promener, reprendre le sport à un bon rythme et également lire, checker netflix et même sortir au cinéma. Ca me manquait tellement ! Je projette de faire un top de ce que j’ai le plus aimé en 2018 dans un article très bientôt. Stay tuned comme on dit !

Commençons tout de suite par les séries regardées en décembre. Sur netflix, j’ai terminé :

  • La saison 1 de sick note. J’ai surtout cliqué parce que c’est avec Rupert Grint et je pense avoir déjà laissé des indices qui vous permettent de savoir que je suis une fan inconditionnelle de Harry Potter. Le pitch tient en une ligne : un mec (Rupert Grint, très bon une fois de plus en loser) se fait diagnotiquer erronément un cancer et se retrouve embarqué dans une série de mensonges et d’aventures loufoques avec son médecin… C’est drôle, mais pas non plus fou. Il faut aimer l’humour absurde et les personnages un peu caricaturés et théâtraux.

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  • La saison 2 de The Good Place : je n’étais pas emballée plus que ça par la première, mais là ça y est, je kiffe cette série. J’avais peur que ça ne tourne en rond et finisse par me gaver (comme Kimmy Schmitt et surtout Orange is the new black – juste plus possible), mais j’ai été agréablement surprise. C’est toujours très drôle, ça amène à réfléchir et il y a un fichu suspense. La série est tellement originale que je pense qu’elle avait besoin d’une saison pour se poser. Vivement la suite, une saison 3 est disponible.
  • The innocent Man : cette série est une adaptation de la seule œuvre non fictionnelle de John Grisham, juriste devenu écrivain et spécialiste des romans judiciaires. Il y a 6 épisodes et la série traite de deux homicides survenus au début des années 80 dans une petite ville d’Oklahoma. Ces homicides ont donné lieu à des arrestations assez rapides sans preuves matérielles, principalement sur la base d’aveux vidéofilmés. Deux hommes ont été condamnés pour chaque crime et Grisham, des avocats, experts indépendants et l’équipe de The Innocence project tentent de prouver leur innocence. Révoltant et passionnant… Je vous conseille cette série qui fait froid dans le dos et rappelle qu’on peut se faire rapidement voler sa vie quand on est démuni dans certains bleds de l’Amérique profonde… On estime aux USA que 4% des personnes incarcérées sont innocentes, ce qui veut dire 90000 personnes.

J’ai également regardé pas moins de 3 séries à la télévision, eh oui :

  • Les enquêtes de Vera sur France 3. J’ai déjà parlé de cette série, la saison vient de s’achever. Elle fait partie de mes séries anglaises doudou du dimanche soir. France 3 alterne les diffusions de Grantchester, mon chouchou Endeavour (Morse), Vera et Barnaby pour mon plus grand plaisir. Oui je sais, on va dire que je regarde des trucs de vieux et c’est pas vrai et puis je m’en fous, j’ai une vieille âme que voulez vous.
  • La saison 2 de This is us…que dire, cette série est une vraie pépite que tout le monde devrait voir, j’en ai déjà parlé l’an dernier aussi. Que d’émotions, que de thèmes abordés, quels beaux personnages…je sens qu’elle va finir dans le top.

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  • La vérité sur l’affaire Harry Québert : ça faisait longtemps que je l’attendais, ayant comme beaucoup, lu le fabuleux et diabolique roman de Joël Dicker en…2015 je pense. J’avais été happée par ce récit et ce roman si « américain » écrit par un jeune suisse de 30 ans à peine. Je ne dévoile rien de l’intrigue. Je l’ai redécouverte en partie (elle est si sinueuse que j’en avais oublié des rebondissements) et j’ai apprécié cette série. Patrick Dempsey colle tout à fait à l’idée qu’on pouvait se faire du mélancolique Harry Québert. J’ai été plus surprise par le personnage de Marcus, davantage golden boy dans la série que dans les livres il me semble. J’ai eu envie de le gifler une ou deux fois. Les décors sont superbes, l’atmosphère est incroyable. Même si c’était diffusé sur TF1, j’avais activé la VO sous titrée et ça change tout. A voir que vous ayez lu le roman ou non…et si vous ne l’avez pas lu, lisez le il est incroyable.

C’est tout pour les séries, passons maintenant aux films, en allant du moins bon au meilleur :

  • Sur netflix j’ai regardé deux films produits par la plateforme et on ne peut plus dispensables : the Holiday Calendar pour l’ambiance de Noël (ne me jugez pas, n’avez-vous jamais péché ?) et Ibiza avec Gillian Jacobs (de « Love ») et Richard Madden (« Bodyguard »). J’ai regardé ce second lors d’une soirée papote avec une amie et principalement pour les acteurs (sous exploités) et parce que j’aime Ibiza (sous exploitée aussi…). Bref, dispensable comme j’ai dit.
  • Les Animaux Fantastiques : les Crimes de Grindewald. Forcément j’y suis allée. Malgré les mauvaises critiques que j’avais lues. J.K Rowling forever et Eddie Redmayne forever. Par contre, je n’aime pas du tout Johnny Depp mais comme il joue une crapule, je peux le détester à mon aise, ça passe. Et Ezra Miller ( « Le monde de Charlie » et « We need to talk about Kevin ») au top, comme d’habitude. J’ai aimé ce film, mais je suis biaisée. Pas assez cependant pour ne pas me rendre compte que la première heure était très très lente, qu’il ne s’y passe rien et que leurs amourettes commençaient à m’ennuyer (what the fuck les gars, des gens vont mourir, ressaisissez vous !). Heureusement cela décolle ensuite et on a une vraie intrigue et du vrai suspense. On retourne à Poudlard/Hogwarts avec Jude Law en Albus Dumbledore jeune et ça forcément j’ai adoré. J’espère en voir plus dans le prochain film que j’irai fidèlement voir avec ma broche du vif d’or achetée à Bruges.
  • Dans ses yeux (« el secreto de sus ojos ») un film policier argentin de Juan José Campanella, sorti en 2009, avec Ricardo Darin. Ce film a reçu le Goya du meilleur film étranger en langue espagnole ainsi que l’Oscar du meilleur film étranger, ça vous donne une idée du niveau. Voici les premières lignes du synopsis de wikipedia : En 1999 à Buenos Aires, un agent à la retraite du ministère fédéral de la justice, Benjamín Espósito, essaie d’écrire l’histoire d’une affaire criminelle qu’il a traitée 25 ans plus tôt et qui le hante toujours : le viol et le meurtre en juin 1974 d’une jeune femme mariée, Liliana Colotto. Il rencontre sa supérieure de l’époque, Irene, dont il est toujours secrètement amoureux, et évoque avec elle l’enquête qu’il a menée à cette époque avec son adjoint, Pablo Sandoval. Espósito et Sandoval, émus par la ferveur de l’amour que l’époux de la victime portait à sa femme et l’obstination de celui-ci à retrouver le coupable, ont refusé que le dossier soit classé… Je ne vous dévoile pas la suite. Au-delà du suspense et du final qui m’a scotchée, ce film est une magnifique et triste ode à l’amour véritable, qui pose la question de la vengeance et de la reconstruction après qu’il nous ait été enlevé. A voir pour les amateurs de cinéma étranger de qualité.

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  • 1900 de Bernardo Bertolucci. En hommage à ce sulfureux dinosaure du cinéma Italien, Arte a diffusé en deux soirées (5h20 de film) sa fresque historique sortie en 1976. Au casting, des paysans d’Emilie Romagne (région natale de Bertolucci), des acteurs italiens, mais aussi Gérard Depardieu, Donald Sutherland, Robert De Niro et Burt Lancaster, entre autres… Le film a été tourné en plusieurs langues et les acteurs français, anglais et américains ont été ensuite doublés par des comédiens italiens. Sans doute Bertolucci avait il une idée précise de qui il voulait dans son film et il s’est donné les moyens de ses ambitions. L’histoire suit les vies parallèles d’Alfredo Berlinghieri (De Niro), héritier d’une propriété terrienne prospère, et d’Olmo Dalcò (Depardieu), enfant batard de la communauté de domestiques qui travaille sur le domaine. Le film commence avec la naissance des deux enfants en 1901, le premier film se penche sur l’amitié qui se noue entre les deux gamins aux origines bien différentes en pleine montée du fascisme. La seconde partie les montre jeunes adultes et hommes murs alors que le destin les sépare à l’aube de la seconde guerre mondiale, Olmo partant alors combattre le fascisme. Le film se termine en 1945 lorsque l’Italie est libérée, au mois d’avril. Ce film m’a passionnée. Il m’a également étonnée, j’y ai vu des scènes (notamment de la nudité infantile) que je pense qu’on ne pourrait plus voir aujourd’hui. Ce film est violent et très émouvant aussi, car dans les hommes on continue à voir les enfants du début du film. Les scènes chorales où les paysans chantent leur résistance sont magnifiques. Encore ici, je vous conseille ce film qui ne m’a pas ennuyée une seule minute alors que j’ai regardé la seconde partie le soir de Noël et que j’étais bien crevée.

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Enfin, j’ai lu un livre que je devais lire depuis des années, depuis mon échange Erasmus à Florence en fait. Il s’agit de « Retour à Montechiarro » de Vincent Engel (auteur belge et professeur à l’UCL), paru en 2001. C’est un hasard ce mois-ci, que j’aie lu ce livre et vu le film de Bertolucci, c’était complémentaire et a aidé le puzzle à s’enrichir dans ma tête. Ici aussi, nous faisons un plongeon dans l’histoire de l’Italie en suivant les protagonistes de la famille Della Rocca sur plusieurs générations : de 1855, jusqu’à 1978, année de l’assassinat d’Aldo Moro. C’est un roman fleuve qui fait 700 pages environs. Certains passages sont si beaux que j’ai noté les numéros de page pour pouvoir les recopier avant de rendre le livre à la bibliothèque. Ici aussi il est question d’amours déchirantes, de l’histoire de l’Italie, mais aussi d’une déclaration d’amour à la Toscane. Montechiarro est un village fictif, mais dans ma tête, j’étais à San Giminiano, je parierais que Vincent Engel aussi. Les personnages féminins sont nombreux, ils résistent et n’existent pas qu’au travers des hommes, ce qui m’a plu. J’ai eu l’impression de lire un classique du 19° siècle, mais sans que cela soit rébarbatif du tout, je ne sais pas comment retranscrire mon expérience de lecture. J’ai eu le cœur retourné par ce livre et je n’ai qu’une seule hâte : retourner en Italie, en Toscane. Cela fait si longtemps…

Voilà pour ce bilan, je me rends compte qu’il est très chargé, mais surtout parce que je suis tombée sur des pépites ce mois ci et que j’avais énormément de choses à en dire. Et vous qu’est ce qui vous a fait vibrer ?

La liste des choses accomplies (2018)

J’en ai déjà parlé (ici), mais en fin d’année, plutôt que de (ou en tout cas avant de) prendre des bonnes résolutions, j’aime faire la liste de toutes les choses que j’ai accomplies durant l’année écoulée. Mes coups de cœur, mes voyages, mes réussites, mes découvertes…ce qui a fait de cette année une année unique. Cela permet de mettre de la vie sur le temps, de se remémorer les moments importants et de conjurer un peu ce sentiment que j’ai souvent (et je pense ne pas être la seule) que le temps file comme un mauvais courant d’air et que je n’en fais pas assez. J’ai commencé à le faire dans un joli carnet fin 2015, c’est donc la quatrième fois que je m’y attèle. Je vous partage ici ma liste de cette année, ceux qui me connaissent personnellement auront peut-être des ajouts à me suggérer. En 2018, j’ai :

  • Alimenté régulièrement mon blog (grande satisfaction même si peu de gens me lisent, car je procrastinais dessus depuis des années alors que j’aime écrire)
  • Donné une formation à d’autres professionnels avec mes collègues
  • Passé 5 jours à Valence ( j’en parle dans ces articles: 1, 2,3) avec ma maman où j’ai pu revoir N., une amie de longue date
  • Fêté mon anniversaire sous la pré-canicule, avec mes parents au bord de l’eau puis dans mon appartement avec mes amis, deux très bonnes soirées
  • Passé le weekend de l’ascension à la Mer du Nord avec D., S. et S., fait un bon jogging sur place et un tour à Bruges au retour
  • Suivi un cours intensif d’espagnol en mai juin. 10 fois 2h en 5 semaines, niveau B1. Là aussi un projet qui prenait la poussière depuis des lustres…
  • Vu deux magnifiques pièces au théâtre de ma ville
  • Fait un roadtrip au Danemark avec S. Les deux premiers articles concernant ce voyage ici et . J’en ai encore 3 à écrire pour les prochaines semaines.
  • Joué dans deux pièces de théâtre, une reprise de l’an dernier et une nouvelle création. J’en fais une priorité.
  • Cheminé vers le minimalisme et la consommation responsable, vous aurez pu le lire dans de nombreux articles sur ce blog.
  • Continué à aller régulièrement à la salle de sport, 3 fois par semaine la plupart du temps
  • Lu davantage de romans
  • Renoué avec mes visites à la bibliothèque
  • Cessé d’acheter des vêtements depuis la fin août…je ne sais pas combien de temps cette « détox » va encore durer…
  • Changé de fournisseur d’énergie et acquis une part dans une coopérative qui possède ses propres éoliennes. J’en reparle bientôt sur le blog.
  • Economisé régulièrement pour mon compte épargne grâce à la diminution de mes achats surnuméraires ou inutiles.
  • Passé deux jours à Bruges et dormi sur un bateau

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Eh bien ce n’est pas mal ! Ce que je fais aussi, généralement, dans mon carnet, c’est une liste de ce que j’aimerais accomplir dans l’année qui vient, mais aussi en général. Ce ne sont pas vraiment des résolutions, mais des souhaits. En ce qui concerne les accomplissements « généraux », cela permet de voir comment on évolue au fil du temps, si certains projets perdurent, s’il faut y mettre les moyens ou au contraire si ce n’était finalement pas destiné à être une envie qui dure.

Cette année, en ouvrant le carnet, je suis tombée sur la liste de ce que je souhaitais pour 2018, je vous la partage. En 2018, je voudrais :

  • Continuer à faire du sport 2 ou 3 fois par semaine, me muscler et pouvoir faire des sorties de 10km
  • Alimenter mon blog
  • Cheminer vers le minimalisme, la consommation responsable
  • Continuer à apprendre l’espagnol (j’avais commencé sur une appli)
  • Aller en Espagne
  • Lire en italien
  • Garder des traces écrites de ce que je vis.

Deux constats s’imposent :

  1. Cette liste est plus courte que celle des choses accomplies, il ne faut pas se surcharger et il faut laisser la vie nous surprendre
  2. J’ai tout accompli !!! Sans relire cette liste une seule fois durant l’année, il s’avère que j’ai vraiment tout fait, ce qui veut dire que je me connais de mieux en mieux et que ces souhaits étaient durables…

Voilà, j’espère que cet article vous a plu. Cela me fait tellement de bien que je voulais vraiment partager cela avec vous. Je vais aller écrire ma liste de souhaits pour 2019, mais je vais la garder pour moi. N’oubliez pas que souvent le mieux est l’ennemi du bien…

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